163 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 30 MARS 2012 »

  1. Vous me faite penser a Mr Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir et vous vous faite du libertarianisme sans le savoir ou vous prenez les Ploucs pour des imbéciles. La question a se poser est d’où vient le nomadisme plutôt que de dire quel sont ces étranges étranger. En tant qu’anthropologue et edudiant auprès Levi-Strauss vous devriez connaitre les pratiques des peuples Amazoniens. Pour les peuples Amazoniens il se passe ceci quand la terre ne produit plus on se déplace on va ailleurs la ressource ayant disparu. Mais l’amazonie étant très grande il ne rencontrait que rarement d’autre peuples et quand c’était le cas c’était la guerre.Le nomadisme est la plus primitive des comportements humains. Le sédentaire le plouc (d’apres-vous) ne cherche qu’a gérer les ressources dont il dispose pour le maximum de gens.C’est une idée bien plus révolutionnaire que ce mouvement tel les indigènes d’amazone dont vous faite l’apologie.

    1. Nomadisme et sédentarité sont moins des choix qu’une réponse à des nécessités : les gens s’installent là où ils peuvent manger. A la préhistoire ou chez les chasseurs-cueilleurs récents, les migrations sont saisonnières et répondent à celles du gibier : la nourriture part, on la suit. Ce qui signifie qu’on revient chaque année aux mêmes endroits, camp dété/camp d’hiver. Lorsqu’ils trouvaient un territoire où abondaient l’eau et le gibier, ils s’installaient, parfois pour plusieurs générations (Molodova, Lepensky Vir).

      Idem pour le néolithique prétendument sédentaire : lorsque – comme vous le soulignez effectivement – les ressources d’un territoires sont épuisées, on se déplace.

      Actuellement même, l’émigration des jeunes actifs espagnols, portugais et grecs, de même que celle des Irlandais et des Italiens au 19e siècle ne répond pas tant à un désir d’aventure qu’à une nécessité économique : s’ils veulent manger, ils doivent partir, et pas de gaieté de cœur, croyez-moi.

      Tout autre est le nomadisme post-moderne tant prisé des élites, qui prennent l’avion comme vous le vélo, qui peuvent s’offrir une soirée à New York après une journée de travail à Londres, un week-end dans le Pacifique entre deux semaines à Paris ou à Hong Kong. C’est aussi l’opportunité qui les guide, bien sûr, mais le monde leur appartient, ils ont des propriétés foncières et des investissements économiques partout. Puisqu’ils n’ont pas d’autres attaches que leur fortune, ils ne voient aucun mal à obliger les gens normaux – attachés à leur famille, à leur ville, à leur région – à tout quitter pour aller bosser ailleurs, dans de moins bonnes conditions.Ceci toutes proportions gardées bien sûr, est un reflet de la mentalité esclavagiste qui n’a jamais vraiment quitté nos élites : déplacer non des populations mais des individus coupés de leurs racines, pour les faire bosser là où ça rapporte aux maîtres. Après tout de quoi se plaindraient-ils? C’est la misère chez eux tandis que nous leur offrons travail, logement et nourriture.

      1. @Agnés
        La sédentarité crée l’agriculture une révolution non! Vive le nomadisme dise les libertariens

  2. De toute façon, ‘les étrangers sont nuls’…
    « Les Français sont nuls. Pas tous. Pas mon crémier, qui veut voir la finale Le Pen-Marchais arbitrée par Polac à la salle Wagram, mais les Français coincés chafouins qui s’indignent parce qu’on a dit prout-prout-salope dans leur télé…etc. »
    P. Desproges, les étrangers sont nuls, dessins de Edika, 1992.
    http://www.dailymotion.com/video/xmjf5u_les-etrangers-sont-nuls-d-apres-p-desproges-festival-festhea-2011_creation

      1. Je suis aide soignante et j’exerce en intérim en maisons de retraite.
        J’ai souvent remarqué, que, au bout de quelques jours de présence dans une structure, les visiteurs vont s’adresser à moi pour demander un renseignement plutôt qu’à la titulaire qui se trouve à côté de moi.
        Au bout de quelques semaines, c’est carrément l’infirmière cadre de la structure qui me confie des soins particuliers sur certains résidents, alors que les titulaires seraient plus à même de les faire puisqu’elles ont une plus grande habitude de ces résidents que moi.
        Je viens de passer 6 mois dans une maison de retraite, je peux dire que je fais partie des murs !
        Les employés, les résidents, les visiteurs et même les autres intérimaires, sont toujours surpris quand je leur rappelle que je suis intérimaire, donc « une étrangère » à la structure !

      2. @Louise, du calme…
        T’as belle être comme lui aide-soignant, c’est à Vigneron qu’on s’adresse quant on a vraiment mal.

  3. La première phrase d’un article à la une du Financial Times se lit comme suit : « Coutts & Co., la banque privée utilisée par la Reine Elisabeth II, a été condamnée à la plus grosse amende (8,75 millions de livres) jamais infligée à une institution financière pour violation des règlements contre le blanchiment des revenus de la drogue. La banque avait failli de vérifier l’origine de l’argent déposé par presque trois quarts de ses clients présentant un profil sensible. »

  4. Le risque économique des activités sensibles est aussi une forme de message international, à la manière dont Monsieur Jorion l’explique dans la vidéo.

    Les activités sensibles tel que le nucléaire : Fuskushima en est un exemple, chimique : Bopal en Inde, ou biologique : virus ou maladies, sont aussi du registre international, pas uniquement national bien que la responsabilité (globale ou nationale) semble logique puisqu’elle est existente depuis la création des installations.

    Voilà plusieurs années des Subprimes de 2007 ou à Lehman Brothers de 2008, et aussi les derniers mois avec la crise de la dette des pays riches, que les citoyens ont conscience qu’il y a un risque économique à l’échelle international, une crise économique majeur du fait de l’inter-dépendance des économies.

    Il faut intégrer le fait que pendant la WW1 et la WW2 (guerres mondiales), les questions d’ordre chimiques ou biologiques ont été intégré dès le début de nombreux projets, dont la prévention et la survie de la population.

    Hors ce risque économique concerne aussi les activités bioligiques, chimiques et nucléaires. C’est à dire que l’absence de dispositifs les concernant ou l’apparition quelconque d’un de ses domaines seraient logiquement (car informer) interpréter comme un manquement ou une faille à des normes de sécurités pour créer des situations à haut risque pour la ou les populations.

    Il y a bien évidemment des agences mondiales connus (AIEA,ect…) pour ses inspections dans ses milieux, des lois nationales concernant ses questions d’ordre biologiques, nucléaires ou chimiques.

    C’est pourquoi la prévention d’un risque économique est non seulement un sujet d’actualité mais aussi un sujet de respect des normes de sécurités en cas de risque économique majeur.

  5. Maman, il est de Marseille le monsieur?

    J’étais dans le nord ce jour là et le tout jeune enfant qui posait la question à propos de ma manière de parler ne semblait pas du tout indisposé, seulement curieux.

    Quelques jours plus tard je me suis fait traiter de « parisien » par le leader de la classe de terminale de Périgueux où je me trouvais, mais en fait j’avais plutôt « l’accent lyonnais », du moins si on néglige les nuances de cet accent.

    Quand mon père est rentré d’Allemagne, où il était resté contre son grès pendant cinq ans, il essayait (avec le sourire, c’était plutôt un jeu) de me faire prononcer « maman » au lieu de « momon ». Il m’a raconté plus tard que c’était en captivité qu’il avait repris involontairement « l’accent du sud » dont il s’était en bonne partie défait pendant ses études à Paris.

    Au collège j’ai eu un prof de math qui avait l’accent « marseillais » (en fait il était niçois) et ça me paraissait très bizarre: pour moi les maths c’était du nord, pas du sud!

    Je vis dans une ville où les familles originaires de la région sont largement minoritaires et dans un quartier où les immigrés sont très majoritaires: mes enfants me semblent avoir une pointe d’accent « pied-noir » qu’ils ont acqui en fréquentant l’école puisque c’est celui qu’ont les maghrébins quand ils parlent français…

    J’ai pas de morale à proposer, sinon que « parler français » ne désigne pas quelque-chose de simple et que c’est un sujet plutôt tabou (même si « La variété linguistique du groupe dominant s’impose comme marque de prestige et détermine l’évaluation que les dominés font de leur manière de parler. » – P. Bourdieu – Ce que parler veut dire.)

    1. @Ardéchoix,
      D’un autre côté la gestion de la porosité des frontières est cruciale, ni trop fermée ni trop ouverte, la frontière est un lieu d’échanges, c’est une disposition nécessaire qui actualise notre altérité, notre parcours culturel et économique singulier. C’est comme une membrane pour tout organisme, c’est le lieu d’échanges entre l’organisme et le reste du monde. Des qualités de cette membrane dépendent en partie l’équilibre et la prospérité de l’organisme.
      Regis Debray en a fait très justement un éloge (Éloge des frontières), lui qu’on ne peut accuser de xénophobie.

      1. @Renou,
        Pour HLaborit, tu veux parler de son discours sur l’amour. Je ne sais plus où est ce commentaire, ça va si vite sur ce blog.
        Tu veux dire quoi au juste? Qu’est ce que t’as compris?

      2. @Michel Martin:
        /// Pour HLaborit, tu veux parler de son discours sur l’amour. Je ne sais plus où est ce commentaire,/////
        L’extrait sur l’ amour de Laborit provient du 2e chap d’ « ELOGE de la FUITE ». Ce qui semble curieux avec « eloge des frontieres » !
        En fait c’est le meme débat, la hierarchisation semble nécessaire aussi bien a l’ individu qu’ a sa structure de groupe , et les frontieres (a ts les niveaux /fractal) participent a cette structuration aussi bien au niveau de la famille , qu’au niveau d’une région ou d’ un pays .
        Ce que l’ on peut ressentir comme paranoiaque , c’est l’antagonisme pour l’individu (comme pour chaque niveau de groupe) entre l’interet de l’individu et l’interet du groupe , entre sa « liberté » et son « etre »qui ne peut exister sans l’ aliénation au groupe .

      3. Kercoz,

        Ce que l’ on peut ressentir comme paranoiaque , c’est l’antagonisme pour l’individu (comme pour chaque niveau de groupe) entre l’interet de l’individu et l’interet du groupe , entre sa « liberté » et son « etre »qui ne peut exister sans l’ aliénation au groupe .

        La paranoïa, c’est quand on éprouve le besoin de se mettre sur la défensive alors qu’il n’y a pas de menace. Le lien au groupe ne veut pas dire aliénation au groupe, même si c’est souvent le cas. Hiérarchie ne veut pas dire aliénation et rapports de domination animales, soumission, même si c’est souvent le cas. Dire que c’est systématiquement le cas est le résultat d’une intériorisation des rapports de domination, d’un zèle qui confine à la paranoïa.
        Laborit, afin de cultiver sa posture de celui à qui on ne la fait pas, refuse de voir dans l’amour autre chose que de la soumission. C’est clairement un refus de s’exposer, une posture d’autoprotection, c’est bien une attitude défensive, sans doute acquise à cause de déconvenues amoureuses, qui n’en n’a pas. L’important, dans l’éducation, ce n’est pas d’apprendre à ne pas tomber, c’est plutôt d’apprendre à se relever. On dirait que Laborit en était resté à « surtout ne pas tomber ».

  6. Je crois pouvoir donner un titre synthétique à votre chronique:  » Problème de :l’identité à l’altérité et ou de l’altérité dans l’identité…. » Avec identité dans les deux sens: identiques et individualité….

  7. Aller de la langue directement au droit de vote , pour tenter de faire émerger le nous , me laisse perplexe .

    Je réflèchis mais ça risque d’être long . Là , tout de suite , me vient en tête :

    – je m’exprime , mais je pense aussi en langue française .

    – j’ai appris l’anglais ( mais c’est la langue que j’ai de plus réticence à employer , je n’ai jamais su vraiment pourquoi ) ,un peu l’allemand ( sans effort en tant que latiniste ,et ça m’a servi pour draguer les jeunes allemandes dans les dunes de sable du sud de la France ) , un petit peu d’arabe en Algérie ( et j’y ai pris plaisir comme apparemment mes interlocuteurs en les saluant ) , un peu de Wolof et de Bapounou (étranger se dit étanguani ) , un peu de Russe ( par gourmandise pour la beauté charnelle de la langue ) .

    – le nous et l’empathie ne doivent pas se limiter à la seule expression vocale , car si je m’octroie une forme d’empathie , je la déduis de la constante qui me poursuit partout où j’arrive pour la première fois et que je m’y balade seul : au bout de moins de dix minutes ,il y aura toujours un autochtone pour me demander son chemin .

    Aucun ne m’a encore jamais demandé si je votais , ou si je voulais être juré à son procès .

    Mais souvent , ça s’est fini devant un verre .

    1. un peu l’allemand ( sans effort en tant que latiniste ,et ça m’a servi pour draguer les jeunes allemandes dans les dunes de sable du sud de la France )

      Ah ben oui, les fameux « Slump-tests » avec du sable mouillé ! « Viens, je vais te faire voir mon cône d’Abrams ! » …ça se dit comment en Allemand ! 🙂

      1. Ich habe vergessen . Das ist zu alt !

        Il n’y a plus que les moskitos qui s’en souviennent . Et j’ai déjà dit ici que je me souviens aussi encore des moustiques …. Et à l’époque le « slump » n’était pas d’actualité …

  8. Je viens d’un pays, où, à l’époque du choc pétrolier, les gens étaient d’un village. Y habitaient. Souvent toute leur vie. Des divorces, il devait y en avoir, mais on ne les montrait pas, invisible. Mes parents, qui ont fini par se divorcer, tenaient difficilement plus de 4 ans au même endroit. Ça c’est accéléré pour ma mère après le divorce (et pour moi avec).
    Au final, dans ce pays, je suis un étranger. J’ai souvent regretté ne pas y avoir des racines plus « normales ». Mais ça m’a offert une sensibilité à l’ailleurs, à l’autre. Quand je faisais du stop, on me parlait en portugais (alors que je ne parle pas cette langue-là, mais plutôt le français, version Valais). Et quand je travaillais sur les chantiers, les ouvriers ne me croyaient pas quant à mon identité sans que je leur montre ce fichu bout de papier qu’on nomme carte d’identité. Même que la police m’arrêtait sans cesse avec ma gueule d’estranger.
    Et j’ai eu la chance d’habiter 2 ans – enfant – à Genève, aux Paquis, quartier aussi populaire que cosmopolite. Pour la première fois, j’ai eu l’impression d’être comme les autres. La norme était presque une absence de norme.

    Pierre-Yves D. :

    illusion de leur clôture identitaire totalitaire

    Merci pour ces mots ! Ils encouragent à se libérer du totalitarisme lié à l’identité.

    En Suisse quand on fait une loi pour que les étrangers restent des étrangers, on parle « d’effort d’intégration » et on imagine des instruments de mesure qui permettront de s’assurer que les « étrangers » (qui parfois sont clandestins ou pire, des requérants d’asile) ne parviendront que très difficilement à s’intégrer. Mais on le fait de telle manière que de s’opposer à ces lois revient à se faire accuser d’être contre l’intégration.

  9. J’ai beaucoup aimé cette video. Et j’irais même plus loin encore.

    Je ne pense pas, comme certains commentaires le disent qu’il faille parler à la perfection un langue, ni même la parler du tout pour être totalement intégrée dans une population étrangère comme étant du lieu.

    Je ne pense pas non plus qu’il soit impossible de « penser » dans une autre langue, quand bien même on n’aurait que 10 mots de vocabulaire.

    Il y a des tas d’autres moyens de communication que les mots, les gestes, le regard, les énergies que l’on dégage et encore des milliers d’autres façons d’écouter l’autre que le langage.

    Dans tous les pays que j’ai visités, presque, sauf un peut-être, j’ai été intégrée dans la population comme l’un des leurs quasiment dans les premiers jours, quand bien même je ne parlais aucun mot de leur langue à l’arrivée.

    Lorsque je vais dans un pays de langue espagnole, avec le peu de vocabulaire que j’ai dans cette langue, environ 30 mots à tout casser, lorsque l’un de ces mots se présente dans mes pensées, je le pense en espagnol et le reste de la phrase en français. Pourquoi ? Parce que un mot ce n’est pas seulement une signification traduisible dans notre langue. Il véhicule une énergie très différente et une intention différente qui est liée à la culture du pays bien sûr. Je ne peux pas sur place, m’empêcher de penser ces mots-là automatiquement en espagnol.

    Les mots sont de la musique… le son dégage une intention ou ne la dégage pas si l’intention n’y est pas.

    On le voit très bien en politique lors d’un discours. Cela sonne juste, ou cela sonne faux, même avec les discours les plus élaborés, les mieux conçus.

    C’est un peu comme la différence entre un acteur et un comédien. Le premier va vivre le personnage au fond de ses tripes, le second va le jouer.

    C’est la même chose dans un pays étranger dont on ne connaît pas la langue. Les énergies émettent un son que les autres reconnaissent ou pas comme étant leur et faisant partie d’une sorte d’universalité de communication.

    Pour ce qui est des votes aux étrangers, j’ai toujours trouvé aberrant que des gens qui travaillent, paient des impôts et participent au développement du pays n’aient aucun droit d’émettre une opinion. C’est lamentable.

    En Suisse, ce n’est que très récemment que l’on a accordé au résidents étrangers depuis … tant d’années… le droit de voter sur le plan communal, sauf erreur de ma part. Mais l’accès au reste leur est totalement fermé.

    Aujourd’hui ces gens là, qui travaillent depuis 40 ans dans le pays, malgré ce droit ne votent pas, même quand il s’agit d’augmenter leurs salaires… Pourquoi ? Parce que pendant des décennies on leur a refusé ce droit et qu’ils n’ont jamais été réellement intégrés dans le pays, ils se sont complètement désintéressés de la question et ont organisé une micro-société de leur identité qui n’est absolument pas ouverte aux suisses qui sont pour eux des étrangers… C’est dramatique ces lois, cela empêche totalement la communication et le partage !

    C’est ainsi que les portugais par exemple, n’ouvrent pas la porte au vieilles dames avec deux cannes, ne laissent pas leur place dans le bus aux invalides ou personnes âgées, ne vont voir que des médecins portugais en Suisse ou des dentistes portugais en France, etc… etc… Et c’est le cas pour toutes les ethnies dans ce pays, mais… par notre faute, celle de leur avoir refusé le droit à la parole.

    1. C’est pas en Suisse. C’est à Genève que tout récemment le droit de vote au niveau communal, mais pas le droit d’éligibilité, a été « accordé ».
      D’autres cantons l’ont fait bien avant, comme Neuchâtel. Mais ils ne sont pas très nombreux.

      On trouvera les informations nécessaires sur wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_%C3%A9trangers_en_Suisse

      L’accès à la nationalité étant très difficile en Suisse, il arrive que dans certains cantons la proportions de la population « étrangère » est relativement importante (30 ou 40 % dans certains cas), ce qui revient à dire qu’une partie significative des résidents n’a ou n’aurait pas de droits civiques.

      1. Merci pour la précision iGor milhit.

        Et à Genève sur le plan communal uniquement le droit de vote pour les étrangers, ce qui ne signifie pas grand-chose, les décisions importantes étant prises sur le plan cantonal ou fédéral.

        Après cela on viendra se plaindre qu’il n’y a que 24,8 % de votants fidèles entre 2005 et 2009, les statistiques les plus récentes.

        Effectivement à Genève et très légèrement variable selon les années, les résidents travailleurs étrangers représente environ 40 %, ce qui est énorme.

        La plupart doivent d’ailleurs retourner après 35-40 de travail, dans leur pays, parce que licenciés cause fermeture d’entreprise, et à plus de 50 ans, après avoir écumé leur droit au chômage, sont obligés de se contenter d’une pré-retraite, tandis que d’autres, jeunes, arrivent croyant encore au miracle.

        L’avantage de ces étrangers est qu’au fil des ans, ils ont tous pu construire leur grande maison dans leur pays et avoir un toit et un jardin qui leur permet de faire leur potager et d’élever des poules.

        Avantage que les suisses n’ont jamais eu dans leur pays et doivent dans ce même cas continuer avec de tous petits revenus de payer des loyers exorbitants, du moins dans le Canton de Genève que le contribuable prendra en charge via les services sociaux. Faciliter la propriété aux petits revenus aurait fait économiser des sommes considérables au contribuable. Mais cela leur a toujours été refusé.

        Le taux de votants suisses est tellement faible que je me demande bien pourquoi, plusieurs fois, ils ont refusé le droit de vote aux étrangers… De peur de perdre un privilège dont ils ne se servent même pas ?

        Absolument rien ne fonctionne dans ce système sociétal et ce sont des milliards qui partent à vau-l’eau pour des inepties.

  10. Je suis belge, mon compagnon est français.
    Souvent je suis littéralement en rage de constater combien les français ne s’ intéressent qu’ à eux mêmes, encore et encore, encore et toujours ; seulement à eux.
    Belge, je fais le contraire, ne m’ intéresse absolument pas à ce qui a lieu dans mon pays, trop lassant, mesquin, inutile.
    La France est devenue une île, c’ était le tire d’ un article consacré à Noam Chomsky lors de sa dernière venue à Paris.
    Seulement voila, moi dans mon pays j’ étouffe complètement. Donc ..

    Je veux surtout dire qu’ on serait en droit d ‘ attendre de la part des Français, vu la réputation de leur culture, un autre avis que celui concernant seulement leurs affaires. Mais il y a beaucoup d’ utopistes ici et j’ en fait sans doute partie, utopistes, naïfs, visionnaires, appelez ça comme vous voudrez.

    Concernant les langues, j’ aimais beaucoup l’ anglais, pas le néerlandais quoique bien parlé ou écrit je l’ apprécie, je ne parle plus que le français, cette langue me correspond bien et est assez difficile comme ça. Le bien parler, user de tout son vocabulaire est une sorte de jeu, un art.

    Concernant ce monsieur rencontré au restaurant, vous pouvez le croire, j’ ai été revoir sa vidéo, l’ image est son métier apparemment, il sait de quoi il parle.
    Ceci dit , s’ il y énormément d’ images en circulation aujourd’ hui, il faut convenir qu’ on se passerait volontiers de la majorité d’ entre elles et préférerait une meilleure information, plus d’ intelligence ou de discernement.

    Pour terminer, j’ ai déjà remarqué que vous aimiez parler de vous ; et c’ est bien. Sur le web, du moins sur le sites que je consulte, on donne beaucoup d’ avis, on parle peu de soi. Or parler de soi renvoie à sa propre humanité et l’ autre aussi. J’ en ai fait l’ expérience, j’ en avais bien besoin et sans doute cela fait-il que les autres m’ apprécient, m’ entendant ils s’ entendent ; sortir de l’ autisme du monde sera l’ avenir.

  11. Milles bravo et merci pour votre brillant vendredi.

    A propos de la langue, je me permets de citer Gilles Deleuze et Félix Guattari, qui eux-mêmes reprennent Henri Gobard qui « propose pour son compte un modèle tétralinguistique :

    La langue vernaculaire maternelle ou territoriale, de communauté rurale ou d’origine rurale ;
    La langue véhiculaire, urbaine, étatique ou même mondiale, langue de société, d’échange commercial, de transmission bureaucratique, etc (…) ;
    La langue référentiaire, langue du sens et de la culture (…) ;
    La langue mythique, à l’horizon des cultures (…). »

    Tous les symboles (…) renvoient au concept de déterritorialisation, et je ressens aussi, à l’écoute de votre commentaire l’idée forte du nomade, ou du nomadisme, qui me semblent plus corrélée à vos expériences.

    Quant au silence, dans une conversation ou ailleurs, il est toujours bienvenu. Il permet de faire résonner les idées et les sons aussi bien que les mettre en exergue, et il repose l’esprit autant qu’il l’aiguise.
    http://www.youtube.com/watch?v=hUJagb7hL0E

    Merci encore

    1. Une étrangère meilleure apprentie en France, c’est comme une médaille aux jeux olympiques d’Albertville d’un étranger. Je pense plûtot à un contre-exemple…Grâce a son talent et malgré son accent à couper au couteau…

    2. Au début des années 70, sais plus exactement laquelle, le meilleur pâtissier de France était un vietnamien.

      Pas réussi à trouver la liste des lauréats chaque année de ce prestigieux concours, mais ce serait intéressant de voir combien de français il y avait parmi eux depuis 1929… et qui a fait la gloire de la France LOL

  12. Allez, une goualante à la Charlotte, c’est à dire, bien traînée : Étrangitudeuuuu – Doux état de mon enfanceu… » En chœur, l’énormité blonde entonne : combien d’étrangers dans ceux qui naissent tous les jours en France ? »

    Il ne reste plus que le vagabondage mondial, au son du chant des partis sans papiers, pour ceux qui naissent étrangers chez eux.

  13. Merci pour cette vidéo qui me fait remarquer qu’étant français habitant depuis 20 ans à Bruxelles je ne me suis jamais mis au néerlandais et n’ai jamais pu aider mes 4 enfants (belges) dans cette langue. Je mets de l’eau dans mon vin et me sens très concerné par cette vidéo:
    http://www.youtube.com/watch?v=Yp4K8Myu4Mo

  14. IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD – OU LEÇON À TIRER D’UN SOUVENIR D’ENFANCE

    Aussi loin que je me souvienne, on m’a toujours félicité de savoir bien dessiné. Bien que maintenant… comme certains disent de PICASSO, après sa période bleue et rose… « ça a légèrement dévié » (avec le cubisme – rires). Enfin bref.
    Je sais pas comment c’est venu, un don dit la bonne mère, mais voilà, je vais vous raconter à ma façon un petit souvenir d’enfance.(A dire vrai… celui là ou un autre, peu importe).
    En maternelle, il était proposé, au fond de la classe, 2 activités récréatives et d’éveil.
    L’une, était la peinture à la gouache sur un petit chevalet. l’autre était le tissage, avec un petit métier à tisser des perles de toutes les couleurs avec de la fine laine.
    Et voilà ce qui arriva. Véridique. je dessinais si bien que me voilà d’office mis au poste de « gouacheur officiel » et à chacun de me demander de lui peindre des cerises rouges, des soleils flamboyants, des verts pâturages avec des « meuhmeuh »… Eux, le reste de la classe, se suffisaient de faire à tour de rôle, ainsi que les désignait la maîtresse, quelques va et vient de navette sur le métier. Mais petit à petit, une fois les choses mises dans leur ritournelle, Ils vinrent… à me jalouser. Et moi… de les envier – Eux de par mon activité en solitaire et moi de leur oeuvre commune et si belle. On a beau dire mais la vie se répète souvent partant d’un souvenir d’enfance et pour le reste durant. Puis ce ne fut qu’au troisième trimestre et cela je m’en souviens bien, que mes camarades (filles) me proposèrent de rattraper mon retard… et me donnèrent de jolies perles pour terminer leur oeuvre. Voilà pour le souvenir… Alors?
    Les Grecs nous enviaient et voulaient aussi manger à notre table européenne. Eux qui pourtant, historiquement parlant, sont les mieux lotis pour en satisfaire cette demande.
    Et bien voilà qu’on les jalouse, en vérité. Quoi, ces mangeurs d’olives veulent aussi boire dans notre ECU-ELLE ! Ils ne sont bons qu’à la prendre par les dents !
    Ils nous enviaient, nous les jalousions. Et puis un jour, une âme, puis une deuxième, une troisième et puis plus, viennent rappeler à notre mémoire… « une coutume ancestrale » :
    LE MANGER-ENSEMBLE
    Alors, oui, il n’est pas encore trop tard, frères européens, souvenons-nous du petit métier à tisser… avec ses perles et ses couleurs de laine.

    MAXIME : « J’aime mieux mon écuelle vide que rien dedans ».

    « En premier ils vinrent pour les juifs, et je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas juif. Ensuite ils vinrent pour les communistes, et je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas communiste. Ensuite ils vinrent pour les syndicalistes, et je n’ai pas protesté parce que je n’étais pas syndicaliste. Ensuite ils vinrent pour moi, et il ne restait personne pour protester en ma faveur. »
    Pasteur NIEMOLLER

  15. CA Y EST! J’ai fini de lire les commentaires du jour sur le thème surprise.
    Mon coeur a dit : miséricorde. Bon ! Les temps de demain seront durs.

  16. « Plus que d’un endroit où je puisse habiter , j’ai besoin d’un endroit pù je puisse revenir »

  17. Ce billet me remet en mémoire un autre chez Attali il y a 3 ou 4 ans . Son titre était  » comme un oiseau sur la branche » . On y a parlé de nomades et de sédentaires et de pas mal d’autres choses .

    Reste à savoir quel est l’arbre qui porte les oiseaux , et ce que les oiseaux ont envie de se dire .

    Technologie aidant , on arrivera bien toujors à traduire les gazouillis dans tous les chants et tous les plumages .

  18. On a un pays à la géographie et l’histoire qui aide le nombriliste, si on veut aller à la montagne (petite, haute), à la mer (océanique, méditerranéenne), si on veut une campagne en garrigue ou verdoyante ou alors des tropiques, on a qu’à rester en France.
    Quand à la langue c’est pas évident d’expliquer à un Polonais, un Hollandais, un Norvégien que tout est traduit oralement, plutôt que sous-titré (démarche strictement marginale) que ce soit les dessin animé, le cinéma, même une intervention d’Obama reprise dans un journal sera de notre langue. Mais y à assez de Francophone pour justifier une traduction.
    Voilà pour les excuses, là où c’est plus vexant c’est que même nos politiques correspondent à notre pays (hormis, le ministre de l’agriculture).
    J ‘ai eût aussi une réflexion suivante: « tu es anglais » ( ayant 5/20 au bac en anglais, au bout de 3 mois en Irlande j’étais content), bon n’ayant pas assez de vocabulaire, à la fin de la discussion, il a eût besoin de préciser: « tu parles bien Anglais, Pour Un Français » 🙂

  19. Je vis en andalousie et ces dernières annés le melting pot européen était au pas de ma porte au quotidien il m’est arrivé de boire un café dans un bar apartenant à un español, tenu par une anglaise mariée a un allemand avec a ma droite un tchèque est un polanais et à ma gauche un danois et un leton, sic!

    Dans mon cas, j’ai autant l’accent du sud en français qu’en español, résultat je passe pour provincial/cateto dans les deux capitales 😉

    Parfois, Il m’est arrivé de traduire entre basques et andaluz (des expressions locales je vous rassure).
    Quand au curé du village il m’a pris pour un sudaca (sud americain).

    Pour ce qui est des inintégrables les anglais se posent la, j’en connais qui vivent en andalousie depuis 20 ans et qui disent toujours pas Hola !!!! Ils ont leurs journaux en anglais et tout le monde leur parle anglais dans les commerces. Au bar il sont réunis entre anglophones mais en général ne se mèlent pas aux allemands aucun problème avec les hollandais, danois et norvégiens cependant. Avec mon pauvre taylor sans trop d’accent mais aussi sans vocabulaire j’arrive a me faire comprendre mais ils semblent incapables de s’exprimer avec des mots basiques pour se faire comprendre. Il m’est arrivé de dire que je ne comprenais pas une phrase et l’interlocuteur anglais n’a su que la répéter une fois et une autre et une autre encore sans avoir semble t il la capacité d’exprimer la même idée avec d’autre mots. De même si j’utilise une image pour palier un manque de vocabulaire (la fontaine d’électricité pour dire la prise de courant par exemple) je me retrouve devant des yeux écarquillés et passe pour un fou alors qu’avec les andaluz ça connecte de suite, même si ça les fait mourir de rire. En général quand j’arrive a communiquer un peu je me rend compte que j’ai affaire a un écossais ou un irlandais lol. J’ai quand même un ami anglais avec qui la discussion se fait naturellement en español vu que son français vaut mon anglais, il quand a lui du mal s’intégrer en france 😉
    Quand aux Français ici y’en a pas, et je ne m’en plaint pas. Pour avoir réussit à se faire la guerre pendant 100 ans je crois qu’on se vaut 😉

    Ceux qui m’ont toujours le plus impressionnés niveau rapidité d’intégration/maitrise du langage sont les tchèques. J’en ai vu assimiler l’andaluz en 2 ou 3 mois autant comprendre que parler, et un simple maçons, pas un érudit !!! Les polonais se débrouillaient bien aussi mais la vodka et la mémoire ça fait pas bon ménage 😉

    Je reste cependant opposé au vote des étrangers non naturalisés (je n’exerce pas mon droit de vote au municipales españoles) car il est restreint et on se retrouve à voter seulement aux élections locales. Pour moi c’est tout ou rien, cela n’a pas de sens de voter aux élections municipales alors que la vie quotidienne est régie par des lois nationales sur lesquelles on ne peut s’exprimer. A part peut être des intérêts bassement matériel du style je veux qu’on refasse mon chemin d’accés au frais de la collectivité alors je vote machin qui courtise les étrangers pour gagner des votes, bref la magouille de clocher. Je suis français, je vis sur le territoire de la nation españoles et je m’adapte a ses choix et à ses coutumes. Ayant la possibilité de rentrer en france si ça ne me convient pas, je laisse aux españols le soins de décider de leur façon de vivre car eux ils n’ont pas d’endroit ou aller si par mon vote je participe a mettre en place des règles qui ne leur conviennent pas. C’est un peu comme si je me pointe au bar et que je demande qu’on zappe la corrida à la télé, on m’enverra sur les roses et on aura raison.

    Un saluo a to

    http://www.youtube.com/watch?v=fGpV8rX-9oA

    j’ai pas pu résister 😉

    1. Enfin un travail d’ethnologue…Merci Dup. Les Francais mono-langues comme moi qui font tout leur possible pour s’approcher de l’accent anglais ont bien du mérite car ils savent que l’accent francais est très plaisant aux oreilles anglaises…Comparable à notre plaisir d’écouter Jane Birkin…

      couteau…

  20. Salut M. Jorion,

    Mon commentaire n’est pas directement lié avec votre expérience, étant belge d’origine marocaine, je partage avec vous le déchirement de la langue maternelle et aussi je l’espère le même désir de comprendre le monde qui m’entoure, nous dirons juste que nos outils et notre vision (perspective) du monde diffèrent.

    Car d’autres personnes ont un rapport difficile avec leurs pays d’adoption et d’origine (ou celui de leur parents) et deviennent des sorte de cosmopolites forcés, déchirés entre deux civilisations, avec le risque de devenir des électrons libres sans plus aucune identité ou valeur.

    J’ai bien aimer cette comparaison d’un intellectuel marocain entre les pays exportateurs de ressources naturelles et ceux qui n’en avaient pas ou peu et qui devaient exporter la misère, en exportant des gens (ressources humaines) ainsi que les revendications qui s’y accompagnent.

    Pour parler des gens d’origines musulmanes ou arabes et leur place en France, une petite anecdote sous forme de référence à un très bel article que vous pourrez-lire ici :
    http://globislam.over-blog.com/article-valeurs-universelles-et-rapports-de-domination-101859260.html


    « Amour de la patrie et haine de soi » : l’histoire du colonel Ben Daoud

    « Arabe, Arabe tu resteras, même si tu t’appelles colonel Ben Daoud. » (proverbe algérien)

    Ce type de comportement où se développe un amour de la patrie qui « nous a tant donnés » qui conduit parfois à la haine de soi et de ses coreligionnaires n’est pas nouveau chez les « fraichement assimilés ».

    Mohamed Ben Daoud est peut être le plus mythique. Plus connu sous le nom du colonel Ben Daoud, c’est un militaire algérien né en 1837. Membre d’une tribu proche d’Oran qui s’était très tôt ralliée pour combattre fidèlement avec l’armée française, il est le premier élève algérien sorti de St Cyr[15]. Réalisant une brillante carrière dans l’armée, il est naturalisé français en 1877 puis est promu colonel au 1er régiment de spahis algériens en 1889. Il est élevé peu avant sa mort au grade de grand officier de la Légion d’honneur.

    Nul n’avait autant servi la France coloniale que le colonel Mohamed Ben Daoud. Objet de tous les égards, les journaux de l’époque le décrivaient comme « un soldat de grande bravoure », « vivant à l’européenne » et « très Français de sentiments ».

    Malgré cela, lors d’une réception où était invitées des personnalités du gouvernement français en visite en Algérie, le Colonel Ben Daoud se vit refuser l’entrée, alors que des officiers moins gradés que lui y étaient acceptés. Il déclara alors :

    « Dieu a dit : “ni les juifs ni les chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion…” Et malgré le fait que j’ai suivi leur religion, ils ne sont pas contents de moi. »[16]

    Ni sa bravoure et son courage dans les combats au sein de l’armée française, ni l’attachement qu’il vouait sincèrement à la France qu’il aidait d’ailleurs de son mieux dans son œuvre de colonisation ne l’ont mis à l’abri du mépris et des vexations réservés à ses coreligionnaires. Il finira par démissionner de l’armée française.

    En 1907, son fils engagé dans les conquêtes coloniales au Maroc fut mortellement blessé. Les derniers mots du maréchal des logis Ben Daoud furent : « Je meurs pour la France, pour la patrie ! »

    La France a une longue histoire (sanglante) dans ce qu’on appelle le rapport à l’autre (l’étranger), peut-être que l’Islam sera cette force qui permettrait de casser l’engrenage de la Haine, peut-être pas.

    Inchallah

    @++

  21. Dans le même ordre d’idée que mon précédent post :
    Source : http://akram-belkaid.blogspot.fr/2012/03/la-chronique-du-bledard-des-francais.html

    La chronique du blédard : Des Français pas comme les autres
    _

    Le Quotidien d’Oran, jeudi 29 mars 2012
    Akram Belkaïd, Paris

    « On ne parvient plus à assimiler ceux qui sont là». Cette phrase est d’Henri Guaino, conseiller spécial et plume du président Nicolas Sarkozy. Extraite d’un entretien accordé au quotidien Libération, elle désigne les immigrés avec pour toile de fond les polémiques et débats au sujet des tueries de Toulouse et de Montauban (*). Précisons les choses. L’homme n’est pas xénophobe pas plus qu’il n’est un adepte de l’immigration zéro chère à Marine Le Pen. Républicain et souverainiste, il a le courage et l’honnêteté de dire que le modèle social français n’est pas «menacé par l’immigration» même si son patron ne cesse de sous-entendre le contraire (plus par calcul électoral que par conviction, d’ailleurs). Pour Guaino, c’est juste que la France a «assez de difficultés à résoudre pour ne pas en ajouter d’autres», comprendre celles que créent les nouveaux arrivants.

    Ce retour en force du thème de l’immigration dans la campagne pour l’élection présidentielle est tout sauf une surprise. On peut même penser que cela aurait été le cas même sans les assassinats commis par Mohamed Merah. Et c’est là que l’on touche à ce qui constitue l’un des problèmes fondamentaux de la France. Tant que l’on continuera d’y parler d’immigration à propos des difficultés que posent, et qui concernent, des personnes nées en France et de nationalité française, les diagnostics resteront mauvais et les solutions inefficaces. Reprenons donc par le début. Dès l’identité du tueur connue, les médias français, y compris ceux qui, comme Libération ou France Inter, sont dits de gauche, n’ont cessé d’user et d’abuser de l’expression «un Français d’origine algérienne». Nombre de confrères et de collègues algériens y ont vu une attaque sournoise contre l’Algérie. A dire vrai, il s’agissait plus d’un réflexe pavlovien et d’une incapacité à dépasser une certitude, souvent non-assumée, selon laquelle il existe plusieurs catégories de Français.

    Prenons l’exemple des discours sur les banlieues des grandes villes de l’Hexagone. La situation, souvent difficile tant sur le plan social que sécuritaire, y est souvent décrite sous le prisme de l’immigration. Si l’on prend soin d’écouter le discours des hommes politiques, Hollande et Mélanchon compris, aucun ne dira de manière précise que les habitants de ces zones refoulées sont d’abord et avant tout des ressortissants français. C’est simple, il existe tout un florilège d’expressions destinées à mettre en évidence, voire à la renforcer, l’altérité dont ces citoyens seraient porteurs. On parle de «populations immigrées» ou de «Français d’origine immigrée», ce qui, dans ce dernier cas, ne concerne aucunement celles et ceux dont les parents ou grands-parents sont originaires d’Europe du sud (Espagne, Italie, Portugal) ou de l’Est (Pologne, Hongrie, Balkans). Il ne viendrait jamais à l’idée de Libération, du Monde et encore moins du Figaro de présenter Nicolas Sarkozy en tant que Français d’origine hongroise. Ce qu’il est pourtant du fait de la nationalité de son père…

    On parle aussi, en désignant des ressortissants français (!), d’«immigrés de la deuxième ou troisième génération» cela sans oublier de préciser les origines «arabes», «musulmanes», «africaines», «maghrébines» ou encore «nord-africaines». La personne concernée a beau être née en France, avoir grandi en France, ne parler que la langue française, être allée à l’école républicaine chère à Henri Guaino, et à ne s’imaginer pour seule perspective qu’un avenir en France, elle restera «d’origine quelque chose» ou, léger mieux, elle sera «franco-quelque chose». Et c’est valable quel que soit le statut social. En effet, que l’on ne croit pas que le fait d’avoir quitté la banlieue change la donne. Bien au contraire, être obligé de décliner son origine est un acte régulier, presque permanent ou obligatoire quel que soit le milieu social, ou professionnel, dans lequel on se trouve.

    Ainsi, ce chercheur en islamologie qui confiait en privé sa décision de ne plus se présenter en tant que Français. «Je dis d’emblée que je suis Marocain. Cela m’évite d’entendre cette insupportable question : ‘ah oui, vous êtes Français… Mais de quelle origine ?». Et de préciser, chose intéressante, que rares sont celles et ceux qui lui demandent alors s’il possède la nationalité française. «Je suis d’origine berrichonne» a pour habitude de dire de son côté, un journaliste économique dont, il faut le préciser, le patronyme et l’apparence physique indiquent bien qu’une partie de ses racines plongent de l’autre côté de la Méditerranée. Le plus souvent, cette sortie fait rire aux éclats mais elle ne décourage pas pour autant les questions curieuses et insistantes. «C’est comme si le fait de refuser de dire d’où est venu mon grand-père était suspect», explique-t-il.

    Voilà donc un paradoxe français. Se proclamer républicain, défenseur de l’égalité – et de la laïcité – mais, dans le même temps, être obsédé par les origines d’une partie de la population. De fait, le véritable enjeu est résumé par la question suivante : Comment faire pour que ces Français que l’on rappelle en permanence à leurs origines se sentent totalement Français ? Cette question mériterait un vrai débat national lequel serait déconnecté des questions liées à l’immigration. En effet, ce n’est pas d’une question de visas ou de contrôles aux frontières dont il s’agit mais bien de la manière dont on se comporte avec un «stock» de Français dont on ne parle que lorsqu’interviennent des événements dramatiques à l’image des émeutes de 2005 ou de 2007 ou de ce qui vient de se passer à Toulouse et Montauban. Et la récente sortie du président français (d’origine hongroise) Nicolas Sarkozy à propos de Français à «l’apparence musulmane» ne va certainement pas permettre de faire avancer les choses…

    (*) Libération, mardi 27 mars 2012
    _

    1. « On ne parvient plus à assimiler ceux qui sont là »

      « Comment faire pour que ces Français que l’on rappelle en permanence à leurs origines se sentent totalement Français ? »

      On devrait plutôt prendre le problème à l’envers. Le point de départ pourrait être qu’en France – mais ailleurs je crains que ça ne soit souvent pas mieux – on n’accepte ceux qui viennent d’ailleurs que quand on ne peut plus faire autrement.

      C’est plus facilement le cas en ville où pratiquement tout le monde vient d’ailleurs, mais c’est plus difficile quand des traits physiques, la manière de parler ou d’autres critères permettent de distinguer ceux qui viennent d’ailleurs. A la campagne il faut en règle générale des générations pour être assimilé (et ça se perd vite, si j’allais vivre dans le tout petit village où ont vécu un de mes arrière-grand-père et un de mes grand-père et où mon père se sentait encore « chez lui », je m’y sentirais « étranger » même si la plupart de ceux qui y ont élu domicile sont dans le même cas puisqu’ils y sont des « marseillais » (les plus à l’aise), des « parisiens », l’anglaise, l’américaine, etc.)

      En réalité les français « qui se sentent totalement français » se perçoivent comme différents les uns des autres mais font le plus souvent semblant de ne pas s’en préoccuper et il s’agit de faire en sorte que ce comportement s’applique à tout ceux qui ont la nationalité française. Quand deux jeunes de milieux sociaux différents se marient et que les choses se passent bien c’est le plus souvent parce que les familles font semblant de ne pas s’en préoccuper: ça leur permet de faire connaissance et éventuellement de s’apprécier…

  22. « Les yeux de l’étranger voient plus clair. » Charles Reade

    « L’étranger, c’est votre miroir qui le renvoie. » Léo Campion

    « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » Jésus de Nazareth

    « Le secours étranger arrive quand la pluie est passée. » Proverbe rwanda

    « L’étranger est peut-être un ami que vous ne connaissez pas encore. » Anonyme

    « Abraham était aussi un étranger mais tout le monde dans le pays s’en fout bien royalement. »

    « C’est pourquoi Il vaut mieux partir travailler à l’étranger que mourir chez soi. » Prov yiddish

    « Plus dur pour l’homme du monde que d’être de plus en plus traité comme un mauvais étranger sans bagage. »

    Et puis si ça se trouve c’est pas plus les étrangers qui coûtent le plus cher au monde, mais en réalité bien plus les gens se voyant toujours bien irréprochables en toutes choses. »

    « Je suis blanc, pas trop non plus un albinos, et bien croyez-moi, je sais bien plus ce que c’est que d’être souvent traité comme un mauvais citoyen de seconde zone. »

    « En réalité plus ils en amassent dans les greniers et les marchés, et plus ils sont les citoyens d’aucun pays, d’aucune culture, d’aucune mémoire, ni même à force d’aucune bonté de coeur et d’esprit. »

    « En vérité plus ils cherchent tous à juger partout les étrangers et cela chacun dans leur propre pays de plus en plus au bord du gouffre, et plus je me sens étranger sur cette planète qui en devient bien partout invivable. »

    « Si ça se trouve les pensées les plus étrangères des hommes en société, ne viennent pas du tout en fait des premières choses venant de l’étranger. »

    « Bon c’est vrai tous les étrangers ne sont pas non plus des enfants de choeur envers le prophète jérémie, mais nous-même sommes-nous bien toujours des modèles pour la civilisation »

    « De toutes façons que vous soyez étranger ou pas, tout ce qui paraît trop étrange et inconvenant est tout de suite mal perçu et jugé en société, pourtant faut pas. »

    « Et oui il y a des gens dans ce monde, qui préfèrent principalement vouloir faire percevoir les hommes et les femmes à travers par exemple les yeux des premiers de ce monde. »

    « Conduis-toi sur la terre comme un voyageur étranger que les affaires du monde ne regardent aucunement. » Gérard de Groote

    « Les premières idées reçues du monde dans les têtes, moins il y aura d’étrangers et mieux tout le monde se portera en retour. »

    « C’est pourquoi nul n’est bon prophète en son pays, alors vous savez moi et les étrangers. »

    « Je vous l’annonce, bientôt les gens com Jérémie seront pareillement traités, voyez par exemple les derniers progrès de la seule science marchande sur la terre, les puces RFDI au brazil. »

    « Les machines, les calculateurs ont aussi le grand pouvoir totalitaire de transformer peu à peu notre monde en un monde qui nous soit tout à fait étranger. » Dave Barry

    « Quand bien même mon Dieu il n’y aurait plus du tout d’étrangers dans le pays, il y aurait en fait toujours autant de culs terreux et de marchands de sommeil dans les diverses villes du globe, si si je vous l’assure. »

    « Il n’est pas si facile aujourd’hui d’être un étranger. » de Paul Theroux

    « Etre pauvre, c’est être étranger dans son propre pays, c’est participer d’une culture radicalement différente de celle qui domine principalement toute la société normale. » Michael Harrington

    « En vérité ce n’est pas du tout la couleur de peau et les premières fortunes de la planète qui font mieux le bien de l’économie, des choses, la valeur d’un peuple, d’une civilisation, bien au contraire hélas. »

    « Plus vous fonctionnez machinalement comme le monde, moins vous êtres pris pour un étranger, sélection du monde. »

    « En Suisse par exemple il y a bien peu d’étrangers pauvres, c’est pourquoi tous ceux qui y résident bien confortablement y sont-ils vraiment le plus en sécurité ? Mais qui donc violente le plus les êtres en société ? »

    « Les corps sont étranges. Ce qui est à l’extérieur ne correspond pas toujours à ce qu’il y a à l’intérieur. » de Kitty Fitzgerald

    « Le contact de l’étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes. » L. Bérard

    « En fait ils parlent souvent des étrangers en mal parce qu’ils ne trouvent en réalité plus grand chose de bon à se dire entre-eux. »

    « Je suis pourtant bien né dans ce pays mon Dieu, hélas ils ne m’ont guère mieux sélectionné chez eux. »
    Jérémie à la cour des miracles

    Pour ça que le petit prophète jj est toujours un peu mal vu par les premiers dévoyés matérialistes de ce monde.

  23. Crépuscuel des dieux……
    « Le Crépuscule des pharaons », exposition événement du musée Jaquemart-André à Paris, réunit 120 chefs-d’œuvre de l’art du dernier millénaire de l’Égypte des pharaons et révèle au public ce que les spécialistes ont découvert durant les années 60, le talent infini des sculpteurs artisans de cette période, la diversité et la finesse de leurs créations : effigies royales, bronzes féminins de toute beauté, bestiaire divin, une succession de pièces exceptionnelles qui quittent rarement leurs musées.

  24. Me sont étrangers de droits et de devoirs , celles et ceux qui ne partagent pas la Constitution que j’ai acceptée .

    La philia peut seule dilater la sphère du Nous .

    Une Constitution mondiale peut seule en fixer le diamètre .

    Les contraintes naturelles en lilmitent la densité .

  25. Bonjour

    Je suis Français vivant en Belgique depuis 10 ans, et je me reconnais tout à fait dans la description que vous avez faites du Français qui fait en sorte qu’on le reconnaisse comme tel
    Et bien, vous m’avez bien montré mon idiotie. Désormais, sans renier mes racines, je vais faire en sorte de vraiment m’adapter dans un pays que j’aime, que j’ai choisi, mais que je n’ai pas encore compris. Mon attitude, qui m’a sans doute éloigné des gens que je côtoie, y est sans doute pour beaucoup.
    Merci.

    1. @ Fabrice Dubus,

      Une bonne manière pour appréhender le pays, peut-être à cause de sa lumière si contrastée, est de simplement regarder, regarder et voir. Ou lire ses auteurs. En voici une liste, il y en a des contemporains d’ autres non.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_belge

      Par contre je vous déconseillerais les films tournés ici, trop durs souvent.

      Vous trouverez dans ce pays, du mystère, .. et du café, .. dans les bonnes maisons.
      Bon séjour quoiqu’ il en soit. J’ ai habité Bruxelles quarante ans, je pourrais parler longtemps de cette ville.

  26. Vote des étrangers:..
    Les USA ne sont pas l’Europe, le « vieux monde ».
    Les USA datent de 1788…
    L’Europe quand meme, est plus agée!
    Alors ici, ça pose problème…L’Europe ne s’est pas vue comme terre d’immigration.
    Ce qui lui semble anormal…Puisque nous sommes historiquement des colonisateurs et pas l’inverse.
    Et politiquement c’est anormal aussi. Il n’est pas normal que des gens, soient morts de faim, face a des dictatures insupportables soutenues par des multinationales ou des pays: France, GB, USA, qui empechent tout développement sous pretexte de déverser la manne universelle de la mondialisation! Et qui en plus se permettent de faire des guerres au nom de la liberté!
    Ne parlons pas de l’influence néfaste de Ténardier universel qu’est le FMI…
    Ne parlons pas de la Banque Mondiale, ou jadis Jo Stiglitz a claqué la porte.
    Alors le vote des étrangers dans de tels contextes?
    On leur demande d’abord dans quel camp ils se trouvent…
    Soyons clair: Pas de problèmes pour les belges francophones.
    Paul Jorion est rassuré?
    Quand à la perfide Albion, c’est pas demain la veille…
    Désolé, mais c’est la dure réalité du « Vieux Monde » dont la mémoire n’ a pas été lobotomisée par Hollywood. Le réalisme a du bon contre la niaiserie « Peace and Love ».
    (Récup stupide de la Beat Generation qui n’a rien à voir avec ça)
    Les ricains sont respectables dans leur culture propre, et pas dans le fait qu’ils veulent etre universels.
    Chacun respecte l’originalité mais pas le brouet infame d’une culture mondialisée.

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