Étiquette : Banque d’Angleterre

  • Titrisation : RIEN NE LES ARRÊTERA ! par François Leclerc

    Billet invité.

    La dernière trouvaille de nos banquiers centraux européens, Mark Carney pour la Banque d’Angleterre et Mario Draghi pour la BCE, est de cosigner une véritable pétition réclamant la baisse des barrières réglementaires qui font obstacle à la relance de la titrisation de créances. Une initiative d’autant plus marquante que Mark Carney est également le président du FSB (Conseil de stabilité financière), l’organisme international chargé de chapeauter tous les acteurs de la régulation. Nous étions habitués à ce que les règlementations soient assouplies sous la pression des lobbies financiers, mais nous n’avions pas encore vu le responsable suprême de la régulation proposer de revenir sur celle-ci !… Lire la suite…

  • La saga des banques : AU ROYAUME DES MANIPULATEURS, par François Leclerc

    Billet invité.

    La saga des banques est un succès qui ne se dément pas et dont les épisodes ne lassent pas, bien que la cause soit entendue. Non sans conséquences, à en croire les résultats d’une étude mondiale effectuée par Ernst & Young dans 43 pays auprès de 32.642 clients de banques de détail, interrogés entre juillet et octobre 2013. Il en ressort parmi une multitude d’enseignements que seuls 32% des Européens interrogés font « complément confiance » à leur banque.

    L’actualité éclaire peut-être les motivations des autres deux tiers d’entre eux, risquant d’en accroître encore la proportion. On a en effet vu dans la même journée de jeudi BNP Paribas et Bank of America suspendre leur responsable du courtage des devises au comptant à Londres.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : ET C’EST AINSI QUE LE MONDE TOURNE MAL…, par François Leclerc

    Billet invité

    Comment sauver le sauvetage de l’Irlande et faire une démonstration biaisée de la réussite d’une stratégie en déroute en Grèce ? C’est une affaire compliquée et loin d’être résolue, qui va imposer de procéder par étapes, la première d’entre elles venant d’être franchie en faisant rouler une partie de la dette irlandaise.

    30,6 milliards d’euros de la dette publique viennent d’être restructurés dans des conditions rocambolesques, à la faveur d’un échange entre billets à ordre à 7 et 8 ans du gouvernement et obligations d’une maturité moyenne de 34 ans, avec un taux diminué de 8 à 3 %.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LA VAINE COURSE À LA DÉVALUATION COMPÉTITIVE S’ACCENTUE, par François Leclerc

    Billet invité

    Shinzō Abe, le nouveau premier ministre japonais, n’est pas pleinement satisfait de la décision de la Banque du Japon d’augmenter de l’équivalent de 100 milliards d’euros ses achats d’obligations souveraines, et de reporter à sa réunion de janvier l’éventuelle adoption d’une nouvelle cible de 2 % pour l’inflation (se contentant de l’accroître à 1 %). « Il faut abandonner les vieilles méthodes, qui n’ont pas réussi à combattre la déflation depuis plus d’une décennie » a-t-il martelé, menaçant de faire adopter une loi remettant en cause l’indépendance de la Banque si elle n’obtempérait pas.

    Le financement d’un programme de grands travaux assuré, le premier ministre veut aussi favoriser la dévaluation du yen pour relancer les exportations japonaises.… Lire la suite…

  • L’AMI QUI PREND PARFOIS TROP SES AISES

    J’ai déjà eu l’occasion de mentionner la nouvelle d’Edgar Poe intitulée L’ange du bizarre, où il est question d’un maladroit dans l’art de la sarbacane qui se transperce accidentellement la trachée en aspirant au lieu de souffler.

    L’admirable poète, doublé de l’inventeur du roman policier, attire notre attention sur le fait que le bizarre se distingue de la simple anomalie par la complexité invisible qui le sous-tend. L’anomalie n’est parfois rien d’autre en effet qu’une incompatibilité très localisée entre deux logiques globales, alors que le bizarre a lui nécessairement toute une histoire, d’une grande densité psychologique le plus souvent.

    Pensons par exemple à la remontrance de M.… Lire la suite…

  • L’actualité des banques : « LE PAUVRE HOMME… », par François Leclerc

    Billet invité.

    Les banques, encore et toujours les banques ! On ne s’en lasse pas ! À nouveau, on en apprend de belles à leur sujet. Objet de toutes les attentions des gouvernements et des banques centrales, il leur est en retour demandé de soutenir l’économie pour favoriser une relance qui aiderait les États à se désendetter. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Au Royaume-Uni, tirant sans doute les leçons de l’échec des injections massives de liquidité de la BCE dans le système financier, dont c’était l’objectif avoué, la Banque d’Angleterre (BoE) a lancé un programme de soutien aux banques en le conditionnant à des objectifs d’accroissement de leurs prêts aux entreprises.… Lire la suite…

  • AUDITION DE PAUL TUCKER, VICE-GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ANGLETERRE, DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Paul Tucker, Vice-Gouverneur de la Banque d’Angleterre, a fait cet après-midi une déposition devant une commission parlementaire britannique. La raison de sa présence aujourd’hui était que dans la déposition faite le 4 juillet devant la même commission par Bob Diamond, qui était jusqu’il y a quelques jours P-DG de la banque Barclays, ce dernier avait laissé entendre que Tucker avait fait pression sur lui pour que la banque qu’il dirigeait alors mentionne pour les taux réclamés d’elle par d’autres banques pour ses emprunts, des chiffres moins élevés que ceux qu’elle soumettait. Les chiffres en question étant alors utilisés par la British Bankers’ Association pour calculer les taux d’intérêt appelés LIBOR (London interbank offered rate) : « taux interbancaire [en dollar] valant à Londres ».… Lire la suite…

  • LIBOR : LE RETARD À L’ALLUMAGE DE L’INDIGNATION

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    La version chinoise de ce billet se trouve ici.
    The English version of this post can be found here.

    Le paradoxe du « scandale du LIBOR » de 2008 – en plus de son goût de réchauffé en 2012 – c’est que, comme j’y faisais allusion à l’époque, et comme je l’ai rappelé il y a quelques jours, la fraude découlait pour une fois d’un bon sentiment : la « philia » aristotélicienne, la bonne volonté mise par chacun pour que l’activité commune puisse se poursuivre, en l’occurrence, l’existence-même du système financier.… Lire la suite…