Archives de catégorie : Musique

En espérant que ce ne soit pas un adieu, mais un simple au revoir…

Je compte bien vous retrouver demain matin. Si ce n’est pas le cas sachez que … « À la revoyure ! Ce fut une bonne chose de vous avoir connu… » (Woody Guthrie).

P.S. (20h33) : Je reçois à l’instant un message pré-enregistré de la mairie de Vannes m’enjoignant de bien m’abriter et de confirmer (touche « 5 ») que j’ai parfaitement compris ce qu’on vient de me dire.

Appelez-moi « sentimental » si vous voulez mais, quand même, c’est beau la technique moderne !

23h00 : Toujours en vie !


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Mes 3 chanteuses de jazz préférées

Je n’ignore pas que les fans de Billie Holiday et de Sarah Vaughan sont aujourd’hui surarmés et que c’est rien moins que ma vie que je risque en excluant leur idole de ma très courte liste, mais tant pis, trop de tournants de phrase rappelant la porte qui grince chez la première et de fausses notes chez la seconde (je sais ! je sais : crime de lèse-majesté. ! blasphème ! blablabla …).

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Juliette Gréco (1927-2020)

Mon billet du 18 décembre 2008 :

Une petite histoire, qui m’a été racontée par Jean Pouillon.

Sartre est assis aux Deux Magots ou au Flore et il dit à ces jeunes gens qui viennent de fonder avec lui Les Temps Modernes : « J’aimerais bien écrire des chansons : ce sont des choses que les gens retiennent. Mais qui les chanterait ? » Quelqu’un dit : « Je sais qui ! »

Quelques jours plus tard, la jeune femme à qui il pensait est présentée à Sartre : toute en noir, avec une chienne et de longs cheveux noirs raides, toute « gothique » comme on dirait aujourd’hui. Il lui pose poliment quelques questions. Puis, à tout hasard : « Vous chantez ? », à quoi elle répond « Non ! ». Sur quoi Jean-Sol Partre se tourne interloqué vers le « contact » qui ne se démonte pas pour autant, il hoche la tête pour bien lui signifier : « Non, non, ne vous inquiétez pas ! » Et il avait raison, puisqu’il s’agissait de Juliette Gréco.

Je l’ai vue et entendue à l’Ancienne Belgique, vers 1952-54. J’ai expliqué ma terreur à l’écoute d’Edith Piaf chantant « Bravo pour le clown ! » et ce dont je me souviens pour Juliette Gréco, ce sont deux choses : d’abord ce toute en noir que je trouvais très chic, et puis, une chanson qui commençait par « Une fourmi de dix-huit mètres, Avec un chapeau sur la tête… » (Robert Desnos). Elle ajoutait bien : « Ça n’existe pas ! » mais je ne suis toujours pas entièrement rassuré.

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Kitchen Sink Realism : The Cure, par Mathieu Galey

Cher monsieur,

Merci beaucoup pour votre série de vidéos sur le cinéma Kitchen sink realism » (réalisme d’évier de cuisine) m’a beaucoup frappé pour la raison suivante.

Comme beaucoup de personne de ma génération, mon adolescence collégienne et lycéenne a été bercée par la pop du groupe The Cure. Une chanson m’avait à l’époque tout particulièrement intrigué : « 10:15 Saturday Night » en raison du caractère pour le moins décalé de la situation que dépeignent les paroles de la chanson : un homme désoeuvré assis dans l’évier de sa cuisine un samedi soir à 10:15, sans nouvelle de son amour disparu, attendant désespérément que le téléphone sonne et pleurant le passé, toute la mélodie et le rythme de la chanson étant construits autour du robinet qui goutte, goutte, goutte.

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Ce que l’actualité m’inspire

J’ai répondu de manière très indirecte à une question qui m’était posée ce matin lors de la conférence à l’ESSEC sur la manière dont je m’informais : j’ai parlé du métier d’anthropologue, qui vous encourage à être un caméléon qui ne peut faire son métier correctement que s’il accepte d’absorber le monde autour de lui sans offrir de résistance ou opposer une vision préconçue à laquelle il tiendrait particulièrement. J’aurais pu ajouter que je lis et regarde tout ce que je trouve, en suivant le fil de l’association d’idées, sans crainte du coq-à-l’âne.

Tout ça pour vous dire qu’après avoir absorbé ma première dose d’info pour la journée jusqu’à 17h07, j’ai eu envie de vous montrer trois morceaux de Lana del Rey. Ce ne sont pas nécessairement mes trois préférés, de toute façon ça change selon les jours.

Il y a, malheureusement pour nous, des journées comme celle-ci, où l’actualité nous donne une seule envie : parler d’autre chose.

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« You’ll never walk alone »

Un article du journal Le Monde, ce soir, à propos d’un relais routier :

La nuit est déjà bien avancée, les rideaux sont tirés devant les pare-brise, quand ce chauffeur au mollet droit tatoué d’un « You Will Never Walk Alone » (Tu ne marcheras jamais seul), la devise des Reds de Liverpool, quitte son Volvo rouge sang pour se diriger vers le Lavomatic du parking.

C’est en effet une chanson que les gens autour de moi connaissent, en l’associant au football.

Pour ceux qui ignorent d’où ça vient, You’ll Never Walk Alone, « Tu ne marcheras jamais seul » ou « Tu ne seras jamais seul », est l’une des chansons de la comédie musicale Carousel de (Richard) Rodgers et (Oscar) Hammerstein. L’opérette est de 1945, le film est lui de 1956.

Si vous êtes pressé, allez à 3m35s, mais ne le ratez pas : c’est quand même de la très belle ouvrage.

Ne vous apitoyez pas trop sur le mourant : c’est un bandit et un voyou qui la bat. On n’était apparemment pas trop choqué par ça en 1945 (moi je l’ai été en revoyant le film récemment).

Les fans de Liverpool se sont probablement inspirés plutôt de la version de Gerry and the Pacemakers de 1965, un groupe local, plutôt que de l’original de 1945.

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« The Doors » and Me

D’avoir un jour eu une longue conversation avec le patron du restau en face du 17 rue Beautreillis (4e), qui se souvenait de Jim (j’habitais à deux pas : rue Saint-Paul).

D’avoir pris à de nombreuses reprises le Blue Bus pour me rendre de chez moi à Santa Monica à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où j’étais membre du groupe de recherche Human Complex Systems, et de savoir ainsi que le Blue Bus n’était pas – comme il a beaucoup été avancé – une hallucination psychédélique mais le bus bleu constituant le moyen d’accès direct à la plage pour les étudiants de UCLA.

D’avoir hanté les « cafés de la plage » favoris des Doors à Venice Beach, tout particulièrement à l’heure du déjeuner de 2007 à 2009, entre mon licenciement par Countrywide Financial, pour cause de décès dû à la crise des subprimes, et mon retour en France, alors que je vivais aux crochets du contribuable US, ou plutôt quand je récupérais une partie des charges dont je m’étais consciencieusement acquitté avant que le secteur du prêt immobilier ne rende l’âme belly up (intraduisible).

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