Archives par mot-clé : Silvio Berlusconi

LES MAUVAIS DÉMONS ITALIENS, par François Leclerc

Billet invité.

Silvio Berlusconi a le vent en poupe, Matteo Renzi est dans les choux et le Mouvement des cinq étoiles (M5S) n’est pas à la hauteur de ses ambitions. Voilà ce qui résulte des élections régionales siciliennes qui se sont tenues ce week-end, apportant un éclairage à la consultation nationale de ce printemps.

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LE PRIX DE L’OBSTINATION DES AUTORITÉS ALLEMANDES, par François Leclerc

Billet invité.

De premières informations à propos des négociations engagées entre Allemands et Français commencent à filtrer. Et déjà il apparaît qu’elles sont mal parties pour les seconds. Le fossé entre les propositions connues d’Emmanuel Macron et les limites à leur égard exprimées par Angela Merkel n’augurent pas d’un compromis digne de ce nom.

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L’actualité de demain : DES CRISES POLITIQUES DE GRANDE PORTÉE MAIS SANS ISSUE, par François Leclerc

Billet invité.

Aux États-Unis, en Italie et au Portugal, trois crises politiques s’affichent simultanément, témoignant combien cet échelon de « crise » est atteint. Rien à voir entre elles, en raison de la diversité de leur contexte, si ce n’est leur intensité et, surtout, leur portée.

Les dirigeants politiques poursuivent leur course dans le vide, suspendus au sort de Silvio Berlusconi, alors que tous les signaux d’alarme ont été tirés à propos de la situation des banques du pays. Troisième puissance économique de la zone euro, l’Italie ne peut pas de ce point de vue être cataloguée parmi ces pays périphériques abandonnés à leur sort. Jean-Claude Junker, l’ancien président de l’Eurogroupe, résumait hier ce que la Grèce pouvait pour sa part attendre : « Dire aux Grecs que quoi qu’il advienne ils auront une aide, ce n’est pas un bon signal. Dire à nos compatriotes que quoi qu’il advienne les Grecs n’auront plus un sou, c’est contreproductif. Il faut savoir silence garder »…

Mais que dire aux Italiens dont les grandes entreprises sont vendues au rabais, leurs PME mendient le crédit et leurs banques et compagnies d’assurance regorgent de titres de la dette publique qui se dévalorise quand son taux augmente ? Les banques de la zone euro, au premier chef les françaises qui en étaient gorgées, se sont délestées de ces titres qui leur brûlaient les doigts, anticipant un dérapage et des pertes, faisant de l’Italie l’exemple à venir, mais qui se rapproche considérablement, d’une implosion, cette explosion vers l’intérieur. La BCE, qui a accepté en garantie les mêmes titres enregistrera les pertes qu’elle a jusqu’à maintenant su éviter avec les titres de la dette grecque. Si l’Italie devait à son tour tomber dans le trou, c’est toute l’Europe qui menacerait d’y tomber.

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L’actualité de demain : L’ITALIE AU BORD DU DÉRAPAGE, par François Leclerc

Billet invité.

Après des jours et des jours de menaces, les ministres du parti du peuple et de la liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi, ont ce soir mis leur menace à exécution en décidant de démissionner du gouvernement de coalition avec le parti démocrate (PD) dirigé par Enrico Letta. Le chemin est ouvert à la convocation de nouvelles élections et, en attendant, à une paralysie de l’exécutif. Tout cela au nom du sort réservé à Silvio Berlusconi et en raison de désaccords profonds, dans un climat de grande confusion. Un grand risque selon le FMI, en raison de la faiblesse de l’économie italienne (la récession devrait être de -1,7% cette année) et de ses banques qui sont sous perfusion de la BCE. En cas de choc économique important, celles-ci ne tiendraient pas le coup, estimait hier vendredi Dimitri Demekas, un chef de mission du FMI. Les taux obligataires italiens s’étaient déjà tendus hier, entraînant ceux de l’Espagne, exprimant la fragilité de l’accalmie sur ce terrain.

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L’actualité de demain : TENIR ! TOUJOURS TENIR ! par François Leclerc

Billet invité.

De « modéré », le taux de croissance de l’économie américaine est pour la Fed devenu « modeste », Mario Draghi de la BCE décelant très prudemment une « confirmation de la stabilisation » au sein de la zone euro. De nouveau, le sujet de la croissance est sur toutes les lèvres, ce qui généralement survient quand un miracle est espéré. La palme incontestée revient une fois de plus à Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie et des finances, pour son envolée à propos de la « véritable croissance » française qu’il prévoit en 2014 : « notre objectif, c’est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas 2% en 2015 et 2016 ». Pourquoi pas, mais pourquoi s’arrêter là ?

Si un frémissement devait intervenir, nul doute qu’il sera toutes affaires cessantes présenté comme la fin du tunnel. Avec le retour des banques sur le devant de la scène, on est décidément revenu à la case départ : celle de ces petites pousses vertes annonciatrices de futures récoltes. Encore que l’Autorité prudentielle française (ACP), fidèle en cela à une tradition que le monde entier lui envie, vient de s’appliquer à noyer le poisson à propos des banques du pays en annonçant qu’elles sont « à niveau ou pas loin » du ratio de levier « qui ne s’appliquera d’ailleurs qu’en 2018 », oubliant en cela que celui-ci n’a pas encore été fixé par le Comité de Bâle…

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BONJOUR MADAME LA TERRE, le mardi 25 juin 2013 à 6h42

Sur YouTube, c’est ici.

Renseignement :

Edward Snowden, où est-il ?
Les équipes de juristes de Wikileaks
– Le fait que ce que vous dites est vrai ne vous protège absolument pas… la preuve !
Jean-Dominique Merchet, La DGSE peut attaquer les ordinateurs hostiles

Justice :

– L’esprit de corps
Bang Dang Nguyen, Does the Rolodex Matter? Corporate Elite’s Small World and the Effectiveness of Boards of Directors
– Affaire Tapie
– Silvio Berlusconi

Finance :

– Anglo-Irish
Zero Hedge, Anglo-Irish Picked Bailout Number « Out Of My Arse » To Force Shared Taxpayer Sacrifice
– Le marché de Shangai est désormais baissier

Comment exercer ses droits de citoyen ?

Un échange de mails à propos du rapport de JP Morgan : « L’ajustement dans la zone euro : à mi-chemin ou à peu près », Europe Economic Research, le 28 mai 2013

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L’actualité de demain : AVANTI POPOLO ! par François Leclerc

Billet invité.

Les résultats des élections italiennes ne seront connus que dans la soirée et les commentaires craignant qu’ils ouvrent une ère d’instabilité vont bon train. Sous-entendu : que la mise en œuvre d’un programme « réaliste » poursuivant ce qu’à engagé Mario Monti rencontre de grandes difficultés.

Figure emblématique d’une politique qui n’a procuré une accalmie qu’en s’abritant sous le parapluie de la BCE, Mario Monti a d’ores et déjà perdu son pari. De même que Silvio Berlusconi, désormais tout entier consacré à son propre sauvetage. Le « Tsunami-tour » que Beppe Grillo a effectué dans tout le pays a par contre payé, lui permettant de cristalliser les rejets, mais aussi d’affirmer quelques idées force fédératrices. Si l’on prend également en compte la baisse de la fréquentation électorale (voire la désertion des urnes dans le Sud du pays), c’est de toute évidence le phénomène le plus important : les Italiens ont trouvé l’occasion d’exprimer à la fois leur rejet de l’austérité et du monde politique.

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L’actualité de demain : RENTRÉE, LA COLÈRE MONTE ET LE REJET S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité

Des révélations du quotidien d’El Pais mettent en cause Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, qui joue désormais sa survie, et la quasi totalité des responsables du Partido Popular, son parti. Des enveloppes sont brandies dans les manifestations spontanées de Madrid, symbolisant celles qui ont été reçues des années durant. La boucle est bouclée : des entreprises du BTP, financées par des banques arrosent des hommes politiques. Ensemble, ils laissent se constituer une bulle immobilière massive qui, lorsqu’elle crève, est subie par ceux qui subissent les effets de la rigueur du désendettement. Et l’on s’étonnera que la colère monte en Espagne : en trois jours, une pétition réclamant la démission de Mariano Rajoy a réuni plus de 800.000 signatures.

C’est en faisant référence à cette même colère, et en annonçant « nous n’allons pas répéter les erreurs du passé », que George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient de menacer les banques de durcir les nouvelles règles de fonctionnement les concernant. Selon lui, le régulateur et le Trésor pourraient obtenir du Parlement « le pouvoir d’opérer une séparation totale, et pas juste un cloisonnement » entre banque de détail et d’investissement en cas de manquement. Ce qui fait désordre en Europe, au moment où les gouvernements allemand et français empruntent un chemin radicalement opposé, mais fait penser que les banques britanniques voulaient bénéficier de la même complaisance. Pierre Moscovi, le ministre français, vient de croire bon de préciser qu’il n’était pas « l’ami » des banques mais « leur partenaire », au cas où une ambiguïté se serait installée.

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