Étiquette : Margaret Thatcher

  • Cambridge University VI. End Game

    J’aurai le statut d’enseignant à proprement parler à l’Université de Cambridge de 1979 à 1984. Le système est celui de la « tenure » (titularisation) : au bout de cinq ans, votre cas est revu et vous êtes alors soit recalé (ce qui n’est qu’exceptionnellement le cas) soit nommé à titre définitif. Nous sommes trois à être nommés simultanément en 1979, nous serons cependant recalés tous les trois en 1984.

    Margaret Thatcher est devenue premier ministre en 1979. Les conservateurs anglais accumulent les accusations envers les sciences humaines, censées saper l’édifice social, et ont leur éradication à leur programme. Une conversation que j’eus dans ces années-là situe bien le climat de l’époque.… Lire la suite…

  • TRUMP CONTRE KIM JONG-UN : LE QI, EN FAIT, ÇA COMPTE !, le 26 mai 2018 – Retranscription

    Retranscription de Trump contre Kim Jong-un : le QI, en fait, ça compte !. Merci à Cyril Touboulic !

    Bonjour, nous sommes le samedi 26 mai 2018. Et le titre de ma petite causerie, aujourd’hui, c’est « M. Trump contre M. Kim Jong-un : le QI, finalement, ça compte ».

    Alors, je vous rappelle ce qui s’est passé ces jours derniers – je commence par jeudi. Jeudi, M. Trump dit que la rencontre prévue le 12 juin à Singapour, entre le président nord-coréen et lui, n’aura pas lieu en raison des propos insultants qui ont été proférés les jours précédents, en particulier par une officielle de haut rang nord-coréenne qui a appelé Mike Pence, le vice-président américain, « dummy », c’est-à-dire un « crétin ».… Lire la suite…

  • Mauvais temps pour les boutiquiers !

    L’axe majeur de la contre-révolution ultralibérale des années 1970 fut que l’on devait gérer un État – et un État-Providence en particulier – non pas comme une institution ayant à cœur le bonheur de tous, mais comme une boutique où l’on compte ses sous sans se préoccuper de rien d’autre. Le père de Margaret Thatcher, souvenez-vous, était épicier.… Lire la suite…

  • GLENDA JACKSON : LES MOTS QU’IL FAUT POUR LE DIRE

    Merci à Juan, qui a eu la gentillesse de sous-titrer cette vidéo.

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  • LA FABRICATION DE LA DAME DE FER

    Lorsque l’occasion me fut donnée hier matin de voir la vidéo où Glenda Jackson (actrice britannique doublement oscarisée et député du parti travailliste depuis 1992) s’en prenait à l’héritage de Margaret Thatcher au parlement britannique, j’ai voulu afficher cette vidéo sur le blog, sachant pertinemment cependant que le message échapperait à la plupart d’entre vous, son anglais cultivé au débit rapide étant difficile à saisir par quiconque n’a pas cette langue pour langue maternelle.

    En dépit de ce que suggèrent les lazzi des parlementaires conservateurs présents dans la salle, Jackson a soigneusement respecté les convenances, ne critiquant celle que l’on qualifie de « méchante sorcière » ou de « dame de fer » selon le souvenir plus ou moins cuisant qu’on en garde, que sur ses positions politiques, lui reprochant sa brutalité ainsi que son apologie du comportement sociopathe où, comme chez Mandeville (1670 – 1733), les vertus sont présentées comme des vices et les vices, comme des vertus, vantant la cupidité et prônant le matérialisme à outrance.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : L’IRRÉVÉRENCE S’IMPOSERAIT-ELLE PARFOIS ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Le suspens est à son comble dans l’attente de la diffusion dimanche sur BBC Radio one de son hit parade intitulé « The Official Charts Show ». « Ding Dong! The Witch is Dead » (La sorcière est morte) devrait y figurer comme le veut le principe, car ses ventes ont explosé. Or le disque est rien moins qu’une actualité puisqu’il s’agit d’une chanson chantée par Judy Garland, encore adolescente, à partir d’une scène de The Wizard of Oz, l’un des premiers films en couleur, sorti sur les écrans en… 1939 !

    Les milieux comme il faut crient à la manipulation politique, en raison de la transparence de l’allusion à la disparition de Margaret Thatcher, surnommée durant toute sa carrière politique, « The Wicked Witch » : la méchante sorcière, par la partie de la population britannique qui n’appréciait guère celle que l’on appelait chez ceux qui, au contraire, l’aimaient, « The Iron Lady » : la dame de fer.… Lire la suite…

  • ÉPITAPHE POUR LA « DAME DE FER », par Bertrand Rouziès-Leonardi

    Billet invité. Remarque : je ne m’exprimerais pas personnellement avec la même violence – mais il ne s’agit là de rien de plus que « my twopence ».

    La « Dame de Fer » a baissé son rideau. Fallait-il être de fer pour défaire l’ébauche de redistribution organisée par le Welfare state, à la création duquel les conservateurs et les libéraux eux-mêmes, dans un accès de démence sans doute, avaient contribué, au lendemain de la Seconde guerre mondiale ? Non, il ne fallait pas être de fer, il suffisait de revenir aux fondamentaux de l’économie concentrationnaire, qui globalise les camps de travail et libéralise le commerce des chaînes.… Lire la suite…

  • MARGARET THATCHER (1925 – 2013)

    Comme il n’est pas bienséant d’insulter les morts, je m’en abstiendrai. Mais rien ne m’interdit n’est-ce pas de republier un texte rédigé il y a vingt-neuf ans et consacré à l’anthropologie sociale ?

    Meurtre dans l’université anglaise a paru originellement en 1985 dans le numéro 21 de la revue L’Âne, à la page 22.

    Iron Lady 1Lire la suite…

  • LE MONDE – ÉCONOMIE : Il y a une alternative, lundi 28 – mardi 29 novembre 2011

    Il y a une alternative.

    Lorsque  Margaret Thatcher prononça son fameux TINA : « There is no alternative ! », son propos avait au  moins pour lui une certaine plausibilité : la social-démocratie avait pris ses aises et une bureaucratie satisfaite régnait sur une économie que tout dynamisme avait fui. Le TINA thatchérien, rapidement rejoint par son cousin reaganien, entendait signaler la résurrection de l’initiative individuelle, le retour triomphal de l’« entrepreneur » et du rentier, qui annonçaient ensemble des lendemains qui chantent.

    On sait ce qu’il en advint : privatisations et dérégulation, et surtout, part toujours croissante ponctionnée sur les gains de productivité par les dividendes des actionnaires, et par les salaires, bonus et stock-options extravagants des dirigeants des grandes entreprises.… Lire la suite…