Tous les articles par Paul Jorion

Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix

Annie Le Brun a publié chez Stock en 2018 Ce qui n’a pas de prix. Beauté, laideur et politique, une dénonciation en règle d’une arnaque intitulée « marché de l’art contemporain », dont la fonctionnalité est double :

1° Autoriser autour de croûtes des joutes entre les plus grosses fortunes du type de celles qui faisaient rire les Romains à propos des Gaulois : leurs beuveries où dans une escalade dans l’emphase, les chefs de clan gueuleraient à tour de rôle que la leur était la plus grosse.

2° Recycler des quantités astronomiques d’argent sale. Continuer la lecture de Marché de l’art : l’ersatz, mais néanmoins hors de prix

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Comment gérer efficacement un service de santé à deux vitesses ?

Le drugstore américain, comme nul ayant visité les États-Unis ne l’ignore, est un magasin hybride, combinant pharmacie et droguerie au sens classique, mais où l’on trouvait autrefois toujours aussi une soda fountain où l’on pouvait siroter un coca ou une ginger ale, commander un milk-shake (intraduisible) ou se régaler (miam !) d’un root beer float *, voire même une épicerie attenante.

Que faire dans un pays où les riches peuvent se soigner, et les autres… hum… ? Walgreens, le numéro 2 des chaînes de drugstore US (après CVS) a trouvé la réponse : elle annonce aujourd’hui que ses principaux magasins se compléteront d’un cabinet médical. Les médecins seront ses salariés. Les patients paieront selon un barème en fonction de leurs revenus.

* une boule de vanille dans de la racinette (composition : la salsepareille [avis aux Schtroumpfs !] et le Smilax glyciphylla (Sweet Sarsaparilla), la gaulthérie couchée (Wintergreen), l’aralie à tige nue, l’épinette rouge, l’épinette noire, l’épinette de Sitka, la muscade, le clou de girofle, le cachou, l’anis vert, la bardane, l’écorce de cerisier noir, l’écorce de bouleau, la réglisse, la vanille, la mélasse, la cannelle et le miel).

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Le nouveau gouvernement de M. Macron

J’écris trois lignes afin de dissiper tout malentendu : mon silence n’est pas une approbation déguisée, il vise seulement à dissimuler toute l’étendue de ma consternation. J’aurais peur en m’exprimant aujourd’hui sous le coup de l’indignation, que ma plume ne dépasse par trop ma pensée.

J’ai cependant envoyé tout à l’heure à quelqu’un d’autre un courrier, accueilli de la plus merveilleuse façon qui soit. Je vous en dirai davantage en temps utile.

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À propos de Le Monde : L’écologie face au piège de la décroissance

En commentaire de L’écologie face au piège de la décroissance, par Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde », j’avais écrit :

Si j’étais le lobby nucléaire je serais véritablement ravi d’avoir un « éditorialiste du Monde » comme porte-parole enthousiaste. Je me poserais toutefois la question de savoir s’il s’agit d’une pure coïncidence.

Il semblerait que mon commentaire n’ait pas su sauter hélas l’obstacle de la modération.

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4e avis de la Cour suprême défavorable à Trump

La Cour suprême des États-Unis constitue de temps immémoriaux une institution se situant sur l’échiquier politique bien plus à droite que l’opinion publique de la nation.

Sans entrer dans les détails, la raison en est que quand la désignation d’un nouveau juge se fait dans un contexte politique où les Démocrates dominent, le processus se déroule dans un contexte équilibré où le meilleur candidat au poste l’emporte, alors que quand ce sont les Républicains, la nomination se fait de manière autoritaire en faveur du candidat le plus conservateur en présence.

Trump compte sur ce biais pour qu’il lui sauve la peau un jour ou l’autre et n’a cessé de se féliciter d’être déjà parvenu à faire nommer à la Cour suprême deux juges de droite comme Gorsuch et Kavanaugh. Il n’a pas pensé au fait que l’institution puisse tenir à sa réputation de dernier recours fondé sur l’impartialité. Il a ainsi été pris à contrepied par trois décisions récentes allant à l’encontre de sa politique de division et d’exclusion. Continuer la lecture de 4e avis de la Cour suprême défavorable à Trump

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États-Unis : Un moment sans précédent dans l’histoire d’une nation en grand péril

Il y a au moment où j’écris, 2,95 millions de cas déclarés de Covid-19 aux États-Unis, c’est-à-dire 25,7% du total mondial. Et 132,39 mille décès attribués au Covid-19, soit 24,7% du total mondial.

Or la population des États-Unis ne représente que 4,25% de la population mondiale. Ce qui signifie que la pandémie affecte 5,9 fois plus les États-Unis que s’ils n’étaient qu’un « cas moyen » de la population mondiale. Un fait qui révèle une fragilité toute particulière de cette nation dans la crise présente. Fragilité dont chacun a deviné la source, mais se refuse encore à la nommer.

Pourquoi le mécanisme présidant au déroulement des événements présents demeure-t-il en effet invisible ? Du fait sans aucun doute de l’énormité de la chose : qu’une grande puissance soit parvenue à faire accéder au faîte du pouvoir de sa rivale, un homme à elle. Et que cette nation là, ayant même découvert le pot aux roses, soit dans l’incapacité de le dévoiler au grand jour en raison du déshonneur qui en résulterait pour elle, et qui la rétrograderait instantanément au rang d’acteur subalterne sur la scène géopolitique internationale, décrédibilisée sinon une fois pour toutes, en tout cas pour très très longtemps.

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« La chute de la météorite Trump », le 3 juillet 2020 – Retranscription

Retranscription de « La chute de la météorite Trump », le 3 juillet 2020. Bonjour, nous sommes le 3 juillet…

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