Archives par mot-clé : Michel Pébereau

Gros turnover dans la finance : TOUT FOUT LE CAMP OU PRESQUE ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est la débandade chez Pimco, le méga fonds d’investissement américain, et l’heure du départ a sonné chez BNP Paribas. Après Mohamed el-Rian, un ancien expert du FMI, Bill Gross prend la poudre d’escampette après 43 années à sa tête, dans le contexte de l’annonce d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC) qui a valu à cette figure légendaire de la finance d’être interrogée par ses soins. Baudoin Prot va pour sa part quitter la présidence de BNP Paribas à l’insu de son plein gré.

Un scandale de plus couve dans les milieux financiers, qui cette fois-ci porte sur les Trackers (ou Exchange Traded Funds, ETF), et plus particulièrement sur une espèce de ceux-ci dénommée Trackers actifs, qui ne représente encore que 1% de leur volume total (1,65 milliers de milliards de dollars), mais est en pleine expansion. Comme d’habitude, le nouveau miracle annoncé de cette famille de produits financiers pourrait tourner au vinaigre.

Continuer la lecture de Gros turnover dans la finance : TOUT FOUT LE CAMP OU PRESQUE ! par François Leclerc

Partager :
Email This Post Email This Post

BNP Paribas : Devenue de facto banque américaine, par Julien Alexandre

Billet invité. Le billet est ouvert aux commentaires sur l’affaire BNP Paribas exclusivement.

Le Journal du Dimanche, en distillant des confidences autorisées, confirme ce que la plupart des observateurs avertis du monde financier pressentaient : les jours de Baudouin Prot à la tête de BNP Paribas sont comptés.

Michel Pébereau avait réussi à hisser la banque dans le trio des plus grandes banques européennes (à quel prix ?). Baudouin Prot aura réussi à faire de la plus grande banque française une banque de facto américaine.

De facto, oui. Quelle autre interprétation pourrait-on produire alors que le service de sécurité financière dans son entièreté va être transféré aux États-Unis, lesquels installeront au cœur même de la banque des fonctionnaires du ministère de la justice chargés de contrôler ses activités, et qui auront vraisemblablement accès à l’ensemble des opérations (afin sans doute d’éviter de nouveaux montages frauduleux comme ceux qui ont donné lieu au règlement à l’amiable déjà abondamment commenté ici-même).

La France, même lorsqu’elle nationalise, n’ose prendre de telles mesures. Aussi faut-il peut-être en réalité et a posteriori lire dans ses vives protestations contre la sanction financière américaine la triste réalité : la France s’est fait déposséder de sa plus grande banque. L’ironie de l’histoire, c’est évidemment que si la France s’était décidée à prendre – sérieusement – les choses en main en matière de régulation et de sanction, ce sont des fonctionnaires du ministère de la justice français qui siègeraient aujourd’hui au sein du comité de sécurité de la banque.

La frilosité ne paie plus.

Partager :
Email This Post Email This Post