Étiquette : réglementations financières

  • La régulation trompe-l’œil : UNE PRIME ACCORDÉE AUX RÉCIDIVISTES, par François Leclerc

    Billet invité.

    « L’horizon bancaire se dégage », titre l’éditorial de l’AGEFI hebdo, une publication qui couvre « tous les métiers de la finance » pour ceux qui les exercent. Le journal traduit un soulagement manifeste au sein de ces honorables professions, qui vont enfin pouvoir penser à l’avenir, se consacrer à l’élaboration de leurs plans stratégiques, et dépenser moins d’énergie dans des batailles défensives contre des dangers réglementaires qui s’amenuisent. Rien qui ne soit trop étonnant, à vrai dire, au risque de se répéter.

    Résumons-nous. Avec le Comité de Bâle, la situation est bien en mains. A force d’assouplissements, les ratios que les banques doivent à terme respecter sont tour à tour émoussés, et il en reste encore qui vont subir ce sort : son approche initiale s’est « apaisée », constate le journal.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT LE 7 FÉVRIER 2013

    Février 2007 – février 2013 – Six ans après. Où en est-on de la réglementation financière ? La finance est-elle plus sûre aujourd’hui ?

    Sur YouTube, c’est ici.

    TARP : Troubled Asset Relief Program
    Neil Barofsky, Geithner doctrine lives on in Libor scandal, Financial Times, 7 février 2013
    Standard & Poor’s et la question des agences de notation
    Solvabilité II
    La finitude du collatéral… Lire la suite…

  • LE « COURT-TERMISME » N’EST PAS UN ÉTAT D’ESPRIT

    De l’avis général, le « court-termisme » est l’un des fléaux qui affligent l’économie : ce serait lui l’élément détestable qui a fait glisser la grosse entreprise d’autrefois, qui travaillait pour ses clients et ses employés, vers la grosse entreprise d’aujourd’hui, au service essentiellement de ses actionnaires et des rémunérations extravagantes qu’en extraient leurs dirigeants.

    Il serait naïf cependant de voir dans ce « court-termisme » un simple état d’esprit qu’il suffirait de corriger pour résoudre les problèmes de la grosse entreprise, à l’instar des financiers qu’il suffirait de « moraliser » pour que la finance se mette désormais au service de la communauté plutôt que l’inverse constaté aujourd’hui.… Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, La finance s’est disqualifiée, lundi 9 – mardi 10 mai 2011

    La finance s’est disqualifiée

    Tous les efforts menés en vue d’une nouvelle régulation de la finance recourent à une même stratégie : consultation du monde financier par les autorités, puis négociation pour que se dégage un compromis entre les exigences des uns et des autres.

    Mais la condition essentielle pour qu’une telle stratégie réussisse est que l’industrie financière s’identifie à l’intérêt général, qu’elle reconnaisse et promeuve la nécessité de garantir un cadre qui maintienne la pérennité des institutions financières sans affecter pour autant la bonne santé de l’économie.

    Existe-t-il des éléments pour étayer l’hypothèse que chaque établissement financier fera prévaloir l’intérêt général sur son intérêt particulier ?… Lire la suite…

  • Vérité et réalité du marché (*), par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    Réalité incomplète du marché financier

    Les tests de stress des bilans bancaires de la zone euro illustrent à la caricature les contradictions de la finance sans marché. Ils montrent d’abord que le marché financier européen n’existe pas. Bien sûr il y a liberté de circulation des biens et des services. Mais le marché n’existe pas faute de définition commune effective de ce qu’on échange. L’inconvénient est rédhibitoire en matière financière. Pour des biens et des services matériels, l’objet physique échangé exprime l’identité économique de la transaction. Une voiture est une voiture partout en Europe et même en dehors : après l’avoir achetée, elle démarre et avance une fois la clé de contact entre les mains de son propriétaire.… Lire la suite…