Archives par mot-clé : marché unique d’option

UNE CONSTITUTION POUR L’ECONOMIE, par Zébu

Billet invité. Ma « théorie des statuts sociaux réciproques dans la formation du prix » dont il est question ici se trouve dans Le prix (éditions du Croquant 2010). Je voudrais mentionner immédiatement que le billet de Zébu constitue une contribution importante à la théorie que je mets en place dans mon livre. Le blog était déjà un instrument de diffusion d’information économique et financière, il joue également depuis un certain temps le rôle de think tank, la preuve est faite qu’une véritable équipe de recherche s’est bâtie autour de lui (le texte de Zébu reprend au bond des propositions émises par Pierre Sarton du Jonchay). Que vous ayez déjà eu l’occasion de le faire ou non, n’hésitez pas à l’avenir à intervenir vous aussi dans ce sens.

« Le droit de supprimer tous ceux qui nous agacent devrait figurer en première place dans la constitution de la Cité idéale. »

Emil Cioran, De l’inconvénient d’être né, 1973.

« Le droit d’opprimer tous ceux qui agacent le libéralisme figure en première place dans la constitution de l’Economie idéale (libérale) »

Anonyme, 2010.

Pierre Sarton du Jonchay a écrit il y a quelques temps un commentaire dans un billet intitulé  « Un programme pour la présidence française du G20 » une explicitation des termes qu’il utilise pour décrire ce qu’il appelle le marché unique d’option. C’est sur cette base là, associée au travail que mène Paul Jorion sur la formation des prix qu’il m’a semblé intéressant de formuler une réflexion, forcément inaboutie, dont l’objet serait de formaliser une proposition de Constitution pour l’économie. Sans qu’il faille reprendre l’ensemble de la terminologie, il apparaît nécessaire de reprendre succinctement quelques éléments clefs.

En premier lieu, un sujet (individu, personne morale, institution, etc.) désigne un objet dont il anticipe la fabrication ou la réalité : le nominal.

A ce nominal est associé un prix, que l’on dénomme donc prix nominal, qui permet à la fois de mettre en rapport l’objet anticipé (le nominal) avec d’autres objets, au travers d’un prix au comptant ou à terme (prix valable dans le présent immédiat ou à des échéances fixées dans le futur) mais aussi d’anticiper un prix pour un objet particulier. Ce prix nominal désignant un objet réel (ou à réaliser), appelé sous-jacent, forme une option, en trois étapes :

1/ un objet anticipé ;

2/ l’anticipation du prix de l’objet ;

3/ la réalisation de l’objet anticipé, au prix anticipé.

A ces trois étapes, il convient d’ajouter la livraison effective du sous-jacent, qui permet de déclarer que l’objet réalisé est bien réel pour celui à qui il était destiné (commanditaire, client, etc.).

Continuer la lecture de UNE CONSTITUTION POUR L’ECONOMIE, par Zébu

Partager :