Veille effondrement #102 – Bouddha et l’engagement civique et politique : parler à ceux qui ont des oreilles pour écouter ! par Terence

Un ami me renvoie ceci : « Je pensais que les conceptions évoluaient (lentement) mais on dirait plutôt qu’elles sont occupées à reculer … » Il fait partie des gens qui luttent pour un monde meilleur, peu importe le domaine. Et qui s’en prend plein la gueule en retour au pire, ou est comme face à un troupeau de bovins amorphes ou de poules découvrant un démonte-pneu au mieux.

Cela pose vraiment la question de la démocratie face à la bêtise humaine. Car « ces gens », « nous » -car peut-être sommes-nous toujours l’idiot utile de quelqu’un d’autre ?- avons le droit de vote et votent. Heureusement que l’histoire convainc que la dictature est pire que la démocratie. Car la même bêtise est manipulée par un seul sociopathe/psychopathe dictateur (la monarchie ou le pouvoir dans les mains d’un seul). L’oligarchie (le pouvoir dans les mains d’un petit nombre), la ploutocratie (pouvoir dans les mains des plus riches) ou le régime des colonels (junte militaire) ne produisent pas de meilleurs résultats que la dictature. La démocratie reste, semble-t-il, le moins pire des régimes. A l’aristocratie traditionnelle de l’Ancien Régime -en fait une ploutocratie-, certains anciens Grecs opposaient l’aristocratie au sens du « gouvernement par les meilleurs ». Ils fantasmaient parfois sur une république des philosophes. Mais serait-elle différente d’une oligarchie, des philosophes seraient-ils moins « bêtes » que leurs semblables, rien ne l’indique.

Le problème principal de la soutenabilité de l’humanité reste donc la bêtise humaine. Nous avons les solutions techniques, politiques, institutionnelles, ce qui bloque c’est le FHF, le fucking human factor, ou putain de facteur humain pour les francophiles.

– mon épouse a discuté avec la voisine d’en face qui a travaillé dans le secteur hospitalier. Cette voisine a sorti des tas de théories complotistes sur le vaccin, la pandémie, etc. Mon épouse s’est fâchée (docteur en sciences, travaille dans le pharma, n’aime pas les complotistes 😉

– les Américains ont élu Trump
– des Premiers ministres croient que la technologie va nous sauver
– des fonctionnaires du climat croient que l’avion zéro carbone est permis par les lois de la physique
– ma belle-mère installe une nouvelle chaudière… au mazout sans consulter son beau-fils…
– etc.

La bêtise humaine n’a pas de limites. L’illusion décrite comme un poison principal par … le Bouddha : ils croient dur comme fer en des choses totalement fausses, ils préféreront mourir que d’abandonner leurs illusions.

« Le réveil va être brutal » n’est même pas exact : il y a des Sinistrés climatiques qui n’ont pas compris le lien entre climat, maison détruite et partis au pouvoir depuis 50 ans dans leur pays. Ils voteront encore pareil… Ne pas espérer que le réel ait une force de persuasion supérieure à celle de la raison, ce n’est pas le cas ! A nouveau, on préfère mourir que de modifier ses croyances.

Alors que faire ? A quoi bon lutter contre une telle bêtise humaine éternelle et universelle ?

J’ai trouvé dans un petit texte de la vulgate traditionnelle bouddhiste une réponse simple mais libératrice. Je vais le paraphraser à ma manière. Il s’agit de trouver la voie du milieu entre toute-puissance et impuissance. Le récit se déroule après le fameux moment « d’éveil » du Bouddha. La vie de Siddhartha Gautama, car c’est son nom, telle qu’elle nous est rapportée, est une quête spirituelle qui passe par l’observation des phénomènes tels qu’ils apparaissent, et la recherche d’une voie d’extinction de la souffrance, après avoir exploré des démarches extrêmes. Après son fameux « éveil » (étape de compréhension clef « des choses de l’existence » dans sa démarche spirituelle), le Bouddha, nous dit-on, s’interroge. « Je pourrais enseigner ce que j’ai appris à d’autres qui demeurent dans la souffrance. La voie est difficile, obscure, sinueuse à celui qui la poursuit. La voie est difficile. Or les humains n’ont pas d’yeux pour voir, pas d’oreilles pour entendre, ils s’empêtrent dans l’illusion, le désir, le rejet. Ils ne sont pas prêts à suivre la voie. A quoi bon leur enseigner ? Je ne vivrai que frustrations et désappointements. Je voudrais plutôt me retirer loin des humains pour continuer à vivre dans l’éveil, dans la sérénité, dans la plénitude. » C’est alors qu’apparaît soudainement une sorte de génie, de divinité de rang intermédiaire ou inférieur liée aux religions d’extrême Orient. Ce génie s’offusque (je trouve la situation très touchante et drôle, car elle humanise le Bouddha, vous allez le voir) : « Quoi, comment ? Qu’entends-je ? Le Bouddha, celui-là même qui a atteint l’éveil, celui qui a péniblement exploré, à force de travail spirituel intense, les impasses des démarches extrêmes pour trouver la voie du milieu, celui-là doute de sa vocation à enseigner la voie qu’il a mise au jour à d’autres êtres humains ? Comment ? Lui, le soi-disant Eveillé, ne voit-il pas qu’il y en a, parmi tous ceux qui semblent aveugles et sourds, qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ? A qui son enseignement pourrait apporter la libération des souffrances et la joie ? Le Bouddha va-t-il les laisser seuls avec leurs souffrances ? A ceux-là, le Bouddha peut enseigner ! A ceux-là, l’enseignement sera bénéfique ! » Et c’est là que le Bouddha comprend son erreur, l’illusion dans laquelle il demeurait. Oui, beaucoup n’ont pas d’yeux pour voir ni d’oreilles pour entendre, pour beaucoup il sera vain d’enseigner. Peu comprendront mon enseignement peut-être. Mais à ceux qui voient et entendent, il y a du sens à enseigner la voie que j’ai mise à jour. »

C’est là que le Bouddha, qui n’est qu’un être humain, découvre la voie du milieu entre impuissance (je ne peux rien) et toute puissance (je peux tout) : je peux faire quelque chose.

Ce court récit me réconforte et conforte mon engagement « pour un monde meilleur ». L’équilibre des forces en présence semble désespéré, éternellement et universellement. Mais agir n’est pas vain, ce que nous faisons peut avoir du sens. Nous pouvons parler à ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Comme l’a dit Margaret Mead : ne doutons jamais qu’un petit nombre de citoyens déterminés et bien organisés puisse changer le monde, il n’a jamais changé que comme cela !

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40 réflexions sur « Veille effondrement #102 – Bouddha et l’engagement civique et politique : parler à ceux qui ont des oreilles pour écouter ! par Terence »

  1. Terence, tu veux ma mort ? Déjà que je promeus, paraît-il, Zemmour sur mon blog, me voilà maintenant promouvant des « divinités de rang intermédiaire ou inférieur liées aux religions d’extrême Orient » en laissant dire qu’elles sont « touchantes et drôles » !

  2. Oui, mais évitez de dire : « Bêtise humaine ». C’est typiquement une façon de penser qui est dans la tradition de droite. Bête est un adjectif relatif. L’utiliser pour l’humanité toute entière, c’est la supposer bête par rapport à quelque chose, ou quelqu’un, qui ne le serait pas.

    Prenons plutôt le problème par l’autre bout, c’est-à-dire, par la gauche : l’espèce humaine est ce qui se fait de mieux, sur cette planète, en termes d’intelligence (faute de preuve du contraire…). Elle est même si singulièrement intelligente qu’on y trouve des individus capables de percevoir les limites de cette intelligence, d’identifier l’héritage évolutif limitant, la part inconsciente hors raison, les affects collectifs, les biais culturels, la réticence à la distorsion cognitive, etc… Comme dit le poète, quand on peut comprendre qu’on est con, on l’est déjà beaucoup moins…

    Reformulez votre texte en remplaçant « la bêtise humaine » par « l’intelligence humaine, avec ses limitations », et vous verrez, tout devient beaucoup plus lumineux, moins désespéré, et moins désespérant. C’est la gauche…

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    1. C’est en fait une « pensée » d’Yvan Audouard :  » S’apercevoir qu’on est con , c’est déjà l’être moins ,mais cela ne résout pas le problème  » .

      Et il ajoutait : » Quand on est con , on est con . Quand on ne l’est pas , rien ne vous empêche de le devenir » ;

      Sur les poètes , les vrais , j’aimais bien aussi : »Tout le monde est Rimbaud , mais la place est prise » .

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    2. Vous avez raison Marc mais il n’y a ni « bêtise humaine « , ni « intelligence humaine ». Toutes deux ne sont qu’illusions générées par notre propension à juger.
      Il n’y a que des êtres plus ou moins éveillés qui ont appris à se libérer des illusions. Plus ils sont éveillés, plus ils ont de compassion pour ceux qui demeurent dans l’illusion.
      Tout comme il n’y a ni gauche, ni droite qui elles aussi sont une illusion qui visent à diviser une humanité qui est une, et d’une infinie diversité.
      C’est du moins dans ce sens que le bouddhisme (celui que je connais un peu ) tend à percevoir la réalité. 🙏

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    3. Donc, un monde de gauche peuplé par des « intelligents limités », s’adonnant à l’antisionisme et au racialisme contre un monde de droite peuplé d’humains bêtes, en proie à l’antisémitisme et au racisme.
      Typique de la « pensée » de gauche qui excelle à changer le vocabulaire plutôt que les choses. 😉

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  3. « Ne doutons jamais qu’un petit nombre de citoyens déterminés et bien organisés puisse changer le monde, il n’a jamais changé que comme cela ! »

    La théorie de la masse critique : the tipping point
    Lorsqu’une minorité “engagée” atteint une taille de groupe “critique”, une structure sociale franchit un point de basculement, déclenchant des changements de comportement plus rapides par une acceptation.

     » La décarbonation nécessaire pour stabiliser le climat et l’environnement devrait se baser sur des processus contagieux et rapides afin d’insuffler les changements sociaux et technologiques indispensables. » (Otto)

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      1. Otto, I. M., Donges, J. F., Cremades, R., Bhowmik, A., Hewitt, R. J., Lucht, W., Rockström, J., Allerberger, F., McCaffrey, M., Doe, S. S. P., Lenferna, A., Morán, N., Vuuren, D. P. van, & Schellnhuber, H. J. (2020). Social tipping dynamics for stabilizing Earth’s climate by 2050. Proceedings of the National Academy of Sciences, 117(5), 2354–2365.

          1. @JL

            Petite info technique

            Sur windows 10 , à droite du lien web , il y a une fonction traduction , à côté de l’étoile favori, qui permet de traduire n’importe quelle langue et donc de s’informer sur l’ensemble des sites webs mondiaux.

            Ca me permet de mettre des liens multilingues avec des parties traduites, que je trouve intéressantes ,en français sous le lien, chacun ayant la possibilté par la suite d’approfondir le sujet en utilisant cette fonction traduction.

            La phrase de Margaret Mead à laquelle je faisais référence « un petit nombre de citoyens déterminés et bien organisés peuvent changer le monde » est le reflet des modes d’actions qui ont fait notre histoire .

            Merci pour l’information du livre de Gladwell

            Bien à vous

            1. Ouais , mais les traductions Microsoft , c’est pas terrible ( même si c’est souvent rigolo ) et Deepl est largement meilleur ( et facile à charger ) .

              A propos Windows 10 devrait passer à Windows 11 et presque tout le parc des PC de moins d’un an est incompatible….

              1. @Juannessy

                L’intérêt de la fonction traduction Microsoft , qui est apparue au cours d’une mise à jour, est qu’elle est instantanée sur le site web concerné avec une qualité de traduction qui s’améliore.

                Concernant Deepl , voire Google traduction , je l’utilise régulièrement et tout particulièrement sur les PdF.

                Pour la nouvelle configuration Windows 11 , il semblerait que Microsoft est en train d’étendre la compatibilité à un plus grand nombre de processeurs ( à confirmer).
                La question se poserait pour les PC avant 2017.

                Démarrage de Windows11 le 05 octobre

                1. « Minorité engagée ». Comment? Si « les petits gestes » ne suffisent pas. Ni signer des pétitions à tour de bras.
                  Processus contagieux et rapides. Faudra qu’ils soient plus contagieux à défaut d’être plus rapides que le Covid: quelques millions de morts et le monde d’avant est toujours là.

                2. Reste la solution à la pomme. Douze ans de bons et loyaux services, un seul changement de version, ça tient encore pour un moment vu ce que je fais avec. Et sans anti-virus (mais pas sans vigilance). Ceci dit, je suis nul en informatique. Mais ayant goûté professionnellement aux deux « univers » j’ai vite choisi pour mon usage privé. Mac ou PC? Y’a pas photo.

      2. Otto, nueve, dies, et on tippe ! (on se croirait à la Puerta del Sol).
        Bon, blague à part, vue de près, les interventions (STI = Social Tipping Interventions) proposées par Ilona Otto et al. sont les suivantes:
        The STIs that could trigger the tipping of STE subsystems include
        1)removing fossil-fuel subsidies and incentivizing decentralized energy
        generation (STE1, energy production and storage systems),
        2) building carbon-neutral cities (STE2, human settlements),
        3) divesting from assets linked to fossil fuels (STE3, financialmarkets),
        4) revealing the moral implications of fossil fuels (STE4, norms and value systems),
        5) strengthening climate education and engagement (STE5, education system),
        and
        6) disclosing information on greenhouse gas emissions (STE6, information feedbacks).
        Our research reveals important areas of focus for larger-scale empirical and modeling efforts to better understand
        the potentials of harnessing social tipping dynamics for climate change mitigation.

        Je lis plutôt cela comme une liste des barrières systémiques (le capitalisme empêche le point STE x de se produire pour les raisons Y et Z, etc.)
        Bref, le verre à moitié vide… Ceci dit, je ne peux qu’en rajouter positivement sur le rôle de l’éducation, qui emporterait aussi avec lui des dynamiques de combat des inégalités (malgré des démonstrations contraires au XXième siècle);

        1. J’ajoute que je suis en train de lire le livre de Mimmo Lucano (maire de Riace, condamné en 1ere instance à 13 ans de prison pour son aide aux réfugiés migrants) qui s’est essayé nolens volens à diverses sortes de « Social Tipping Interventions », ce qui rend son livre assez intéressant. Notamment, Riace est une bourgade perché à l’intérieur à 8 km de la « Marina de Riace » dans la même commune, où furent retrouvés les fameux bronzes (« de Riace » mais qui sont à Reggio di C.), et qui est devenu tout ce que peut devenir un lieu de bord de mer. Et Mimmo de se poser la question d’aller là-aussi à l’encontre de cette tendance. Avec quels leviers entre très local et un peu plus régional, c’est une des bonnes questions qu’il pose.

    1. « Minorité engagée ». Comment? Si « les petits gestes » ne suffisent pas. Ni signer des pétitions à tour de bras.
      Processus contagieux et rapides. Faudra qu’ils soient plus contagieux à défaut d’être plus rapides que le Covid: quelques millions de morts et le monde d’avant est toujours là.

    1. Chaque fois que je me coiffe ou que je me lave les dents, je regarde toujours le con en face de moi. Béh avec le temps je m’y suis attaché, et je finis par l’aimer bien kamême. Mais quel con, et surtout certains matins (de lendemain de cuite, ou de journée foirée, de nuits agités) quel gros con quand même !

      1. @Cloclo
        Il est temps d’apprendre que l’image dans le miroir, elle aussi est illusion temps qu’elle suscite le jugement. Apprendre à voir la réalité sans juger, c’est le chemin à prendre pour vous rapprocher de la parole de Bouddha. C’est le chemin pour apprendre à vivre en paix avec soi même. 🙏

        1. Il y a pourtant des psychanalystes qui « voient » dans l’image renvoyée par le miroir -symbole la projection de représentations refoulées , bien utile pour décrypter leur analysant .

  4. Sur les avancées qui peuvent reposer sur la détermination de quelques uns plus éveillés que d’autres , sans nier l’apport que cela peut représenter , j’en reste à la perception de Tolstoï de l’histoire et de son évolution ( vison bien plus systémique qui devrait plaire à Philippe Soubeyrand ).
    Vieux combat entre nécessité et liberté , entre matérialisme et idéalisme .

    Mon pari autre qu’un plan C ?

    https://www.youtube.com/watch?v=8_xtMXhagf4

    1. Que la vulgate bouddhiste vaut ni plus ni moins que la vulgate coranique , marxiste ou biblique ( nom  » traditionnelle » de la version latine de la Bible , due à Saint Jérôme et adoptée par le concile de Trente ) .

      Mais , au fait , est ce qu’un petit nombre de citoyens déterminés et bien organisés peuvent changer le monde ?

      1. N’est ce pas plutôt qu’un petit nombre de survivants à l’heure de l’effondrement est à même de refaire société sur les ruines de l’ancienne , comme sans doute l’ont été les membres du CNR ?

        1. La renaissance française , à coup sur a été porteuse d’avancées sociales majeures grâce au CNR et à la planification d’état , mais elle a surtout été rendu possible par le plan Marshall , lequel plan a été aussi la clé du redressement rapide de l’Allemagne , qui l’a mieux géré que nous d’ailleurs ( remarque faite que les américains appréciaient davantage l’organisation allemande ) en reconstruisant rapidement en neuf les 25 à 35 % de ses outils de production qui avaient été détruits , là où on a parfois voulu faire fonctionner jusqu’à la corde de vieux équipements .

  5. Bêtise humaine ou fragilité des raisonnements humains?

    Comprendre déjà que l’on a beau avoir des oreilles ou des yeux , ce n’est pas forcément que l’on est capable d’écouter ou de voir .
    « Cette étude montre que lorsque notre attention est concentrée sur une seule chose, il peut nous arriver de ne pas remarquer d’autres choses même très évidentes dans notre champ de vision. On peut ne pas voir ce que l’on est pourtant en train de regarder. »
    https://www.afis.org/Le-test-du-gorille-invisible

    Z FOCALISE le dėbat politique sur l’immigration.
    Tandis que la concentration des richesses se développe , la liste des appauvrissements de la plupart perdure , sans que l’opinion publique réalise l’ampleur du problème.Quand des milliardaires français mettent en avant des polémistes extrémistes , c’est qu’ils ont leur utilité : donner aux gaulois de quoi se quereller sur l’accessoire , les privant de la compréhension de l’essentiel.
    Quand nos médias informeront en boucle sur l’enrichissement exponentiel de certains , plutôt que donner des tribunes à un Z qui laisse à croire que l’étranger est la cause de tous les maux?

    Diviser l’extrême droite permet de favoriser la ré-élection d’un président qui sait préserver les intérêts des richissimes.
    Voilà un jeu dangereux qui ignore les méfaits de l’effet 🪃.

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    1. « Mon âme a son secret , ma vie a son mystère »… ( sonnet d’Arvers ).

       » je stocke en favoris le mieux de c’que j’sais faire »

      1. Et mon pastiche préféré :

        « Mon cadre a son secret, ma toile a son mystère :
        Paysage éternel en un moment conçu,
        Suis-je un pré ? suis-je un lac ? Hélas je dois le taire
        Car celui qui m’a fait n’en a jamais rien su.

        Hélas, j’aurai passé sur terre inaperçu,
        Toujours assez coté mais pourtant solitaire,
        Et mon auteur ira jusqu’au bout de la Terre
        Attendant la médaille et n’ayant rien reçu.

        Le public, quoique Dieu l’ait fait gobeur et tendre,
        Passera devant moi, rapide, sans entendre,
        Malgré mon ton criard mes appels sur ses pas.

        Au buffet du salon pieusement fidèle,
        Il va dire, en buvant son verre rempli d’ale :
        « Quels sont ces épinards ? » et ne comprendra pas. »

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