Archives par mot-clé : To Potami

Les alliances ou mésalliances de Syriza : Alea jacta est !, par Zébu

Billet invité.

Au lendemain de sa victoire, Alexis Tsipras devait faire un choix : faire un gouvernement d’alliance avec les grecs indépendants (ANEL) ou avec To Potami.

Le choix de gouverner seul, bien qu’il le puisse avec 149 sièges, ne se pose pas en fait. La nécessité politique d’obtenir un gouvernement stable et pérenne, au moins à court terme, s’imposait à lui, afin d’élargir la base politique de son action, en atteignant ainsi 41% des votants, face à une extrême-droite toujours présente et à une Nouvelle Démocratie toujours en embuscade.

Ce choix devait s’effectué selon ses priorités : internes ou externes. Internes, s’il souhaitait privilégier les réformes structurelles en Grèce d’abord, avec un To Potami plus proche de ses positions sociales mais plus sujet à questionnements sur son positionnement face à la Troïka, ou externes, s’il souhaitait privilégier la question de la dette, avec l’ANEL.

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L’EUROPE DANS L’ORNIÈRE, MATIÈRE À RÉFLEXION…, par François Leclerc

Billet invité.

Prenant les devants, la BCE a jeudi dernier lancé un ultimatum avec effet à fin février : à cette date, les banques grecques ne pourront plus bénéficier de son assistance financière, si entre-temps un accord à propos de la conclusion du programme d’assistance en cours et de son suivi n’a pas été trouvé avec les composantes de la Troïka : Union européenne, BCE et FMI. Les mots en sont pesés.

Cette initiative confirme qu’un nouveau gouvernement emmené par Syriza aurait bien eu quelques mois devant lui pour négocier – un moratoire était d’ailleurs réclamé pour le formaliser – mais que la BCE a décidé de couper court, craignant les effets d’une période prolongée d’incertitude et ne se refusant pas au passage de faire pression sur les électeurs grecs. Toutefois, son communiqué n’énonce pas le contenu de l’accord réclamé, l’ultimatum valant à ce stade pour les deux parties et laissant possible un compromis entre eux. Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a toutefois depuis précisé que les titres détenus par la BCE étaient intouchables, sauf à violer le Traité qui a présidé à sa constitution, restreignant le champ de ses modalités.

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