Archives par mot-clé : Michel Rocard

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 27 NOVEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 27 novembre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 27 novembre 2015, et avant de dire ce que j’ai envie de dire aujourd’hui, je vais faire une petite entrée en matière en parlant d’autre chose.

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« Esprit, es-tu las ? » Une lettre à l’Élysée, par Zébu

Billet invité

Faut-il que l’Europe soit en si mauvaise posture qu’il faille en appeler aux mânes des grands ancêtres ?

Dans une tribune publiée au Journal du dimanche, Monsieur le Président de la République, vous rendez hommage à Jacques Delors, qui, il y a 30 ans, relançait la construction européenne, notamment avec l’idée d’un marché puis d’une monnaie unique. Ce serait l’insuffisance d’Europe, et non l’inverse, qui serait délétère selon vous. Vous proposez donc que la France soit à l’avant-garde, avec d’autres nations européennes, d’une intégration plus poussée de l’Europe, proposition que vous reprenez à Jacques Delors : parlement et gouvernement de la zone euro gérant un budget fédéral.

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L’Artificier, le Pontonnier et le Bretteur (sur trois essais récents), par Timiota

Billet invité.

Trois essais soulignent par leur angle d’attaque que certes les pieds du ci-devant colosse – l’économie version néolibérale – sont d’argile. Mais ils indiquent aussi que la métastabilité des institutions à tous les niveaux oblige ses adversaires à étirer le front à nouveaux frais.

Les trois ouvrages récemment parus ou traduits dont il est question fournissent un balayage de notre pyramide économique :

– de sa théorie (L’Imposture économique de Steve Keen [1]) qui fait voir que la pyramide supposée solide est plutôt sur sa pointe ;

– de l’articulation de cette théorie avec les grandes structures (La Grande Crise, de James K. Galbraith [2], proche de Varoufakis qu’il cite souvent), structures telles les groupes industriels ou les acteurs de la presse – y compris un Paul Krugman – ou du domaine de l’énergie, assurément crucial ;

– Enfin la rencontre de cette pyramide avec le « management mondial » (Suicide de l’Occident, Suicide de l’Humanité ? de Michel Rocard [3]), qui brosse l’impact délétère de l’actuelle conduite à l’échelon du « concert des nations » et même de la planète, par un premier ministre à l’esprit toujours acéré.

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L’économie sociale de Michel Rocard, par Dominique Temple

Billet invité

Le libéralisme économique soutient qu’il n’existe qu’un principe de l’économie et que ce principe est l’échange. Le libre-échange requiert la privatisation de la propriété comme condition, et se justifie de l’intérêt de chacun. Ses victimes souhaitent une alternative : on voit aujourd’hui naître de nombreuses initiatives de la société civile qui témoignent d’une réflexion éthique. Mais que peut le sentiment éthique face à une théorie qui prétend se fonder sur la raison et la science, qui soutient que l’économie obéit aux lois de la nature, et enjoint à l’éthique de prendre acte de ses lois ?

Chacun d’entre nous pourtant ne sacrifie qu’une fraction minime de son temps au calcul dans un but capitaliste, pour faire du profit et acquérir du pouvoir de domination sur autrui. Or, toutes ou presque nos activités sont interprétées dans les comptes d’une économie de profit avec des paramètres qui nous sont imposés. Pourtant le débat démocratique est un débat contradictoire dans lequel les idées des uns et les idées des autres se relativisent. De cette relativisation naît un sentiment commun qui guide notre action immédiate et transcende les oppositions idéologiques en leur substituant une convivialité, une décence collective et un savoir vivre fondé sur le respect mutuel, la justice et la solidarité car ce sont là les valeurs immédiatement produites par notre situation de médiation entre les extrêmes. Or, cette résultante de la délibération ne se mesure pas, ne se compte pas, parce qu’elle ne se traduit pas en représentations objectives. Elle se ressent. Créer les conditions de cette médiation, c’est le but aujourd’hui de plus en plus d’initiatives de la société civile qui pourtant tournent court peut-être parce qu’elles ne sont pas accompagnées ou soutenues par la réflexion théorique adéquate.

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