Archives par mot-clé : Ukraine

Accord de coopération de Paul Manafort avec la justice américaine § 37, page 22

Je lis consciencieusement l’accord de coopération de Paul Manafort avec la justice américaine. Je vous rappelle que ce lobbyiste américain, représentant depuis les années 1980 aux États-Unis les intérêts de personnalités russes et d’alliés de la Russie, ancien directeur de campagne présidentielle de Trump, et dernier membre du cercle rapproché du Président à ne pas coopérer pleinement avec la justice américaine, s’est mis à table le 13 septembre en échange d’une réduction de peine sur des infractions multiples. Il s’est agi là d’un revers considérable pour Trump dont l’avocat, le comptable, le directeur de publications étouffant toutes les affaires scandaleuses le concernant, et l’avocat de la Maison-Blanche, coopéraient déjà avec la justice.

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SUR LA DETTE, LE FMI AVANCE À PAS DE LOUP ! par François Leclerc

Billet invité.

Les gardiens du Temple qui s’en offusquent doivent se rendre à l’évidence : comme les banques centrales, le FMI fait de la politique et pas qu’un peu ! Pour ceux qui en douteraient encore, il vient une nouvelle fois d’en faire la preuve vis à vis de l’Ukraine, et se prépare à prochainement récidiver avec la Grèce.

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LES RENDEZ-VOUS MANQUÉS DE L’HISTOIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Que se passe-t-il sur les routes de l’exode ? Tant bien que mal, un parcours s’est pour l’instant imposé dans les Balkans, les réfugiés passant à pied chaque frontière pour être convoyés à la suivante par train ou par bus selon le principe du jeu de la patate chaude : chaque gouvernement fait tout pour éviter que les réfugiés – qui ne le souhaitent pas – s’installent durablement sur son territoire.

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Addendum à « Des similitudes qui font froid dans le dos », par Michel Leis

Billet invité.

Addendum à mon billet du 16 décembre 2014 : Des similitudes qui font froid dans le dos.

Il est probable que nul ne saura jamais la vérité sur l’assassinat de Boris Nemtsov, mais il est par contre certain que « l’enquête » demandée par le Kremlin livrera un coupable. Si on met de côté la thèse de la « manipulation pour déstabiliser la Russie », à peu près aussi crédible que la thèse de l’incendie du Reichstag commandité par les communistes, reste à voir le contexte de cet assassinat.

Quelques commentateurs russes indépendants pointent du doigt les mouvements ultranationalistes qui fleurissent un peu partout en Russie. Pour ces mouvements, toute remise en cause du soutien accordé par Moscou aux séparatistes pro-russes est inadmissible. Dans le même temps, il paraît peu vraisemblable que le pouvoir ait formellement ordonné cet assassinat, au même titre que le pouvoir nazi ne commandita pas explicitement toutes les exactions commises dans la période 1933-34 par les diverses factions se réclamant du nazisme. Reste que dans la Russie d’aujourd’hui, le climat délétère et de haine croissante contre l’Occident, soigneusement entretenu par les médias officiels, crée une toile de fond où ce type d’évènement est devenu inéluctable.

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Le roque de Tsipras, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le virevoltant ‘cavalier’ Varoufakis qui a entamé une longue semaine de contacts avec différents ‘partenaires’ a réussi à prendre des positions sur le jeu qui s’entame entre la Grèce et l’Union Européenne d’un côté, les Etats-Unis et la Russie de l’autre.

Il a ainsi neutralisé le FMI, une des instances composant la Troïka, en intégrant dès le départ que sur le dossier ukrainien la Grèce dispose d’un droit de veto quant à d’éventuelles sanctions supplémentaires à l’encontre de la Russie, forçant ainsi les USA qui souhaitent stopper l’avance des pions russes en Ukraine à prendre position ouvertement par le biais de son Président Barack Obama, pour un appel à une solution viable pour la Grèce comme pour l’UE sur la question de la dette publique. Les Etats-Unis étant l’acteur majeur au FMI, force est de constater que l’institution se tient coite depuis l’élection d’Alexis Tsipras en Grèce, laissant aux acteurs européens le soin de répondre au jeu en cours développé par le ministre des Finances grec.

La nomination du ministre des Affaires Etrangères grec M. Kotzias dont les relations avec la Russie sont patentes, la réaction officielle de la Grèce quant au rappel de la nécessité de tenir compte de l’avis du pays pour une éventuelle position unanime quant à des sanctions supplémentaires envers la Russie et la nomination de M. Kammenos en tant que ministre de la Défense, lui aussi en ‘contact privilégié’ avec la Russie, ont constitué un point d’appui pour l’ouverture du jeu du Premier ministre grec, lequel jeu s’est déroulé dès la nomination, le surlendemain de l’élection, du gouvernement grec.

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L’ESPRIT DE MUNICH ET DE YALTA NOUS A RATTRAPÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Dissident et condamné à 7 ans de camp en URSS, ami d’Andreï Dimitrievitch Sakharov et intransigeant combattant de toujours pour le respect des droits de l’homme, opposant à la guerre en Tchétchénie, l’un des fondateurs de Memorial vient de reprendre du service. Il s’appelle Sergueï Adamovitch Koralev et a 84 ans.

Dans une lettre ouverte datée de Moscou adressée aux députés européens qui lui ont attribué le prix Sakharov, il interpelle le monde occidental : « Le monde aurait été différent s’il n’y avait pas eu la honte de Munich et de Yalta », s’indigne-t-il une fois encore pour déplorer les trop nombreuses concessions des dirigeants européens envers la Russie, ainsi que « l’indifférence immorale du pragmatisme politique ».

Surprenant par son ampleur ses organisateurs, une « Marche de la paix » a rassemblé dimanche dernier plusieurs milliers de manifestants à Moscou, avec comme slogans « Non à la guerre en Ukraine » et « Stop aux mensonges de Poutine ». Ceux-ci arboraient des drapeaux russes et ukrainiens, et l’on pouvait lire sur des banderoles « Ukraine, nous te demandons pardon ».

Quelle leçon de la part de ceux qui savent de quoi ils parlent ! Quel renoncement de la part de ceux qui les accumulent !

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La Guerre Froide Épisode II : Le Retour !

« Assomption – assoupissement », allitération plutôt qu’assonance ? Oui, probablement, mais pendant ce temps-là, pour ceux qui ne roupillent pas, la Guerre Froide est de retour, « big time! », dit-on aux US : « massivement », dit-on plus prosaïquement ici.

A-t-on atteint un niveau d’alerte comparable à celui de la « crise des missiles » de 1962 ? Sans doute pas au moment où je mets ce billet en ligne, mais qu’en sera-t-il dans dix minutes ?

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Au nom de la liberté, au nom de la passion de la musique…, par Sabine Bourgeois

Billet invité.

J’aime l’été à Bruxelles. La ville se vide de ses habitants, de ses eurocrates et de son trafic. On respire… Et fleurissent de belles initiatives culturelles comme le Festival International de l’église des Minimes.

Cette manifestation au cœur des Marolles (quartier populaire du centre de Bruxelles) permet à de jeunes artistes musiciens sortant des meilleurs conservatoires de se faire connaître et de pouvoir jouer « en situation réelle » devant un public.

Des artistes confirmés acceptent également de participer à ce Festival.

Ces concerts de grande qualité sont GRATUITS. Libre à chacun de soutenir les artistes en laissant un petit sou dans la corbeille à l’entrée.

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MH 17 : Un « educated guess » sur les dernières secondes, par Timiota

Billet invité. Timiota commente la carte très précise faisant le relevé des débris de MH17, publiée par le Wall Street Journal.

Un scénario plausible est l’explosion du missile « Buk » à l’avant de la cabine.

Si le missile venait à la rencontre de l’avion, et n’a pas la précision requise pour avoir un impact exact, il doit exploser en envoyant des schrapnels quand l’écho radar est soit très fort (proximité) soit déjà décroissant (passage depuis 20 ou 50 ms,  4 ou 10 m (x2 en vitesse relative s’ils allaient en sens opposé, comme le suggère le reportage).

On peut néanmoins imaginer que les pilotes ont vu venir quelque chose et ont peut-être essayé de faire un peu piquer l’avion, un quart de seconde, ce qui expliquerait l’impact en haut du cockpit et non en plein au centre. La suite ressemble un peu au vol « célèbre » Aloha 243.

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Vol MH 17 : UN PARI DE DUPES DES OCCIDENTAUX ? par François Leclerc

Billet invité

Les polémiques ne manquent pas à propos de l’anéantissement des 298 passagers et membres d’équipage du vol MH 17, la principale étant sur qui en porte la responsabilité. Les autorités russes ont opposé leur version aux accusations des Américains et des Ukrainiens, mais ne rien ne garantit qu’une enquête aux contours encore indéfinis permettra d’établir les faits, surtout si elle se limite à la scène du crime, alors que des données radar – qui doivent probablement exister vu la totalité des moyens de détection déployés – pourraient seules prouver la localisation du tir du missile.

Pavé dans la mare, Alexandre Khodakovski, le commandant du « bataillon Vostok », qui n’est pas n’importe qui, a reconnu mercredi dans une déclaration à l’agence Reuters que les séparatistes possédaient des missiles antiaériens Buk, précisant que ceux qui avaient été pris à l’armée ukrainienne n’étaient pas opérationnels. Il a attribué la responsabilité du tir aux Ukrainiens, car « ils savaient que le missile serait déployé là [vers Snejnoïe où il dirigeait] et ils ont provoqué le tir de ce Buk en lançant une attaque aérienne sur un objectif sans importance que leurs avions avaient ignoré pendant une semaine. » Il a ajouté : « Je savais qu’un Buk était venu de Louhansk. On m’avait alors dit que ce Buk était envoyé par la ‘République populaire de Louhansk’», une région tenue par les insurgés. « J’étais au courant de la présence de cette batterie de Buk. On m’en avait parlé. Je pense qu’elle a ensuite été renvoyée là d’où elle venait (…) afin d’effacer les preuves de sa présence. »

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Vol MH 17 : À QUI PROFITE LE TROUBLE ? par François Leclerc

Billet invité

Un chasseur ukrainien était à proximité de l’avion de ligne malaysien, à distance de tir d’un missile air-air, avant que ce dernier ne soit abattu, selon le général Andreï Kartapolov de l’État-major des forces russes, qui a par ailleurs nié toute livraison de matériel militaire aux séparatistes ukrainiens, et tout particulièrement de systèmes de missiles mobiles sol-air. Il a également fait état de la présence près de Donetsk d’un tel système sous contrôle de l’armée ukrainienne au moment du crash. Telle est la substance d’une intervention destinée à faire pièce aux accusations d’origine américaine et ukrainienne mais qui n’est pas convaincante.

Selon Kartapolov, les Ukrainiens avaient donc deux possibilités d’abattre l’avion de Malaysia airlines, et les séparatistes aucune, bien qu’il se garde de dire que les premiers ont tiré et abattu l’avion. Mais à trop vouloir prouver, on affaiblit parfois sa démonstration : comment croire que les installations de détection russes, qui seraient capables de détecter le chasseur et une batterie de missiles, soient passées à côté d’un tir de missile qui dans les deux cas serait difficilement passé inaperçu ? Comment croire que les Russes n’aient pas fourni de matériel militaire aux séparatistes, après la mascarade à laquelle ils se sont prêtés – et qu’ils ont niée – en camouflant leurs troupes d’élites ainsi que leurs blindés légers ? Tout cela vient trop à point nommé, et tardivement de surcroît.

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Vol MH 17 : UN DEAL EST UN DEAL ! par François Leclerc

Billet invité.

Vladimir Poutine vient de commencer à remplir sa part du contrat en déclarant ce matin que « la Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le conflit passe d’une phase militaire à une phase de négociations pacifiques par des voies exclusivement diplomatiques ». L’échange de bons procédés négocié par la Chancelière allemande connait un début d’application : la Russie ne sera pas mise en cause à propos du tir du missile ayant abattu l’avion de Malaysia airlines et va en contrepartie s’engager dans des négociations politiques à propos de l’Ukraine. Angela Merkel a pris le risque que ces négociations tournent court ultérieurement sous un prétexte quelconque, sauf à révéler ultérieurement ce qui est a priori destiné à rester un mystère non élucidé. Attendons de voir comment les autorités américaines vont réagir et ce que les ministres des affaires étrangères européens réunis ce soir diront, et enregistrons que David Cameron, le « cousin » britannique, a demandé une enquête complète sur ce qui s’est passé dans un article écrit pour le Sunday Times, impliquant la Russie et lui demandant non seulement d’encourager un cessez-le-feu en Ukraine mais de rendre disponible toutes les informations dont elle dispose à propos du crash…

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Vol MH17 : UNE GROSSE ARÊTE DANS LA GORGE, par François Leclerc

Billet invité.

En choisissant de fermer les yeux, Angela Merkel et François Hollande ont sciemment décidé de laisser passer l’occasion d’imposer un cessez-le feu en Ukraine et de porter un coup d’arrêt au soutien russe aux séparatistes ukrainiens de l’Est. Et les autorités américaines – qui pointent du doigt les Russes – peuvent difficilement rendre publics les éléments dont ils disposent sans prendre à contrepied leurs alliés européens. Une division qui n’est pas nouvelle vis à vis de la Russie et dont Vladimir Poutine a usé et abusé.

Depuis le début des évènements ukrainiens, ce dernier s’est réfugié dans la plus parfaite des mauvaises fois, masquant l’intervention russe par de multiples subterfuges – comme la présence de troupes en uniforme sans signes distinctifs – avant d’armer, encadrer et financer une petite armée de volontaires favorables au rattachement à la Russie. Désormais entérinée comme un fait accompli faisant à nouveau des Tatars les victimes de l’histoire, l’annexion de la Crimée n’a pas suffi, et une large partie de l’Est de l’Ukraine où est concentrée la population russophone a pour vocation de faire sécession, l’instauration de la « République populaire du Donetsk » le concrétisant.

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