Archives par mot-clé : Alain Finkielkraut

Le viol et nous – à propos d’un échange entre Alain Finkielkraut et Caroline de Haas, par Pierre-Yves Dambrine

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Dans le cadre de la polémique qui fait rage en ce moment autour du cinéaste Roman Polanski, la militante féministe Caroline de Haas a eu un échange avec le philosophe Alain Finkielkraut lors d’un débat télévisé sur LCI. L’échange fut vif mais, faute d’avoir été mené jusqu’au bout des questions qu’il soulevait, il tourna court. Si l’on en croit bon nombre de commentateurs, il en serait ressorti principalement qu’il faut distinguer le premier degré du second, le philosophe ayant causé au premier degré tandis que la militante féministe aurait été incapable de comprendre le propos ‘philosophique’ qui se développait lui au second degré.

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Greta Thunberg – la personne, le message et la haine, par Alexis Toulet

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Le phénomène Greta Thunberg suscite une avalanche de déclarations haineuses, qui ne peut qu’interroger.

Où l’on se demande qui est cette personne, ce qu’elle dit, quelle en l’est l’importance – et les raisons de la haine.

Le président des Amis du Palais de Tokyo Bernard Chenebault a sur Facebook – ce qui revient à dire : sur la place publique – appelé au meurtre de Greta Thunberg

« J’espère qu’un désaxé va l’abattre »

Il va être remplacé dans ses fonctions, ce qui se comprend étant donné que les amis du Palais de Tokyo s’intéressent a priori davantage à l’art moderne qu’à faire émerger une nouvelle violence moderne.

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M. Alain Finkielkraut : La paille, la poutre et les plus petits que soi

Alain Finkielkraut (dans la vidéo) :

« Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant ».

Bonjour M. Finkielkraut, vous trouvez lamentable que des adultes s’inclinent devant des enfants ? Expliquez-nous donc pourquoi. N’avez-vous jamais entendu dire que « la vérité sort de la bouche des enfants ? » Et vous savez pourquoi ? Parce qu’on n’a pas encore eu le temps de les museler en les appelant « Intellectuels » avec un « I » majuscule ; en les décorant de la médaille de l’ordre de « Shidurépamou » *. Parce qu’on ne les a pas encore estampillés « bon pour le conformisme culturel officiel » en les adoubant membres d’une quelconque académie, où ils vont s’asseoir sur un siège souillé en prétendant qu’il est propre et en disant à propos de leur prédécesseur : « La condamnation à quinze ans de travaux forcés assortie de l’interdiction à perpétuité de publier tout article et tout livre est donc exorbitante » °, leur prédécesseur qui écrivait en 1942 : « C’est comme les gens qui croient que l’hitlérisme ce n’est rien d’autre que l’antisémitisme. Sottise pure. Un parti qui ne serait qu’antisémite ne tiendrait pas six mois le pouvoir. Ou plutôt il ne tiendrait le pouvoir que tant que durerait le danger juif ».

De toute manière, M. Finkielkraut, ne vous a-t-on pas même appris à l’école que « ce n’est pas beau de s’en prendre à plus petit que soi » ?

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* Souvenir d’enfance : un « bottin mondain » avait envoyé à mon père (Edmond Jorion) un courrier lui faisant miroiter l’intérêt d’y figurer (moyennant finances, bien entendu), et il nous lisait en rigolant les entrées des quelques personnages illustres mentionnées sur le dépliant. Un plaisantin avait berné les responsables de la publication en mentionnant avoir été décoré de la médaille de l’ordre de « Shidurépamou ».

° Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », par Paul Jorion, le 1er septembre 2019 (numéro en vente en ce moment)

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« POUR EN FINIR AVEC LE JUGEMENT DE DIEU… » – L’ENFANT-ROI ET SES JUGES ou GRETA ET MICHEL L’ANCIEN, par Vincent Teixeira

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En cette période de « murs », face à « l’ordure politique », et aussi, si j’ose dire, face à une certaine ordure intellectuelle française, je devrais sans doute ériger plus haut mes murs… Hélas, même si je suis loin, très loin, d’être à la hauteur de ces/ses murs, un Flaubert lui-même disait faire tous ses efforts pour « tâcher de vivre dans une tour d’ivoire », mais faisait le constat amer qu’« une marée de merde en bat les murs »… 

Un siècle et demi plus tard, sauf à vivre sur une île déserte (et encore !), difficile de se protéger et d’échapper totalement à ces multiples marées noires qui envahissent et abîment notre monde, qu’il soit géographique, bien terrestre, marin, ou symbolique.

Marées noires dont participent certains pseudo-penseurs médiatiques, qui semblent désormais avoir pour principale tâche « intellectuelle » d’accabler leurs prétendus « ennemis » (à compter qu’ils ne se trompent pas de cibles) de leurs jugements pleins d’un fiel obscène et émétique. Dans ce qui a été un des tristes feuilletons « intellectuels » (vache maigre), ou plutôt médiatiques de l’été, la petite Suédoise Greta Thunberg en a fait largement les frais. Mais l’hydre du nihilisme et du cynisme (pour reprendre les termes de Paul Jorion) a le goût du venin, se complaît dans ses fétides persiflages (et sans doute en vit-elle ?)… Alors qu’avec une once de dignité, il conviendrait bien plutôt d’« avoir le goût des autres dans la bouche », pour paraphraser le poète Pierre Peuchmaurd.

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Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation »

En janvier 1946, Louis Carette, plus connu ultérieurement sous son nom de plume de « Félicien Marceau », est condamné par un tribunal belge à quinze ans de travaux forcés pour faits de collaboration avec l’occupant. Carette se cache en France à cette époque. Il échappera à cette peine.

J’ai entendu parler de cette affaire durant mon enfance parce que mon père, sous-officier des grenadiers comme lui, a été appelé à la barre comme témoin à décharge. Durant mon adolescence, j’ai découvert dans la bibliothèque familiale un exemplaire d’un roman de Carette datant de cette époque : Le péché de complication, paru en 1942 aux Éditions de la Toison d’Or, une émanation du ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne nazie, qui publierait en Belgique la fine fleur de la collaboration : Léon Degrelle, führer du mouvement fasciste pronazi Rex, le politicien Henri de Man, théoricien avant-guerre d’une variété originale du fascisme : le « planisme », et Premier ministre durant la première année de l’occupation quand il prônera un monarchisme autoritaire . Continuer la lecture de Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

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