Archives par mot-clé : Alain Caillé

Utilitarisme / anti-utilitarisme : quel socialisme pour la survie de l’espèce ? par Félicien Baumel

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Monsieur Jorion,

Je me permets de solliciter votre attention sur un passage très important de votre livre Le dernier qui s’en va éteint la lumière que je prends plaisir à relire et qui situe très bien les enjeux de notre siècle.

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Lettre à Alain Caillé, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

J’avais écrit un mot de félicitations aux auteurs du « Manifeste convivialiste », sans savoir sur qui je tomberais. Alain Caillé m’a immédiatement écrit en proposant que nous nous téléphonions. Ce que je n’ai pas fait, mais j’ai écrit ceci.

Cher Alain Caillé,

Pardonnez-moi de ne pas vous avoir appelé hier en fin d’après-midi comme nous l’avions envisagé. Je ne savais pas comment vous dire au téléphone, en quelques minutes, d’une part la joie que me donne votre effort pour susciter une autre anthropologie et un autre monde, depuis si longtemps, avec tant d’obstination, et le fait qu’il rencontre nombre d’expériences passionnantes ; et d’autre part l’angoisse où me met l’inaptitude du même mouvement (dans lequel vous me permettrez de me ranger aussi) à se confronter aux enjeux proprement politiques.

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FAUT-IL METTRE EN PLACE UN DROIT À UNE ALLOCATION UNIVERSELLE ?, par Mateo Alaluf

Billet invité.

Qu’est-ce que l’allocation universelle ?

Par allocation universelle on entend l’octroi d’un revenu versé de manière inconditionnelle à toute personne de la naissance à la mort, revenu censé garantir un niveau de vie décent et déconnecté de tout emploi. Dans sa forme la plus achevée, l’instauration d’un tel revenu, financé par l’impôt, se substituerait au système de protection sociale financé principalement par les salaires.

L’allocation universelle ou revenu de base se présente ainsi comme une alternative à « la crise de l’état providence ». En permettant à ceux qui n’ont pas d’emploi de se replier sur leur allocation ou d’accepter des emplois à temps partiel ou encore faiblement rémunéré, elle serait un moyen de résorption  du chômage et d’amélioration de la flexibilité du marché du travail et de plus éradiquerait l’exclusion. En permettant le développement d’activités volontaires une telle allocation desserrerait les contraintes de l’emploi, en particulier sur les jeunes, tout en assurant un meilleur épanouissement personnel. Ce système, selon ses promoteurs, tout en s’inscrivant dans une économie capitaliste et marchande, sauvegarderait le dynamisme économique, rétablirait la cohésion sociale et donnerait consistance aux droits de l’homme.

Selon les auteurs, le revenu inconditionnel peut revêtir cependant plusieurs variantes et dénominations diverses. Pour Philippe Van Parijs qui a été dès 1982, dans le cadre du collectif Fourier, le premier à proposer cette formule en Belgique[1], l’allocation universelle serait une rente sur les ressources communes dont chacun pourrait bénéficier. P Van Parijs sera aussi à l’origine de la création en 1986, à l’occasion d’un colloque à Louvain-La Neuve, du BIEN (Basic income European network) et ensuite, lors d’un congrès tenu à Barcelone en 2004, du Basic Income Network.

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