COMPRENDRE LES TEMPS QUI SONT LES NÔTRES

Comprendre les temps qui sont les nôtres

En librairie le 6 mars.

Lorsqu’en février 2007 le monde entra dans la crise qui nous tient depuis enserrés dans ses griffes, il apparut rapidement à Paul Jorion que la narration et l’analyse des péripéties financières et économiques ne suffisait pas à nous faire comprendre les temps qui sont les nôtres. Disséquer l’actualité ne pouvait à soi seul faire l’affaire et devait être complété de considérations « inactuelles » déconnectées du tohu-bohu des événements bruts.

La nature est faite d’une certaine façon, la culture des hommes, bien que sertie dans la nature, d’une autre façon. Toutes deux sont emportées par le flux du devenir, lequel accélère son mouvement dans les époques de « grands tournants », comme celui désormais amorcé. Des frottements et des chocs entre nature et culture jaillit le surréel : l’esprit, l’amour, l’analogie…

Pour répertorier les courts textes que Paul Jorion produit ainsi au fil des jours, compacts comme l’aphorisme ou nonchalants comme le « propos », deux catégories s’imposèrent à lui : l’une pour la gravité propre aux « Questions essentielles » et l’autre pour la légèreté qui caractérise « La vie de tous les jours ». Curieusement, il lui arriva souvent, une fois terminé l’un des billets que l’on lira dans le présent recueil, d’hésiter quant à la rubrique où le situer, parce que, parmi les hommes, les femmes et les enfants, le grave est parfois léger, et le léger, plus souvent qu’à son tour, grave. Du coup, à la lecture de ces textes innocents, l’on sourit, l’on rit, ou l’on pleure, parce que la vie est à rire et à pleurer, et davantage qu’hier sans doute aujourd’hui.

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