Archives par mot-clé : Oussama ben Laden

IRONIE DE L’HISTOIRE

Le 16 septembre 2007, un convoi escorté par une équipe de la firme de mercenaires Blackwater, devenue depuis « Academi » (sic ; pourquoi pas « École maternelle » ?), traversait la ville de Bagdad. Se sentant menacés (re-sic), les mercenaires tuèrent quatorze passants et en blessèrent dix-huit.

L’un des quatre mercenaires comparaissant aujourd’hui à Washington devant un tribunal, Nicolas Slatten, aurait déclaré peu de temps avant le tir-à-pipes qu’il avait l’intention de « tuer autant d’Irakiens que possible en représailles aux attentats du 11-septembre ». En voilà donc au moins un qui gobait les bobards de Dick Cheney et George W. Bush sur des liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaida.

Al-Qaida s’est emparé hier mardi de Mossoul, deuxième ville de l’Irak, et aujourd’hui de Tikrit. Des combats ont apparemment lieu en ce moment-même à Samarra.

Saddam Hussein a été exécuté, Oussama ben Laden aussi. Cheney et Bush en sont, j’en suis sûr, très satisfaits. Des liens profonds existent désormais entre l’Irak et Al-Qaida, ce qui les conforte, même si c’est un peu tardivement, dans leur hypothèse hardie d’autrefois. Gageons qu’ils en sont également très satisfaits.

 

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PIQÛRE DE RAPPEL : La parole et le silence

Mon billet du 26 octobre 2011. Mouammar Kadhafi est mort le 20 octobre 2011.

Il y a quelques temps, un criminel responsable de la mort de milliers de personnes fut capturé. Aucun soin particulier ne fut pris pour le maintenir en vie. On perdit même son cadavre en passant par dessus un océan non précisé. Un autre grand criminel a été capturé l’autre jour. Il était en vie, et puis, pouf ! il est mort. On ne sait pas pourquoi, et on nous a annoncé hier que les circonstances de sa mort sont à ce point mystérieuses, qu’on ne saura probablement jamais ce qui s’est vraiment passé. Si ça se trouve, il est mort de tuberculose. Allez savoir !

Pourquoi tant de négligence ? Après tout, on apprend bien des choses lors du procès des grands criminels. Je ne crois pas dire une ânerie si j’affirme qu’on a entendu dire à Nuremberg, pour prendre un exemple, des choses qu’il est bon de retenir pour les siècles des siècles.

Si je peux aventurer une hypothèse, je crois que ce qui hante la mémoire de ces négligents, c’est le souvenir du procès d’un très grand criminel qui mit en péril il y a vingt-cinq siècles rien moins que l’admirable cité d’Athènes. On le laissa bavarder tout son saoul lors de son procès, résultat : ses mots infectent encore aujourd’hui les jeunes esprits. C’est le genre de risques que, dans certains cercles, on ne veut apparemment plus prendre.

P. S. : L’Apologie de Socrate, par un dénommé Platon, est encore en vente dans toutes les bonnes librairies. Achetez-le cependant sans tarder : on ne sait jamais !

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