INCROYABLE MAIS VRAI !

Alors que tous les yeux sont aujourd’hui tournés vers l’Espagne, qui manifeste un sursaut d’indépendance vis-à-vis des exigences d’une médiocre Troïka (dont les membres se font étriller à Bruxelles pour le plaisir de tous), c’est en Chine que cela craque soudain de partout, les commentaires étant en effet interdits « jusqu’au 3 avril », sur les micro-blogs chinois (l’équivalent là-bas des Facebook et autres Twitters).

Le but, c’est d’étouffer les rumeurs de coup d’État liées au limogeage du populaire et néanmoins néo-maoïste Bo Xilai, ex-secrétaire du parti communiste de la ville de Chongqing, tandis que volent les accusations de meurtre sur la personne de Neil Heywood, homme d’affaire britannique, à l’encontre de Mme Gu Kailai, épouse du même M. Bo Xilai.

Quand on vous disait que rien n’est simple dans la vie !

La bonne nouvelle, c’est que si les populations du monde en 2012 sont prêtes à supporter toutes les avanies en termes d’austérité, de retrait des droits démocratiques, de portes tournantes à la vitesse du son entre monde politique et monde des affaires, il y a cependant une chose qui les poussera infailliblement à l’insurrection : la disparition de la micro-reconnaissance mutuelle que dispensent les micro-blogs.

Dirigeants politiques : attention aux coupures accidentelles de courant qui pourraient conduire à de très regrettables malentendus !

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La propriété anéantie par le capitalisme financier, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Dans son premier bilan des questions à résoudre, Paul Jorion constate à propos de la propriété la disjonction du XIXème siècle entre la sociologie et l’économie que jusqu’alors les deux sciences n’en étaient qu’une : l’économie politique. Le domaine d’étude commun aux deux sciences est bien la propriété. La réduction de l’économie politique à l’économie a permis de sortir la question de la répartition du capital du champ de la théorie économique. Or l’allocation du capital aux facteurs de production est bien le point sur quoi la doxa économique d’aujourd’hui est en échec patent.

Un problème de la rémunération par le capital

Comme ne cesse de le remarquer Paul Jorion, la crise ravageuse que nous connaissons a son origine dans le processus de répartition de la richesse. La concentration du capital et la rémunération insuffisante du travail provoque une distribution de revenus déséquilibrée par rapport à la consommation de biens et services et à la demande de bien-être. Le déficit de l’offre de revenus réels sur la demande est comblé par le crédit nominal des détenteurs de capital et non par le crédit réel des exploitants du capital.

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L’actualité de la crise : LE PLAN A’ EST EN MARCHE EN ESPAGNE, par François Leclerc

Billet invité

Les ministres des finances allemand et français ont fait à Copenhague de la mauvaise politique en décidant du montant du pare-feu censé protéger l’Eurozone des suites de la crise. Leurs contextes parlementaire et électoral respectifs aidant, ils ont affiché leur désaccord pour ensuite édifier un muret présenté comme infranchissable. Après l’envolée embarrassante du ministre français François Baroin avant qu’il ne se rende à Copenhague, au vu du résultat final de la réunion: « Le pare-feu, c’est un peu comme le nucléaire sur le plan militaire, c’est fait pour ne pas être utilisé, c’est de la dissuasion ».

Maniant une arithmétique créative dès qu’il s’agit de faire de la gonflette, les ministres ont additionné les centaines de milliards d’euros pour atteindre le millier de milliards de dollars préconisé par l’OCDE. Et non la même somme, mais en euro, comme initialement réclamé par François Baroin. Le ministre irlandais des finances, Michael Noonan, osant même, en fin de réunion, déclarer que c’est cette somme ronflante en dollars qui va être retenue par les marchés, et non les 800 milliards d’euros auxquels les ministres sont parvenus.

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CHRONIQUES D’UN HIVER EUROPÉEN – 2ème ÉPISODE, par Étienne Haug

Billet invité. Voici le deuxième épisode radiophonique du périple initié par Étienne Haug pour raconter l’Europe de l’austérité

Le site d’Étienne Haug, pour suivre son parcours.

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FNCIVAM, LES MECANISMES DE FORMATION DES PRIX DANS LES ECHANGES MARCHANDS, AU MANS, LE MARDI 3 AVRIL 2012 A 14H30

CONFERENCE DE PAUL JORION

DANS LE CADRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA FNCIVAM

SUR LES MECANISMES DE FORMATION DES PRIX DANS LES ECHANGES MARCHANDS

LE MARDI 3 AVRIL 2012 A 14H30

SALLE DE L’ANCIEN CINEMA LE ROYAL, AU MANS

409 avenue Félix Généslay 72100 LE MANS

Bus : ligne 3, arrêt Château d’eau

TARIF Entrée : 5 euros ; gratuit pour les CIVAM

INSCRIPTION Awa Keita

FNCIVAM 71 Bld de Sébastopol 75002 PARIS

Tél : 01 44 88 98 58

Awa.keita@civzam.org

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MISÈRE DE L’ARITHMÉTIQUE

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Mardi, durant l’audition au Sénat, j’ai mentionné comme exemple de la mauvaise qualité des modèles financiers en général, le modèle de Black-Scholes pour la valorisation des options, dont on sait qu’il est faux depuis le jour des années 1970 où il a été conçu, et dont on a transformé pour pouvoir l’utiliser quand même, une variable d’état, c’est-à-dire dont on ne peut que constater la valeur, la volatilité, en une variable de contrôle, à laquelle on attribue une valeur au pifomètre des salles de marché. Comment diable a-t-on pu en arriver à ce sommet de la stupidité humaine ?

J’en étais là de mes réflexions à ce sujet à l’heure du déjeuner quand, à la table voisine de la mienne à la Guinguette de Conleau où j’étais allé prendre mon repas pour profiter du beau temps, j’ai capté quelques bribes de conversation qui m’ont mis sur la voie de la solution.

Une dame expliquait à l’une de ses amies que le bon ordonnancement de ses journées était menacé par le fait que la résolution de son sudoku quotidien lui prenait désormais « moins de deux minutes ». Ni son amie, ni moi n’avions une proposition à lui faire pour l’usage des nombreuses minutes que son expertise croissante lui avait ainsi fait gagner.

Quelques minutes plus tard cependant, la même dame expliquait cette fois qu’un chantier sur le pont de l’autoroute à La Roche Bernard oblige en ce moment à une circulation alternée avec arrêt prolongé au milieu du pont : « Ce qui n’est pas tout à fait moi : tu me connais ! » Le trafic ne repart qu’au bout de ce qu’elle qualifiait d’« une infinité de temps » et, pour immédiatement préciser ce qu’elle entendait par là, elle ajoutait : « J’ai eu le temps de faire la moitié d’un sudoku ! »

Cher lecteur, pas besoin de vous faire un dessin, n’est-ce pas ?

1 sudoku = moins de 2 minutes ; ½ sudoku = une infinité de temps.

Il ne m’en fallait pas davantage bien entendu pour résoudre d’un seul coup deux énigmes : l’utilisation par les traders du modèle de Black-Scholes et la longueur de temps nécessaire pour un sudoku : la médiocrité de l’enseignement de l’arithmétique dans les classes élémentaires est sans aucun doute à incriminer dans les deux cas !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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L’actualité de la crise : LE MONDE, VU DE L’AUTRE CÔTÉ, par François Leclerc

Billet invité

A eux cinq, ils représentent 45% de la population mondiale et pèsent un quart du PIB de la planète. Dilma Roussef, Dmitri Medvedev, Hun Jintao, Manmohan Singh et Jacob Zuma viennent de se réunir à New Delhi, à l’occasion du 4éme sommet du BRICS qui regroupe le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud.

Dans les commentaires de la presse internationale, l’accent est mis sur le caractère surtout symbolique de cette réunion ainsi que sur tout ce qui sépare ce groupe disparate de cinq pays émergents : depuis des systèmes politiques très différents jusqu’à leur localisation aux quatre coins du monde. Tout en reconnaissant qu’ils sont désormais des puissances économiques de premier plan et disposent d’une grande part des réserves monétaires mondiales. A tous égards, une réaction défensive.

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CONJONCTURES BOUSCULÉES, par Panagiotis Grigoriou

Billet invité. Le blog de Panagiotis Grigoriou s’intitule greek crisis.

Nous savons tous depuis Thucydide et l’Épitaphe de Périclès, que la vie est faite de vicissitudes variées, de conjonctures bousculées, imprévues et non rationnelles du point de vue des désirs de tout un chacun, comme le rappelait à ce propos, et déjà bien à temps, Cornelius Castoriadis. Le problème n’est plus là, mais plutôt à la suite de ce constat : Qu’allons-nous en faire ?

Vues des campagnes du centre de la Grèce, ces conjonctures bousculées conduisent à un certain fatalisme ou au mieux, à l’attentisme. Les départementales de la région de Thessalie se vident de plus en plus, on attend alors chez soi, on se retire, mais ce n’est pas pour la contemplation. Vies alors suspendues. Au moins, les livreurs laissent encore des cartons devant les pharmacies avant leur ouverture du soir, sans crainte apparemment, à Athènes ceci est impossible. Durant l’après-midi, le café-restaurant de la forteresse pittoresque dans la ville de Trikala est presque vide, malgré le beau temps. Ainsi, seuls une jeune tortue et un chat semblent en profiter pleinement. À la forteresse comme ailleurs en ville, les établissements ont en plus baissé leurs prix de 25%, l’expresso glacé est à deux euros au lieu de trois, il y a encore deux mois. Peine presque perdue pourtant. Un vendeur ambulant pakistanais, proposait sa marchandise aux rares clients, mais là aussi sans succès : une sacoche pour le rangement et le transport d’un ordinateur portable pour dix euros, et un violon fabriqué en Thaïlande pour cinquante euros.

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Toujours la même chose, mais autrement. Ou le retour du socialisme platonique, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Billet invité

« Semper eadem, sed aliter. » La formule est célèbre. Elle se rencontre sous la plume d’Arthur Schopenhauer, dans Le monde comme volonté et comme représentation (1819). C’est le même Schopenhauer qui a bien obligeamment livré aux communicants modernes les clés sophistiques de l’évitement du débat (L’art d’avoir toujours raison, 1864). Pourquoi citer en exergue de ce billet un homme dont la philosophie politique se borna à offrir à la troupe une vue surplombante depuis ses fenêtres sur les insurgés de 1848 ? Parce que c’est le même homme qui fit de son caniche son unique héritier. Par ce gag énorme, hommage déguisé aux cyniques, ces dégonfleurs de gloire, Schopenhauer pensa rompre le cycle tragique de sa propre histoire. Malheureusement, son geste n’était pas sans précédent – l’empereur Caligula n’avait-il pas formé le dessein d’élever au consulat son cheval Incitatus ? – et n’empêcha pas certains admirateurs souffreteux et mélancolâtres de s’instituer ses héritiers. On ne peut pas interdire aux morts de vous imiter et aux idiots d’aller baver sur vos restes. La même chose, mais autrement, toujours.

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Mission commune d’information du Sénat sur le fonctionnement, la méthodologie et la crédibilité des agences de notation, à Paris le 27 mars 2012

Ceux d’entre vous qui n’êtes pas venus assister à l’audition d’avant-hier au Sénat, n’en connaissent que la synthèse offerte dans la dépêche de l’AFP rédigée par Ursula Hyzy. On peut trouver cette dépêche par exemple sur le site de L’Express. Je vais donc en commenter les termes.

« PARIS – Des économistes recommandent une transformation de fond en comble du secteur des agences de notation financières, miné selon eux par les conflits d’intérêt, une concurrence aux effets pervers, la piètre qualité de leurs modèles d’analyse.

Retards, relations trop étroites entre les entités notées qui, Etats mis à part, sont aussi les payeurs, manque de qualifications, vision trop compartimentée de l’économie: sans rendre les agences responsables des crises, trois spécialistes dressent sur leur petit monde un constat peu amène.

« Il faut balayer les agences de notation telles qu’elles ont existé car elles n’ont rien vu« , a lancé mardi Jacques Delpla, économiste chez BNP Paribas, dans une allusion à la crise de la dette grecque et à celle des « subprimes » (prêts immobiliers à risque). »

Cet argument de Delpla relatif au fait que les agences de notation n’auraient rien vu venir dans le cas de la Grèce a été (involontairement) réfuté par Blundell-Wignall de l’OCDE (le troisième participant à l’audition), dont un graphique dans sa présentation montrait au contraire une (légère) anticipation des développements de la crise grecque par Standard & Poor’s.

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LA GRANDE PERDITION

A SAINT-ÉTIENNE

Mardi 3 avril, 20 heures 15

Conférence de François Leclerc

Pour en finir avec une crise loin d’être terminée, mieux vaut comprendre pourquoi nous y sommes entrés, afin de saisir comment sortir du cadre présenté comme intangible dans lequel nous sommes enfermés.

THÉÂTRE LIBRE – 48 rue Désiré Claude – 42100 Saint-Étienne

Réservation au 04 77 25 46 99 ou par mail à contact@theatrelibre.fr

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LES 100 JOURS DU NOUVEAU PRÉSIDENT

Dans le cadre du LELAB2012 de la TNS Sofres, page d’entretiens relatifs aux enjeux des présidentielles et législatives en France, la question m’a été posée hier de mes « 100 jours de rêve ». Les voici :

1. Restauration de la prohibition de la spéculation

Restauration de l’article 421 du Code pénal : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art. 419 », de l’article 422 : « Sera réputé pari de ce genre toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s’y trouver au moment de la livraison. »

Restauration de l’article 1965 du Code civil : « La loi n’accorde aucune action pour une dette de jeu ou pour le paiement d’un pari »

2. Interdiction des transferts d’information (dans les deux sens) entre chambres de compensation et paradis fiscaux (tous les paradis fiscaux : y compris ceux tolérés par des États dans des enclaves sur leur propre territoire)

3. Redéfinition de l’actionnaire d’une société comme contributeur d’avances (prêteur) et non comme propriétaire

4. Détermination des cours à la Bourse par fixing journalier

5. Abolition des privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques

6. Prohibition de l’optimisation fiscale des sociétés par le biais de transactions entre la maison-mère et ses filiales ou entre ses filiales

N.B. : Oui, je sais la Liberté-tagada-tsoin-tsoin-des-marchés aura été assassinée, trucidée, etc. etc. mais le reste du monde se portera lui TELLEMENT mieux !

 

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L’actualité de la crise : DES CERCLES VICIEUX QU’ILS NE SAVENT PAS BRISER, par François Leclerc

Billet invité

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que s’étale sur la place publique une évidence : le plan gouvernemental de recapitalisation des banques espagnoles est totalement sous-estimé. Un montant global de 52 milliards d’euros a été affiché, mais les estimations sérieuses aboutissent selon le quotidien El Pais au double, à la condition improbable que la situation économique ne se détériore pas davantage. Volet complémentaire : ni dans un cas, ni a fortiori dans l’autre, les banques ne sont en mesure de recueillir sur le marché de telles sommes.

Joaquín Almunia, le commissaire à la concurrence, a mangé le morceau. Il a estimé en « off » devant un parterre de journalistes à Madrid – mais Reuters a levé le mystère sur l’identité de la source anonyme – que le gouvernement aurait avantage à faire appel au MES (mécanisme européen de stabilité) en cours de constitution pour recapitaliser les banques sans plus tergiverser. Car il n’a pas non plus les moyens d’y procéder.

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L’actualité de la crise : DES LOGIQUES CONTRARIÉES, par François Leclerc

Billet invité

Mariano Rajoy est devant une montagne à déplacer. Le gouvernement espagnol présentera vendredi son budget 2012 rectifié, afin de parvenir à réduire sur le papier le déficit budgétaire à 5,3 % du PIB. Rien de moins que 55 milliards d’euros de coupes ou de recettes budgétaires supplémentaires doivent être trouvées, cette année et l’année prochaine, afin de revenir à un déficit de 3 % du PIB en 2013 comme exigé. A condition encore que la récession ne s’approfondisse pas ! En décembre dernier, la version précédente du budget avait déjà permis de dégager 15 milliards d’euros de coupes et de hausses.

Après avoir vécu au rythme de la Grèce, l’Europe va désormais suivre celui qui vient d’Espagne, qui pourrait bien entraîner à sa suite l’Italie.

En Italie, comme en témoigne la chute de sa cote, l’état de grâce dont à bénéficié Mario Monti est en passe de se terminer devant son projet de réforme du travail, qui suscite dans le pays une réaction plus forte que prévue en dépit de sa prudence de chat, ranimant des jeux politiques parlementaires momentanément assoupis. Les marchés sont déjà à l’affut : la prime de risque que doit payer l’Espagne pour se financer est montée de 350 points, dorénavant supérieure à celle de l’Italie.

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