Archives par mot-clé : Masse monétaire

Banques commerciales et masse monétaire, par Jean-Michel Naulot

Billet invité.

Quelques réflexions personnelles que m’inspire « UN TRAITÉ SUR LA MONNAIE » (III) Keynes et la « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales

Comme banquier qui n’a cessé de pratiquer le métier du crédit pendant 37 ans, aux côtés des multiples autres activités de la banque d’affaires, j’ai toujours eu tendance à considérer que le volume global de la masse monétaire, n’était pas le seul fait des banques centrales. Ce sentiment est devenu de plus en plus fort au fil des années. Il me semble que depuis vingt ans la contribution des banques commerciales au volume global de la masse monétaire est devenue beaucoup plus importante que par le passé. Elle n’a plus rien à voir avec la situation antérieure. Deux indices en témoignent.

D’abord, l’effet de levier des banques est sans rapport avec l’effet de levier des banques traditionnelles, des banques telles que nous les connaissions jusque dans les années soixante-dix / quatre-vingt. L’effet de levier des banques, c’est-à-dire le rapport entre leur bilan (leurs engagements) et leur fonds propres est souvent de l’ordre de 20, 30, 40. Il était même souvent supérieur avant la dernière crise.

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Destruction monétaire internationale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

La limpide dénonciation de l’accaparement monétaire par Saint Just rapportée par Paul Jorion et les affres du yen analysées par François Leclerc jettent une lumière crue sur les actuelles contradictions du monde. La monnaie est à l’intersection des activités humaines de transformation de la matière physique et des activités d’information de la valeur par le langage. La monnaie compte la valeur que le travail humain ajoute à la matière. Par la monnaie, la personne humaine conceptualise les formes qui donneront de la valeur à une matière concrète quantitativement invariable dans l’univers de réalité et de langage où elle évolue.

La monnaie est à la fois l’unité du raisonnement économique et la fin intermédiaire des activités humaine d’échange. Fin intermédiaire si la fin ultime de l’homme est de vivre, s’il faut manger pour vivre et si l’individu ne sait pas produire tout seul sa nourriture. La monnaie matérialise les fins intermédiaires même si les fins ultimes sont simplement d’être en relation avec l’autre, de fin à fin. En matérialisant les fins humaines dans les limites de la matière, la monnaie signifie la liberté concrète. Le compte en banque, la carte bancaire ou le billet de banque sont signe d’une certaine quantité de fin sans fin concrète, sans fin matérialisée dans un objet physique satisfaisant pour le corps humain. Par nature, la monnaie permet d’arrêter la supposition que la matière sans matière physique est la fin de l’homme.

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