Étiquette : Mario Monti

  • L’actualité de demain : AVANTI POPOLO ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Les résultats des élections italiennes ne seront connus que dans la soirée et les commentaires craignant qu’ils ouvrent une ère d’instabilité vont bon train. Sous-entendu : que la mise en œuvre d’un programme « réaliste » poursuivant ce qu’à engagé Mario Monti rencontre de grandes difficultés.

    Figure emblématique d’une politique qui n’a procuré une accalmie qu’en s’abritant sous le parapluie de la BCE, Mario Monti a d’ores et déjà perdu son pari. De même que Silvio Berlusconi, désormais tout entier consacré à son propre sauvetage. Le « Tsunami-tour » que Beppe Grillo a effectué dans tout le pays a par contre payé, lui permettant de cristalliser les rejets, mais aussi d’affirmer quelques idées force fédératrices.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA FUITE EN AVANT DE LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE, par François Leclerc

    Billet invité.

    C’était fatal, la « guerre des monnaies » vient de monter d’un cran ! Opposant initialement les États-Unis aux Chinois, coupables de maintenir artificiellement bas le cours de leur monnaie, elle s’est ensuite étendue, les Américains ayant joué le dollar faible tout en s’en défendant. À ces jeux de bascule, les monnaies convertibles des émergés ont immanquablement grimpé.

    Enregistrant des déficits commerciaux, les dirigeants japonais viennent d’entrer à leur tour dans la guerre et de la généraliser. Conséquence : le yen descend par rapport au dollar, l’euro monte vis-à-vis de l’un comme de l’autre. Levant haut l’étendard de l’indépendance des banques centrales, choqué par l’interventionnisme du gouvernement japonais à l’égard de la sienne, Jens Weidmann a répliqué au nom de la Bundesbank.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : QUAND LES LUMIÈRES SONT ÉTEINTES…, par François Leclerc

    Billet invité

    Que font-ils quand on a le dos tourné ? Ils préparent fiévreusement leur prochaine réunion ! Celle de l’Eurogroupe aura lieu mardi et sera consacrée comme de juste à la Grèce, dans une ambiance particulièrement tendue.

    Rien ne met plus en évidence les tensions que les déclarations simultanées de Klaus Retling (MES) et Jens Weidmann (Bundesbank) : ils admettent désormais qu’une nouvelle restructuration de la dette grecque devra être opérée, mais sous condition suspensive que les réformes exigées soient accomplies. De même que la menace voilée du FMI de se retirer de l’opération si une « véritable solution » n’est pas trouvée, c’est-à-dire si un énième replâtrage sans avenir est effectué.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : TANT VA LA CRUCHE À L’EAU…, par François Leclerc

    Billet invité

    Il existe une telle attente à propos de l’intervention de la BCE que le risque d’une grande déception se renforce de jour en jour en attendant la réunion du 6 septembre. Mario Draghi, son président, se retrouve devant le Parlement européen sur la défensive en tentant de faire valoir sans convaincre que l’action de la banque centrale n’est pas assimilable à une création monétaire, ce qui n’augure pas d’une annonce répondant à l’attente des marchés qui ne voient d’issue, par défaut, que dans une intervention massive et rapide. En toute indépendance, la BCE s’enfonce dans une crise qu’elle n’a pas les moyens politiques de régler.… Lire la suite…

  • L’EUROPE DANS LE PIÈGE NÉOLIBÉRAL, par Jean-Pierre Pagé

    Billet invité

    L’accord des dirigeants européens concernant le « Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance » (TSCG) et son bras séculier, le « Mécanisme Européen de stabilité » (MES), a momentanément mis en sourdine les spéculations relatives au sort de la zone euro. Pourtant, fruit d’une idéologie fondée sur l’équilibre budgétaire et les réformes néo libérales et non d’une analyse objective des faits, il ne résout pas les difficultés qui affectent le fonctionnement de cette zone. Au contraire, il marque un infléchissement inquiétant pouvant annoncer sournoisement, comme l’explique Bruno Amable dans Libération du 28 février 2012, « la mort du modèle social européen ».… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : CETTE TRÈS CHÈRE DETTE, par François Leclerc

    Billet invité

    Le bras de fer engagé à propos de la restructuration de la dette publique grecque se poursuit, après trois semaines de marathon. En discussion, le taux auxquel seraient assujettis les titres émis en remplacement des obligations actuelles, destinées à subir une décote de 50 %, ainsi que le volume présenté volontairement à l’échange de ces dernières. De la combinaison de ces deux paramètres résulteront des pertes données pour les créanciers qui y participeront et une réduction déterminée de la dette publique.

    Sont en lice le gouvernement grec et l’Institute of International Finance (IIF), lequel représente les créanciers présents dans la négociation.… Lire la suite…