LE TEMPS QU’IL FAIT LE 4 AOÛT 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 4 août 2017. Merci à Pascale Duclaud et à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 4 août 2017 et si on veut faire un speech un petit peu programmatique, eh bien le faire un 4 août ce n’est jamais une mauvaise idée parce que, comme vous le savez, le 4 août 1789 un monde est tombé : le monde féodal, en France, et un nouveau monde est apparu.

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CHINE – La santé de la planète entre ses mains ? par DD & DH

Billet invité.

La Chine a très mauvaise presse (carrément exécrable !) dès qu’il s’agit d’évoquer les problèmes environnementaux à l’échelle de la planète. Nous sommes personnellement habitués à l’immédiate posture d’opprobre qu’elle suscite de façon mécanique si la conversation frôle ce domaine devenu sensible. Continuer la lecture de CHINE – La santé de la planète entre ses mains ? par DD & DH

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TRUMP, CET ARROSEUR ARROSÉ ! par François Leclerc

Billet invité.

La mondialisation est en crise et le protectionnisme commercial de retour dans notre période de grande incertitude. Aux États-Unis, un jour le bois canadien est sur la sellette, le suivant les importations de véhicules dont la fabrication a été délocalisée au Mexique prennent le relais. Continuer la lecture de TRUMP, CET ARROSEUR ARROSÉ ! par François Leclerc

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La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice (2/2), par Alan Jay Levinovitz

Ouvert aux commentaires. Merci à Perrick Penet-Avez et à Sora Duly pour la traduction !

La nouvelle astrologie. En fétichisant les modèles mathématiques, les économistes ont transformé l’économie en une pseudoscience hautement rémunératrice © Aeon

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DES VISIONS DU FUTUR POUR PAS PLUS TARD QUE DEMAIN, par François Leclerc

Billet invité.

La Chine ne fait plus rêver depuis longtemps sur le mode de la Révolution culturelle de Mao, mais en raison de l’immensité du marché qu’elle représente. Et aussi parce qu’elle est, à sa grande échelle, un terrain de déploiement des nouvelles technologies et d’anticipation de la société de demain.

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CHINE – La chasse à l’ourson est ouverte ! par DD & DH

Billet invité.

Les médias occidentaux s’en éberluent et « Le Canard enchaîné » (19/7) s’esclaffe dans une brève intitulée « Winnie soit qui mal y pense » : Winnie l’Ourson, le gentil nounours des dessins animés pour tout-petits, est, en Chine, la dernière en date des proies traquées sur la Toile et promptement éradiquées par l’armée des zélés chasseurs-censeurs, jour et nuit à l’affût de la moindre menace pesant sur les fondements du régime ! L’apparition de quelques images de Winnie sur le Net soulignant une certaine ressemblance du personnage avec Xi Jinping a eu cet effet fulgurant : grand branle-bas de combat sonnant l’hallali !

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CHINE – À la recherche du mot perdu, par DD & DH

Billet invité. P.J. : Vous connaissez mon intolérance vis-à-vis des traductions incorrectes de l’anglais en français et réciproquement : « poncif » ne se traduit pas par « pattern », il aurait fallu écrire « pouncing pattern », « pattern » seul ne peut faire l’affaire, qui signifie « motif », « configuration », « patron » comme en confection.

Les sujets de ces petites causeries ne sont pas toujours prémédités. Loin s’en faut ! Le plus souvent même, ils tombent du ciel et nous arrivent à l’improviste sans crier gare. D’où le caractère décousu de nos errances. Cette fois, c’est un très minuscule événement (et c’est déjà trop dire) qui nous tient lieu de… provocation à nous colleter avec l’art chinois (terme à prendre avec des baguettes, et même des pincettes, comme on le verra). Continuer la lecture de CHINE – À la recherche du mot perdu, par DD & DH

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À QUOI PENSENT-ILS QUAND ILS SE REGARDENT DANS UNE GLACE ? par François Leclerc

Billet invité.

Il faut beaucoup de mauvaise foi pour reprocher aux dirigeants européens de rester les bras croisés face à l’exode des réfugiés à la recherche d’un abri qui se poursuit malgré tout. Pour faire suite à la fermeture des frontières, la Commission est en effet passée à l’action. Elle a pris le mal à la racine et la question à bras le corps. Que l’on en juge !

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CHINE – La grande « leçon de choses » des arbres, par DD & DH

Billet invité.

L’arbre est un des grands et plus fondamentaux symboles communs à toutes les civilisations et cultures et on le retrouve dans pratiquement la totalité des récits d’origine de tous les grands mythes et cultes que l’humanité a élaborés. Nous sommes quelques uns, dans le cadre de ce blog, à espérer, sans naïveté excessive mais avec une petite dose de confiance, que la Chine peut ouvrir le chemin vers une préservation raisonnée de notre environnement commun sur cette planète et nous ne faisons guère ici que tenter de rassembler les éléments qui autorisent à nourrir cette petite lueur d’optimisme. Continuer la lecture de CHINE – La grande « leçon de choses » des arbres, par DD & DH

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CHINE – Croissance et pollution : l’avers et le revers (note de lecture), par DD & DH

Billet invité.

Les Trente Glorieuses chinoises ont épaté les amateurs de chiffres et d’indices. La croissance du taux de croissance a porté la R.P.C. au sommet des hits parades : 1er producteur mondial de chaussettes, de trains à grande vitesse, de ceci, de cela … Il y a là de quoi rendre légitimement fier de sa réussite le plus obtus des dirigeants politiques. Continuer la lecture de CHINE – Croissance et pollution : l’avers et le revers (note de lecture), par DD & DH

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« De l’anthropologie à la guerre civile numérique » – VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

Suite de l’entretien du 5 mai 2016 avec Franck Cormerais et Jacques-Athanase Gilbert de la revue Études digitales, en complément de l’entretien intitulé De l’anthropologie à la guerre civile numérique.

VIII. Subissons-nous l’empreinte de l’écriture en tant que telle ?

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LE PÉRIL DE L’ENDETTEMENT CHINOIS, par François Leclerc

Billet invité.

Combien de temps la Chine va t-elle pouvoir tenir le rythme actuel d’accroissement de son endettement ? L’année passée, la dette chinoise atteignait 264% du PIB, mais ce chiffre n’est pas le plus inquiétant. Car Moody’s estimait en octobre dernier que le secteur du shadow banking prenait progressivement le relais du secteur bancaire public et pesait 8.500 milliards de dollars, soit 80% du PIB.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme VII. Le confucianisme antique

Le confucianisme était exclusivement une éthique, conçue pour générer des comportements qui seraient en harmonie avec le cosmos tout entier. Les fautes personnelles étaient attribuées à une éducation insuffisante. Les exigences économiques (la survie personnelle) et la libido (la reproduction de l’espèce), étaient conçues comme les deux forces auxquelles les êtres humains sont soumis. Le confucéen n’a pas pour idéal de dire le vrai en soi mais le vrai « convenant » dans le contexte social. La vertu cardinale est la piété, la piété filiale en particulier. Le marchand est soumis aux risques propres à ce qui est particulier, incapable du coup d’atteindre à la paix de l’âme. Seul le rôle de fonctionnaire permet l’accomplissement personnel qu’offre l’accès à l’universalité de la culture, débouchant sur l’influence qu’exerce l’homme supérieur autour de lui. Le confucianisme prône la réciprocité négative de la loi du talion mais non la réciprocité positive de l’amour du prochain comme soi-même.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme VI. En Chine : ni prophètes, ni juristes, ni savants

La Chine n’a pas connu de grande conversion des mentalités sous l’influence d’un prophète. La religion d’État, axée sur l’ici-bas, était l’affaire des fonctionnaires. Le bonheur était lui aussi dans l’ici-bas, l’âme se dissipant après la mort. Le bien-être matériel n’était pas dévalorisé mais considéré comme l’encouragement principal à un comportement moral. L’absence d’intérêts capitalistes puissants a réduit la justice à un exercice théocratique de la bienfaisance. Les facteurs ayant conduit en Occident à l’apparition du savant et de l’artiste détenteur d’une « science » de l’art, étaient eux aussi absents en Chine.

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QUAND LA BULLE CHINOISE ÉCLATERA… par François Leclerc

Billet invité.

La croissance économique chinoise a atteint 6,9% au premier trimestre, expression d’un boum continu des investissements publics dans les infrastructures et de la constitution d’une bulle immobilière. Pour la direction chinoise, le maintien de ce niveau de croissance reste prioritaire afin de préserver la paix sociale et la stabilité du régime. Mais derrière l’apparente robustesse de l’économie se cache une grande fragilité.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme IV. Pouvoir venu d’en-haut et structure familiale firent obstacle au développement en Chine d’un capitalisme industriel

Face à une autorité locale de fonctionnaires, le groupe familial, à l’étroite solidarité interne, demeura le réceptacle de l’identité ; il fit obstacle à une prolétarisation de ses membres et constitua, avec l’existence d’innombrables clubs, le rempart d’une certaine démocratie spontanée. Le peu de relations extérieures de la Chine, si ce n’est le commerce de la soie au mains de la maison impériale, le fait que les grandes industries relevait de manufactures d’État et l’absence d’un cadre juridique universel (le juge fonctionnait à l’intuition plutôt que comme le porte-voix de textes réglementaires ; le rôle d’avocat était joué par un représentant de la famille) empêchèrent qu’un capitalisme industriel se développe en Chine.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme III. Le pouvoir en lutte contre la concentration des richesses

L’empire, le pouvoir central chinois, tenta au fil des siècles, essentiellement par l’impôt, d’empêcher la concentration des richesses et l’apparition avec elle de seigneurs (autour desquels se regroupaient spontanément pour obtenir une protection, les familles surendettées) qui contesteraient son autorité. Le relatif succès de l’empire, malgré de nombreuses hésitations au cours de l’histoire entre autoritarisme et laxisme, provoqua cependant au 18ème siècle, une explosion de la population rurale.

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Max Weber : Confucianisme et taoïsme I. Ce qui distingue Chine et Europe anciennes

En guise d’introduction, Weber distingue l’Europe de la Chine, dont le développement urbain remonte plus loin dans le temps de plusieurs millénaires. La divergence dans leurs grands choix culturels semble reposer sur des déterminations d’ordre purement naturel. L’Europe est ouverte au domaine maritime, du coup les villes peuvent y fleurir dans une relative autonomie. La Chine est essentiellement continentale, les typhons interdisent un trafic maritime fiable, son économie dépend de manière essentielle d’un système de canaux dont la direction est unifiée au niveau de l’empire, du coup les villes – aussi grandes soient-elles – sont interdépendantes, sans autonomie.

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