Étiquette : ABS

  • LE MARCHÉ, NOTRE SAUVEUR ? par François Leclerc

    Billet invité.

    En écoutant les grands décideurs de notre monde, on se demande parfois : « mais où vont-ils chercher tout cela ? ». Le sujet du moment qui nous vaut de nous interroger à nouveau est celui de la relance par l’investissement, le dernier thème à la mode. « Nous ne suggérons pas que la zone [euro] se dirige vers une récession, mais nous disons qu’il existe de sérieux risques que cela n’arrive si rien n’est fait », a prédit en marge de l’assemblée générale du FMI Christine Lagarde, dans une de ces déclarations balancée dont elle a le secret, associant la relance à la poursuite de « réformes structurelles potentiellement douloureuses ».… Lire la suite…

  • ILS ONT LE TOURNIS ET NOUS DE MÊME, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les bourses européennes ont vilainement décroché jeudi avant la clôture, à peine l’intervention d’hier de Mario Draghi terminée. Les marchés ont faim et il n’y a pas grand chose à leur offrir, si ce n’est l’achat d’une poignée d’Asset-backed securities (ABS) et d’une grosse pincée d’obligations sécurisées, loin de la manne attendue !

    Le président de la BCE s’abrite derrière « l’ultime référence » de l’inflation, qu’il voudrait bien faire rebondir. Manière de reconnaître que, pour le reste, il n’y peut pas grand chose, et que même là il ne fait pas la pluie et le beau temps !… Lire la suite…

  • Europe : DEUX PÉTARDS DONT LES MÈCHES SONT ALLUMÉES POUR DE VRAI, par François Leclerc

    Billet invité.

    Nul besoin d’emphase pour prédire que la période à venir va être un peu mouvementée en Europe. Inutile également de fouiller en tous sens les grands dossiers qui restent désespérément ouverts et sans solution pour le montrer.

    On en saura plus dès demain sur le programme d’achat d’Asset-backed securities (ABS) de la BCE, de plus en plus présenté comme sa dernière carte à jouer avant l’utilisation de l’arme atomique : un programme massif de création monétaire reposant sur l’achat de titres souverains. Il ne s’agit pas encore de cela, il s’en faut, mais cela coince déjà fortement entre la majorité des gouverneurs de la BCE d’un côté, et la Bundesbank dont le président est l’un d’entre eux ainsi que le gouvernement allemand de l’autre.… Lire la suite…

  • Piqûre de rappel : Crise du « subprime » et titrisation, le 26 septembre 2007

    PARIS, 15 septembre 2014 (Reuters) – La Banque publique d’investissement (BPI) a proposé lundi d’expérimenter la transformation des créances bancaires sur les PME et les entreprises intermédiaires en titres cessibles (titrisation) pour alléger le bilan des banques. […] Pour surmonter la difficulté rencontrée par les investisseurs pour appréhender les risques liés au financement de ce type d’entreprises, la BPI garantira la portion de chaque prêt transformée en titres (par exemple 50%). L’objectif est de permettre un refinancement efficace des encours de crédits aux PME et ETI et de réduire la consommation en fonds propres des banques commerciales engagées dans le financement de ce type de sociétés.

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  • COMMENT RÉDUIRE CETTE DETTE POUR QU’ELLE CONTINUE A RENDRE SES SERVICES ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Une étrange découverte vient d’intervenir au Japon : « il n’y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, constatant que la Banque du Japon vient d’acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l’argent… C’est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.

    Les banques japonaises ne s’en plaignent pas, qui en profitent pour acheter sur le marché des titres à rendements positifs pour les revendre assortis de rendements négatifs à la Banque du Japon.… Lire la suite…

  • LA BCE A FOIRÉ, LES BANQUES ONT PARLÉ ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Selon la rumeur, il a fallu donner un petit coup de pouce pour que la première vague du T-LTRO, ce nouveau programme de la BCE destiné à relancer le crédit aux entreprises, ne tourne pas à la déconfiture. Seuls, 82,6 milliards d’euros ont été empruntés par 255 banques, soit un cinquième du potentiel de 400 milliards estimé en raison de ses modalités, malgré le taux proposé de 0,15%. Ce sont dix banques italiennes, avec en tête la grande malade UniCredit, qui ont emprunté 28% des fonds, et les grecques supposées les plus demanderesses n’y ont contribué que pour 6,2%.… Lire la suite…

  • Europe : QUI C’EST QUI COMMANDE ICI ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Tandis que les spéculations vont bon train à propos de la composition de la nouvelle Commission de Bruxelles, ainsi que son passage prochain devant le Parlement européen, un affrontement se déroule entre la BCE et les gouvernements allemand et français, vis à vis duquel le gouvernement italien tente de prendre ses distances. Remarquons simplement, pour y sacrifier à notre tour, que les contre-emplois vont pulluler à Bruxelles. Le Français Pierre Moscovici est en charge des procédures pour déficit excessif ; proche de la City, le Britannique Jonathan Hill a la responsabilité des services financiers ; le Néerlandais Frans Timermans qui va couvrir les relations inter-institutionnelles est connu pour minorer le rôle du Parlement européen ; enfin l’Espagnol Miguel Arias Cañete, en charge de l’énergie, est impliqué dans une affaire de conflit d’intérêt avec une compagnie pétrolière…

    Revenons aux affaires sérieuses, avec l’enquête de l’agence Bloomberg, ainsi que l’article du Financial Times rédigé avec le concours de ses correspondants à Berlin, Paris, Rome et Londres.… Lire la suite…

  • Europe : OÙ EST LA PORTE DE SORTIE ? par François Leclerc

    Billet invité.

    La vérité est sans fard : plus le temps passe, moins la stratégie de relance choisie par les dirigeants européens fait ses preuves, et plus elle pose problème. Mais aussi plus le débat entre eux est serré, voire même impossible. Se voulant définitif, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, a fermé hier la porte à toute inflexion de celle-ci : « on ne peut pas acheter des emplois et de la croissance avec de l’argent public », a-t-il magistralement asséné devant le Bundestag, avant d’expliquer que la BCE avait fait tout ce qui fallait, pour signifier qu’elle ne devait pas aller au-delà.… Lire la suite…

  • Europe : LE JEU DEVIENT SERRÉ ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Cela ne se passera pas comme ça ! Il ne sera pas donné à la BCE toute liberté pour calibrer à sa guise son programme d’achat d’Asset-Backed Securities (ABS), ces produits financiers de titrisation. D’après le Suddeutsche Zeitung, les ministres des finances allemand et français ont rédigé un « non paper » (selon la terminologie officielle française, une « note libre » qui ne peut être attribuée). Destinée à être discutée lors du prochain Ecofin informel de samedi – la réunion des ministres des finances de l’Union européenne – elle porte sur la revitalisation régulée… du marché des ABS.… Lire la suite…

  • MARIO DRAGHI NOIE LE POISSON, EN TOUTE INDÉPENDANCE…, par François Leclerc

    Billet invité

    Un pas en avant, un pas en arrière. Mario Draghi a repris aujourd’hui le terme employé avant-hier par Wolfgang Schäuble, selon qui ses propos tenus à Jackson Hole avaient été « sur-interprétés », prenant acte – en toute indépendance, cela va de soi – du refus du gouvernement allemand et de la Bundesbank de le suivre sur un terrain glissant. Il a procédé à sa propre explication de texte pour noyer le poisson, estimant que « chacun devait faire son travail » pour enrayer la baisse de l’inflation, aux gouvernements de mener des politiques budgétaires favorables à la croissance et l’emploi tout en réalisant des réformes structurelles (et de trouver les marges de manœuvre le permettant !).… Lire la suite…

  • STAGNATION SÉCULAIRE DU CAPITALISME ASSISTÉ ? par François Leclerc

    Billet invité.

    La Commission de Bruxelles a rendu hier son verdict en critiquant l’Italie en raison de la faiblesse de l’amélioration de sa productivité (et de la réalisation de ses réformes), après avoir placé la France sous « surveillance renforcée ». Et, pour faire bonne mesure, relevé que l’Allemagne ne renforce pas assez sa demande intérieure afin de contribuer aux exportations des autres pays européens et de les soulager. Un constat qui vaut signe d’impuissance devant l’évidence : la politique déflationniste poursuivie en Europe ne donne toujours pas signe du résultat escompté, c’est à dire du retour d’une croissance présentée comme salvatrice.… Lire la suite…