Archives par mot-clé : réseaux sociaux

Pour la survie de nos démocraties notre conception de la représentation politique doit impérativement s’adapter aux formidables capacités des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Je ne suis pas un expert technique de la chose électronique ou d’internet, mais je travaille depuis 1990 sur les implications économiques et sociales de la mise en relation de tout le monde avec tout le monde qu’il permet. Il m’a semblé évident depuis le début que des jeunes qui n’ont connu qu’Internet ne peuvent pas comprendre que les institutions politiques qui règlent notre vie fonctionnent encore en France au même rythme et sur le même modèle qu’à l’époque des diligences, de la marine à voile et des pigeons voyageurs, alors que presque tout le reste de leur vie est fondé sur le principe de la participation et de l’action directe et instantanée.

Il me semble que ce qu’il faut remettre en cause, c’est le principe même de la représentation : elle est nécessaire pour agir, ça ne fait aucun doute. Mais elle doit se faire « strictement sous mandat », avec droit de veto en cas de non respect, et non plus « au mieux des intérêts de ceux qui payent le plus cher pour être servis en premier ». Il faut revenir aux principes fondateurs des cahiers de doléances et des États généraux de 1789, revus et corrigés Internet. Les partis tels qu’ils sont ne servent à rien, ce ne sont que des machines de prise de pouvoir au service d’ambitions personnelles et d’intérêts particuliers.

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Réflexions pour un mouvement néodémocratique (XVI) – Quelle évolution du monde politique pour le mouvement néodémocratique ?, par Francis Arness

Billet invité.

Au regard de notre présente réflexion, il apparaît que nous sommes à un moment de réorganisation générale, y compris politique. Le mouvement néodémocratique à venir pourra s’appuyer sur la société civile. Mais il devra aussi s’appuyer sur le monde politique considéré plus largement que les simples partis, et qui connaîtra des transformations.

La structure  même des partis (y compris ceux faisant preuve de la meilleure volonté) ne leur permet pas de mener une réflexion de fond sur ce que nous devons véritablement faire pour le grand tournant. Leurs modes de décision, de financement, vont à l’encontre de cela. Leur obsession de la performance narrative, ou plus généralement des élections, ne promeut souvent qu’une fausse « activité » des électeurs et ne valorise dans les faits que l’« adhésion » passive des électeurs. Cela est opposé à la venue d’un mouvement néodémocratique généralisé. De plus, à la parole compassée et formatée s’ajoute, complémentaire sur l’échiquier politique général, l’agressivité qui s’appuie sur les passions les plus basses du corps électoral, et essaie de compenser le manque de réflexion et d’inventivité. C’est aussi leur ancrage uniquement national et local qui empêche les partis de pouvoir réfléchir à des solutions en amont.

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