Tous les articles par Paul Jorion

Mars 2020 : j’irai à la rencontre de mes lecteurs à Berlin et à Leipzig

Si vous souhaitez que nous nous rencontrions, que je fasse une conférence, je serai à Berlin au début de la semaine de 9 au 15 mars et à Leipzig en fin de semaine, écrivez-moi ici.
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« Croqueuses de diamants de 1935 »

Une famille de films hollywoodiens des années 1930 furent bâtis sur le schéma suivant : une amourette se développe entre une jeune femme et le crooner (chanteur de charme) fadasse Dick Powell, avec moult qui pro quos charmants et bons mots, quand, ex machina improbable, la mère de la charmante jeunette – comme dans ce Gold Diggers of 1935 (Croqueuses de diamants de 1935) – décide de produire un spectacle au choix, dans un hôtel, une salle de spectacle qui doit fermer en raison de la crise, une pension en bord de mer (authentique !), permettant à Busby Berkeley (1895-1976), chorégraphe de génie, d’intégrer dans le film, comme un délicat cheveu sur la soupe, une scène de danse époustouflante, mobilisant des centaines de danseuses et danseurs, selon la politique qui nous fera toujours chérir le New Deal rooseveltien : donnons à manger à toutes celles et ceux capables de le faire (aux frais du contribuable – mais c’est beaucoup mieux que de sauver la mise à tous les spéculateurs du monde aux frais du contribuable, comme nous l’avons fait vous et moi en 2008).

Dans une featurette (bonus) accompagnant le DVD de Gold Diggers of 1935, l’inénarrable John Waters (Pink Flamingos, Hairspray, Cry-Baby) attire très pertinemment l’attention sur l’influence réciproque en cette année 1935 de Busby Berkeley et de Leni Riefenstahl (cinéaste emblématique du IIIe Reich : Le triomphe de la volonté [1935], Les Dieux du stade [1938]), voyez en effet les saluts très équivoques dans l’extrait vidéo.

P.S. La jeunette est interprétée par la très craquante Gloria Stuart, anticipation de Twiggy, dont les octogénaires parmi nous se souviendront avec émotion 😉 . L’air, c’est « Lullaby of Broadway », composé exprès pour le film, et qui deviendra bien entendu un standard (morceau culte).

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Les fournisseurs d’électricité, Linky et moi, par Arkao

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Vendredi, 6h30 du matin, mon réveil sonne. À tâtons j’appuie sur l’interrupteur de la lampe de chevet. Pas de lumière. Je lutte pour ne pas replonger dans le sommeil, puis je me lève quand même et traverse la maison dans le noir. Disjoncteur ok mais plus de courant. Je me dis que c’est peut-être une panne de secteur. Je pars au boulot sans mon café du matin. Dehors la rue est sombre, pas d’activité électrique non plus chez les voisins, mais rien d’étonnant à cette heure-ci.

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Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Signalé par Carine Olivier https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2661642487260863&set=a.114815375276933&type=3&theater

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En réponse à votre vidéo, j’aurais une « demande » à vous soumettre. Permettez moi d’ironiser sur ce que vos propos ont fait raisonner en moi, dans votre explication très pertinent de justifier d’une part d’un certain prix, et d’autre du plein « consentement » du sujet, l’un devant faire rendre « raison » à l’autre, je suppose, en vous soumettant à la lecture, un texte. Il ne demande pas non plus de psychanalyse de son auteur (quoi que vous suggestions, s’ils s’en trouvent, ne reviendrait-il pas au même, indirectement…? Auquel cas je comprendrais avec inquiétude, que vous me proposiez un rendez vous.).

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Les commerçants qui tentent de vous rouler… ou qui y parviennent

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Hier j’achète une plante. Arrivé à la maison, je me rends compte qu’elle est pourrie. Je me rends compte aussi que le vendeur ne pouvait pas l’ignorer. De retour à la pépinière, il est introuvable, une collègue à lui me donne un bon à valoir sur l’équivalent (pas pourri de préférence…).

La veille, je trouve au courrier une facture en date du 27 novembre pour un service rendu le 21, déjà réglé le 22. Particularité : la nouvelle facture injustifiée est pour un montant plus élevé : 33€ de plus.

Il y a quelques années, je suis à Strasbourg. J’achète deux belles assiettes alsaciennes. Au moment de régler je signale au vendeur que ce que j’ai acheté ce ne sont pas les deux assiettes qu’il a mises dans un sac, consciencieusement emballées dans du papier journal, mais celles qu’il a déposées sur un siège qu’il a subrepticement repoussé sous une table. Me retrouvant récemment dans la même ville, tous mes sens pourtant aux aguets, j’achète un bibelot qui s’avère être une copie. J’aurais dû interpréter l’insistance du vendeur à me vendre « pour rien » un second objet comme un remords anticipé pour la facilité avec laquelle il m’avait berné.

Question de vie quotidienne : est-ce courant ou, heureusement, encore l’exception ?

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Demain : Un mois de la formule abonnement

Il y aura demain un mois que je serai passé à la formule Abonnement pour le blog. Je ferai le bilan.

Si vous voulez influer sur les statistiques, il vous reste jusqu’à minuit aujourd’hui. Confirmer le Grand Tournant pour 4€, ce n’est pas donné tous les jours !

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Paul Simon (& Art Garfunkel) : même méthode que pour Charles Trenet

Mes chansons préférées de Paul Simon (& Art Garfunkel) ? Même méthode que pour Charles Trenet l’autre jour : consulter iTunes et constater combien de fois j’ai écouté une chanson au cours des dix dernières années. Même surprise : ce ne sont pas nécessairement les chansons les plus connues qui émergent du lot (peut-être les plus tendres ?).

Trailways Bus (1997)

American Tune (1973)

Kathy’s Song (1966)

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Hats off !

Lors de l’attentat à Londres hier, cinq hommes se sont précipités sur Usman Khan qui venait de tuer deux femmes avec des couteaux attachés à ses avant-bras. L’un s’était emparé d’un extincteur, un autre avait saisi une défense de narval à Fishmongers’ Hall, l’ancienne guilde des mareyeurs devenue salle de réunion.

Les choses se seraient peut-être passées de la même manière dans d’autres pays, je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit, pour avoir vécu onze ans en Angleterre, je n’ai pas été étonné quand je l’ai lu.

Les Anglais ont des défauts, mais ils ont aussi de très grandes qualités (avoir fait exactement le contraire de ce qui est recommandé dans ce cas-là 😉 – et avoir sûrement sauvé des vies en ignorant les instructions raisonnables). C’est pour cela que vous me voyez si triste quand ils sont jusqu’au cou dans les emmerdes, comme ces jours-ci.

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À propos de La critique marxiste n’est pas assez radicale, par Étienne Guillermaz

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Bonjour Monsieur Jorion,

je viens de regarder, avec un grand plaisir, votre dernière vidéo. J’apprécie l’importance que vous accordez à la pensée d’Aristote : lorsque je suis en conférence j’insiste toujours sur le fait que les anciens nous ont laissé toutes les clefs nécessaires à notre survie (et donc à notre sortie du capitalisme), ce à quoi l’on me répond souvent que les solutions de l’époque ne correspondent plus à notre temps et qu’il faut réinventer la roue ou toute autre non solution qui permet de brasser de l’air sans prendre le problème à bras le corps.

À chaque fois que j’ai eu un auditoire majoritairement marxiste j’ai toujours eu droit, après avoir terminé mon intervention, à cette sempiternelle citation de Marx : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter diversement le monde, il s’agit maintenant de le transformer ».

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La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 Bonjour, le mardi 26 novembre 2019 et,…

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