LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 MARS 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 20 mars 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 20 mars 2015. Et j’ai demandé au dieu Pazuzu de bien vouloir manifester aujourd’hui sa colère relative au comportement de la Troïka. Alors, si vous voyez quelque chose de curieux se passer pendant que je parle, eh bien, ce sera sans doute cela.

Non, je ne veux pas réitérer l’exploit de notre ami, l’intrépide reporter, globe-trotter, Tintin, dans Le Temple du Soleil, je ne vais pas essayer de profiter lâchement de la présence d’une éclipse solaire pour essayer de faire passer mon message. J’ai calculé le temps de mon intervention pour qu’elle soit terminée avant le début de l’éclipse !

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« Comprendre les temps qui sont les nôtres 2007-2013 » : Désamorcer la machine infernale…, Les Affiches-Moniteur 76 du 23 septembre 2014

Comprendre les temps qui sont les nôtres

À paraître aussi dans La vie des livres/L’Observatoire des idées

Désamorcer la machine infernale…

L’anthropologue, sociologue et économiste Paul Jorion poursuit, de livre en livre, sa réflexion sur l’état du monde – et se demande surtout où il va… Son dernier opus reprend le fil de sept années de « désarroi planétaire » égrenées sur son blog, quelque part entre le décès du cinéaste Ingmar Bergman (31/07/2007) et celui du général Giap (5/10/2013).

Le 28 novembre 2008, Claude Lévi-Strauss (1908-2009) a atteint l’âge « respectable » de cent ans dans un monde dont les dévoiements donnent matière à anxiété à plus d’un anthropologue… Paul Jorion se souvient avoir été son élève de 1969 à 1971 et d’avoir été admis à son séminaire. Il venait juste d’achever la rédaction de Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard) quand cet anniversaire fait surface – et sens. L’anthropologue qui se pose des questions sur notre monde tel qu’il se défait rappelle alors aux lecteurs de son blog les méthodes « non conventionnelles » utilisées pour renflouer les banques et rétablir « la confiance des marchés »… C’est son métier – après tout, il a poussé « l’observation participante » jusqu’à « faire le trader » à Countrywide et livrer ce constat clinique : « si les banques américaines semblent très soucieuses de défendre leur intérêt propre, l’intérêt collectif n’appartient pas encore à leur horizon »…

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 AVRIL 2014

Sur DailyMotion, c’est ici. Meilleur son que sur YouTube, mais risque de pub !

Le curé chantant

Les bisons galopant

BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, le 9 avril 2014

Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer, 1973

La petite lumière sur Mars

Le principe anthropique

Comprendre les temps qui sont les nôtres, Odile Jacob 2014

Claude Lévi-Strauss et Jacques Lacan

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BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, mercredi 9 avril 2014 de 12h30 à 13h00

Comprendre les temps qui sont les nôtres

 
 
 
 
 
 

Comprendre les temps qui sont les nôtres en librairie depuis le 6 mars, et ici.

 
 
 
 
 
 
 
 

Je serai L’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business pour évoquer Comprendre les temps qui sont les nôtres, le mercredi 9 avril de 12h30 à 13h00.

 
 
 
 
 
 
 
 

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BFMTV, L’invité d’Hedwige Chevrillon, mercredi 9 avril 2014 de 12h30 à 13h00

Mon entretien avec Hedwige Chevrillon sur BFM TV prévu demain 2 avril à 12h30 pour évoquer Comprendre les temps qui sont les nôtres est reporté d’une semaine en raison de l’annonce gouvernementale qui aura lieu demain à l’heure intialement prévue.

Ce n’est donc que partie remise : je serai L’invité d’Hedwige Chevrillon, le mercredi 9 avril de 12h30 à 13h00.

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RTS.ch, La 1ère, Haute définition, Manuela Salvi, « Comprendre les temps qui sont les nôtres », le dimanche 23 mars à 12h40

Comprendre les temps qui sont les nôtres

Entretien avec Manuela Salvi, Radio Télévision Suisse, Haute définition, le dimanche 23 mars à 12h40

J’ai enregistré hier vendredi, deux entretiens. Le premier, qui passe à l’antenne dimanche, ce sont vingt minutes consacrées aux temps qui sont les nôtres, avec Manuela Salvi en prise avec les enjeux de nôtre époque. Je crois pouvoir dire qu’il s’agira d’un vrai régal.

Le second, découpé en quatre séquences de quatre minutes et qui passera sur France culture du 31 mars au 3 avril, est d’un genre tout à fait différent. Il m’a été demandé de commenter les assertions suivantes : « Vos travaux ont été réfutés par les économistes sérieux », « Vous aviez lancé des cris d’alarme à propos de l’euro, or il ne s’est rien passé » et « Vous dites que la situation économique est mauvaise, or la reprise est là ». Je vous jure que je n’invente rien : vous entendrez vous-même.

Comprendre les temps qui sont les nôtres en librairie depuis le 6 mars, et ici.


 
Encore à venir

Entretien avec Hedwige Chevrillon, BFM Tv, Le Grand journal, le 27 mars à 18h

France Culture, Les Carnets de l’économie, du 31 mars au 3 avril à 17h55

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« Comprendre les temps qui sont les nôtres », Bonnes feuilles (V), en librairie depuis le 6 mars

Comprendre les temps qui sont les nôtres
Comprendre les temps qui sont les nôtres en librairie depuis le 6 mars, et ici.

Être mort ou ne pas être mort

9 AOÛT 2007

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mariage de mes parents. Il ne sera pas célébré, si ce n’est par ma sœur et moi dans notre tête : mon père est mort au printemps 2002, ma mère en janvier 2003.

« Être mort » est une étiquette que j’accole à des gens que je n’ai pas vu depuis longtemps. Je pense par exemple à des membres de ma famille quand j’étais petit, et je me dis : « Celui–ci est mort… celui–là n’est pas mort… » Ceci dit, ceux qui ne sont pas morts, cela ne m’offre aucune garantie que je les revoie un jour.

Je rêve quelquefois à des gens qui sont morts. Et je sais qu’ils sont morts : il est très rare que je me réveille au matin en me disant « J’ai rêvé à une personne morte en croyant qu’elle était en vie », non, je sais dans mon rêve qu’elle est morte, je le lui dis d’ailleurs : je dis « Tiens, je croyais que tu étais mort ». Il ne répond pas, il ne répond jamais : il m’adresse un fin sourire mais se retient bien de nier l’évidence.
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« Comprendre les temps qui sont les nôtres », Bonnes feuilles (II), en librairie le 6 mars

Comprendre les temps qui sont les nôtres

Comprendre les temps qui sont les nôtres en librairie le 6 mars.

Je publierai quelques extraits d’ici la parution.

Le Tournant

24 AVRIL 2008

Je crois que c’est dans une opérette d’Offenbach que les gardes entonnent « C’est nous les soldats du Moyen Âge… ». Ce qui ne manque pas de susciter l’hilarité. Le rire a ici deux origines : celle bien sûr de la caractérisation a posteriori du Moyen Âge mais aussi le fait que l’on se préoccupe peu d’habitude de situer l’époque où l’on vit dans le continuum de l’histoire.

Je ne suis pas sûr de la manière dont il faudrait appeler mon temps. Le qualifier de « Post-Moderne » confirme l’hésitation puisque l’on se contente de constater à quoi il a succédé, trahissant l’incapacité à saisir la manière dont il sera perçu, l’incapacité de déterminer la manière dont évolueront les choses, en mieux ou en pire. Hegel nous assigne le devoir de comprendre notre époque et donc de savoir où elle va. La caractériser est une manière de lui enjoindre où aller. J’hésite cependant entre la motiver en lui faisant honte, en l’appelant le « milieu du Moyen Âge » ou par l’encouragement, en la qualifiant de « fin de la préhistoire ».
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« Comprendre les temps qui sont les nôtres », Bonnes feuilles (I), en librairie le 6 mars

Comprendre les temps qui sont les nôtres

Comprendre les temps qui sont les nôtres en librairie le 6 mars.

Je publierai quelques extraits d’ici la parution.

La petite fille pauvre

28 MAI 2007 

Pour certaines religions ou certaines de leurs variantes, la pauvreté relève d’un système éthique simple fait de punitions et de récompenses : le pauvre est celui qui a « péché » ou a enfreint quelque principe apparenté, le riche au contraire a été récompensé pour sa vertu. Que pense alors en son for intérieur celui qui sait devoir sa fortune à sa malhonnêteté ? Il perd probablement sa religion. Encore qu’il y ait dans chacun de ces systèmes place pour les situations paradoxales, selon le principe des « accommodements avec le ciel ». Ainsi, les samouraïs étaient zen et certains pirates anglais étaient quakers. Quant au vertueux qui ne voit pas sa vertu récompensée et crève la dalle, Dieu merci pour le maintien de l’ordre au sein de ces sociétés, il continue d’espérer.

Quand j’avais sept ans, j’étais amoureux de Marie-Rose Mertens (*), une amie de ma soeur. Marie-Rose était une petite fille comme dans les livres, toute pimpante avec une robe rose comme son nom et un grand noeud dans ses cheveux blonds.

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RUPTURE DE STOCK !

La survie de l'espèce

Comprendre les temps qui sont les nôtres

Vous vous souvenez de La survie de l’espèce à 999 € ? Encore heureux que la livraison était gratuite !

Pourquoi est-ce que je vous rappelle cela ? Parce que Comprendre les temps qui sont les nôtres sort dans exactement un mois et que la parution de mes trois plus récents ouvrages (Le capitalisme à l’agonie, Misère de la pensée économique et La survie de d’espèce) a été marquée par des ruptures de stock à répétition.

Pourquoi ? Parce que les éditeurs ne craignent rien tant que les stocks accumulés et les retours d’invendus par les libraires. Aussi, ils attendent quasiment la vente du dernier volume placé en rayon avant de lancer un nouveau tirage.

Que faire pour empêcher cela ? C’est simple : lancer le 2ème, voire le 3ème tirage avant que l’ouvrage ne soit en librairie le 6 mars et pour cela, il suffit que vous commandiez l’ouvrage dès aujourd’hui.

Vous serez 6.000 à lire aujourd’hui ce que j’écris ici, et si j’en crois Google Analytics et les lois infaillibles 😀 de l’extrapolation statistique, vous serez 78.849 à lire ceci avant le 6 mars. Commandez donc un exemplaire aujourd’hui, vous serez sûr d’en avoir un et ce sera un exemplaire du 1er tirage ce qui vous permettra de le revendre pour 999 € 😀 et en plus, vous ferez une bonne action en empêchant une rupture de stock dans la première semaine de parution.

Commandez un (ou plusieurs !) exemplaire(s) de préférence chez votre libraire en dur ou, si vous habitez au sommet d’une montagne ou au fond d’un lac, chez un libraire en ligne comme Ixe, Igrecque ou Zède.

Ah ! j’oubliais, c’est un livre qui fera plaisir à tout le monde, même à votre beauf ! Puisque je vous le dis ! Merci d’avance !

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COMPRENDRE LES TEMPS QUI SONT LES NÔTRES

Comprendre les temps qui sont les nôtres

En librairie le 6 mars.

Lorsqu’en février 2007 le monde entra dans la crise qui nous tient depuis enserrés dans ses griffes, il apparut rapidement à Paul Jorion que la narration et l’analyse des péripéties financières et économiques ne suffisait pas à nous faire comprendre les temps qui sont les nôtres. Disséquer l’actualité ne pouvait à soi seul faire l’affaire et devait être complété de considérations « inactuelles » déconnectées du tohu-bohu des événements bruts.

La nature est faite d’une certaine façon, la culture des hommes, bien que sertie dans la nature, d’une autre façon. Toutes deux sont emportées par le flux du devenir, lequel accélère son mouvement dans les époques de « grands tournants », comme celui désormais amorcé. Des frottements et des chocs entre nature et culture jaillit le surréel : l’esprit, l’amour, l’analogie…

Pour répertorier les courts textes que Paul Jorion produit ainsi au fil des jours, compacts comme l’aphorisme ou nonchalants comme le « propos », deux catégories s’imposèrent à lui : l’une pour la gravité propre aux « Questions essentielles » et l’autre pour la légèreté qui caractérise « La vie de tous les jours ». Curieusement, il lui arriva souvent, une fois terminé l’un des billets que l’on lira dans le présent recueil, d’hésiter quant à la rubrique où le situer, parce que, parmi les hommes, les femmes et les enfants, le grave est parfois léger, et le léger, plus souvent qu’à son tour, grave. Du coup, à la lecture de ces textes innocents, l’on sourit, l’on rit, ou l’on pleure, parce que la vie est à rire et à pleurer, et davantage qu’hier sans doute aujourd’hui.

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