Archives par mot-clé : John Hicks

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 DÉCEMBRE 2014 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 décembre 2014. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, on est le 26 décembre 2014, un vendredi, et ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, vous allez voir. Je ne vais pas l’annoncer tout de suite, je vais commencer par autre chose.

Voilà : pendant des années, voire même des dizaines d’années, j’ai été connu dans les milieux économiques comme le gars qui comprend même pas la loi de l’offre et de la demande. Voilà. Alors, ce n’est pas flatteur, et ça vous disqualifie pour un certain nombre de choses. On s’est dit : « C’est un type qui, oui, qui s’intéresse à l’économie, mais il ne comprend même pas les choses élémentaires. » Alors, qu’est-ce qui s’était passé ? Ça s’appelle un changement de paradigme. Il s’était passé la chose suivante, c’est que j’avais fait du travail de terrain dans l’île de Houat, j’avais rassemblé un très grand nombre de données sur, eh bien, sur le fonctionnement de quinze bateaux pendant une année, et j’avais un nombre considérable de chiffres sur les ventes qui avaient eu lieu et le prix qui avait été obtenu. Et quand j’avais, de manière, je ne sais pas, un peu comme une routine, je m’étais dit : « Bon eh bien on va maintenant mettre ces chiffres et puis on va voir apparaître la loi de l’offre et de la demande », eh bien, la loi de l’offre et de la demande n’était pas apparue, et donc j’étais là avec le fait que, au moins pour le fonctionnement de quinze bateaux en Bretagne, de 73 à 74, la loi de l’offre et de la demande ne fonctionnait pas.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (III) L’intérêt en tant que part d’une richesse nouvellement créée

L’exemple historique du type de contrat économique connu sous le nom de métayage offre la meilleure illustration possible de la question que je tente d’éclairer ici : celle du taux d’intérêt. C’est la raison pour laquelle je l’utiliserai comme le « patron » sur lequel modeler mon raisonnement.

Le métayage met deux parties en présence : le propriétaire de la terre (du bateau, de l’usine, etc.) et le métayer à proprement parler : le paysan (le matelot, le travailleur à la pièce, etc.).

Grâce aux avances de différentes natures rassemblées pour permettre une activité productive, un surplus a pu être généré. Ainsi, un épi a pu grandir à partir d’un grain unique initialement planté. Le surplus obtenu est alors partagé entre les deux parties ayant consenti des avances : le propriétaire terrien et le métayer, selon les termes reflétant le rapport de force réglant leur relation réciproque. Pour ce qui touche à ce rapport de force, chacune des parties se trouve affaiblie ou renforcée selon qu’il existe ou non une concurrence aiguë au sein de sa propre catégorie : des propriétaires terriens avec des terres en friche en grand nombre, face à des métayers éventuels offrant leur force de travail en faible nombre ou, à l’inverse, peu de propriétaires terriens face à de très nombreux métayers éventuels.

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