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LE NIKKEI PERD 4,18% AU COURS DE LA SÉANCE DE MARDI

L’indice de la Bourse de Tokyo a perdu 14% depuis le 30 décembre.

La baisse durant la séance de mardi serait due aux mauvais chiffres de la production industrielle américaine communiqués dans la journée de lundi.

La production industrielle aux États-Unis subit le coup de la déflation. Le Wall Street Journal explique que « La faiblesse persistante des recettes encourage les firmes à réduire les coûts et à utiliser les sommes disponibles à racheter leurs propres actions plutôt qu’à investir dans la production industrielle ou à embaucher ».

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LE NIKKEI EST ENTRÉ LE 13 JUIN EN MODE « BAISSIER »

Lors de la séance d’aujourd’hui, l’indice Nikkei de la bourse de Tokyo a perdu 6,35% de sa valeur. L’indice a baissé de 21% depuis le pic atteint le 23 mai, enfonçant à la baisse les 20% indiquant conventionnellement un marché « baissier » (bear).

La principale raison alléguée pour cette chute : l’intention manifestée par la Federal Reserve de ralentir, voire d’interrompre sa politique d’achat massif de titres adossés à des prêts au logement américains, autrement dit, stopper ses injections massives de dollars dans l’économie mondiale. Cette explication, si elle est exacte, rendrait compte a contrario de la hausse des marchés boursiers depuis la mi-novembre 2012. La troisième vague de Quantitative Easing (QE3) avait été annoncée le 13 septembre 2012 : à hauteur de 40 milliards de dollars par mois jusqu’en décembre, quand la somme passa à 85 milliards mensuels.

Nikkei 13-6-13

© Bloomberg

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QUAND ON SE SOUVIENT DE L’OUVERTURE À TOKYO

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Qu’est-ce qui se passe quand le serpent Ourobouros a fini de dévorer sa queue, et qu’il doit commencer à manger sa tête ? Ça devient très dur, parce qu’il n’a que sa tête pour le faire.

Tant qu’il mangeait sa queue, tout allait bien : il y en avait plein et on croyait que ça allait durer toujours. Or, M. Draghi, le patron de la Banque centrale européenne, a justement dit hier que la planche à billets, ça ne peut pas durer toujours. Quel rabat-joie, quel pisse-froid ! L’euro en a immédiatement pris un coup. Il a dit que la planche à billets, ça créait de l’inflation. Les marchés boursiers qui n’étaient pas au courant, se sont aussitôt mis à éternuer. Il avait dit aussi, il n’y a pas si longtemps, que l’austérité, il ne faut pas exagérer, que ça crée de la déflation, ce qui fait qu’on tombe alors – c’est bien connu – dans des dépressions, ce qui n’est pas une bonne idée non plus. Seuls sont contents ce matin ceux qui croient qu’on peut stabiliser les prix en compensant une demi-livre de déflation par une demi-livre d’inflation.

C’est vrai qu’on s’était habitué à ce que les banques centrales impriment de l’argent à la tonne : deux mille milliards de dollars en tout si on ajoute aux États-Unis Quantitative Easing 2 à QE1, et un peu plus de mille milliards d’euros pour nos propres LTROs (Long-term refinancing operations), de décembre et de février. Alors quand elles cessent de le faire…

Avec quoi les banques commerciales d’un pays vont-elles maintenant pouvoir acheter de la dette souveraine de leur propre pays ? Non pas que ce soit en général une si bonne idée, puisque que quand l’un tombe, il emmène joyeusement l’autre dans sa chute, mais des bonnes idées, de toute façon, cela fait cinq ans qu’on en a plus.

Regardez ce qui s’est passé hier en Espagne, où les banques du pays détiennent maintenant 25% de la dette du pays (6% seulement il y a 7 ans) : demande molle à l’adjudication de dette souveraine, taux en hausse pour toutes les maturités offertes, de 3 à 8 ans.

Vous avez noté qu’on commence à entendre sur l’Espagne ce qu’on entendait dire il y a un an sur la Grèce ? Ça aussi, ça crée un climat !

Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? Eh bien on reprend les bonnes habitudes : on guette avec inquiétude l’ouverture du Nikkei à la Bourse de Tokyo !

(Ça ne s’est pas trop mal passé : – 0,53 % pour le Nikkei, à 9h00, heure de Paris. Et le Shanghai Composite a pris lui 1,74 %. On en viendrait même à penser que tout va bien !)

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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