Max Weber : Confucianisme et taoïsme VII. Le confucianisme antique

Le confucianisme était exclusivement une éthique, conçue pour générer des comportements qui seraient en harmonie avec le cosmos tout entier. Les fautes personnelles étaient attribuées à une éducation insuffisante. Les exigences économiques (la survie personnelle) et la libido (la reproduction de l’espèce), étaient conçues comme les deux forces auxquelles les êtres humains sont soumis. Le confucéen n’a pas pour idéal de dire le vrai en soi mais le vrai « convenant » dans le contexte social. La vertu cardinale est la piété, la piété filiale en particulier. Le marchand est soumis aux risques propres à ce qui est particulier, incapable du coup d’atteindre à la paix de l’âme. Seul le rôle de fonctionnaire permet l’accomplissement personnel qu’offre l’accès à l’universalité de la culture, débouchant sur l’influence qu’exerce l’homme supérieur autour de lui. Le confucianisme prône la réciprocité négative de la loi du talion mais non la réciprocité positive de l’amour du prochain comme soi-même.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme (3) : Clergé, rituels et pratiques, par DD &DH

Billet invité. Troisième d’une série de trois.

Pour ce troisième et (provisoirement) dernier volet de notre exploration du taoïsme, nous sommes bien conscients de n’entraîner plus derrière nous que ceux (et celles) qui ont mordu à l’hameçon des épisodes précédents. Autant dire des… adeptes ! Au menu de cette troisième étape, un peu rude (un équivalent des « secteurs pavés » du Paris-Roubaix !), quelques tentatives d’approche des caractéristiques du clergé taoïste et une évocation, qui par la force des choses restera sommaire, des rituels, cérémonies et offices que ce clergé prend en charge.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme VI. En Chine : ni prophètes, ni juristes, ni savants

La Chine n’a pas connu de grande conversion des mentalités sous l’influence d’un prophète. La religion d’État, axée sur l’ici-bas, était l’affaire des fonctionnaires. Le bonheur était lui aussi dans l’ici-bas, l’âme se dissipant après la mort. Le bien-être matériel n’était pas dévalorisé mais considéré comme l’encouragement principal à un comportement moral. L’absence d’intérêts capitalistes puissants a réduit la justice à un exercice théocratique de la bienfaisance. Les facteurs ayant conduit en Occident à l’apparition du savant et de l’artiste détenteur d’une « science » de l’art, étaient eux aussi absents en Chine.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme V. Sous l’empereur : un corps de lettrés

En Chine, l’écrit a toujours primé sur le dit : le texte écrit faisait référence bien davantage que la parole. La plaidoirie était absente, il n’y eut pas l’équivalent d’une Scolastique médiévale s’efforçant de clarifier les concepts tout en respectant les principes de textes sacrés. Le pouvoir de l’empereur s’est exercé de haut en bas par le moyen d’une administration constituée d’un corps de lettrés recrutés par un système sévère d’examens. Un lettré pouvait par son charisme gagner une autonomie, comme ce fut le cas de Confucius.

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QUAND LA BULLE CHINOISE ÉCLATERA… par François Leclerc

Billet invité.

La croissance économique chinoise a atteint 6,9% au premier trimestre, expression d’un boum continu des investissements publics dans les infrastructures et de la constitution d’une bulle immobilière. Pour la direction chinoise, le maintien de ce niveau de croissance reste prioritaire afin de préserver la paix sociale et la stabilité du régime. Mais derrière l’apparente robustesse de l’économie se cache une grande fragilité.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme IV. Pouvoir venu d’en-haut et structure familiale firent obstacle au développement en Chine d’un capitalisme industriel

Face à une autorité locale de fonctionnaires, le groupe familial, à l’étroite solidarité interne, demeura le réceptacle de l’identité ; il fit obstacle à une prolétarisation de ses membres et constitua, avec l’existence d’innombrables clubs, le rempart d’une certaine démocratie spontanée. Le peu de relations extérieures de la Chine, si ce n’est le commerce de la soie au mains de la maison impériale, le fait que les grandes industries relevait de manufactures d’État et l’absence d’un cadre juridique universel (le juge fonctionnait à l’intuition plutôt que comme le porte-voix de textes réglementaires ; le rôle d’avocat était joué par un représentant de la famille) empêchèrent qu’un capitalisme industriel se développe en Chine.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme III. Le pouvoir en lutte contre la concentration des richesses

L’empire, le pouvoir central chinois, tenta au fil des siècles, essentiellement par l’impôt, d’empêcher la concentration des richesses et l’apparition avec elle de seigneurs (autour desquels se regroupaient spontanément pour obtenir une protection, les familles surendettées) qui contesteraient son autorité. Le relatif succès de l’empire, malgré de nombreuses hésitations au cours de l’histoire entre autoritarisme et laxisme, provoqua cependant au 18ème siècle, une explosion de la population rurale.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme (2) : lieux de culte et panthéon, par DH & DD

Billet invité. Second d’une série de trois.

À tous ceux et celles qui y ont pris goût, proposition est faite de poursuivre le voyage en Taoïsme : embarquement immédiat ! Il va nous falloir cette fois aller un peu plus loin dans le détail de cette religion qui comporte des lieux de culte, un panthéon, un clergé, des cérémonies et offices et des pratiques magico-ésotériques. Pour la clarté de l’exposé, nous proposons de suivre pas à pas cet ordre, un peu scolaire et simplificateur, mais offrant quelques chances de ne pas perdre trop de nos randonneurs en chemin !

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme II. Vassaux en Europe, hauts fonctionnaires en Chine

En Chine, le pouvoir est exclusivement patrimonial : exercé du haut vers le bas. Les dirigeants de provinces ne sont pas comme en Europe des vassaux dont le charisme est essentiellement militaire mais de hauts fonctionnaires accédant à leur rang par un système d’examens unifié au niveau de l’empire, de plus, leur affectation varie au fil de leur carrière. En Chine, les rébellions sont motivées par des inefficacités conjoncturelles du système vécues comme des injustices, mais sans remise en cause du cadre général. En Europe, les rébellions remettent en cause le pouvoir venu d’en haut, tandis que les révolutions instaurent, de manière souvent irréversible, des pouvoirs ayant émergé de la base.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme I. Ce qui distingue Chine et Europe anciennes

En guise d’introduction, Weber distingue l’Europe de la Chine, dont le développement urbain remonte plus loin dans le temps de plusieurs millénaires. La divergence dans leurs grands choix culturels semble reposer sur des déterminations d’ordre purement naturel. L’Europe est ouverte au domaine maritime, du coup les villes peuvent y fleurir dans une relative autonomie. La Chine est essentiellement continentale, les typhons interdisent un trafic maritime fiable, son économie dépend de manière essentielle d’un système de canaux dont la direction est unifiée au niveau de l’empire, du coup les villes – aussi grandes soient-elles – sont interdépendantes, sans autonomie.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme, par DH & DD

Billet invité. Premier d’une série de trois.

Après la mise en condition par la promenade au Taishan, peut-être sommes-nous suffisamment d’attaque pour aborder la chatoyante et riche palette des propositions philosophiques, cultes religieux, légendes mythologiques, exercices physiques et autres recettes alchimiques que recèle cette boîte à malices que nous appelons, nous, LE « taoïsme »! Notons tout de suite, pour baliser le terrain qui s’annonce embroussaillé, que, le substrat cosmogonique (l’Un primordial incréé, l’échange Ciel/Terre et les alternances continues du Yin et du Yang) étant dans ses grandes lignes commun à toutes les « voies de pensée » chinoises, nous le retrouvons dans le taoïsme et que nous ne nous y appesantirons pas. Notons aussi que, les Chinois ayant eux-mêmes établi une distinction entre le « daojia » (l’école philosophique taoïste) et le « daojiao » (le taoïsme comme organisation et pratique religieuses), nous adopterons cette commodité pour organiser autant qu’il sera possible cette première phase de notre exploration.

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CHINE – Le taoïsme par le chemin des écoliers, par DD & DH

Billet invité.

D’aucuns auront peut-être remarqué que, jusqu’à présent, nos petites chroniques chinoises ont, à l’exception de quelques remarques incidentes ici ou là, évité d’aborder de front un sujet pourtant ô combien spécifiquement chinois : le taoïsme. C’est un gros morceau et il est assez coriace dans la mesure où le mot recouvre des éléments de philosophie, de religion et de croyances populaires plus disparates et confus que sagement ordonnables sous un même chapitre. Nous choisissons donc pour nous en approcher (enfin) un chemin un peu buissonnier voire touristique : celui qui va nous mener en excursion au Mont Taishan (Shandong).

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JUSQU’OÙ IRA TRUMP ? par François Leclerc

Billet invité.

Donald Trump va-t-il mettre de l’eau dans son vin au fur et à mesure qu’il va devoir passer à l’acte ? C’est avec cet espoir que ses faits et ses gestes sont suivis. Mais ceux qui l’espèrent vont-il pouvoir longtemps encore se faire cette illusion ?

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CHINE – Endurer ? par DD & DH

Billet invité.

Y aurait-il en Chine une capacité toute spécifique à subir et à endurer passivement ? Aurait-elle à voir avec la tradition du « non agir », avec la propension à ne jamais attaquer un obstacle de front, avec la nécessité de préserver la face en toute circonstance, avec la préférence donnée au détour, à l’allusif, et au biais ?


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LES CHINOIS, DE VILAINS COPIEURS ? par François Leclerc

Billet invité.

Décrite par les plus hautes autorités chinoises, la conduite de l’économie du pays ressemble à s’y méprendre à celle des pays capitalistes occidentaux. Comme s’il coexistait bien en Chine deux pays et un système, selon la formule de Deng Xiaoping, mais que seul le plus développé était pris en compte dans la réflexion économique.

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CHINE – L’album photo des années 80, par DD & DH

Billet invité.

Nous écrivions la dernière fois : « Qui aurait pu croire il y a seulement trente ans que la Chine serait invitée à Davos ? ». Nous avons, après avoir écrit cette phrase, tenté de faire remonter au jour nos propres souvenirs de la Chine d’il y a trente ans. Continuer la lecture de CHINE – L’album photo des années 80, par DD & DH

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LA CHINE SUR UNE MAUVAISE PENTE ET NOUS AVEC, par François Leclerc

Billet invité.

En Chine, « la transition continuera d’être complexe, difficile, et potentiellement chaotique », avait martelé le FMI dans son rapport annuel de l’été dernier, et ce jugement est plus que jamais valable. On trouve à l’origine les tentatives du gouvernement d’amortir le choc de la crise lorsqu’elle s’est déclenchée, et de financer l’arrêt du secteur zombie des grandes entreprises d’État.

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CHINE – Droits de l’Homme. Prêcher en Chine (3) ? par DD & DH

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Nous avons vu combien la Chine a de difficultés à faire bon ménage avec le type de religion dont la chrétienne (surtout catholique) est le meilleur exemple : révélée, dogmatique, exclusive, prosélyte et importée de l’étranger. Or, cela ne nous apparaît pas clairement et sans doute avons-nous un peu de mal à l’imaginer, mais le « prêche » des Droits de l’Homme est perçu peu ou prou en Chine de la même façon. Continuer la lecture de CHINE – Droits de l’Homme. Prêcher en Chine (3) ? par DD & DH

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CHINE – Prêcher en Chine 2, par DD & DH

Billet invité.

Les déboires des Jésuites pourraient inciter à penser qu’il est difficile d’introduire une nouvelle croyance en Chine et que toute importation se heurte à la barrière de la Muraille ! La réalité est plus complexe : des croyances très diverses y ont toujours eu droit de cité assez librement et il est même presque facile d’y devenir soi-même une divinité. Continuer la lecture de CHINE – Prêcher en Chine 2, par DD & DH

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Le Monde / L’Écho – La Chine, seul espoir du monde ? le mardi 14 février 2017

La Chine, seul espoir du monde ?

Naomi Oreskes est professeur d’histoire des sciences à Harvard, Erik Conway est essayiste, spécialiste de l’histoire de la NASA, ensemble ils écrivirent Merchants of Doubt, les marchands de doute (Le Pommier 2012) *, une réflexion sur « Comment l’argent peut-il pervertir la représentation que nous avons du monde tel qu’il est ? ».

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