Archives par mot-clé : Léon Degrelle

Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation »

En janvier 1946, Louis Carette, plus connu ultérieurement sous son nom de plume de « Félicien Marceau », est condamné par un tribunal belge à quinze ans de travaux forcés pour faits de collaboration avec l’occupant. Carette se cache en France à cette époque. Il échappera à cette peine.

J’ai entendu parler de cette affaire durant mon enfance parce que mon père, sous-officier des grenadiers comme lui, a été appelé à la barre comme témoin à décharge. Durant mon adolescence, j’ai découvert dans la bibliothèque familiale un exemplaire d’un roman de Carette datant de cette époque : Le péché de complication, paru en 1942 aux Éditions de la Toison d’Or, une émanation du ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne nazie, qui publierait en Belgique la fine fleur de la collaboration : Léon Degrelle, führer du mouvement fasciste pronazi Rex, le politicien Henri de Man, théoricien avant-guerre d’une variété originale du fascisme : le « planisme », et Premier ministre durant la première année de l’occupation quand il prônera un monarchisme autoritaire . Continuer la lecture de Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

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LE SPECTRE DE NÉRON (II) UNE INCARNATION RÉCENTE, par Un Belge

Billet invité.

Dans un billet récent (son millième !), François Leclerc dresse une liste provisoire des mises en cause de dirigeants politiques de haut niveau dans des affaires de corruption. Tout en gardant raison et en attendant prudemment le résultat d’enquêtes en cours, on reste stupéfait, tout de même, par l’ampleur du phénomène : pots de vin en Espagne, éclaboussant le Parti Populaire et Mariano Rajoy ; Affaire Monte dei Paschi en Italie, fragilisant jusqu’à Mario Draghi ; évasion fiscale en Grèce ; montages financiers à destination d’oligarques au Portugal ; sans revenir sur d’autres scandales retentissants ailleurs (affaire Karachi, scandale du LIBOR, …)

Diverses instances nationales ou internationales sont saisies pour mettre un terme à de tels forfaits mais, cocasse mise en abyme, elles sont dirigées par des personnes parfois très proches (ou issues) des institutions mises en cause. D’où, au minimum, des tergiversations, des accommodements, des demi-mesures. Tout discours ou toute action plus franche se heurte au refus de céder au « populisme ». Évidemment, à temporiser de la sorte, c’est un tout autre populisme qu’on nourrit.

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