Tous les articles par Paul Jorion

Qui était en réalité William Shakespeare ?

J’ai voulu participer au débat en ce moment sur le site du quotidien Le Monde à propos d’une nouvelle hypothèse sur l’identité de Shakespeare : Et si Shakespeare était une poétesse italienne ? par Isabelle Mayault, le 6 décembre 2019.

Mon commentaire :

Le débat n’a pas lieu d’être : il a été établi dès le XIXe siècle que l’auteur « William Shakespeare » est en réalité Edward de Vere, comte d’Oxford. Il a été prouvé de la même manière que le soi-disant « Edward de Vere » était en réalité le dramaturge Christopher Marlowe. Quant à celui-ci, les prétendus mystères de sa vie (de sa mort en particulier) s’évanouissent aussitôt que l’on comprend que « Christopher Marlowe » n’est rien d’autre que le pseudonyme du philosophe Francis Bacon. Foin de tous les complotistes, le débat est depuis longtemps clos !

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« Croqueuses de diamants de 1933 »

« Gold Diggers of 1933 » : seconde partie du fameux « My Forgotten Men » (les anciens combattants de 14-18 devenus chômeurs en 1933), C’est Joan Blondell qui chante (doublée par Etta Moten Barnett – voir ci-dessous).

« Croqueuses de diamants de 1933 » (Gold Diggers of 1933) n’a pas été tourné par Busby Berkeley, il y intervient uniquement en tant que chorégraphe. Le metteur en scène, c’est Mervyn LeRoy, qui avait fait ses débuts de réalisateur en 1927 et fit quelques autres films mémorables : le Little Women (Les 4 filles du Docteur March) de 1949 (tout jeune homme qui n’est pas tombé amoureux d’Elizabeth Taylor alors âgée de seize ans n’a pas compris grand-chose à la vie – voir le bonus * ) et Quo Vadis en 1951.

« Croqueuses de diamants de 1933 » est le seul de la série où il n’y a pas que de très vagues allusions à la Grande Crise. La référence ici est massive. De même que j’ai évoqué pour « Croqueuses de diamants de 1935 » les influences réciproques de Busby Berkeley et de Leni Riefenstahl, il serait difficile de prétendre que Mervyn LeRoy n’a jamais entendu parler du « Cuirassé Potemkine » de Sergei Eisenstein en 1925.

1933, c’est encore le cinéma hollywoodien « pre-code » (le code de la censure) : il y a deux versions de « Croqueuses de diamants de 1933 », l’une très habillée, l’autre beaucoup moins : les bobines étaient dispatchées aux États-Unis selon la région.

« On est là pour le fric » (We’re In The Money) : c’est Ginger Rogers qui chante et qui danse ici, la plus fameuse partenaire de Fred Astaire bien entendu. Elle aurait malheureusement été aujourd’hui une fan de Trump, portant fièrement sa casquette Make America Great Again.

Première partie de « My Forgotten Men », avec la chanteuse « noire » Etta Moten Barnett, qui double partiellement Joan Blondell.

* Bonus E.T. :

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Caisse de soutien aux grévistes et jeux vidéos, par Dissonance

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À l’occasion du mouvement social initié le 5 décembre 2019, une cagnotte intersyndicale a été mise en place pour venir financièrement en aide aux grévistes (syndiqués ou non). Dans l’optique d’élargir le panel des publics touchés, un collectif d’artistes graphiques, vidéastes sur Youtube, animateurs et animatrices sur Twitch, travailleuses et travailleurs plus où moins uberisés, actifs sur internet, se sont associés à cette démarche et tiennent à tour de rôle l’antenne sur la plateforme de « stream » (diffusion en direct, sorte de web-tv) filiale d’Amazon, 24h/24 depuis le début du mouvement et avec l’engagement de continuer tant que celui-ci perdure. Ils et elles y diffusent selon leurs envies, seuls ou en groupes, des parties de jeux vidéos, des créations artistiques en « live » ou encore des discussions et/ou débats d’ordre politique. Parfois un peu tout en même temps.

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Tutto ai privati = privati di tutto, par Jacques Seignan

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Hier, je repensais à tous les mouvements de révoltes populaires dans la rue de par le vaste monde et je me suis souvenu d’une manifestation à Venise, le dimanche 24 novembre, organisée par le collectif NO GRANDI NAVI qui eut lieu avec pour objectif « Sauvons Venise des paquebots, du MOSE, du changement climatique et de son maire ». (Une belle synthèse !).

Une banderole avait attiré mon attention par son slogan créatif : « Tutto ai privati = privati di tutto ». Est-il besoin de traduire ? tout au privé = privés de tout !


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MÄRZ 2020 : BEGEGNUNG MIT MEINEN LESERN IN BERLIN UND LEIPZIG

 
Ich werde in der Woche vom 9. bis zum 15. März in Deutschland sein, und zwar in der ersten Hälfte in Berlin und in der zweiten Hälfte während der Buchmesse in Leipzig.

 
 

Möchten Sie ein Treffen, einen Vortrag, eine Debatte vorschlagen? Dann schreiben Sie mir bitte hier.

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Lille, École Psychanalytique des Hauts-de-France, « Les robots appellent ‘capteurs’ leur inconscient », le 23 novembre 2019 – Retranscription

Ouvert aux commentaires. https://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Inconscient-Robot-PJorion.mp3 N.B. Je cite un Scolastique en disant « Grégoire de Rimini », au lieu de « Grégoire de Shaftesbury ».

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