Archives par mot-clé : UMP

FRANÇAIS, SI VOUS PENSEZ QU’IL EXISTE TOUJOURS UNE ALTERNATIVE À GAUCHE – (retranscription)

Retranscription de Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le dimanche 2 novembre 2014. Et, comme vous le savez, j’ai rendez-vous avec vous tous les vendredis, pour une petite vidéo qui s’appelle « Le temps qu’il fait ». Et parfois, il m’arrive de me réveiller le matin, ou bien c’est sous la douche, d’avoir une idée supplémentaire, et alors je vous fais une petite vidéo aussi, que j’ai appelée jusqu’ici : « Bonjour Madame la Terre » quand c’est quelque chose de l’ordre, je dirais, un peu environnemental ou écologique, et « Paul Jorion pense tout haut » quand ce sont des idées qui me sont venues comme ça, mais sans que je connaisse nécessairement la conclusion à laquelle ça aboutit.

Mais là, ce matin, je me suis réveillé – et je crois même que c’est ça qui m’a réveillé – avec une idée. Une idée que j’ai envie de vous proposer. Et je vous donne tout de suite son nom, c’est : « Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! ». Voilà. Et ce qui m’a conduit à vouloir vous parler de ça, c’est la chose suivante. C’est que j’ai publié il y a, c’est quoi, six semaines ou quelque chose comme ça, avec Bruno Colmant, chez Fayard, un livre qui s’appelle : « Penser l’économie autrement ». Et, je fais des conférences en France, en Belgique, euh… je crois que c’est tout pour le moment (j’ai parlé à la radio suisse il y a quelques jours), où on m’invite à l’occasion de la publication de ce livre. Mais alors, ce qui m’a réveillé ce matin, c’est ce sentiment que c’est deux choses différentes.

Continuer la lecture de FRANÇAIS, SI VOUS PENSEZ QU’IL EXISTE TOUJOURS UNE ALTERNATIVE À GAUCHE – (retranscription)

Partager :

Qui donc « les Français » intéressent-ils encore ?, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Vendredi dernier, 6 juin, le Parisien a publié un sondage BVA sur les opinions des Français relatives aux deux questions du moment : qui voudraient-ils comme président de l’UMP ? Et lequel de ses leaders serait le plus apte à faire barrage au Front National ?

La première question veut éclairer le problème de la succession de Jean-François Copé, dont on se souvient qu’il a démissionné de la présidence le 27 mai dernier, ainsi que son bureau, devant le scandale Bygmalion. Avec le soutien des cadres non sarko-copéistes du parti, il a été remplacé par un triumvirat provisoire (Juppé, Raffarin, Fillon), et mardi prochain 10 juin, un bureau politique tranchera la question de la gouvernance jusqu’au congrès, prévu pour le 12 octobre. La seconde question portait sur le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle de 2017, mais elle comportait deux présuppositions surprenantes : 1. « Les Français » voudraient « faire barrage au Front National », et 2. L’UMP, tout autant.

Continuer la lecture de Qui donc « les Français » intéressent-ils encore ?, par Jeanne Favret-Saada

Partager :

LES FASTES DU VIDE, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité.

Le PS vient d’essuyer un huitième camouflet lors des législatives de Villeneuve-sur-Lot, au bénéfice du Front National, comme de bien entendu, dont le jeune et fringant candidat affrontera seul au second tour son concurrent UMP, fraîchement adoubé membre du front républicain. Front contre front. Serait-ce le frotti-frotta préliminaire à un échange amoureux des idées ? Ah, j’oubliais que l’acculturation mutuelle a déjà eu lieu. Ce sont gens de même race. Il s’agit simplement de décider, dans le fracas des enfourchures qui s’entrechoquent et des brames qui s’entremêlent, quel mâle aura l’honneur d’inséminer le nouveau terroir électoral qui s’offre à nous. Un nouveau terroir électoral ?

Aussi bien le président Hollande, quand il affirme que ce résultat est une « séquelle » de l’affaire Cahuzac, que Marine Le Pen, quand elle affirme qu’il est l’avant-coureur d’une « lame de fond », se trompent ou plutôt cherchent à nous tromper, car il est douteux que ces deux roués s’abusent eux-mêmes, le premier sur le caractère décisif, pour un électeur, de la révélation d’un secret de polichinelle, la seconde sur la puissance ravageuse d’un tsunami démocratique qui entraînera, au mieux, 25 à 30 % des votants. Alors, un nouveau terroir ? Il est toujours périlleux d’aventurer un pronostic, mais on peut au moins s’appuyer sur le discrédit qui accable le PS pour lui prédire, à la prochaine échéance, un effondrement comme en a connu récemment le PASOK, en Grèce, et espérer qu’il lui soit plus salutaire qu’à ce dernier. Ce discrédit est d’autant plus étonnant et d’autant plus mérité que primo la gauche détient la majorité à l’assemblée et au sénat, ainsi que dans plus de la moitié des conseils généraux et dans presque tous les conseils régionaux, et dirige, à deux ou trois exceptions près, toutes les grandes villes ; que secundo la droite n’en finit pas de se réinventer sous des formes ridicules et autodestructrices ; que tertio aucune bande de pieds nickelés troïkesques ne met la pression sur le pays. Certains s’imaginaient qu’en multipliant les points d’ancrage, la gauche étendrait le réseau de ses fibres musculaires et serait enfin en mesure de mouvoir le grand corps malade de l’État. Elle aura surtout épaissi sa masse adipeuse, les barons et baronnets poussant leurs pions ou se poussant eux-mêmes, à la faveur d’un remous gélatineux de bourrelets, de la base au sommet. 

Continuer la lecture de LES FASTES DU VIDE, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Partager :