Archives par mot-clé : bouddhisme

Veille effondrement #102 – Bouddha et l’engagement civique et politique : parler à ceux qui ont des oreilles pour écouter ! par Terence

Un ami me renvoie ceci : « Je pensais que les conceptions évoluaient (lentement) mais on dirait plutôt qu’elles sont occupées à reculer … » Il fait partie des gens qui luttent pour un monde meilleur, peu importe le domaine. Et qui s’en prend plein la gueule en retour au pire, ou est comme face à un troupeau de bovins amorphes ou de poules découvrant un démonte-pneu au mieux.

Cela pose vraiment la question de la démocratie face à la bêtise humaine. Car « ces gens », « nous » -car peut-être sommes-nous toujours l’idiot utile de quelqu’un d’autre ?- avons le droit de vote et votent. Heureusement que l’histoire convainc que la dictature est pire que la démocratie. Car la même bêtise est manipulée par un seul sociopathe/psychopathe dictateur (la monarchie ou le pouvoir dans les mains d’un seul). L’oligarchie (le pouvoir dans les mains d’un petit nombre), la ploutocratie (pouvoir dans les mains des plus riches) ou le régime des colonels (junte militaire) ne produisent pas de meilleurs résultats que la dictature. La démocratie reste, semble-t-il, le moins pire des régimes. A l’aristocratie traditionnelle de l’Ancien Régime -en fait une ploutocratie-, certains anciens Grecs opposaient l’aristocratie au sens du « gouvernement par les meilleurs ». Ils fantasmaient parfois sur une république des philosophes. Mais serait-elle différente d’une oligarchie, des philosophes seraient-ils moins « bêtes » que leurs semblables, rien ne l’indique.
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VIVRE OU SE CONTENTER D’EXISTER, par AncestraL

Billet invité.

« On devrait vivre sa vie à l’envers…
On commence par mourir, ça élimine ce traumatisme qui nous suit toute la vie.
Après on se réveille dans une maison de retraite, en allant mieux de jour en jour.
Alors, on est mis dehors sous prétexte de bonne santé et on commence par toucher sa retraite.
Ensuite pour son premier jour de travail, on nous fait cadeau d’une montre en or et d’un beau salaire.
On travaille quarante ans jusqu’à ce que l’on soit suffisamment jeune pour profiter de la fin de sa vie active.
On va de fête en fête, on boit, on vit plein d’histoires d’amour ! Aucun problème grave.
On se prépare à faire des études universitaires.
Puis c’est le collège, on s’éclate avec ses copains, sans aucune obligation, jusqu’à devenir bébé.
Les neuf derniers mois on les passe tranquille à se baigner, avec chauffage central, « room service », etc.
Et au final, on quitte ce monde dans un orgasme ! »

Woody Allen

Auparavant, j’étais pris d’une certaine frénésie. J’avais peur de la mort. J’avais saisi qu’à tout moment, sans crier gare, je pouvais passer l’arme à gauche et cela de n’importe laquelle des manières, de la plus idiote à la plus horrible – l’impermanence m’imprégnait déjà sans que j’en aie conscience. Je vivais donc dans l’urgence : je devais à tout prix réaliser chacun de mes rêves, et vite, et m’exprimer le plus possible, et vite. Je n’avais pas demandé à naître et désormais, il fallait que je fasse de cela quelque chose. J’étais coincé. Merci les parents.

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