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Arte : « Collectionneurs d’art… » d’« art » ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?

Je viens de regarder un documentaire passé récemment sur Arte : « Collectionneurs d’art – Karen & Christian Boros » (2014).

La farce est partout. Le pneu qui s’use.

C’est très intéressant. Aucune des personnes que l’on voit ne dit que ce qu’ils achètent, ce dont ils parlent, etc. ce n’est pas de l’art, juste des farces. Ils laissent entendre que si ça se vend très cher, ça ne peut pas être une farce.

La farce est partout. Les « très beaux » portraits d’une « très grande » artiste.

Mais le fait que le « grand » collectionneur Boros que l’on voit dans ce documentaire vienne du monde de la publicité, comme les frères Saatchi d’ailleurs, me fait penser que ces gens savent parfaitement qu’ils se moquent du monde : ils ont lu « Propaganda » (1928) d’Edward Bernays, ils savent que l’on peut vendre n’importe quoi à n’importe qui en lui faisant miroiter que peu de gens sont capables de l’apprécier ; c’est le conte d’Andersen : « Le nouvel habit de l’empereur », lequel est prêt à se promener tout nu de peur que l’on se rende compte qu’il n’est pas assez « distingué » pour voir la soie si fine dont son habit imaginaire est prétendument tissé.

La farce est partout. Le couple de grands collectionneurs Christian et Karen Boros.

 
 
 

Je me demande si personne a jamais dit à de tels « grands » collectionneurs, comme le petit garçon du conte, « Sacré farceur ! », en éclatant de rire.

Et Arte dans cette affaire, en nous montrant cela ? Petit garçon mutin ou empereur crédule ?

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LES ORIGINES DE L’ART ET DE LA CULTURE : le rôle des individualités, par Paul Tréhin*

Billet invité

Aux origines de notre espèce humaine au sens large, la préoccupation première fut surtout la survie dans un milieu hostile. Mais une adaptation correspondant aux conditions du milieu de vie devait suffire à ce but fondamental : tant qu’il n’y avait pas de raison de changer de mode de vie et d’exploitation des ressources naturelles, pourquoi le faire ? D’ailleurs, les premiers outils en pierre taillée appelés galets aménagés, ou parfois connus comme technique Oldowayenne, avec un seul tranchant, ont eu une durée de vie de plus d’un million d’années, soit pendant pratiquement toute la période dite du paléolithique inférieur : moins 2,6millions d’années à moins 1,6 millions d’années et même un peu au paléolithique moyen. Vers la fin du paléolithique inférieur est apparue la technique des bifaces encore appelée technique Acheuléenne, plus performante, qui a aussi duré plusieurs centaines de milliers d’années elle aussi, sans grands changements des outils confectionnés tout au long de cette période, mises à part de meilleures techniques d’exploitation des matériaux de base nécessaire à la fabrication d’outils en pierre taillée.

C’est au paléolithique supérieur que les technologies de la pierre taillée vont connaître des évolutions nombreuses et de plus en plus rapprochées pour arriver au raffinement que l’on va trouver dans les outils plus récents de l’Aurignacien, du Solutréen, du Moustérien et du Magdalénien, évolution des outils souvent en rapport avec l’apparition de diverses formes d’art. Donc il semble bien que jusqu’à une certaine période les êtres humains se soient suffisamment bien adaptés à leurs milieu avec des outils relativement simples et n’aient pas eu besoin d’en créer de plus efficaces.

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