Archives par mot-clé : printemps des peuples arabes

« Printemps arabe » ? Vous avez dit : « Printemps arabe » ?, par Annie Cyngiser

Billet invité.

L’Europe, intriguée – alarmée ?-, scrutant le « Printemps arabe ». Que charrie-t-il depuis plus de deux ans ce si « Proche-Orient » ? Cet Orient qui a tant séduit, subjugué et fait couler d’encre depuis le 19e siècle surtout, colonisation aidant.

Un Orient que l’on a tenté de juguler depuis les Croisades, étripant, pillant or et savoirs au passage, un Orient que l’on a cru soumettre, passée la domination ottomane, au joug de la bienveillante « civilisation » colonisatrice, puis que l’on a choyé, courtisé, non sans arrière-pensées, bizness à la clé, une fois les Indépendances acquises, voilà qu’il se réveille cet Orient ! Et boute hors du royaume ses tyrans, nos « chers amis » d’hier !

Ce lointain proche, qui a tant interpellé l’Occident, qui a fait s’interroger honnêtement un Montesquieu, et même fait rêver des conservateurs (Théophile Gautier, Ernest Renan ..), cet Orient, encore aujourd’hui si mal défini et mal appréhendé, que l’on s’acharne, en dépit des faits historiques, à dénommer « arabe », en une appellation réductrice et ethnicisée, aurait aujourd’hui son mot à dire !

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LIBYE, LES CHEMINS D’UN ÉCHEC MAJEUR DE L’OCCIDENT, par Cédric Mas

Billet invité

Libye 2011 : entre incompétence politique et illégitimité démocratique, les chemins d’un échec majeur de l’Occident.

Le terrain : la Libye est constituée de deux provinces côtières : la Tripolitaine et la Cyrénaïque, chacune bordée de deux « marches » frontalières. La zone qui nous intéresse particulièrement est appelée Sirtique, placée au fond du golfe de Sirte entre ces deux provinces. C’est fort logiquement dans cette zone que vont se concentrer les combats entre deux régions relativement homogènes (rappelons que c’est là que combattirent les Italo-Allemands et les Alliés à 3 reprises : février 1941, janvier et décembre 1942). Cette zone est une bande de terre étroite, entre la mer Méditerranée et le Sahara, parsemée de bancs de sables mous impropres aux mouvements et coupée par une route côtière unique (construite par les Italiens à l’époque de la colonisation). Cette zone stratégique majeure, point de passage obligé entre les deux provinces est coupée par une ville importante, Sirte, lieu de naissance du dictateur et sanctuaire de son pouvoir. A l’Est de Sirte, se situe un goulet d’étranglement, Mers el Brega véritable porte d’entrée de la Cyrénaïque, la chute de cette position ouvrant sur une vaste étendue de terrain plat et indéfendable jusqu’à Benghazi, avec au centre le carrefour d’Ajdabiya. Enfin, le tableau ne serait pas complet si l’on ne précise pas que c’est justement dans cette zone que se trouve le débouché principal du pétrole libyen le terminal Ras Lanouf, dont l’importance économique est essentielle pour les deux camps.

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