Destruction monétaire internationale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

La limpide dénonciation de l’accaparement monétaire par Saint Just rapportée par Paul Jorion et les affres du yen analysées par François Leclerc jettent une lumière crue sur les actuelles contradictions du monde. La monnaie est à l’intersection des activités humaines de transformation de la matière physique et des activités d’information de la valeur par le langage. La monnaie compte la valeur que le travail humain ajoute à la matière. Par la monnaie, la personne humaine conceptualise les formes qui donneront de la valeur à une matière concrète quantitativement invariable dans l’univers de réalité et de langage où elle évolue.

La monnaie est à la fois l’unité du raisonnement économique et la fin intermédiaire des activités humaine d’échange. Fin intermédiaire si la fin ultime de l’homme est de vivre, s’il faut manger pour vivre et si l’individu ne sait pas produire tout seul sa nourriture. La monnaie matérialise les fins intermédiaires même si les fins ultimes sont simplement d’être en relation avec l’autre, de fin à fin. En matérialisant les fins humaines dans les limites de la matière, la monnaie signifie la liberté concrète. Le compte en banque, la carte bancaire ou le billet de banque sont signe d’une certaine quantité de fin sans fin concrète, sans fin matérialisée dans un objet physique satisfaisant pour le corps humain. Par nature, la monnaie permet d’arrêter la supposition que la matière sans matière physique est la fin de l’homme.

C’est exactement ce que la spéculation sur le yen dans l’actuel système monétaire produit en sens inversé à l’égard des Japonais. Le marché des changes laisse librement supposer que le yen n’est pas fait pour traduire la valeur du travail, des actifs et des engagements japonais. Les opérateurs internationaux fuyant ou profitant de l’instabilité des monnaies voient dans l’achat d’actifs en yen le portefeuille d’investissements internationaux des firmes japonaises, les réserves de change accumulées en yen et la cohésion de la société japonaise sous-jacente à la dette publique. Acheter le yen revient à vendre les monnaies en déficit net d’investissements à l’étranger ; ou en position de change débitrice vis-à-vis de l’étranger – position réelle mais non nominale du dollar ; ou en décomposition sociale sous-jacente à la dette publique. L’euro s’adosse à des dettes publiques disparates largement détenues par l’étranger.

La logique de l’accaparement prévaut dans l’actuelle crise de subsistance qui annonce une révolution mondiale de la valeur potentiellement violente. La masse monétaire mondiale est disproportionnée par rapport aux actifs existant. Surtout elle n’est pas structurée par la valeur réelle du travail qui permettra de produire aux États-Unis, au Japon, en Chine ou en Europe les biens réels qui en seront la contrepartie ; les biens réels dont l’échange international résorberait les dettes entre zones monétaires. La sous-évaluation du travail chinois, la surévaluation du travail japonais, européen et étatsunien délocalise le potentiel de production de valeur sans compter le rapport à la localité des signes monétaires. Les opérateurs financiers internationaux accaparent la mesure de la valeur dans les monnaies qui leur donnent l’impression d’avoir accumulé le plus de réalité. Ce faisant ils détruisent la possibilité de la réalité future.

La déstructuration de la valeur par le système monétaire vient de l’absence d’unité de compte transnationale. Le prix du capital n’est pas dissociable de celui du travail. La panique croissante devant l’instabilité des monnaies incite les opérateurs financiers à rechercher des garanties en capital par la possession d’actifs réels gagés par les nationalités. Or il n’existe pas de réalité économique du capital en dehors de territoires souverains marqués par une nationalité. Il n’existe pas non plus de potentiel de travail hors de la nationalité des hommes appartenant à un pays et à ses lois. Ainsi l’achat par le yen du capital accumulé par les japonais chez eux et à l’étranger induit l’envolée du prix du travail japonais au Japon à l’instant présent. Le travail japonais est rendu invendable dans les exportations japonaises. La vente du dollar à l’inverse dévalorise le capital localisé aux États-Unis et dissimule le capital accumulé par les étatsuniens à l’étranger. La dévalorisation du capital étatsunien domestique met les salariés étatsuniens au chômage en l’absence de toute mesure réaliste du potentiel de croissance économique sur le territoire étatsunien.

Évidemment la Chine ne commettra pas l’erreur que les États-Unis cherchent officiellement à lui imposer de rendre le yuan légalement convertible. L’excédent de liquidité mondiale se précipiterait massivement en Chine pour s’adosser au capital chinois et mettre les salariés chinois hors compétition internationale. La sous-évaluation du yuan sur-valorise le capital domestique chinois sans afficher son prix réel international ; elle maintient artificiellement la compétitivité salariale chinoise par l’accumulation de réserves de change en dollar, yen et euro. Le capitalisme matérialiste étatsunien est allié au capitalisme communiste chinois pour dégager des plus-values en Chine par le chômage des étatsuniens, japonais et européens. La sous-rémunération des salariés chinois se paie en créances non remboursables en dollar, euro ou yen. Financièrement, économiquement, politiquement et humainement intenable !

S’il émerge une communauté internationale capable d’émettre une monnaie transnationale non dépendante dans sa définition des intérêts nationaux, alors le taux de change comptant d’une monnaie nationale reflète le prix réel actuel du travail sur le territoire où elle est utilisée. Et les taux de change à terme combinées aux primes de change à terme reflètent le prix réel actuel du capital sur le territoire et sous la Loi nationale où sont localisés les actifs sous-jacents. La monnaie transnationale existe déjà matériellement dans les banques internationales travaillant en dollar, yen, euro, livre ou franc suisse. Si les peuples et les États se décident à sortir de leur enfermement matérialiste, ils convertissent ipso facto leurs actifs internationaux en monnaie transnationale légalement définie comme telle. Évidemment, il faut que les riches abandonnent la logique de l’accaparement.

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47 réflexions sur « Destruction monétaire internationale, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. « Si les peuples et les États se décident à sortir de leur enfermement matérialiste, ils convertissent ipso facto leurs actifs internationaux en monnaie transnationale légalement définie comme telle. Évidemment, il faut que les riches abandonnent la logique de l’accaparement ».

    Autant dire jamais. Ceci dit, on peut toujours rêver.

  2. C’est peut-être évident pour tout le monde, mais je préfère m’en assurer : vous parlez du bancor la ?
    Moi j’avais cru comprendre que la monnaie transnationale existait déjà sous la forme du dollar : adossé aux réserves de pétrole (condensé énergétique inaltérable) et à la puissance (idéologique) des USA (le libéralisme d’entreprise, l’esprit pionnier, la puissance militaire).
    Je ne vois pas bien en quoi le bancor ferait mieux ? surtout qu’il ne serait probablement pas adossé a l’or de manière éternelle … tout au plus pour assurer la transition.
    Et au final, si le pétrole n’est pas la pour nourrir la croissance qui est censée rembourser les dettes prises sur l’avenir par nos papyboomer (entre autre), je ne vois pas ce qu’une monnaie commune va bien pouvoir changer au problème.
    D’autre part, je commence a me demander s’il ne faudrait pas commencer a rétribuer les machines pour leur travail. En faisant ainsi, on s’apercevrait que les fameux gains de productivité ne sont dus qu’à elles. Ce qui expliquerait pourquoi seuls les « opérateurs » de ce machines en reçoivent les bénéfices au détriments des autres travailleurs. Finalement s’il était admis de leur donner une identité légale (il se pourrait que cela coïncide avec la notion d’entreprise), peut-être qu’on y verrait plus clair dans la manière dont se répartissent les richesses.
    Je conçois que cette proposition défie la logique commune, et il se peut qu’elle soit juste stupide, mais au moins j’aurais essayé ! lol

    1. « je commence a me demander s’il ne faudrait pas commencer a rétribuer les machines pour leur travail »
      Et comme les machines se nourrissent d’énergie et de matières premières, facile de mettre des compteurs. Ha, compter, artificialiser, distribuer, consommer, un avenir radieux !

    2. Vous avez bien remarqué que je n’ai pas employé le mot « bancor » mais seulement évoqué la logique d’une monnaie internationale commune. Vous remarquez également que le dollar est déjà une monnaie internationale gagée par la richesse mondiale. Et vous enchainez sur l’éventualité de payer des salaires aux machines. Vous posez donc deux questions : à qui appartient la richesse ? Est-il raisonnable d’imaginer que la richesse soit autre chose que de la matière ? Voulez-vous dire qu’il n’est pas raisonnable de poser ces questions ?

    3. et si commencer (avec un regard plus à rebours )
      par taxer d’une cotisation sociale, (comme chomage…)
      plus particulièrement ces machines :
      dont la conception n’a pas de motivation qui vaille humainement parlant
      et qui ne vise à strictement rien d’autre, que le calcul d’ economie de salaire-s,
      cela dans l’objectif unique d’augmenter les taux de la profitation actionnariale ou financière

    4. Mais que dites vous là Cecile? Ces machines sont absolument formidables, incroyables; nous devrions les bénir plutôt que de les taxer: elles font le travail à notre place!

    5. @Ybabel and co

      « Je commence a me demander s’il ne faudrait pas commencer a rétribuer les machines pour leur travail »… Mais on le fait: les machines sont achetées le plus souvent en empruntant l’argent nécessaire et on paie donc en intérêts celui qui a avancé cet argent: le capitaliste.

      Moi je poserais plutôt la question: « Et si ont faisait payer les machines pour la plus-value qu’elles apportent ? ». Je m’explique: on parle beaucoup de la difficulté de payer les retraites à l’avenir pour le moment. Ce n’est que normal que ce soit difficile de payer les retraites puisque la part de richesse créée l’est de moins en moins par le travail humain et de plus en plus par le travail machinique. Alors, plutôt que de faire bosser les travailleurs de plus en plus longtemps, jusqu’à ce qu’ils en crèvent, ne serait-t-il pas logique de prélever l’alimentation des retraites non plus seulement sur le salaire des travailleurs mais aussi sur la plus-value réalisée grâce aux machines (quand même pilotées par des humains mais tellement plus productives)?

      C’est ce qui s’appelle sortir du cadre et trouver la solution en en faisant suer d’autres que les prolos, toujours taillables et corvéables à merci. Mais cela implique évidemment un renversement d’idéologie dominante et la suprématie de la solidarité de tous sur l’accaparement par quelques-uns…

    6. @Pierre Sarton du Jonchay
      « Vous posez donc deux questions : à qui appartient la richesse ? Est-il raisonnable d’imaginer que la richesse soit autre chose que de la matière ? Voulez-vous dire qu’il n’est pas raisonnable de poser ces questions ? »

      la richesse peut être immatérielle, non ? le savoir faire, l’information, est une richesse non ?
      A vrai dire, concernant la question de rémunérer les machines, je ne pensais pas vraiment que la démarche intellectuelle serait comprise ! lol

    7. Attention, le dollar n’est gagé sur rien d’autre que l’obligation légale qu’ont les Américains de l’accepter (cours légal). C’est ça qui lui confère une valeur garantie : si vous avez des dollars, vous pouvez acheter des choses aux U.S. avec. Mais la valeur du dollar dépend aussi d’une promesse : la promesse implicite de la Fed de ne pas en imprimer en grande quantité. Quelle est la valeur de cette promesse ? Chacun a sa propre idée sur la question, et la résultante de toutes ces opinions donne… la valeur du dollar.

    8. Poussons le raisonnement qui a déjà en très grande partie remplacé le travail vivant (des humains) par le travail mort (des machines).
      Supprimons les humains !
      Plus de grèves.
      Plus de retraites.
      Et puis plus rien !

  3. Ni les riches ni les pauvres n’abandonneront la logique de la tentation à l’accaparement parce que c’est une forme de sécurité contre le manque, et de sécurité contre l’apparition d’un concurrent dangereux pour les ressources. Les pauvres n’ont pas la possibilité d’accaparer, mais la présence du risque de manque est d’autant plus forte, et la possibilité de survenue d’un concurrent plus puissant qu’eux, qu’ils rafleront tout ce qu’ils peuvent encore plus vivement que les riches. La différence est la solidarité des peu-possédants qui permet de ne pas manquer du minimum s’il y a moyen de partager. Partage qui n’est jamais envisagé dans un calcul financier et qu’une autorité supérieure à la richesse, si elle existe (ce peut être l’Etat), doit imposer.

    Les chinois veulent rendre le Yuan convertible pour devenir le centre du monde financier de ce siècle, après New-york au 20ème et Londres au 19ème. Ils perdront en compétitivité ce qu’ils gagneront en attractivité, notamment auprès des pays émergents et en Asie.
    L’occident va connaître le colonialisme économique chinois, on peut déjà apercevoir à quoi il ressemble en Afrique.

    1. Il manque dans cet article à mon sens un élément fondamental, le nombre.
      Si les états unis ont pu acheter des actifs dans le monde entier juste en imprimant des billets verts que personne ne refusait sauf De Gaulle, comme ils ont pu investir partout de la même manière juste à cause de l’image de l’Amérique victorieuse au lendemain de la deuxième guerre mondiale.
      Si le dollar à tout va à servi au développement quoi qu’on en dise du monde entier avant d’en devenir le bourreau
      Si demain le yuan se révalue rien que par le nombre de chinois en détenant, ce sont des sommes bien plus importantes que les réserves de change chinoise qui entrent en scène.
      Alors le reste du monde pourra travailler pour la chine …. J’exagère peut être mais ce n’en est pas loin, car alors la vraie puisssance financière sera la chine.
      Donc qu’on laisse la délocalisation continuer de plus belle ou qu’on réévalue le yuan
      Echec et mat sur toute la ligne….

      Ils sembleraient qu’il faille tout simplement même si ce mot est tabou en revenir à une forme de protectionisme
      Ce mot est tabou, parce que le profit de tout ceci, ok il profite à la Chine dont il a permis le développement, mais les vrais marges, ces gains bien plus important encore que ceux des chinois, ce sont ceux des importateurs et ceux là ils ont tout intérêt à laisser les choses telle quelle,
      avec le monopole du travail pour les chinois, le quasi monopole du profit pour eux, et le monopole du chômage dans ces anciens pays qui se sont cru tellement développés qu’ils ont oubliés d’enseigner avant tout aux jeunes générations le devoir de penser et de vouloir par dessus comprendre et apprendre.

    2. C’est exactement l’inverse:
      ce sont les multinationales d’origine occidentale qui colonisent la Chine.
      Quant à l’Afrique, à moins d’être défenseur du capital français de souche (?),
      il faut commencer, avant de fantasmer sur un « colonialisme » chinois
      (alors que la Chine a appuyé, même matériellement, les mouvements d’indépendance!),
      à dénoncer des siècles de vrai colonialisme pour le coup
      et 50 ans de néocolonialisme imposé par les soudards de la République
      http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/communiques-du-npa-53/article/afriques-50-ans-de-dependance

  4. Je ne crois pas que la monnaie soit un probléme essentiel.
    L’argent est en effet un intermédiaire,ce n’est qu’un support de transaction, un contrat, que par commodité, on divise en monnaie.

    L’argent permet d’acheter une marchandise qui peut etre revendue avec profit. L’argent permet la spéculation, qui n’est d’autre que du vol.
    Vol du travailleur, vol de l’acheteur.

    Mais le mal, ce n’est pas la monnaie, mais la globalisation économique qui autorise la libre circulation des marchandises, sans taxes. Ce qui donne libre cours à la spéculation, et donc au vol et au pillage des nations.
    Pour se proteger, une solution simple, rétablir les douanes en import et en export.

    Exemple d’un éleveur de poulet africain. La monnaie de son pays est donc fixée à 1/10eme d’euro. Il s’aperçoit que le poulet vaut dix fois plus cher en Europe. Donc il va donc vendre sa production en Europe. Oui mais, il ne produit plus pour son pays. D’ou hausse des prix du poulet chez lui, et donc famine. Mais lui devient riche…
    Par contre le FMI va applaudir, chiffre à l’exportation, enrichissement des éleveurs, le PIB augmente. Oui mais le peuple s’enfonce dans la misère.
    De plus les éleveurs européens n’arrivent plus à vivre.
    Conclusion? Désordre économique et pauvreté, transfert de richesse stupide dans quelques mains. Richesse due à la spéculation et non pas à la marchandise. Tout ça à cause de la « libre circulation des biens ».
    Le cathéchisme du libéralisme libertarien, qui ne profite qu’aux spéculateurs, et non pas à la production de marchandise, comme prétendu.
    Ainsi, selon le FMI, pour rembourser sa dette, il faut spéculer et non pas produire. Un pays qui se « développe » est un pays qui a compris que le principe du jeu est la spéculation.

    Autre exemple; La Chine. Sans libre circulation des marchandises, le taux du yuan serait sans utilité pour attirer la spéculation. Avec les douanes, le yuan faible n’a plus d’interet. La Chine fonctionne comme mon modèle africain ci-dessus, sauf que le modèle communiste empeche le délitement de l’Etat qui plutot mal que bien remplit ses fonctions régaliennes.
    Ce qui n’est pas le cas en Afrique avec leurs dictatures libérales.

    1. La monnaie reste quand même essentiel.
      Elle n’est pas simplement un moyen d’échange, car elle est aussi cotée, c’est là à mon sens où le bas blesse. Elle ne devrait pas l’être et toutes les monnaies devraient se valoir.
      Donner une valeur autre que celle de l’échange, c’est reconnaître à ces dernières une existence propre, c’est donner à quelque chose d’immatériel une valeur matérielle.

    2. Il un documentaire sur Arte, qui explique que justement l’Europe vend à l’Afrique, les mauvais morceaux de poulets

      (Pour sa consommation, l’Europe se réserve les cuisses, le blanc et autres beaux morceaux,
      le reste, grosso-modo les carcasses sont congelées et exportées en Afrique, vendues sur les marchés à des prix défiants toutes concurrences pour des plats comme la soupe de poulet
      du coup, le poulet local africain, vendu lui vivant , donc entier et encore tout en plume , n’est plus du tout compétitif
      par contre il reste sain ….
      alors sur les restes des poulets européens, tués, plumés, prédécoupés, congelés , il y a vraiment beaucoup à dire, et grand intérêt à le faire bouillir … )
      donc voilà ….

      Perso, je m’obstine à penser qu’il faut intégrer de ces histoires d’argents, ce que l’on fait de l’argent

      (par exemple, ces plus de 60 milliards de $ investis dont nous explique Bob Coen, réalisateur de Marchands d’anthrax, dans l’extrait de son interview ci-dessous
      http://videos.arte.tv/fr/videos/interview_de_bob_coen_2_8_des_sciences_dangereuses-3391032.html
      est-ce vraiment un usage de l’argent, un investissement en recherche, en travail, ou en quoi que ce soit, et que sais-je encore….
      qui est produit, pensé, réfléchi, finalisé au bénéfice de l’humanité ???

      NB extrait de la présentation du film
      Au fil de ses rencontres avec les scientifiques, les militaires, les hommes politiques ou les journalistes ayant travaillé sur ce sujet, il apprend que de nombreux pays investissent massivement dans la biodéfense, parfois au mépris du droit international. La frontière entre recherche défensive et technologie d’attaque (prohibée) est parfois floue ; et l’investissement astronomique que représente l’armement chimique semble justifier les arrangements les plus secrets… )

    3. Autre documentaire à voir : We feed the word.
      ou histoire d’un saccage sur l’Argentine

      Nos dirigeants ont d’autres préoccupations légaliser les jeux en ligne pour profiter un peu plus de l’espérance de richesse et ruiner par la dépendance un peu plus les populations.

  5. @ Pierre Sarton du Jonchay,

    Bonsoir,

    Intermède

    Abdiquer le souverain privilège de battre monnaie, comme plâtre, pardon ciment d’une nation en sus de ses frontières?

    La mise à mort des Etats en temps que tel, parallèle triangulation d’actualité du complexe monétaro-financier, nouveau conteur du mythe de veaux main d’or.

    La « richesse » a-t-elle un drap-peau? Noir et blanc? Vous avez dix rates au pis!

    Saint-Just ciel, sors de ce corps, point trop n’accapare-commencer!

    « On n’a pas besoin de travail, juste de pognon » Coluche

    Prêts pour la …ceignez, court, vos ceintures, ces lourdes couronnes de dettes, lombaires arts mâtures aux vides têtes des plumés?

    http://www.dailymotion.com/video/x9x6rl_alain-bashung-la-nuit-je-mens-live_music

    Manque encore le deus « ex » machina pour une bonne brochette?

    Tout compromis imposé implique combat et fonctions autoritaires des systèmes en présence, encore une victoire de l’intelligentsia des valeurs fondamentales? Léger manque de charme, en dépit de tout ce rouge fort sang le trait.

    La science (ex machina) accouche de techniques de prolongation de vie surprenantes, blague des pauvres retraites à part, le recentrage des valeurs « patriarchimoniales » indique décidément une fois encore des dignes choix… de boucher, non?

    Lorsque la valeur hypnotique du totem sacré, le billet local, se rapproche de celle du papier journal -usagé et son usage dévolu en temps de disette-, le message sublime et minable tend vers l’instabilité et la violence à tout pretexte, enfin au juste prix local.

    Le forex décapite le yen sur l’autel dollar agonisant, les banques centrales forment une chaîne de compassion à ce drame monétaire sans prêt-cédant!

    La partition et gradation géographico-temporelle de ces « frictions » évoqueront les couleurs dominantes du drapeau nouveau, et son « signe », quand au modèle socio-culturel, les actuels étant en cours de sani-broyage…CQFD du meilleur des mondes?

  6. Gold standard and fixed exchange rates – myths that still prevail
    http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=2562

    « Fiat currency

    The move to fiat currencies fundamentally altered the way the monetary system operated even though the currency was still, say, the $AUD.

    This system had two defining characteristics: (a) non-convertibility; and (b) flexible exchange rates. You need to recognise this major shift in history before you can understand why the economic policy ideas that prevailed in the previous monetary systems (based on convertibility) are no longer applicable. You cannot assume that the logic that applied in the fixed exchange rate-convertibility days translates over into the fiat currency era. The fact is that it doesn’t.

    What I call neo-liberal macroeconomic reasoning is really the sort of reasoning that prevailed in the days prior to fiat currency. While there were debates about how to conduct macroeconomic policy in those days, there were some obvious key constraints that I have outlined above. This is irrespective of whether you want to call yourself a Keynesian or a Monetarist. The shift in history also renders most of the textbook economics outdated and wrong, in terms of how they depict the operations of the fiat monetary system.

    When I talk about modern monetary theory I am referring to the fiat monetary system. I am recognising that a fundamental shift occurred in history when Bretton Woods collapsed and this has dramatically altered the opportunities available to sovereign governments.

    First, under a fiat monetary system, “state money” has no intrinsic value. It is non-convertible which means that you can take a $AUD coin to the government and in return you will get a $AUD coin back. There is no responsibility to do more than this. So for this otherwise “worthless” currency to be acceptable in exchange (buying and selling things) some motivation has to be introduced. That motivation emerges because the sovereign government has the capacity to require its use to relinquish private tax obligations to the state. Under the gold standard and its derivatives money was always welcome as a means of exchange because it was convertible to gold which had a known and fixed value by agreement. This is a fundamental change.

    Second, given the relationship between the commodity backing (gold) and the ability to spend is abandoned and that the Government is the monopoly issuer of the fiat currency in use (defined by the tax obligation) then the spending by this government is revenue independent. It can spend however much it likes subject to there being real goods and services available for sale. This is a dramatic change.

    Irrespective of whether the government has been spending more than revenue (taxation and bond sales) or less, on any particular day the government has the same capacity to spend as it did yesterday. There is no such concept of the government being “out of money” or not being able to afford to fund a program. How much the national government spends is entirely of its own choosing. There are no financial restrictions on this capacity.

    This is not to say there are no restrictions on government spending. There clearly are – the quantity of real goods and services available for sale including all the unemployed labour. Further, it is important to understand that while the national government issuing a fiat currency is not financially constrained its spending decisions (and taxation and borrowing decisions) impact on interest rates, economic growth, private investment, and price level movements.

    We should never fall prey to the argument that the government has to get revenue from taxation or borrowing to “finance” its spending under a fiat currency system. It had to do this under a gold standard (or derivative system) but not under a fiat currency system. Most commentators fail to understand this difference and still apply the economics they learned at university which is fundamentally based on the gold standard/fixed exchange rate system.

    Under a fiat currency system, if the government sets limits on its spending – for example, a rule restricting real growth of spending to be 2 per cent – then this is purely voluntary. It might be a sensible rule given the scale of nominal demand relative to real capacity but it is purely voluntary. These rules, however, usually arise from some mis-perception that the size of the budget deficit is a concern or the growth in public debt is a concern. Neither are particularly relevant to anything germane.

    Third, in a fiat currency system the government does not need to finance spending in which case the issuing of debt by the monetary authority or the treasury has to serve other purposes. Accordingly, it serves a interest-maintenance function by providing investors with an interest-bearing asset that drains the excess reserves in the banking system that result from deficit spending. If these reserves were not drained (that is, if the government did not borrow) then the spending would still occur but the overnight interest rate would plunge (due to competition by banks to rid themselves of the non-profitable reserves) and this may not be consistent with the stated intention of the central bank to maintain a particular target interest rate.

    Importantly, the source of funds that investors use to buy the bonds is derived from the net government spending anyway (that is, spending above taxation). The private sector cannot buy bonds in the fiat currency unless the government has spent the same previously. This is a fundamental departure from the gold standard mechanisms where borrowing was necessary to fund government spending given the fixed money supply (fixed by gold stocks). Taxation and borrowing were intrinsically tied to the government’s management of its gold reserves.

    So in a fiat currency system, government borrowing doesn’t fund its spending. It merely stops interbank competition which allows the central bank to defend its target interest rate.

    The flexible exchange rate system means that monetary policy is freed from defending some fixed parity and thus fiscal policy can solely target the spending gap to maintain high levels of employment. The foreign adjustment is then accomplished by the daily variations in the exchange rate.

    Conclusion

    The two monetary systems are very different. You cannot apply the economics of the gold standard (or USD convertibility) to the modern monetary system. Unfortunately, most commentators and professors and politicians continue to use the old logic when discussing the current policy options. It is a basic fallacy and prevents us from having a sensible discussion about what the government should be doing. All the fear mongering about the size of the deficit and the size of the borrowings (and the logic of borrowing in the first place) are all based on the old paradigm. They are totally inapplicable to the fiat monetary system. »

    1. @ aliena

      Fiat money and the gold standard are two very different arrangements, I totally agree. But the rest of your comment rests on a false premise, namely that « in a fiat currency system the government does not need to finance spending » because « There is no such concept of the government being “out of money” ».

      You note, however, that the capacity to print money does not provide an unlimited purchasing power. The resources government can buy with this money is limited by the actual production of the economy. But there is another limit : hyperinflation.

      Increasing the money supply increases prices. It takes a little while, it is not homogeneous – some goods rise more than others. But it always does. A fast increase of the money supply therefore causes rapid inflation. To have a few figures in mind, current public spending in most occidental democracies is between 30% and 55%. Printing this share of GNP every year is an astronomical rate of inflation, roughly twice what we had during the 70’s stagflation, and 4 times the current monetary expansion.

      After a while, people will anticipate the future rise of prices and ask for rising prices. Unions might ask for wages to be indexed, long-term contracts might have indexation clauses, too. Commodities prices will be frequently revised, based not on past prices but on anticipated future price rises. This lowers the amount of goods government can purchase with the money it prints. It therefore has to accelerate the printing press if it wants to maintain the level of spending. This is the major fact that limits the government’s spending capacity.

      A continuously accelerating inflation quickly leads to hyperinflation, and to the following paradox. As money depreciates at an exponential rate, holding it becomes very costly. People want to hold less money and start spending is as soon as it reaches their purse. The price of the commodity they purchase is very high, but it does not really matter as their cash will have lost its purchasing power in a few months, weeks or even days. The value of the money supply therefore starts decreasing!

      The nominal money supply keeps increasing exponentially, but the real money supply starts falling, thus reducing the revenue of government.

      Basically, this is an example of Lincoln’s motto: « You can fool someone once, but you can’t fool everybody all the time ».

      NB: As a minor remark, the idea that government can keep fiat money in circulation by what is called quasi-legal tender laws is false.

      « for this otherwise “worthless” currency to be acceptable in exchange (buying and selling things) some motivation has to be introduced. That motivation emerges because the sovereign government has the capacity to require its use to relinquish private tax obligations to the state. »

      No, fiat money is imposed through legal tender laws which give it a compulsory purchasing power. The power to pay taxes « in paper », alone, cannot and never has allowed a fiat money to circulate. It can, however, be used to increase seigniorage on a convertible money. This is not the point here.

    2. De traduire en idiome local, ça vous ferait mal où ?

      Aussi bien par courtoisie envers ceux qui ne pratiquent pas l’anglais économique ou financier que pour des raisons bassement chauvine, évitons les placards de 1000 mots dans cette langue, foutrement laide, qui plus est!

      Sinon vous avez là pour vous exprimez auprès d’un public anglo-klaxonnant :

      http://www.pauljorion.com/blog_en/

      C’est tout en anglais…

  7. An international currency? Hopefully not!
    http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=5785

    « Today we consider the current debate about whether we need to return to fixed exchange rates and create a new reserve currency for the World – which might even be a supra-national currency. In general terms the calls for these sort of reforms reflect a misunderstanding of how a modern currency operates and also the opportunities the fiat monetary system presents to a national government which desires to advance public purpose (full employment and price stability).

    The claims for this type of currency reform also reflect serious misunderstandings about trade and the financial flows which accompany trade. More worrying is that the fixed exchange rate call is becoming a cause celebre for progressive economists who see flexible exchange rates as somehow a cornerstone of a neo-liberal free market plot against prosperity. Talk about being misguided. So this blog introduces these issues – and will probably be the first of several on the topic. »

    « While I will write more about this in the future the solution to the financial instability that has brought the real production systems in our nations to their knees is not to surrender national currency sovereignty. The capacity of a national government to issue its own currency under monopoly conditions should not be surrendered to maintain an exchange rate system which is incapable of sustaining full employment across all sovereign spaces.

    While the ICU plan was designed to overcome the forced deflationary forces which an external deficit it actually cannot do that without considerable loss of sovereignty. Unless you could have one treasury and one central bank then national units are always forced to sacrifice domestic policy to maintain the value of its currency against the supra-national settlement unit.

    The political point is also not to be understated. Why should a sovereign national government (and its citizens) allow an international body (which might be unelected – in the case of the IMF) to implement policy that will affect its electoral appeal?

    It is bad enough that we allow central bank boards who are unelected to motivate the direction of interest rates. It would be unthinkable to devolve the total fiscal and monetary authority to a supra-national body.

    The other point is that the idea of a fixed exchange rate is rather illusory – speculative flows can break the peg very quickly anyway. Only countries such as China with enormous stockpiles of foreign reserves can resist these speculative attacks and run a peg against say the US dollar. But remember they have been able to build that stockpile by denying its citizens access to resources and thus keeping them poorer than they would otherwise have to be.

    Finally, a deficit nation under a Bancor will still face deflationary prospects to maintain the value of its currency against the Bancor. No real change there. »

    1. « It is bad enough that we allow central bank boards who are unelected to motivate the direction of interest rates. It would be unthinkable to devolve the total fiscal and monetary authority to a supra-national body. »

      We are totally in agreement there 😉

      Regards,
      GSF

  8. @ Ybabel :

    « je commence a me demander s’il ne faudrait pas commencer a rétribuer les machines pour leur travail. »

    Voilà une idée qui me plaît et qui (selon moi) mériterait de figurer aussi dans « l’inventaire de demain ». Il faudrait réfléchir à ses conséquences. En premier lieu, une fois la machine rétribuée, comment s’assurer qu’elle dépensera (au moins en partie) son argent? pour une insertion harmonieuse dans le système socio-économique, il faudrait en effet qu’elle soit capable de rétribuer à son tour d’autres machines voire des être humains.

    De façon plus générale, on peut constater que la machine (qu’on appelle de plus en plus souvent « robot » à mesure qu’elle évolue), qui a investi l’agriculture et l’industrie, se développe dans le champ social. Elle y vient satisfaire ou stimuler le besoin de relations humaines. L’exemple le plus simple, est celui du tamagochi, un peu passé de mode il est vrai. Mais des versions plus abouties voient maintenant le jour au Japon, dans des milieux les plus divers comme l’école ou l’hôpital. Ils visent implicitement à combler la dépression démographique qui s’amorce.

    La question qui se pose là-bas est de savoir s’il faut leur donner une apparence complètement humanoïde. Bref, de savoir s’il s’agira d’animaux de compagnie ou d’autres nous-mêmes. La réponse engage une partie de l’avenir de l’humanité.

    1. « La monnaie compte la valeur que le travail humain ajoute à la matière » nous dit Pierre Sarton du Jonchay eh oui c’est bien la tout le probleme
      a part les millions de chinois exploites dans les usines qui produit quelquechose? les machines seulement !!!
      et comment fonctionnent elles ; grace a l’energie dense abondante et bon marche qu est le petrole

      Donc des que la consommation de petrole va depasser la capacite de procuction (maintenant officiellement confirme pour 2011-2015) , adieu valeur de la monnaie, adieu civilisation industrielle, et reves d’une societe du savoir,des services, de lopulence de la non competition et du comfort

      Et bonjour le retour a la terre , a la decomplexification de nos processus, a une vie sobre en energie et a la guerre pour la survie, de millions d’urbains incapables de survenir par eux memes a leurs besoins primaires.

      On est donc face a un enorme probleme que personne ne semble vouloir traiter, autrement que par des rustines sur les symptomes.
      Il me semble important de regarder plus loin que la faillite de la grece ou la regforme des paradis fiscaux

  9. Bonjour,

    « La masse monétaire mondiale est disproportionnée [et] n’est pas structurée par la valeur réelle du travail [et] les biens réels dont l’échange international résorberait les dettes entre zones monétaires. »

    Oui ! La création monétaire conduit les ménages, les entreprises et les Etats à accumuler des dettes qu’ils ne peuvent pas payer. Mais l’essentiel des dettes reste dû à l’intérieur de chaque Etat-nation ; les dettes internationales ne sont que la (petite) partie émergée de l’iceberg.

    Dette extérieure de la Grèce : environ 1 an de PIB (dette externe)
    Engagements sociaux : environ 8 an de PIB (dette interne)

    Le problème est donc essentiellement domestique, malgré les apparences. Je pense que les solutions le sont aussi. Il ne faut pas trop attendre d’une monnaie internationale. Si chaque Etat-nation l’utilisant était contraint de prendre des mesures d’assainissement internes, la monnaie internationale contribuerait à régler le problème. Mais même sans cela, chaque nation souveraine peut d’ores et déjà prendre ces mesures internes, sans attendre l’arrivée d’une monnaie internationale salvatrice. Nous sommes en train d’en prendre conscience.

    1. dois-je concevoir de vous lire et avec vous
      que entre autres
      (car, oui, je suppose qu’il y aurait encore beaucoup à redire de vos affirmations)
      les sous-marins et aussi sans doute les hélocoptères, sont bien évidemment à décompter, assimiler, englober comme des dépenses sociales ?

      (« …
      Et à propos de coïncidences, je vous rappelle qu’on ne sait toujours pas si la France et l’Allemagne ont profité des négociations avec la Grèce pour la forcer à confirmer des commandes de sous-marins, ou bien si la commande par la Grèce, à l’Allemagne, de deux sous-marins supplémentaires (information du Monde, daté samedi, page 5, dernière colonne à droite) est, comme l’affirme le ministre adjoint grec de la Défense Panos Beglitis, une simple… coïncidence.
      …. »
      http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8086

      « ….
      Dernièrement, M. Papandréou, qui était au sommet de l’Otan, est passé par Paris. A Paris, il y a un certain M. Fillon et un certain M. Sarkozy. (…) Ils les a rencontrés. M. Fillon et M. Sarkozy ont dit à M. Papandréou : « Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d’armement qu’on a avec vous, signés par le gouvernement Caramanlis ».
      Depuis ces trois mois, il y a eu plusieurs milliards de contrats d’armement qu’on a obligé la Grèce à confirmer. Des frégates françaises – 2,5 milliards – que doivent acheter les Grecs; il y a des hélicoptères, il y a des avions, il y a des sous-marins allemands.
      …  »
      http://www.slate.fr/story/21085/grece-cohn-bendit-accuse-la-france-et-lallemagne-de-chantage

    2. Bien sûr que non, Cécile, les dépenses militaires ne sont pas des dépenses sociales (et ne sont d’ailleurs pas des dettes, même s’il y a un lien évident…)

      Mais vous faites bien de rappeler le niveau extravagant des dépenses militaires grecques, triste héritage du régime des colonels et de la propension générale à distribuer des emplois public à des amis politiques.

      Cdt,
      GSF

    3. @Goofy’s angel

      Aux dernières nouvelles la dette totale de la Grèce (État + entreprises + ménages) était de 900 Mrds d’euros. Soit 300 à 350 % du PIB. Ou 3 ans à 3 ans et demi de PIB.
      D’où sortez vous vos 8 ans de PIB, soit 2000 à 2400 Mrds?
      Des engagements sociaux de 1100 à 1500 Mrds?
      Quesako??!!

  10. Si on veut vivre dans une illusion, bien sur le jour va venir q’on va se rendre compte on vie dans une illusion bureaucratique.

    Autrement dit, c’est impossible de gérer une illussion, comme on essaie de faire aujourd’hui.

  11. @Pierre Sarton du Jonchay
    A propos de création monétaire. Pour essayer de comprendre le mécanisme essentiel, je suis revenu à l’origine : les coquillages. Je me suis demandé comment ça fonctionnait.
    Donc imaginons une tribu (assez grande) qui souhaite monétiser ses trocs pour plus de facilité de gestion. Du genre j’échange la maison que je te construit contre des matériaux immédiatement, des graines plus tard, et je rembourse les outils que j’avais emprunté. Sans monnaie pour comptabiliser, c’est compliqué. Ok.
    Si les coquillages sont trop facile à se procurer, du genre, disponible sur la plage en se baissant, alors il sera plus facile d’aller les « cueillir » plutôt que de vraiment travailler. Dans ce cas, l’économie va s’écrouler très rapidement. Les coquillages perdre de la valeur (inflation)… et retour a l’équilibre.
    A l’inverse si l’activité économique ralentit (c’est l’hiver par exemple) la valeur relative de la monnaie prends temporairement du moins plus d’importance, et il devient plus intéressant d’en posséder que de travailler. A condition que l’économie reparte et redonne a l’argent sa valeur (la sacro-sainte croissance dont on nous rabâche les oreilles tous les jours)
    Donc il faut que les coquillage soient plus difficile à obtenir par la cueillette que par l’échange (et donc le travail). Ce serait le cas, si par exemple, il fallait plonger pour se les procurer. (difficulté qui est aujourd’hui représentée par le taux d’intérêt)
    Mais il ne faut pas qu’ils soient trop difficile non plus sinon cela va pénaliser l’économie par manque de liquidité en période de croissance. A moins d’avoir des moyens pour en accélérer la circulation, tel que les chèques bancaire.(Vous voyez au passage qu’on retombe sur des problèmes très actuels ! lol)

    Donc première question pour en revenir a cette monnaie dont vous parlez : en quoi une monnaie internationale va-t-elle résoudre ce problème de régulation de l’approvisionnement monétaire ?
    Sur quelle théorie économique va-t-on se baser pour en gérer la masse ? Ne faudrait-il pas éliminer totalement tout intervention humaine ?
    Deuxième question. Créer de l’argent c’est bien. Mais à qui on le donne et pourquoi ? C’est une question qui n’est pratiquement jamais abordée. Les « circuits monétaires », comment l’argent circule-t-il ? Cela me semble essentiel d’avoir un mécanisme de « répartition » équitable.
    Actuellement, de ce que je comprends, le seul vrai mécanisme (puisqu’on a un taux d’intérêt global unique, et non pas par secteur – ce qui serait plus logique et permettrait par exemple d’avoir un taux élevé pour l’immobilier de manière a le ralentir, et un taux réduit sur les énergies renouvelable de manière a l’accélérer) dont on dispose est : la niche fiscale. La niche fiscale détourne la force de travail vers certaines activités plutôt que d’autres. Avec deux effets pervers sur le moyen terme : l’augmentation du prix de la production dans ce domaine, et le fait qu’il devient plus malin pour gagner beaucoup d’argent de faire la chasse aux niches que de travailler à proprement parler.

    Donc, je suppose que vous ne souhaitiez pas forcément aller jusque la, mais il me semble indispensable, quand on parle d’instaurer une nouvelle monnaie d’en expliquer les mécanismes fondamentaux pour savoir si elle à un intérêt ou pas.
    En l’occurence : comment est-elle crée/détruite, et répartie.
    Sans cela, ce n’est qu’un coup d’épée dans l’eau.

    1. donc, donc, la politique chemine parfois bien tristement… entre de politique à la corbeille, et politique à la niche …

    2. Comment est-elle crée, détruite, et répartie ?

      Crée :
      1) par le crédit de banques de crédit spécialisées dans la transformation de l’épargne sans risque de crédit
      2) par l’investissement de banques d’investissement acheteuses du risque de crédit des emprunteurs et du risque de crédit des banques de crédit
      3) par les transactions des banques de marché qui ne font ni du crédit ni de l’investissement mais des prix à terme par l’offre et la demande de biens réels qui ont un prix de réalité venant d’acheteurs et de vendeurs réels, c’est à dire non financés par eux-mêmes en tant que banque.

      Détruite :
      1) par le remboursement des crédits à l’échéance négociée sur le marché avec les banques de crédit
      2) par le capital des banques d’investissement en cas de défaillance de l’emprunteur
      3) par la livraison sur le marché à terme d’un bien réel en contrepartie du prix à terme négocié en sous-jacent du crédit.

      Répartie :
      1) par le crédit contre promesse mesurée de remboursement effectif au terme négocié sur le marché
      2) par l’investissement du capital réel à proportion de la prime d’option de garantie des crédits distribués
      3) par la production et la livraison sur le marché de la contrevaleur réelle des crédits empruntés et du capital investi dans le passé.

      Tout ceci fonctionne par un marché comptant intermédié et surveillé par des banques de marché qui assurent par la compensation la bonne fin de toutes les transactions par un crédit en monnaie contre livraison d’un physique. Les banques de marché sont dépositaires de la définition des biens négociés, du crédit des opérateurs réels et de leur capital. Du Droit, du marché, du capital, du crédit de la monnaie et de l’honnêteté. Bien sûr un État de droit transnational de l’honnêteté discutable et garantie par les États de droit nationaux.

    3. @Pierre Sarton du Jonchay

      La monnaie est emise par le gouvernement uniquement.
      Le gouvernement est l’emetteur en monopole de la monnaie.
      Les banques privees n’emettent que du credit (leverage of high powered money issued by the central bank).
      Le credit n’est pas de la monnaie, c’est pour cela qu’il y a des « bail-out » regulierement du a l’instabilite du credit.

      « By definition, privately-issued IOU cannot be universal/public. At some point during the private IOU expansion, a sufficient number of entities will try to realize their claims at roughly the same time. We can speculate whether they do this in a coordinated fashion and/or whether the dynamics of the system (e.g., maturities lining up at the same time) will force them to do so. They believe the value of their claims will be diluted in the future, so they act to liquidate (transform their IOUs toward the universal). Others quickly follow, hence crisis. Gold was the universal in the past, now it is CB-issued liabilities.

      You can call this a capital accumulation crisis, a debt crisis, an over-production crisis, all related. This process has occurred repeatedly during history – with the exception of the “quiet period” after WWII, financial crises were fairly common – every 7 to 10 years, with larger ones every 15 to 25 years. »

    4. @ aliena

      « Le credit n’est pas de la monnaie »

      Il faut définir préalablement ce que vous entendez par « monnaie » sinon on peut discuter longtemps. Si vous prenez comme définition « les trucs imprimés par la BCE » alors les banques privées ne créent pas de monnaie, c’est un truisme. Mais si vous prenez la définition courante « bien généralement accepté comme moyen de paiement dans les échanges » alors de nombreuses formes de crédit SONT des monnaies :
      – les lettres de change
      – la monnaie de banque (monnaie scripturale et billets de banque convertibles du temps jadis)
      – billets à ordre
      – autres effets de commerce escomptés

      Ce sont des monnaies de crédit.

  12. Si on prend 1 euro par jour à tous les habitants de la terre on peut faire 2000 milliardaires par an.
    La richesse c’est simple comme les monopoles !

  13. Je veux revenir sur la question de l’EURO dont on voit bien, ce qui n’est pas nouveau, que le point faible réside dans l’absence de convergence et d’ autorégulation des politiques économiques à l’intérieur de la zone où il a cours. Un épisode récent a mis cette constatation en exergue au point que certains se posent la question de sa survie dans les turbulences actuelles.

    L’Euro a deux fonctions celle de moyen de paiement courant, commun entre européens, et celle de devise internationale soumise aux aléas des différents types de marchés. L’idée serait de mettre en place un système monétaire à trois niveaux.

    Niveau un, correspondant à toutes les transactions internes à chaque pays (salaires, impôts, dividendes, intérêts, prestations sociales, primes d’assurance, prêts bancaires, loyers, tout revenu autre que résultant d’une vente). Son cours en Euros est fixé annuellement par la BCE sur proposition de la Banque Nationale « exemple : BDF ». Il s’agit d’une monnaie de compte, se traduisant par un simple coefficient de conversion avec la monnaie fiduciaire.

    Niveau deux, l’Euro monnaie commune dans laquelle est convertie toute transaction de niveau 1 ; il ne circule donc que des billets des pièces et des chèques libellés en Euros. Les transactions commerciales sont libellées en Euros. Les signes monétaires ont une durée de validité limitée par la couleur annuelle de la série des billets pour éviter la thésaurisation spéculative (exemple : la série amarante émise en 2013 n’a plus cours au 01/05/2014).

    Niveau trois, l’Euro-Bancor, qui possède toute les caractéristiques voulues par Keynes, la « compensation » entre pays de la zone et avec les autres devises étant assurée par un organisme dépendant de la BCE. Tous les règlements entre la zone Euro et le reste du monde transitent par cet organisme de compensation. Les divergences des politiques économiques entre états appartenant à la zone Euro sont régulées par le cours annuel fixé avec la « monnaie nationale» non circulante de niveau 1.

    La devise Euro-Bancor serait ainsi désolidarisée des politiques trop divergentes menées par certains états membre de la zone euro. Chaque état pourrait conduire une politique économique et sociale plus indépendante et plus responsable à la fois, puisque sanctionnée annuellement par le taux de conversion de son niveau 1 à l’Euro.

    1. A quelques nuances près, je vois le même plan de consolidation de la zone euro que vous. Il signifie le rétablissement de monnaies nationales (l’Allemagne et la France pourraient se dire solidaires en adoptant le mark franc) ; le maintien de l’euro actuel ; et l’euro-bancor utilisable par la City de Londres pour son business international à coté de la livre sterling dédiée strictement aux intérêts domestiques britanniques. Le flottement négocié et régulé de toutes ces monnaies les unes par rapport aux autres permettrait de concilier la responsabilité de chaque monnaie avec la rationalité des échanges entre chaque monnaie et chaque niveau.

      Au lieu de pressurer la Grèce, la France et l’Allemagne laisseraient le mark-franc se réévaluer par rapport à la drachme et lui consentiraient des prêts en euro à proportion des efforts consentis dans l’assainissement des finances publiques et des échanges domestiques. Sans les prêts en euro, la drachme s’effondrerait ce qui permettrait aux Grecs de se mettre au travail pour rembourser ses créanciers étrangers en huile d’olive, en tourisme, en minerai de fer, en chants orthodoxes ou en transport maritime.

  14. @ Loïc , @ la communauté ,à MM Paul Jorion et Leclerc.

    Avec des milliers d’autres,nombreux ici bien évidemment grâce à des vues élargies de nos situations communes ,il est surprenant toutefois de ne pas voir,à mon sens ,suffisamment de prise en compte de cette autre réalité qu’est la fin en cours des énergies dites fossiles.
    L’arméee US elle même en fait mention (il faut rechercher ,assez aisément je crois ,sur la toile les documents,d’ailleurs repris par une presse allemande ) pour un pic dépassé en 2010 et un manque de 10 millions de barils/jour–à vérifier– en 2015 sur la base actuelle de consommation (laquelle « débordera » trés vite du fait des « émergents » …).
    Donc,ce me semble,il faudrait désormais inclure systématiquement ce facteur déterminant, ô combien, dans tout effort d’appréhension et de proposition.
    N’est-il pas ?

    1. Ah parce-que vous vous fiez aveuglément aux communications du Pentagone comme parole d’évangile?
      Ya deux ans ils alertaient le monde sur les prix trop élevés du pétrole et dénonçaient la spéculation!

      Et maintenant auraient-ils besoin de faire monter un peu plus les cours ou « d’investir » quelque souveraineté pétrolière qu’ils ne s’y prendraient pas autrement, j’imagine… A moins qu’ils aient viré philanthropes nos stratèges US!
      Mais j’suis un peu parano, il est vrai.

      Sinon attendez vous à voir débouler sous votre post notre spécialiste maison sur le sujet! Un certain « Peak-Oil »…

  15. Lorsque votre langage savant n’est plus compris de tous, ne vous en prenez plus alors qu’à vous mêmes de voir toujours autant de monde tourner en rond et cela faute d’amour et de charité.

    « Une perdrix qui couve ce qu’elle na pas pondu, tel est celui qui fait fortune malhonnêtement : au beau milieu de ses jours, sa fortune l’abandonne, et sur son déclin, il devient une vraie brute. »
    Jérémie 17,11

  16. Beaucoup de bla bla plus ou moins compréhensif.Pour faire simple disons que la fin du capitalisme est amorcée depuis 3 ou 4 ans.Pour la simple raison que le communisme est mort depuis 20 ans. Les deux systèmes existaient et se justifiaient l’un par rapport à l’autre.C’est terminé.Les pays riches sont syphonnés par les pays qui sont passés au capitalisme et il faut être bien niais pour avoir pensé qu’avec un monde capitaliste, les pays auraient tous le train de vie des USA.Les mêmes crétins qui, pour conjurer le sort pense que les prix astronomique de l’immobilier vont nous sauver de la faillite. Dans ce domaine l’ ESPAGNE mange la poussière; nous suivrons sous peu. Quand??? Quand la GRECE aura faillite et entrainera l’EUROPE DANS LE TROU.Une chose est sûr, on regrettera pas cette euro de merde.La dernière année du franc, pour un article x, on donnait 1 franc, pour le même maintenant on donne 1 euro ( x par6,6) .Pour ceux qui n’ont pas encore compris sachez que sous peu nous aurons en FRANCE la guerre civile et en toile de fond une 3 ém guerre mondiale. Réveil oui, mais brutal…..

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