Tous les articles par Paul Jorion

Sacré Joe ! (Aidez-moi à le comprendre)

Ouvert aux commentaires.

Quand je suis très perplexe, vous le savez, je me tourne vers vous en quête d’une réponse.

Vous trouverez l’échange original entre Joe et moi en anglais ci-dessous in extenso. Voici ce que cela dit en français.

Joe m’envoie un mail. Sujet : Trump

Maintenant ses chances de terminer son mandat sont grandes. « Le Sénat n’a découvert aucune preuve directe d’une conspiration de Trump et de son équipe de campagne ». Que feront maintenant les Démocrates ? Bonjour chez vous.

Ma réponse :

Depuis quand le Sénat remplace-t-il le FBI ? Si l’on me disait que mes chances de survivre jusqu’en 2020 sont aussi grandes que celles de Trump de finir son mandat, je m’empresserais d’écrire mon testament avant la fin de la nuit (écrit à 21h33) 😉 Paul

N.B. Le Sénat à majorité Républicaine a tenté de court-circuiter les travaux de la commission (indépendante) de Robert Mueller (membre du Parti républicain depuis toujours) en faisant sa propre enquête, mais sans disposer comme Mueller de tous les moyens qu’il a la possibilité de mobiliser et qui sont l’ensemble de ceux du ministère de la Justice et de la police fédérale sous la forme du FBI (y compris couvrant le terrorisme sur le territoire national).

Mais ma question n’est pas là. La voici :

Pourquoi Joe, écrivant d’une fausse adresse mail, n’est-il pas intéressé par la réponse que je pourrais lui faire ? Et, d’un point de vue général, pourquoi ne pas donner de la crédibilité à une objection que l’on me fait en l’envoyant d’une adresse mail authentique ? Ne comprend-il pas que quand ma réponse m’est retournée – faute de Joe au bout du fil – son objection passe immédiatement de la catégorie « critique éventuellement fondée de ce que je dis » à la catégorie « malveillance » ?

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Biodiversité

Rana me fixant d’un air mauvais – comme si je lui avais vendu des pommes qui ne veulent pas cuire – je lui ai tenu ce bref discours :

À quoi servez-vous, vous les chats ? De même que nous humains ne servirons plus à rien dès lors qu’il n’y aura plus de chats, vous ne servirez plus à rien quand il ne restera plus de souris !

Comme elle s’est contentée alors de pencher la tête à gauche plutôt qu’à droite, je crains que ma froide lucidité n’ait échoué à la convaincre.

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Appel de février – changement de régime ;-)

Au 18 février : 90€

Depuis mars de l’année dernière, l’objectif mensuel de l’appel a été fixé à 350 €, ce qui me permet de rémunérer le webmaster pour la maintenance du site et de régler la location des serveurs, laquelle n’est pas négligeable vu la taille des archives : 13.000 articles, 424.000 commentaires. L’excès d’un mois par rapport à l’objectif étant reporté au mois suivant.

Il y a 5 ans, dans un très aimable mail, Olivier Brouwer m’avait déclaré qu’il était important que mes vidéos bénéficient d’une retranscription et qu’il se portait volontaire à les rédiger. Ce qu’il entreprit de faire. J’aimerais mentionner la liste complète des volontaires qui l’ont ensuite rejoint. Si je ne l’établis pas, c’est que j’ai peur d’oublier des noms. Quoi qu’il en soit, je remercie chaleureusement chacun.e des participant.e.s au fil des 5 dernières années : la retranscription est un sacerdoce, fastidieuse et exigeante (imparfaite, elle ne sert à rien et m’oblige à refaire tout le travail).

La bonne volonté des bénévoles a cependant ses limites et une professionnelle – constatant le caractère erratique des retranscriptions récemment – m’a proposé le mois dernier de les faire en échange d’une somme modique (1,65€ par minute) mais de manière fiable. J’ai accepté son offre.

Je constate cependant un mois plus tard que … je parle beaucoup et … plus ou moins selon les époques 😉 . Pour tenter de gérer le surcoût, je me propose en conséquence de déplafonner les dons, en espérant que je bénéficierai grâce à vous d’une contribution me permettant d’éponger une partie des frais de retranscription.

Je vous signalerai bien entendu – comme c’était le cas autrefois – le premier du mois suivant, le montant exact des dons du mois écoulé. Je vous en remercie d’avance !

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Paul Jorion pense tout haut aux 3 derniers jours

Intelligence Artificielle

Terrestres : Disruption d’un forum de robotique toulousain, le 16 janvier 2019
Ted Kaczynski « Unabomber »
Blog de PJ : Les lobbies et nous, Le 14 février 2019


Trump et sa muraille

Blog de PJ : Trump : Les cowboys et les Indiens, le 12 Janvier 2019


Le revenu universel et la gratuité

Les Gilets jaunes

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Les entrepreneurs et les entreprises sont-ils les ennemis de l’Humanité ? par Cédric Chevalier

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Je défends une conception large de l’entrepreneur : Vivaldi était un entrepreneur (composer et monter un opéra), Pablo Servigne est un entrepreneur (rédiger un livre et en faire la promotion), les parents qui font des enfants, construisent une maison, sont des entrepreneurs, un Bourgmestre est un entrepreneur (initier un projet de quartier), le capitaine Kirk dans Star Trek est un entrepreneur (explorer l’univers avec son vaisseau Enterprise), ainsi que Martin Luther King (développer un mouvement pour les droits civiques) et bien d’autres profils « entrepreneuriaux ».

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Quinzaines, Les deux manières d’être un Homme pour un fils, le 1er février 2019

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Les deux manières d’être un Homme pour un fils (texte complet)

Chacun connaît sans doute le fameux poème de Rudyard Kipling intitulé « If… », publié en 1895, traduit en français sous le titre de son dernier vers : « Tu seras un homme, mon fils ». Mais connaissez-vous celui-ci ?

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Il s’agit là précisément de « Tu seras un homme, mon fils » de Kipling, direz-vous, ou en tout cas d’une partie du poème ! Eh bien non, aucun de ces vers, si ce n’est le dernier, n’apparaît chez Kipling : ce sont autant d’ajouts inédits de la plume d’André Maurois, « traducteur » du poème en français dans un ouvrage de 1918, Les Silences du colonel Bramble, au quatorzième chapitre duquel son auteur explique ce qui suit : « Ce soir, tandis que sévit le gramophone, je m’efforce de transposer en français un admirable poème de Kipling. » Il s’agit de « If… » bien entendu, mais « transposition », en effet, plutôt que « traduction », et « exubérante » puisque le volume en a été doublé. Traduttore, traditore, dit-on, et ici nous sommes tout particulièrement bien servis ! 

Que reste-t-il du poème, une fois retiré ce supplément dont nous a gratifié Maurois ? Le voici : Continuer la lecture de Quinzaines, Les deux manières d’être un Homme pour un fils, le 1er février 2019

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Je ne vais pas dire ce que j’en pense…

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Mea culpa : j’ai affiché ici initialement une vidéo se présentant comme une « résumé » de l’exposé de Laurent Alexandre mais qui n’en était en fait qu’un montage tendancieux. L’honnêteté m’oblige à la retirer pour afficher à sa place l’exposé complet.

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Les lobbies et nous

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Une discussion ayant démarré au sein de Place Publique – Morbihan sur l’opportunité de consacrer ou non un débat aux lobbies, j’ai répondu ceci à mes petits camarades :

En 2 mots, quand je dis que la question des « lobbies » est plus complexe que « nous contre les lobbies ».

Autrefois il y avait déjà « nous contre l’État ». L’État était très fort et pouvait à la fois exercer sa force sur nous et assurer notre protection. Les États devaient composer entre eux. Quand ça ratait, il y avait la guerre.

Maintenant il y a des firmes qui sont aussi fortes que des États et peuvent exercer leur force sur nous et assurer notre protection. Les États doivent toujours composer entre eux ET maintenant aussi avec les firmes. Quand ça rate, il y a la guerre.

Je crois que quand nous parlons de « lobbies » nous cherchons maladroitement à dire qu’il y a la guerre entre une firme et nous.

Disons : « M…o (B…r) nous a déclaré la guerre. Défendons-nous, organisons la résistance et arrêtons les collabos et les profiteurs de guerre parmi nous ».

C’est plus clair que de parler de « lobbies ». Les lobbies sont le corps diplomatique : les ambassadeurs, les consuls, des firmes. Le problème n’est pas que les firmes aient un corps diplomatique, c’est que certaines nous aient déclaré la guerre et qu’il y ait des collabos et des profiteurs de guerre parmi nous.

Dis comme ça je crois que tout le monde comprend. On découvre malheureusement aussitôt que le problème n’est pas l’existence d’un corps diplomatique des firmes mais le nombre parmi nous de collabos et de profiteurs de guerre des firmes nous ayant déclaré la guerre.

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