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Réponse à « Y A-T-IL UN PUZZLE AVEC DES PIÈCES JAUNES ? PAR TIMIOTA »

Ouvert aux commentaires.

Je crains, Timiota, que votre notion de « dépercolation » ne propage un douloureux contresens.

De ce billet, je crois comprendre que votre « dé-percolation » résulterait d’une granulométrie trop grossière, parce que calibrée à la taille des Nations. Poussons la métaphore.

L’idée de Nation ne conceptualiserait donc plus qu’un amas de blocs erratiques, trop gros pour enrichir le flux de l’Histoire autrement que par l’abomination « nationaliste ». C’est-à-dire « chauvinisme, patriotisme, xénophobie ». Mais ne pouvons-nous être nationaux sans être ni nationalistes, ni chauvins, ni patriotards, ni xénophobes ?

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LE PRÉSIDENT de Georges Simenon

Avec une belle régularité, vous me conseillez de regarder un extrait du film d’Henri Verneuil : Le Président (1961). Et vous me demandez : « N’est-ce pas étonnant ? »

Oui, ce l’est.

Le film, affirme-t-on, est « d’après le roman de Georges Simenon », ce qui m’a donné envie de lire ce livre que je n’avais pas lu.

La scène en question ne s’y trouve pas, ni même rien d’approchant. Dans le roman, l’action se situe sur quelques journées seulement, durant lesquelles le Président (Jean Gabin dans le film), entouré de quelques domestiques, ne quitte pas sa petite maison, isolée sur une falaise de la côte normande.

Le texte que l’on entend dans la vidéo est donc de Michel Audiard, qui écrivit les dialogues du film, le scénario dans son ensemble étant attribué lui à Verneuil et Audiard.

Que cela ne vous empêche pas de lire le roman : c’est du Simenon de 1957, en très grande forme, comme il le fut pratiquement toujours. On y décrit un très vieil homme à qui l’actualité fait imaginer qu’il s’apprête à jouer à nouveau un rôle politique essentiel. Il n’en est rien : il découvre qu’il est en réalité depuis longtemps sur la touche, et se résigne alors à la mort.

En le voyant si calme et si doux, n’allait-on pas hocher tristement la tête et chuchoter derrière son dos :

– Vous avez-vu comme il baisse ?

Gabrielle ajouterait sans doute :

– On dirait une lampe qui s’éteint…

Tout cela, parce qu’il avait cessé de s’occuper de leurs petites affaires.

Si vous n’avez jamais lu Simenon, lisez-le : il évoque comme personne les humeurs, les manies, les faiblesses, tout ce qui fait qu’il sera toujours difficile de mimer véritablement un homme ou une femme dans un robot.

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