LE LINGE PAS PROPRE DE LA FINANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle histoire secoue la Deutsche Bank, cette mégabanque qui a illustré le pire du comportement de la profession avant de crouler sous les condamnations et les amendes, et dont le sauvetage n’est pas fini. Continuer la lecture de LE LINGE PAS PROPRE DE LA FINANCE, par François Leclerc

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GROSSES TURPITUDES ET FAIBLES RÉCONFORTS DES INVESTISSEURS, par François Leclerc

Billet invité.

La forte demande des investisseurs pour la dette des pays émergents défie a priori toute logique. Connue pour ses défauts à répétitions, l’Argentine a placé sans coup férir une émission d’obligations à 100 ans, qui est sortie à 7,91 %. L’emprunt était de 2,75 milliards de dollars et la demande a été de 10 milliards. Incontestablement, le marché manifeste un sérieux appétit au risque et la logique de la finance n’a rien à voir avec celle de l’économie. Qui l’eût cru ?

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CHINE – Et l’art contemporain ? par DD & DH

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

« Quid de la peinture en Chine aujourd’hui ? Où en est-on du « sur place » ? ». La question est intéressante et vaut qu’on s’y arrête en quelques paragraphes.

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CHINE – À la recherche du mot perdu, par DD & DH

Billet invité. P.J. : Vous connaissez mon intolérance vis-à-vis des traductions incorrectes de l’anglais en français et réciproquement : « poncif » ne se traduit pas par « pattern », il aurait fallu écrire « pouncing pattern », « pattern » seul ne peut faire l’affaire, qui signifie « motif », « configuration », « patron » comme en confection.

Les sujets de ces petites causeries ne sont pas toujours prémédités. Loin s’en faut ! Le plus souvent même, ils tombent du ciel et nous arrivent à l’improviste sans crier gare. D’où le caractère décousu de nos errances. Cette fois, c’est un très minuscule événement (et c’est déjà trop dire) qui nous tient lieu de… provocation à nous colleter avec l’art chinois (terme à prendre avec des baguettes, et même des pincettes, comme on le verra). Continuer la lecture de CHINE – À la recherche du mot perdu, par DD & DH

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CHINE – La grande « leçon de choses » des arbres, par DD & DH

Billet invité.

L’arbre est un des grands et plus fondamentaux symboles communs à toutes les civilisations et cultures et on le retrouve dans pratiquement la totalité des récits d’origine de tous les grands mythes et cultes que l’humanité a élaborés. Nous sommes quelques uns, dans le cadre de ce blog, à espérer, sans naïveté excessive mais avec une petite dose de confiance, que la Chine peut ouvrir le chemin vers une préservation raisonnée de notre environnement commun sur cette planète et nous ne faisons guère ici que tenter de rassembler les éléments qui autorisent à nourrir cette petite lueur d’optimisme. Continuer la lecture de CHINE – La grande « leçon de choses » des arbres, par DD & DH

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CHINE – Croissance et pollution : l’avers et le revers (note de lecture), par DD & DH

Billet invité.

Les Trente Glorieuses chinoises ont épaté les amateurs de chiffres et d’indices. La croissance du taux de croissance a porté la R.P.C. au sommet des hits parades : 1er producteur mondial de chaussettes, de trains à grande vitesse, de ceci, de cela … Il y a là de quoi rendre légitimement fier de sa réussite le plus obtus des dirigeants politiques. Continuer la lecture de CHINE – Croissance et pollution : l’avers et le revers (note de lecture), par DD & DH

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« De l’anthropologie à la guerre civile numérique » – VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

Suite de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

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CHINE – Longue vie et immortalité, par DD & DH

Billet invité.

Pardon à ceux qui ont trouvé la traversée du Taoïsme trop longue et trop aride, mais nous allons en ajouter une petite louche ! Disons que nous allons nous accorder, avant solde de tout compte sur le sujet, une dernière petite virée dans une annexe du taoïsme, très exactement à la jonction du daojia (philosophique) et du daojiao (religieux), du côté de l’idéal de « longue vie », voire d’« immortalité » qui a fourni continûment du grain à moudre aux spéculations chinoises depuis bien plus de deux millénaires. Continuer la lecture de CHINE – Longue vie et immortalité, par DD & DH

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme VII. Le confucianisme antique

Le confucianisme était exclusivement une éthique, conçue pour générer des comportements qui seraient en harmonie avec le cosmos tout entier. Les fautes personnelles étaient attribuées à une éducation insuffisante. Les exigences économiques (la survie personnelle) et la libido (la reproduction de l’espèce), étaient conçues comme les deux forces auxquelles les êtres humains sont soumis. Le confucéen n’a pas pour idéal de dire le vrai en soi mais le vrai « convenant » dans le contexte social. La vertu cardinale est la piété, la piété filiale en particulier. Le marchand est soumis aux risques propres à ce qui est particulier, incapable du coup d’atteindre à la paix de l’âme. Seul le rôle de fonctionnaire permet l’accomplissement personnel qu’offre l’accès à l’universalité de la culture, débouchant sur l’influence qu’exerce l’homme supérieur autour de lui. Le confucianisme prône la réciprocité négative de la loi du talion mais non la réciprocité positive de l’amour du prochain comme soi-même.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme (3) : Clergé, rituels et pratiques, par DD &DH

Billet invité. Troisième d’une série de trois.

Pour ce troisième et (provisoirement) dernier volet de notre exploration du taoïsme, nous sommes bien conscients de n’entraîner plus derrière nous que ceux (et celles) qui ont mordu à l’hameçon des épisodes précédents. Autant dire des… adeptes ! Au menu de cette troisième étape, un peu rude (un équivalent des « secteurs pavés » du Paris-Roubaix !), quelques tentatives d’approche des caractéristiques du clergé taoïste et une évocation, qui par la force des choses restera sommaire, des rituels, cérémonies et offices que ce clergé prend en charge.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme VI. En Chine : ni prophètes, ni juristes, ni savants

La Chine n’a pas connu de grande conversion des mentalités sous l’influence d’un prophète. La religion d’État, axée sur l’ici-bas, était l’affaire des fonctionnaires. Le bonheur était lui aussi dans l’ici-bas, l’âme se dissipant après la mort. Le bien-être matériel n’était pas dévalorisé mais considéré comme l’encouragement principal à un comportement moral. L’absence d’intérêts capitalistes puissants a réduit la justice à un exercice théocratique de la bienfaisance. Les facteurs ayant conduit en Occident à l’apparition du savant et de l’artiste détenteur d’une « science » de l’art, étaient eux aussi absents en Chine.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme V. Sous l’empereur : un corps de lettrés

En Chine, l’écrit a toujours primé sur le dit : le texte écrit faisait référence bien davantage que la parole. La plaidoirie était absente, il n’y eut pas l’équivalent d’une Scolastique médiévale s’efforçant de clarifier les concepts tout en respectant les principes de textes sacrés. Le pouvoir de l’empereur s’est exercé de haut en bas par le moyen d’une administration constituée d’un corps de lettrés recrutés par un système sévère d’examens. Un lettré pouvait par son charisme gagner une autonomie, comme ce fut le cas de Confucius.

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QUAND LA BULLE CHINOISE ÉCLATERA… par François Leclerc

Billet invité.

La croissance économique chinoise a atteint 6,9% au premier trimestre, expression d’un boum continu des investissements publics dans les infrastructures et de la constitution d’une bulle immobilière. Pour la direction chinoise, le maintien de ce niveau de croissance reste prioritaire afin de préserver la paix sociale et la stabilité du régime. Mais derrière l’apparente robustesse de l’économie se cache une grande fragilité.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme IV. Pouvoir venu d’en-haut et structure familiale firent obstacle au développement en Chine d’un capitalisme industriel

Face à une autorité locale de fonctionnaires, le groupe familial, à l’étroite solidarité interne, demeura le réceptacle de l’identité ; il fit obstacle à une prolétarisation de ses membres et constitua, avec l’existence d’innombrables clubs, le rempart d’une certaine démocratie spontanée. Le peu de relations extérieures de la Chine, si ce n’est le commerce de la soie au mains de la maison impériale, le fait que les grandes industries relevait de manufactures d’État et l’absence d’un cadre juridique universel (le juge fonctionnait à l’intuition plutôt que comme le porte-voix de textes réglementaires ; le rôle d’avocat était joué par un représentant de la famille) empêchèrent qu’un capitalisme industriel se développe en Chine.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme III. Le pouvoir en lutte contre la concentration des richesses

L’empire, le pouvoir central chinois, tenta au fil des siècles, essentiellement par l’impôt, d’empêcher la concentration des richesses et l’apparition avec elle de seigneurs (autour desquels se regroupaient spontanément pour obtenir une protection, les familles surendettées) qui contesteraient son autorité. Le relatif succès de l’empire, malgré de nombreuses hésitations au cours de l’histoire entre autoritarisme et laxisme, provoqua cependant au 18ème siècle, une explosion de la population rurale.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme (2) : lieux de culte et panthéon, par DH & DD

Billet invité. Second d’une série de trois.

À tous ceux et celles qui y ont pris goût, proposition est faite de poursuivre le voyage en Taoïsme : embarquement immédiat ! Il va nous falloir cette fois aller un peu plus loin dans le détail de cette religion qui comporte des lieux de culte, un panthéon, un clergé, des cérémonies et offices et des pratiques magico-ésotériques. Pour la clarté de l’exposé, nous proposons de suivre pas à pas cet ordre, un peu scolaire et simplificateur, mais offrant quelques chances de ne pas perdre trop de nos randonneurs en chemin !

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme II. Vassaux en Europe, hauts fonctionnaires en Chine

En Chine, le pouvoir est exclusivement patrimonial : exercé du haut vers le bas. Les dirigeants de provinces ne sont pas comme en Europe des vassaux dont le charisme est essentiellement militaire mais de hauts fonctionnaires accédant à leur rang par un système d’examens unifié au niveau de l’empire, de plus, leur affectation varie au fil de leur carrière. En Chine, les rébellions sont motivées par des inefficacités conjoncturelles du système vécues comme des injustices, mais sans remise en cause du cadre général. En Europe, les rébellions remettent en cause le pouvoir venu d’en haut, tandis que les révolutions instaurent, de manière souvent irréversible, des pouvoirs ayant émergé de la base.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme I. Ce qui distingue Chine et Europe anciennes

En guise d’introduction, Weber distingue l’Europe de la Chine, dont le développement urbain remonte plus loin dans le temps de plusieurs millénaires. La divergence dans leurs grands choix culturels semble reposer sur des déterminations d’ordre purement naturel. L’Europe est ouverte au domaine maritime, du coup les villes peuvent y fleurir dans une relative autonomie. La Chine est essentiellement continentale, les typhons interdisent un trafic maritime fiable, son économie dépend de manière essentielle d’un système de canaux dont la direction est unifiée au niveau de l’empire, du coup les villes – aussi grandes soient-elles – sont interdépendantes, sans autonomie.

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CHINE – Sur les traces du taoïsme, par DH & DD

Billet invité. Premier d’une série de trois.

Après la mise en condition par la promenade au Taishan, peut-être sommes-nous suffisamment d’attaque pour aborder la chatoyante et riche palette des propositions philosophiques, cultes religieux, légendes mythologiques, exercices physiques et autres recettes alchimiques que recèle cette boîte à malices que nous appelons, nous, LE « taoïsme »! Notons tout de suite, pour baliser le terrain qui s’annonce embroussaillé, que, le substrat cosmogonique (l’Un primordial incréé, l’échange Ciel/Terre et les alternances continues du Yin et du Yang) étant dans ses grandes lignes commun à toutes les « voies de pensée » chinoises, nous le retrouvons dans le taoïsme et que nous ne nous y appesantirons pas. Notons aussi que, les Chinois ayant eux-mêmes établi une distinction entre le « daojia » (l’école philosophique taoïste) et le « daojiao » (le taoïsme comme organisation et pratique religieuses), nous adopterons cette commodité pour organiser autant qu’il sera possible cette première phase de notre exploration.

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