Archives par mot-clé : Andrew Haldane

« Comment j’ai pu prévoir la crise des subprimes avec pas plus de données que n’importe qui », par Paul Jorion

M. Andrew Haldane, économiste en chef de la Banque d’Angleterre, a expliqué jeudi pourquoi les économistes ont été aussi nuls à prévoir les conséquences économiques du Brexit (il n’y en aurait à l’arrivée, aucune) et de manière générale, pourquoi ils sont aussi nuls à prévoir quoi que ce soit.

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Tests de la BCE : AVEC PLUSIEURS TRAINS DE RETARD ! par François Leclerc

Billet invité.

Vingt-cinq banques ont échoué à l’examen de la BCE, mais seules treize d’entre elles ont été recalées, les douze autres ayant depuis revu leur copie et renforcé leurs fonds propres, car l’exercice reposait sur des arrêtés des comptes au 31 décembre 2013. Les banques italiennes payent un lourd tribu mais toutes les autres, sur les cent trente inspectées, en sortent blanchies. Pour une fois que l’occasion en est donnée, des chants de victoire sont immédiatement entonnés, mais qu’est ce que cela va changer ? Pas grand chose.

Sans doute la BCE s’est-elle désormais fait une idée plus construite de la situation effective du système bancaire, mais celle-ci coïncide-t-elle réellement avec la version rendue publique d’un examen visant à rétablir la confiance en y mettant cette fois les formes ? Il obéit toujours à des impératifs politiques et continue de ne pas infliger aux banques de trop lourdes obligations de renforcement de leurs fonds propres. Avec toujours ce même prétexte : il ne faut pas assommer son sauveur !

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LA RÉGULATION DU SHADOW BANKING, UNE PLAISANTERIE, par François Leclerc

Billet invité.

Par quel bout faut-il prendre la « finance de l’ombre » pour la réguler à son tour ? Ils s’y mettent tous pour y réfléchir, lançant des consultations : le Conseil de stabilité financière, la Banque des règlements internationaux, la SEC américaine et la Commission européenne, sans oublier l’IOSCO, l’Organisation internationale des commissions de valeur…

Leurs réflexions visent à établir une liste des entités systémiques, pour faire pendant à celle où figurent des banques et quelques compagnies d’assurance. Ce qui implique une réflexion sur la nature du risque systémique, dont dépendra ensuite la définition des mesures de régulation à prendre pour le contenir. Autant dire que le chemin à parcourir va être au moins aussi long qu’il ne l’a été pour les banques – selon des modalités revues à la hausse – alors que le dossier de la séparation des activités bancaires reste toujours ouvert en Europe et que la Fédération bancaire française (FBF) continue de s’y opposer résolument.

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Mégabanques et risque systémique : LES PARENTS BOIVENT, LES ENFANTS TRINQUENT ! par François Leclerc

Billet invité.

Ne faisant plus scandale à force de se prolonger et se répéter, les enquêtes, poursuites et condamnations des mégabanques à propos de leurs manipulations du Libor ou sur les marchés des devises et de l’or se succèdent dans l’actualité. Les régulateurs des grandes places financières sont sur la brèche, le FBI et le ministre de la Justice américain s’en mêlent dans le cas du trading à haute fréquence, des traders sont suspendus ou tombent, les notables sont épargnés. Le monde financier serait-il fait de tricheries systématiques dont les mégabanques seraient les comparses ? On ne peut se résoudre à le croire.

Le FMI attaque le problème posé par ces mêmes banques systémiques sous un autre angle : trop grandes pour faire faillite et menaçant à ce titre la stabilité du système financier, elles continuent selon lui de bénéficier abusivement de la protection des États (la mansuétude, on n’en parle même pas). Les mégabanques seraient pour cette raison subventionnées par des « garanties implicites », estimées jusqu’à 300 milliards de dollars pour la zone euro, 110 milliards au Royaume-Uni et 70 milliards aux États-Unis (chiffres 2012). Également critiquée par la Fed et le Conseil de stabilité financière (FSB), cette rente de situation encouragerait la prise de risque des mégabanques, s’alarment les auteurs du rapport.

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L’actualité de la crise : À L’ORIGINE DES VOIX DISCORDANTES DES RÉGULATEURS, par François Leclerc

Billet invité

Les propos iconoclastes font école chez les régulateurs : après Adair Turner (FSA) et Andrew Haldane (Banque d’Angleterre), Thomas Hoenig (FDIC) vient de récidiver en mettant les pieds dans le plat, en attendant qu’intervienne Elisabeth Warren, nouvellement élue au Sénat et nommée à son comité bancaire.

Ancien de la Fed, Thomas Hoenig est depuis novembre membre du conseil d’administration du FDIC, l’organisation qui garantit les dépôts et régule les 7.000 banques et caisses d’épargne américaines. Dans un article du Financial Times du 12 décembre dernier, il vient de radicalement contester le mode de calcul des ratios fonds propres/engagements des banques de Bâle III. Partant de la constatation que les réglementations successives du Comité de Bâle ont toujours été en retard sur les événements, à chaque fois plus complexes et moins efficaces que précédemment, il propose d’en changer sans attendre les bases afin de ne pas avoir à passer prochainement à Bâle IV ! Bâle III, remarque-t-il, est encore plus complexe que son prédécesseur et offre en conséquence de nouvelles opportunités pour contourner ses intentions.

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L’actualité de la crise : UNE PETITE MUSIQUE QUI VA CONTINUER, par François Leclerc

Billet invité.

Dans une période où les propos hétérodoxes ne fleurissent (encore ?) qu’avec parcimonie, les propos d’Andy Haldane de la Banque d’Angleterre, que Paul Jorion signale, ne peuvent pas être ignorés : ils prennent la suite de ceux d’Adair Turner (du FSA) et de sa désormais fameuse réflexion sur l’absence d’utilité sociale d’une bonne partie de l’activité financière. Les Britanniques, placés au cœur de l’activité financière la plus débridée avec La City – car même les financiers américains vont y trouver des aises qu’ils n’ont pas à Wall Street – seraient-ils voués à dire tout haut ce que beaucoup de financiers savent et disent tout bas ?

« Occupy a été couronné de succès dans ses efforts pour populariser les problèmes du système financier pour une raison très simple : ils ont raison. » a d’entrée de jeu assené à son auditoire Andy Haldane. C’était à l’occasion d’une conférence sur le thème « L’utilité sociale de la banque », prononcée le 29 octobre dernier à Londres, sous les auspices d’Alphaville, le blog financier pointu du Financial Times qui ne dédaigne pas, comme on dit, de la chercher dans les coins.

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