L’actualité de la crise : CETTE TRÈS CHÈRE DETTE, par François Leclerc

Billet invité

Le bras de fer engagé à propos de la restructuration de la dette publique grecque se poursuit, après trois semaines de marathon. En discussion, le taux auxquel seraient assujettis les titres émis en remplacement des obligations actuelles, destinées à subir une décote de 50 %, ainsi que le volume présenté volontairement à l’échange de ces dernières. De la combinaison de ces deux paramètres résulteront des pertes données pour les créanciers qui y participeront et une réduction déterminée de la dette publique.

Sont en lice le gouvernement grec et l’Institute of International Finance (IIF), lequel représente les créanciers présents dans la négociation. Mais un troisième larron est intervenu, s’octroyant le statut d’observateur, qui est avec le gouvernement allemand à l’origine des rebondissements actuels. Le FMI a considéré insuffisante la réduction de la dette grecque, au vu des taux proposées par l’IIF pour les nouveaux titres, car ils aboutissent selon lui à mettre en cause la viabilité du nouveau plan de sauvetage dans son ensemble – restructuration de la dette et prêts – empêchant le fonds d’y participer en raison de ses contraintes réglementaires.

L’IIF ayant déclaré être au taquet de ses concessions, le FMI maintenant que l’adoption de taux plus faibles est indispensable, les négociations ont bloqué ce week-end et d’autres solutions sont activement recherchées. Dès lundi, les ministres des finances de la zone euro ont déterminé une nouvelle date butoir pour celles-ci : le 3 février prochain. Ce mercredi, les créanciers devaient se réunir à Paris sous les auspices de l’IIF, et il est prévu demain à Athènes la reprise des négociations.

Tout le monde se tient par la barbichette dans cette affaire, rendant l’exercice scabreux. Dans un premier temps, il a été envisagé de demander à l’Union européenne d’augmenter le montant de son prêt de 130 milliards d’euros pour compenser la réduction moindre de la dette, solution qui a été immédiatement rejetée par les impétrants. Les regards se sont également tournés vers la BCE, qui détient avec l’Eurosystème environ 45 milliards d’euros de titres grecs, à qui il a été proposé de s’associer à l’opération afin que le niveau de réduction de dette réclamé par le FMI soit atteint (120 % du PIB à l’horizon 2020). Permettant d’augmenter le nombre des anciens titres échangés pour ne pas diminuer le taux des nouveaux et satisfaire l’IIF.

Mercredi, Christine Lagarde est intervenue au nom du FMI pour proposer que les créanciers publics s’associent aux privés, afin que le compte y soit, désignant implicitement la BCE. Depuis le début, cette dernière est clairement opposée à toute implication de sa part dans l’opération, au prétexte que cela reviendrait à financer les États, ce qui lui est interdit comme on ne l’ignore pas. Elle a toutefois recherché en interne ces derniers temps des biais possibles pour y contribuer, sans résultat connu.

Si elle se joignait au club, la BCE devrait supporter une perte d’environ 20 milliards d’euros, qu’elle partagerait avec les 17 banques centrales nationales de l’Eurosystème. Ce qui ne serait pas insurmontable, puisqu’elle pourrait rééquilibrer son bilan en créant de la monnaie, ou en se retournant vers ses actionnaires, les BCN donc les États européens, pour être recapitalisée comme elle l’a déjà fait en décembre 2010.

Sa crainte est ailleurs. Elle réside dans le danger d’être associée à un tel précédent. Jean-Claude Trichet avait tenté de s’opposer au principe même d’une restructuration, faisant valoir que cela déclencherait une réaction virulente inévitable des marchés. Les faits ne lui ont d’ailleurs pas donné tort, de ce point de vue. Réputée sans risques, la dette souveraine doit sans exception le demeurer aux yeux des investisseurs qui ne supportent pas qu’il puisse en être autrement. Ils ont besoin de points d’appuis pour construire leurs pyramides et ne se contrôlent plus lorsque ceux-ci leur font défaut.

Mais le mal étant fait, il est désormais redouté que d’autres pays demandent à leur tour à bénéficier de la même faveur. Une éventualité à laquelle BNP Paribas a voulu porter dès le départ un coup d’arrêt définitif en clamant que la restructuration grecque était un cas unique, qui ne serait en aucun cas renouvelé. Mais pourquoi l’Irlande et le Portugal, mais aussi l’Espagne et l’Italie, ne bénéficieraient-elles pas demain de ce que la Grèce a obtenu, si leur situation devenait à son tour aussi dramatique ? Pour le coup, une telle demande exaucée ferait sauter la banque (le système bancaire), et il n’est pas exclu qu’elle se présente… La BCE voudrait donc tourner au plus tôt la page pour ne plus y revenir.

Il existerait bien une solution qui permettrait de contraindre tous les créanciers à participer à l’échange afin d’en finir, mais elle est à double tranchant. Non pas tellement parce qu’elle déclencherait l’activation des CDS – un “événement de crédit” constaté, étant donné les volumes limités qui semblent avoir été émis – mais parce que la mise en place d’une clause d’action collective serait également contraignante pour la BCE. On tourne en rond.

Dans l’immédiat, il va falloir ruser pour aboutir à un accord. Trouver des montages financiers plus ou moins rocambolesques et inventer des contreparties qui ne se refusent pas. Personne ne recherche l’échec, mais ce n’est jamais une garantie de succès. Il faut savoir terminer une restructuration…

Si la Grèce est un laboratoire, c’est aussi parce qu’elle permet d’expérimenter en grandeur réelle une première restructuration de dette. Ce qui n’est de toute évidence pas une réussite, étant donné l’écheveau de contradictions d’intérêt. Il n’y a pourtant que deux issues possibles. Soit de tenter d’ouvrir une voie, comme Mario Monti s’y essaye, qui supposera de trouver un relais avec la BCE et le FMI, soit de se résoudre à poursuivre les restructurations de dette, ce qui ne sera pas sans lourdes conséquences pour les banques européennes.

“Les contours d’une possible voie de sortie de la grave crise qui a touché l’Europe commencent à prendre forme”, a déclaré le président du conseil italien. A condition de ne pas être rattrapé par la dynamique de la crise qui ne lui laissera pas nécessairement le temps de l’emprunter.

Dans l’immédiat, c’est en Espagne que les signes de craquement se multiplient, le gouvernement incapable d’atteindre ses objectifs de réduction du déficit alors que le dossier des banques devient prioritaire pour n’avoir été qu’effleuré. Il se confirme par ailleurs au Royaume-Uni, où la récession est de retour et la dette continue d’enfler, que le plan Cameron est un échec amenant la Banque d’Angleterre à annoncer de nouveaux rachats massifs d’actifs obligataires.

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84 réflexions sur « L’actualité de la crise : CETTE TRÈS CHÈRE DETTE, par François Leclerc »

  1. Le rdv du bain 2012

    Tu parles d’une stratégie pour une présidentielle baignant dans la crise !

    Hollande propose 60 « solutions » pour faire mousser.
    Le Front de gauche et Europe Écologie Les Verts sortent le gel douche au dernier moment pour finaliser le programme du PS.
    La droite (extrême droite comprise) fait des bulles avant de profiter de la retraite.

    Et qui prend la douche froide, toujours les mêmes ! C’est du propre !

    Papillon

    P.S.: Bayrou ? C’est un petit canard qui se rallie au plus fort.

    1. Que je sache, le programme du Front de Gauche existe avant les 60 de Hollande, qui reprennent d’ailleurs timidement une partie de ce programme.
      Hollande le consensuel mou picore de ci de là et ne fera rien de ce qu’il dit, comme le PS depuis longtemps.

      1. Il n’y a qu’à lire la dithyrambe du candidat Ps dans Libé ce matin pour s’assurer qu’il est encore et toujours, dans l’accompagnement du néolibéralisme.

  2. Moi j’aime beaucoup ! Certes ils voient les choses en grand mais derrière ça c’est encore une goutte d’eau qui s’ajoute au lac des mécontents. Ils veulent agir et entrainer avec eux un mouvement à priori selon certaines causes « justes » (même si on peut toujours..douter ?) et rien qu’en cela ils méritent le droit de citer!

  3. Sauf que dans un laboratoire on utilise des outils proportionné aux testes là les outils sont de grandeurs industrielles pour des pays de taille différente.

  4. Je ne sais pas si ceci a déjà été posté, mais ça vaut le coup : un journaliste qui pose THE bonne question aux représentants de la BCE, et qui proteste face aux dérobades verbales.
    La vidéo est en anglais, le journaliste est Irlandais. Ce ne sont pas les laquais-larbins de la douce France qui feraient pareil!

    Vincent Browne v The ECB

    1. Ah, 23. François78 a été plus rapide. Qu’importe, l’important est que l’on fasse circuler cette vidéo!
      🙂

      1. Nomination de Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, comme nouvel administrateur du groupe EADS… No comment…

  5. « Réputée sans risques, la dette souveraine doit sans exception le demeurer aux yeux des investisseurs qui ne supportent pas qu’il puisse en être autrement. Ils ont besoin de points d’appuis pour construire leurs pyramides et ne se contrôlent plus lorsque ceux-ci leur font défaut. »

    Tout-à-fait, M. Leclerc
    Une question toutefois : pourquoi persistez-vous à appeler les parasites des ‘investisseurs’? Ne faudrait il pas appeler un chat un chat, et ces nuisibles, des spéculateurs?
    Le problème, c’est la rente et l’usure. L’utilisation des termes adéquats clarifie la chose pour tous le monde.

    La chose est d’importance stratégique, car pour gagner la bataille des idées, il faut aussi gagner celle des mots!

    1. Je ne partage pas votre vocabulaire.
      Selon moi, les investisseurs ne sont pas des nuisibles, tout de même.
      par contre « le problème c’est la rente », oui, bien sûr!
      Mais sachez que la rente est versée aux investisseurs, car ils n’investiraient pas, autrement, en tout cas, tant que nous avons la monnaie telle qu’elle est. Si vous voulez vous attaquer à la rente de la monnaie, la rente capitaliste par excellence, vous êtes mon homme§
      Mais pour ce faire, il faut changer la monnaie et introduire un signe monétaire marqué par le temps (SMT ou monnaie fondante). Sinon, aucune chance!
      pour en savoir plus, écrivez-moi: johannes.finckh@wanadoo.fr

      1. Mais moi si j’ai plein de SMT, je vais me dépêché d’acheter des trucs style immobilier, terrain que je vais louer pour ne pas perdre mes SMT.

        Si ça se trouve, après j’aurai encore plus de SMT, alors je vais être obligé d’acheter vite vite d’autres trucs dont les gens auront sûrement besoin style pétrole blé toujours pour ne pas perdre mes SMT.

        Si je me débrouille bien j’aurai encore plus de SMT etc

        Ca change quoi finalement, la vitesse?

        Ils en sont déjà à la nanoseconde alors faudra qu’elle fonde rudement vite votre monnaie…

      2. Si cela vous chante d’acheter toujours plus de « trucs » comme vous écrivez, libre à vous, mais sachez que vous ne serez pas le seul à vouloir le faire. Ceci implique donc une forte demande et des prix qui vont avec, ce qui limite tout de même quelque peu la possibilité d’en acheter, des « trucs ».
        Si ça se trouve, vous vieillissez aussi, et, un jour, vous mourrez peut-être.
        En tout cas, vous pouvez, un jour, considérer que vous ne voulez pas acheter plus de « trucs » et que voulez simplement maintenir votre niveau de vie et de possession stable.
        Mieux, vous aurez peut-être même envie un jour de vous séparer de certains « trucs » en échange de SMT, histoire de « manger » peu à peu ce qui vous reste quand vous ne pourrez ou ne voulez plus travailler puisque vous auriez éventuellement assez. Je vous souhaite une longue vie en bonne santé, mais même les plus robustes finiront par s’affaiblir un jour, je suppose.
        A supposer que vous aurez néanmoins encore beaucoup de monnaie (SMT) en votre possession, il vous reste à la déposer dans votre banque, avec la possibilité de préserver le « capital » au niveau atteint. Cela s’appelle: é p a r g n e r !
        Car, comme je lai mille fois exposé, la « fonte » s’attache exclusivement à la monnaie liquide. Dans ce cas, le dépôt en banque sans intérêts est extrêmement tranquille et avantageux, car cela protège très efficacement l’épargnant.
        La banque prêtera ces sommes alors à un taux voisin de zéro, car elle aussi doit ainsi se protéger de la « fonte », en prêtant notamment, c’est son rôle principal. La disponibilité d’argent frais pour les jeunes et entreprenants sera alors considérable et toujours suffisante.
        J’ajoute que le fait que la totalité de la monnaie SMT sera toujours active et en mouvement ; c’est pourquoi nous aurons (en régime SMT) un niveau de prix totalement stable en moyenne, car la quantité circulante ne varie pas ni la vitesse des transactions (toujours optimum). Ceci représente une protection supplémentaire des dépôts en banque.
        La « fonte » de la monnaie liquide qui frappe le détenteur à date fixe n’en est pas une sur le plan de l’ensemble, car la banque centrale est tenue de restituer la part fondante (environ 5% tous les ans), en versant ces sommes aux gouvernements ou en les distribuant selon des règles à définir, par exemple aux enfants qui naissent ou à leurs mères, ou alors aux bénéficiaires de minima sociaux sous forme de primes. Elle peut aussi organiser une loterie. On peut laisser libre cours à son imagination, l’important étant, évidemment, que le volume circulant reste adéquat pour maintenir les prix rigoureusement stables tout le temps. Des prix moyens, s’entend.
        ça change quoi finalement, la vitesse?
        Cela obtient qu’à chaque transaction est versé un revenu à celui qui vend un « truc » ou sa force de travail, et si cela se fait effectivement à un rythme suffisamment rapide, il n’y aura plus chômage! C’est cela qui changera notamment! l’introduction du SMT fera disparaître tout phénomène de sous-emploi et de chômage en quelques mois. C’est déjà pas si mal, non? Et ce chômage disparaîtra même en dehors de toute croissance économique car, jamais, pas un jour, l’achat des biens produits ne sera différé. Quand ce n’est celui qui a déjà pleins de « trucs » qui achète, ce sera l’emprunteur via les banques qui pourra le faire. Et cet emprunteur ne se surendettera plus, car ses remboursements se limiteront à la somme empruntée sans être contraint de payer sa maison jusqu’à trois fois via les intérêts du capital comme c’est le cas actuellement.
        Car le chômage est toujours lié à des achats non effectués, à des stocks effectivement invendus, non demandés, faute d’acheteurs de « trucs ». C’est un phénomène clairement lié au temps et à la vitesse des transactions: quand je ne vends pas mes « trucs », je n’achèterai pas non plus ceux des autres…
        Le détenteur de monnaie (actuellement) exerce donc toujours le chantage radical de différer l’achat pour obtenir un avantage, l’intérêt de la monnaie précisément, le capitaliste est bien le rentier du temps, l’intérêt étant une fonction stricte du temps (x%/an).
        Les entreprises pourront, en régime SMT, se financer facilement et pour pas cher, moyennant quoi l’investissement sera toujours suffisant pour maintenir la production .
        La « vitesse », comme vous me demandez, change donc pas mal de choses, car, au fond, l’intérêt versé aux capitalistes est une prime de (renonciation à la) lenteur, autrement dit la rente du temps, la rente versée par les plus pauvres aux plus riches pour simplement acquérir une chance de survie en tant qu’esclave. La rente capitaliste, attachée à la monnaie actuelle, est donc tout simplement une rançon et un chantage pervers qui maintient dans la servitude le plus grand nombre au seul bénéfice des happy few, un système qui finit par s’autodétruire quand les asservis ne pourront même plus servir les intérêts de la dette et quand on ne peut plus rien leur extorquer. Nous en sommes actuellement là.
        Accélérer la circulation de la monnaie liquide, en la rendant « fondante », c’est tout simplement la suppression définitive de la rente du capital et la fin des coups spéculatifs qui déstabilisent gravement l’économie. Ce sera la fin des crises systémiques et sera le seul moyen de rendre solvables à nouveau les pays et les personnes surendettés sans pour autant spolier les prêteurs. Les prêteurs auront, certes, à renoncer aux intérêts, mais leur capital sera efficacement préservé, bien mieux qu’actuellement, menacé de décotes massives.
        Suis-je plus clair?

  6. Le blog à Jorion est neutre en carbone. Qui a planté un arbre ??? Au fait ça suffit un arbre pour 500 000 visiteurs ? Faut les planter en Allemagne les arbres ? Merci EDF… 😉

  7. Constat d’échec
    rien ne marche, de ce que ces éminents cerveaux imaginent?
    ils sont:
    -idiots?
    -aveugles?
    -déprimés?
    -machiavélique?
    -persévérants, poursuivant un dessein caché?
    -je m’en foutiste?
    -apocalyptiques?

  8. Vendredi 27 janvier 2012 :

    Pendant que l’Europe a les yeux rivés sur la Grèce, le Portugal serait à son tour en train de sombrer sous sa montagne de dettes, malgré le plan de soutien de 78 milliards d’Euros accordé par l’Europe et le FMI en 2010.

    De plus en plus d’économistes estiment désormais que Lisbonne, qui s’attend à une récession de l’ordre de 3% du PIB en 2012, aura besoin d’un nouveau plan d’aide…

    Témoins de ces inquiétudes, les taux d’intérêt sur la dette portugaise ont explosé depuis que la note du pays a été dégradée au statut de « junk bond » par les agences de notation à la mi-janvier. Les taux à 10 ans ont ainsi dépassé hier les 15% pour la 1ère fois, tandis que ceux à 5 ans ont atteint 18,9% et ceux à 3 ans ont frôlé les 21% !

    http://www.boursier.com/actualites/news/economie-le-portugal-sur-la-meme-pente-savonneuse-que-la-grece-468057.html

    1. Oui, tout le monde a les yeux rivés sur le Portugal plutôt que l’Espagne à l’heure actuelle.

      L’Espagne représente bien plus pour la zone euro, mais dans l’esprit des investisseurs (en tout cas des bond vigilantes) les autorités auraient apparemment la capacité de résoudre les problèmes budgétaires et locaux du pays.

      Le Portugal étant passé au statut de triple junk comme le souligne BA, ses obligations ne sont plus éligibles dans nombre de portefeuilles d’obligations (banques, fonds d’investissement, fonds de pensions et autres). En plein milieu d’une récession, alors que le pays est censé revenir sur les marchés l’année prochaine, autant dire qu’un double défaut s’annonce imminent, à moins que l’Allemagne se décide à délier les cordons de sa bourse.

      Mais comme en 2010, les plus grosses vagues viennent de la Grèce et si celle-ci décide de sortir de la zone euro ou de faire défaut (volontaire ou involontaire), il est probable que le Portugal suive sans créer autant de remous.

      Une observation sur la BCE : celle-ci est interdite de venir au secours d’un Etat, ce qui explique en partie sa réticence à perdre de l’argent sur les obligations grècques. Mais n’est-il pas absurde qu’elle puisse en revanche réaliser un profit aux dépens d’un Etat ? Si les obligations grècques arrivent à maturiter, la BCE aura réalisé une belle opération, même si celle-ci a déjà proposé de rembourser le profit réalisé… Belle hypocrisie.

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