Archives par mot-clé : Paco Ibáñez

Si vous habitez en ville, et avez l’intention de chanter de votre balcon à 20 heures…

C’est vraiment très sympathique comme initiative – ou de remercier les soignants – et je vous encourage chaudement (moi j’habite un lotissement et ça ne s’applique pas trop, ou il faudrait vraiment avoir du coffre 😉 ) mais un Rennais qui a l’intention de le faire me demande de vous mettre en garde : « Achtung ! Les postillons ne se déplacent pas qu’horizontalement, mais aussi … verticalement ! »

Pensez-y en termes de distanciation sociale !

P.S. N’oubliez pas Le temps des cerises !

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Les amis qu’on se fait quand on voyage

Quand on voyage, on a l’occasion de se faire des amis. Lui et moi, on s’est mis à parler à la table du petit déjeuner et quand l’un disait quelque chose, l’autre renchérissait aussitôt. Je n’ai pas été surpris. D’abord, j’aime ce qu’il fait depuis très longtemps, depuis que je l’ai entendu pour la première fois avec le Cuarteto Cedron. Et puis, j’ai beaucoup aimé son concert hier soir : ses chansons castillanes, espagnoles, basques, de toutes les époques. Son substitut français à « happy birthday to you », ses anecdotes : que les Chinois préfèrent les chansons basques parce que « c’est comme ça qu’on chante à Ceylan ». Il nous a fait chanter dans la cour de l’abbaye de Lagrasse « Le parapluie » de Georges Brassens et j’ai été épaté du nombre de gens dans une foule qui savent encore que « même en orage, les routes vont vers des pays ». On a terminé par « Le temps des cerises », tous ensemble, et il y avait dans les voix, une fermeté rassurante.

Mon nouvel ami Paco Ibáñez.

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Cuarteto Cedrón

Il y a de la musique que vous découvrez comme un coup de poing dans l’estomac, et ce fut le cas pour moi le jour où j’entendis pour la première fois le Cuarteto Cedrón.

Je mentionnais hier à propos de Lévi-Strauss à quel point sa conception de la construction d’un savoir comme la quête d’un loup solitaire m’est étrangère. Faute du dialogue avec des collègues et des étudiants que m’aurait offert un environnement universitaire, j’ai découvert mieux encore avec un blog : bien que vous soyez aux quatre coins du monde, nos intérêts communs nous convient à nous asseoir ensemble le soir autour du feu. La culture hispanique m’est malheureusement étrangère. Tout ce que je sais du Cuarteto Cedrón et de ce qu’ils chantent, c’est ce coup de poing à l’estomac ressenti pour la première fois au début des années 1970 et mes dix années d’effort plus tard aux États–Unis pour retrouver leurs disques (c’est Amoeba sur Sunset Boulevard qui mit fin à mes misères). Alors, plus encore que d’habitude, je compte sur vous : dites-nous tout ce qu’il faut savoir du Cuarteto Cedron, de Paco Ibáñez et du tango – et qu’il est criminel d’ignorer plus longtemps.

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