Tous les articles par Paul Jorion

RIC et référendum ADP – Précisions

Ouvert aux commentaires.

I. RIC

J’ai suivi de près pendant des années le débat aux Etats-Unis sur l’assurance-maladie. À aucun moment un intervenant quelconque n’a dit : « Tiens, voyons comment ce système fonctionne depuis plus de 50 ans dans des dizaines de pays ! » Non, réinvention de l’eau chaude.

Même chose en France pour le RIC : réinvention de l’eau chaude !

La première chose à faire, c’est une étude comparée du fonctionnement du RIC en Californie et en Suisse, évaluant la méthode précise utilisée et ce qui a été réalisé et obtenu grâce à cet outil au fil des années.

II. Référendum ADP

Pour ceux que les bugs du logiciel gouvernemental pourraient décourager, vous trouverez ici le formulaire papier avec l’intitulé exact du projet de loi pré-rempli. À compléter et à déposer auprès de la « commune la plus peuplée de votre canton » (liste des communes accréditées).

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Référendum sur la privatisation du Groupe ADP : « Une bataille est engagée, nous signons et nous ferons signer »

Voici la tribune parue dans Le Monde. Ouvert aux commentaires.

C’est maintenant à portée de main : un référendum, enfin. Un référendum sur la vente de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris). Un référendum pour ne pas laisser ce trésor à Vinci, qui a déjà emporté nos autoroutes. Un référendum, surtout, sur l’avenir : l’avenir que nous refusons, l’avenir que nous désirons.

D’emblée, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est étranglé : « Cela pose un vrai et grave problème démocratique ! […] Cela créerait une situation dangereuse ! » Ils suffoquent, lui, les autres. Car ce n’est pas la question, seulement, des aéroports de Roissy, d’Orly, qui est soulevée. Cela va bien au-delà. C’est l’occasion d’un coup d’arrêt, d’un « non » franc et massif, d’un désaveu géant : nous ne voulons plus du monde qu’ils incarnent, qu’ils promeuvent.

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La peur du RIC – Grand débat

Ouvert aux commentaires.

Vidéos vues 78, 21 et 18 fois ? Bon ! On va arranger ça, en lançant un grand débat ici.

Je vous l’ai déjà dit : j’ai vécu 12 ans en Californie où ce système existe pour la satisfaction de tous – avec des avancées qui ont fait la une planétaire sur le mariage pour tous et les drogues douces, par exemple – et je n’ai pas constaté l’anarchie sanglante que certains nous promettent si ce système était mis en place en France.

Faisons avancer les choses.

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Taxe Sismondi (« taxe-robot ») : du renfort !

Ouvert aux commentaires.

Un article en anglais défend une taxe sur la richesse créée par les robots : « SHOULD ROBOTS PAY TAXES? TAX POLICY IN THE AGE OF AUTOMATION » par RYAN ABBOTT et BRET BOGENSCHNEIDER.

C’est la première fois que je vois un article en anglais à ce sujet. Si vous en connaissez d’autres (ou dans d’autres langues), soyez gentils de le signaler dans la discussion ici.

Résumé : Les technologies existantes peuvent déjà automatiser la plupart des fonctions de travail, et le coût de ces technologies diminue alors que le coût de la main-d’œuvre humaine augmente. Ceci, combiné aux progrès continus de l’informatique, de l’intelligence artificielle et de la robotique, a conduit les experts à prédire que l’automation entraînerait d’importantes pertes d’emplois et aggraverait l’inégalité des revenus. Les décideurs politiques débattent activement de la manière de traiter ces problèmes, la plupart des propositions se concentrant sur l’investissement dans la formation les travailleurs à de nouveaux types d’emplois, ou sur l’investissement dans les prestations sociales pour redistribuer les gains de l’automation.

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Malmédy, « Faut-il déclarer l’urgence pour le genre humain ? », le 3 juin 2019

Comme vous semblez avoir été découragés par la très longue introduction par mes hôtes [près de 10 minutes] due au fait qu’ils lançaient leur mouvement, je reposte la vidéo, la faisant débuter au moment de ma propre intervention. Ouvert aux commentaires.

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Quinzaines, La folie de Nietzsche, le 15 juin 2019

La folie de Nietzsche

Faut-il distinguer chez Nietzsche l’avant-la-folie de l’après-la-folie ? Ou se dire que bien fou serait celui qui s’y aventurerait ? Tout est plutôt à prendre ou à laisser. Ne rien prendre, c’est rejeter l’essentiel de la philosophie après Hegel. Tout accepter, c’est mettre dans le même sac, il faut le savoir, le précurseur génial de Freud, et celui qui expliquait aux passants qu’il était Dionysos ayant pris l’apparence d’un clown.

Que Nietzsche soit mort fou, nul ne le met en doute. Les relations ne manquent pas de ses séjours en asile, ses éclaboussements infantiles dans la baignoire, ses danses « dionysiaques » impromptues alors, ou de sa prostration dans la maison de sa sœur, Elisabeth, durant les six dernières années de sa vie, où les disciples choqués venaient jeter un regard pudique par la porte entrouverte de sa chambre, pour constater le cœur brisé sans aucun doute, l’état de lamentable déchéance dans lequel le grand homme se trouvait désormais : incapable du moindre mouvement, les yeux seuls roulant occasionnellement dans leur orbite, poussant parfois dans la nuit d’affreux rugissements d’animal blessé.

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L’Écho – États-Unis : Le lion devenu vieux, le 11 juin 2019

États-Unis : Le lion devenu vieux

La politique étrangère le Donald Trump n’a ni queue ni tête : elle récompense les adversaires de son pays et punit ses amis de longue date. Sa politique de défense est du même acabit : il loue les ennemis de sa patrie et dénonce ses propres généraux et ses services secrets. Sa politique économique semble elle aussi insensée : il entend mordicus faire revenir au pays des emplois qui n’ont pour l’essentiel (87%) pas été délocalisés mais éliminés par les progrès de la mécanisation. Quant à sa politique commerciale, elle est tout aussi incompréhensible : lundi je punis la Chine à l’aide de tarifs douaniers prohibitifs pour un déficit de la balance commerciale dû en réalité à la politique du dollar telle que les Américains eux-mêmes la définissent, mardi je punis à son tour le Mexique, mettant entre parenthèses le fait que lundi dans la soirée, un certain nombre de compagnies américaines – en tentant de s’adapter aux caprices de leur président – ont annoncé qu’elles déplaceraient certaines de leurs activités, de la Chine, vers le Mexique.

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Melvin Zimmerman (1916 – 2016)

                    Melvin Zimmerman (1916-2016)

Si vous avez lu Mes vacances à Morro Bay, vous vous souvenez certainement de « Mel », spécialiste de Baudelaire, qui renverse 20 litres de soupe à l’oignon à la page 88 et que je sauve de cette situation délicate à la page 91. Il nous a quittés il y a trois ans à l’âge de 100 ans.

[P.S. Les commentaires à propos de Mes vacances à Morro Bay se font ici.]

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Mme Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de Trump à la Maison-Blanche, remet sa démission

Paul Jorion : « Pour Trump, une grande victoire et une grande frayeur », le 11 juin 2019 :

… mais autour de [Trump], on doit avoir la pétoche parce que ce que [John] Dean souligne aussi, c’est que la plupart des gens qui ont acquiescé avec Nixon, qui l’ont aidé au début du processus, qui ont fait un certain nombre de choses, ça s’est très très mal passé pour eux. […] À la lecture de ces 8 pages de Dean déjà, quand Mme Sarah Huckabee Sanders – le porte-parole de Trump qui n’a pas arrêté de dire des bêtises, un certain nombre de ses collaborateurs à la Maison Blanche : Mme Hope Hicks, je ne vais pas ajouter de noms, doivent se sentir un peu mal aujourd’hui parce que M. Dean a fait des parallèles [8 parallèles entre les agissements de Trump et ceux de Nixon à l’époque du Watergate]. Il ne les a pas nommés nommément. Il n’a pas donné leur nom mais un certain nombre de personnes, en lisant ces 8 pages, ont dû avoir des sueurs froides et il est bien possible qu’un jour plus tard, ils les aient toujours.

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Le Monde diplomatique, Les sociopathes (de France Télécom à Macron) par Frédéric Lordon, 31 mai 2019

Les sociopathes (de France Télécom à Macron), par Frédéric Lordon, le 31 mai 2019. Remarquable réflexion. Comme son blog n’est pas ouvert aux commentaires, j’ouvre la discussion ici. J’aurai des choses à dire – ayant en particulier travaillé plus de 10 ans dans des boîtes américaines (le modèle où France Telecom aura joué un rôle pionnier en l’important en France). 

… Les « objectifs » sont, pour les individus, la manière dont la guerre leur tombe dessus, ce à quoi ils se trouvent mis en demeure d’accrocher leur survie. Pour les « objectifs », ils se feront donc des kapos. Ce qui est frappant dans le cas France Télécom, mais qu’on retrouverait à l’identique dans toutes les entreprises du même type, c’est avec combien peu de perte en ligne les impulsions sociopathiques venues du sommet descendent le long de la hiérarchie, et sont relayées par les couches intermédiaires. À la violence commandée par le haut, cependant, beaucoup ajoutent la peur — peur que le défaut à exercer la violence les expose à devenir à leur tour les prochaines victimes de la violence —, mais aussi, pour ceux chez qui l’entreprise néolibérale n’a pas détruit tous les cadres moraux, une terrible souffrance de se voir faire ce qu’ils sont enjoints de faire.

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Pour Trump, une grande victoire et une grande frayeur, le 11 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Pour Trump, une grande victoire et une grande frayeur, le 11 juin 2019

Bonjour, nous sommes le mardi 11 juin 2019 et mon exposé va s’appeler « Pour Trump, une grande victoire et une grande frayeur ».

Mais avant, je voudrais vous parler d’un article que je viens de lire dans le Financial Times qui a un rapport avec le fait que mon radiateur est chaud : le chauffage s’est remis en marche parce qu’il fait froid. A Vannes, il faisait 8°C quand je suis sorti ce matin pour faire une course. Ce que l’article dit dans le Financial Times, c’est que, non seulement la température va augmenter mais les écarts au cours de l’année vont augmenter. Je crois que c’est ça que l’on observe en ce moment et ça va faire augmenter la consommation d’électricité. Donc, consommer plus d’énergie, brûler plus de charbon et de pétrole, à moins que l’on emploie du nucléaire, ce qui n’est pas une bonne idée en soi, et ça va encore aggraver le processus. C’est ce que l’on appelle une rétroaction positive. Positive ne veut pas dire que ce soit une bonne chose dans ce cas-ci. Une rétroaction négative, c’est une rétroaction où les effets se neutralisent, diminuent régulièrement : il y a un processus de régulation. Dans une rétroaction positive, il y a un effet d’emballement, le fait que l’on va dans une certaine direction fait que l’on va encore aller davantage dans cette direction-là et, là, c’est de ça que l’on parle. Le réchauffement climatique est dû au fait que nous consommons trop de charbon et trop de pétrole et, pour essayer de compenser ça dans le chauffage chez nous, on va augmenter encore cette consommation.

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Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Où je vous révèle un secret, le 8 juin 2019. La vidéo était déjà ouverte aux commentaires, mais comme certains me disent qu’ils attendent la retranscription…

Bonjour, nous sommes le samedi 8 juin 2019. Dans le pays d’où je vous parle, on appelle ça le samedi de la Pentecôte. Je suis rentré hier d’un long voyage, d’un voyage d’une semaine. Je suis parti en fait exactement il y a une semaine et je suis rentré hier soir. J’ai fait beaucoup de choses. Je vous en ai évoqué certaines comme ça, en passant. Je n’ai pas beaucoup écrit. Je ne me suis pas beaucoup manifesté sur le blog. J’ai lu vos commentaires. J’ai fait quelques remarques à ce sujet-là. J’ai fait allusion au fait que j’ai fait une conférence à Malmédy en Belgique, pas loin de la frontière allemande. L’un d’entre vous était là, l’un des commentateurs était là. Il a d’ailleurs signalé qu’il était là et a fait quelques remarques à propos de la conférence. Je crois que ça a été enregistré. Vous allez entendre ça. Je l’ai dit. Tout le monde était content parce que c’était le lancement d’une organisation et il y avait beaucoup de monde. Nous avons fait salle comble.

Qu’est-ce qu’il y a encore eu ? C’était avant-hier. Je me suis réuni et nous avons parlé longtemps, Bruno Colmant, économiste belge, et Marc Lambrechts du journal L’Écho. Nous avons parlé près de 2 h de l’avenir de la Belgique et nous sommes partis en faisant confiance à Marc de faire ce qu’il voudra de ce qui aura été dit. Nous ne sommes pas arrivés à des conclusions très précises et c’est lui qui va nous faire la synthèse.

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La Vie, La déraison financière, par Jean-Claude Guillebaud, le 11 juin 2019

La déraison financière, par Jean-Claude Guillebaud

Nous devrions nous méfier, nous journalistes, de cette complicité passive à laquelle est vite tenté de céder quiconque veut faire sérieux. Je pense à un autre économiste dissident, le Belge Paul Jorion qui, à l’instar de Gaël Giraud, connaît les choses de l’intérieur car c’est un ancien trader. Il s’alarme aujourd’hui des explosions inégalitaires qu’engendre un capitalisme sans frein. Il affirme que si le fait de se débarrasser dudit capitalisme était une question de justice au XIXe siècle, c’est maintenant une question de survie. C’est bien de déraison qu’il s’agit.

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