Étiquette : Pimco

  • UN PILOTAGE FINANCIER À VUE, par François Leclerc

    Billet invité

    On n’en finirait pas d’énumérer les facteurs de déstabilisation du système financier qui sont à l’œuvre ! Voulant bien faire, les banques centrales portent à ce sujet une grande responsabilité, leurs injections massives de liquidités et leurs taux proches de zéro ayant des effets qu’elles ne maîtrisent pas. Les régulateurs ne sont pas en reste, à l’origine d’une pénurie de collatéral résultant de leurs tentatives de renforcer le système et conduisant à de nouvelles acrobaties pour y remédier.

    Il y a déjà l’embarras du choix, mais il va aussi falloir compter avec les chambres de compensation qui fleurissent dans le but d’accueillir le commerce des produits dérivés, avec pour mission réglementaire de garantir contre d’éventuels défauts occasionnés lors des transactions.… Lire la suite…

  • Les marchés sont nerveux… très nerveux !

    Je vous avais dit il y a quelques années qu’il serait très difficile pour les États-Unis de sortir du Quantitative Easing, encore appelé « planche à billets ». Pour marquer le coup, j’avais appelé cela : « fin du capitalisme ».

    On est en train d’essayer. Effet mécanique : moins d’achats de dette, baisse de la concurrence entre les acheteurs (les prêteurs) qui peuvent du coup faire la fine bouche, obligeant les vendeurs (les emprunteurs) de passer sous leurs fourches caudines et consentir des taux d’intérêts plus élevés. Résultat, de la dette à taux d’intérêt plus élevé se retrouve sur le marché des capitaux, dévalorisant les instruments de dette déjà en circulation parce qu’émis antérieurement à des taux plus bas.… Lire la suite…

  • Gros turnover dans la finance : TOUT FOUT LE CAMP OU PRESQUE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    C’est la débandade chez Pimco, le méga fonds d’investissement américain, et l’heure du départ a sonné chez BNP Paribas. Après Mohamed el-Rian, un ancien expert du FMI, Bill Gross prend la poudre d’escampette après 43 années à sa tête, dans le contexte de l’annonce d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC) qui a valu à cette figure légendaire de la finance d’être interrogée par ses soins. Baudoin Prot va pour sa part quitter la présidence de BNP Paribas à l’insu de son plein gré.

    Un scandale de plus couve dans les milieux financiers, qui cette fois-ci porte sur les Trackers (ou Exchange Traded Funds, ETF), et plus particulièrement sur une espèce de ceux-ci dénommée Trackers actifs, qui ne représente encore que 1% de leur volume total (1,65 milliers de milliards de dollars), mais est en pleine expansion.… Lire la suite…

  • INQUIÉTUDES SUR LES FONDS OBLIGATAIRES

    De même qu’une diatribe contre les journalistes signale immanquablement un homme ou une femme politique en difficulté, l’imposition par le régulateur américain, à la suggestion de la Federal Reserve, d’une pénalité aux investisseurs qui retirent leur argent d’un fonds obligataire, comme il en est question selon le Financial Times, signale que ces fonds, qui avaient grossi depuis 2009 jusqu’à atteindre la taille de 1.000 milliards de dollars, sont aujourd’hui au bord de la panique bancaire.

    Il n’était question essentiellement jusqu’ici que de Pimco (groupe Allianz depuis 2000), le plus gros d’entre eux, dont l’hémorragie s’est poursuivie en mai (retraits d’1,9% du fonds phare Total Return) pour le treizième mois consécutif.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise :
    NOUS SOMMES BIEN PEU DE CHOSE ! par François Leclerc

    Billet invité

    Le taux directeur de la Fed est quasiment à zéro depuis trois ans et demi, et Ben Bernanke, le président de la Fed, a promis de le maintenir ainsi « pendant un temps considérable », même « après le renforcement de la reprise ». C’est une manière comme une autre de reconnaître que la crise actuelle est destinée à se poursuivre pendant longtemps.

    « La politique monétaire n’est pas une panacée », a-t-il une nouvelle fois réaffirmé, signifiant que si la banque centrale avait la capacité de temporiser la crise, elle n’avait pas les moyens de la régler. Tout au plus pouvait-elle prendre en charge, en les achetant, les titres hypothécaires sinistrés et leurs dérivés, afin d’en soulager les établissements financiers tout en espérant des jours meilleurs ; ainsi que contribuer à la baisse des taux sur la dette américaine pour en favoriser le roulement à moindre coût, et à faire baisser le dollar pour aider l’exportation.… Lire la suite…