Archives par mot-clé : Jethro Tull

Piqûre de rappel : Jethro Tull, le 12 février 2011

La scène se passe à San Francisco, en 2003, dans Polk Street, devant le Walgreens, au coin de Broadway. Il y a un gars assis sur le trottoir, il a vingt ans et, devant lui, il y a un petit tas de livres de poche et de CDs. À vendre manifestement. Je regarde ses disques, et parmi la demi-douzaine, il y avait trois Jethro Tull : Stand Up (1969), Aqualung (1971) et Heavy Horses (1978). Je lui ai dit : « Vous êtes sûr que vous voulez les vendre ? ». Il était sûr. Je ne comprenais pas, j’insistais : « Vous êtes sûr que vous ne voulez pas les garder ? » Il me dit que ses goûts avaient évolué. J’étais incrédule, il y avait un truc : comment pouvait-on cesser d’aimer Jethro Tull ? Si j’avais perçu d’une manière ou d’une autre qu’il avait seulement besoin des sous, je lui aurais donné la somme avant de filer à l’anglaise (j’étais banquier en ce temps-là – mais pas au point qu’il n’ait pas envie de m’adresser la parole). Je n’ai pas pu me résoudre à laisser Jethro Tull là sur le pavé : je lui ai pris les trois CDs. Ce matin, je les écoute.

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Piqûre de rappel : Jethro Tull, le 12 février 2011

La scène se passe à San Francisco, en 2003, dans Polk Street, devant le Walgreens, au coin de Broadway. Il y a un gars assis sur le trottoir, il a vingt ans et, devant lui, il y a un petit tas de livres de poche et de CDs. À vendre manifestement. Je regarde ses disques, et parmi la demi-douzaine, il y avait trois Jethro Tull : Stand Up (1969), Aqualung (1971) et Heavy Horses (1978). Je lui ai dit : « Vous êtes sûr que vous voulez les vendre ? ». Il était sûr. Je ne comprenais pas, j’insistais : « Vous êtes sûr que vous ne voulez pas les garder ? » Il me dit que ses goûts avaient évolué. J’étais incrédule, il y avait un truc : comment pouvait-on cesser d’aimer Jethro Tull ? Si j’avais perçu d’une manière ou d’une autre qu’il avait seulement besoin des sous, je lui aurais donné la somme avant de filer à l’anglaise (j’étais banquier en ce temps-là – mais pas au point qu’il n’ait pas envie de m’adresser la parole). Je n’ai pas pu me résoudre à laisser Jethro Tull là sur le pavé : je lui ai pris les trois CD. Ce matin, je les écoute.

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JETHRO TULL

La scène se passe à San Francisco, en 2003, dans Polk Street, devant le Walgreens, au coin de Broadway. Il y a un gars assis sur le trottoir, il a vingt ans et, devant lui, il y a un petit tas de livres de poche et de CDs. À vendre manifestement. Je regarde ses disques, et parmi la demi-douzaine, il y avait trois Jethro Tull : Stand Up (1969), Aqualung (1971) et Heavy Horses (1978). Je lui ai dit : « Vous êtes sûr que vous voulez les vendre ? ». Il était sûr. Je ne comprenais pas, j’insistais : « Vous êtes sûr que vous ne voulez pas les garder ? » Il me dit que ses goûts avaient évolué. J’étais incrédule, il y avait un truc : comment pouvait-on cesser d’aimer Jethro Tull ? Si j’avais perçu d’une manière ou d’une autre qu’il avait seulement besoin des sous, je lui aurais donné la somme avant de filer à l’anglaise (j’étais banquier en ce temps-là – mais pas au point qu’il n’ait pas envie de m’adresser la parole). Je n’ai pas pu me résoudre à laisser Jethro Tull là sur le pavé : je lui ai pris les trois CD. Ce matin, je les écoute.

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1974

Ouest France, en m’interrogeant sur « Mon Morbihan à moi », m’oblige à remonter dans le passé pour retrouver un portrait de l’époque où je faisais mon apprentissage à la pêche côtière. Voilà, en fouillant bien, j’ai retrouvé une photo. Ça date de 1974, c’est Perrine qui l’a prise à l’Île de Houat.

Les cheveux, c’est ce qui se faisait à l’époque. La preuve : Jethro Tull.

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