LE COLLATÉRAL, DEVENU SUJET D’ÉTUDE DE LA BCE, par François Leclerc

Billet invité.

Le dixième anniversaire de la crise financière est un non-évènement, comme si celle-ci devait être enterrée. Ses manifestations hors-normes sont devenues banales quand elles ne sont pas ignorées, et le conformisme l’a emporté sur les interrogations du début.

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ILS NE PRÉPARENT PAS LE COUP D’APRÈS, par François Leclerc

Billet invité.

En une décennie, le nombre de pays dont la dette est notée AAA par Standard & Poor’s s’est réduit de 20 à 12, tandis que celle des pays notés BB et au-dessous a progressé de 49 à 62. Conséquence de quoi, les titres de qualité de plus en plus recherchés sur le marché obligataire sont de moins en moins nombreux.

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LA STABILISATION DU SYSTÈME FINANCIER EN QUÊTE DE GARANTIE, par François Leclerc

Billet invité.

Non sans faire preuve d’une indubitable candeur, quatre économistes ont le 8 août dernier signé dans Le Monde une énumération des priorités que les gouvernements européens devraient rapidement se donner, arguant que « la fenêtre de tir sera de courte durée ». Agnès Bénassy-Quéré, Michael Hüther, Philippe Martin et Guntram Wolff le remarquent dans leur contribution : « l’architecture de la monnaie unique demeure fragile, et elle doit faire face à de multiples problèmes toujours pas résolus dans les États membres ».

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RETOUR ILLUSOIRE DE LA FED À LA NORMALITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Après de longues tergiversations, la Fed a finalement enclenché prudemment la marche arrière et va progressivement laisser décroître son énorme stock d’actifs en ne renouvelant pas les titres en sa possession, lorsqu’ils arrivent à maturité. Son bilan atteint il est vrai la taille de 4.500 milliards de dollars – il était de 700 milliards en 2008 – et la banque centrale détient environ 15% de la dette fédérale, prêtant le flanc au reproche d’avoir franchi la frontière entre la politique monétaire et la politique budgétaire, qui n’est pas de son ressort, brisant un tabou.

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LES BANQUES CENTRALES JOUENT PERSO, par François Leclerc

Billet invité.

La BCE s’est découvert une nouvelle mission, une de plus. Elle cherche à corriger les effets négatifs de sa politique intensive d’achats d’actifs, car celle-ci contribue à aggraver le déficit en collatéral qui s’était déjà instauré en raison de sa demande accrue. Un sujet qui régulièrement réapparait timidement dans l’actualité, sur lequel la discrétion est de mise car touchant à un domaine essentiel du fonctionnement du système financier : la garantie des transactions sur le marché du REPO, là où les banques vont se financer à court terme.

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COMMENT SOLIDIFIER L’ÉDIFICE FINANCIER ? par François Leclerc

Billet invité.

On ne parle même plus de crise, tant elle est banalisée ! Chaque jour, les plus infimes variations des mêmes indices – la croissance, le chômage, l’inflation – donnent lieu à des commentaires donnant l’illusion de pouvoir y échapper, mais dont le destin est d’être vite oubliés. The Economist, gardien du libéralisme avancé, en vient à son tour à mettre en cause l’indice de référence suprême, la mesure de la richesse par le produit intérieur brut (PIB). La vérité est toute nue : nous ne disposons pas des instruments de mesure adéquats pour apprécier ce qu’est devenu notre monde. Comprendre le substrat de cette crise est par conséquent hors de portée. Installée, elle reste indéchiffrable…

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Shadow banking : UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE, par François Leclerc

Billet invité

De manière toujours pas convaincante, la BCE et l’Autorité bancaire européenne ont fini de tâter le pouls de leurs grandes banques, et la Fed a publié les scénarios de crise pour les prochains tests des siennes, qui sont désormais annuels. C’est au Conseil de stabilité financière (FSB en anglais), émanation du G20, qu’il revient de prendre en charge la surveillance du shadow banking (le secteur financier non régulé), mais par quel bout le prendre ?

Le FSB s’est d’abord attelé à la mesure du secteur, ce qui n’est déjà pas une mince affaire étant donné sa nature. La taille de ses actifs financiers est dorénavant estimée à 75.000 milliards de dollars – en progression de 5.000 milliards depuis 2007 – date prise en compte pour le démarrage de la crise financière. Malgré cet imposant volume, elle est toutefois sous-estimée, car le périmètre étudié ne prend pas en compte les brokers et les entités qui ne sont pas impliquées dans des opérations de crédit, comme les fonds d’investissement en actions, dont les actifs sont comptabilisés avec ceux des banques. Quoi qu’il en soit, la conséquence d’une telle croissance coule de source : le système financier dans son ensemble en ressort fragilisé, en dépit des mesures de régulation bancaire, avant même de porter un jugement sur celles-ci.

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LA PROCHAINE CRISE PRENDRAIT-ELLE TOURNURE ? par François Leclerc

Billet invité.

La prochaine crise financière surviendra on ne sait où et on ne sait quand. C’est tout du moins l’idée communément admise, puisque sa réédition est considérée comme une fatalité contre laquelle rien ne peut être entrepris.

Non seulement cette vision n’est pas spécialement rassurante, mais elle relativise la portée d’une régulation financière qui – quoi que l’on puisse par ailleurs en penser – repose sur l’expérience acquise au cours d’une crise qui ne se renouvellera pas suivant le même modèle… C’est l’occasion pour Satyajit Das, ancien banquier et analyste financier reconnu, de décrire dans le Financial Times le scénario de la prochaine crise telle qu’il la prévoit. Avec comme prémices que ce sont les mesures même de régulation qui ont été adoptées qui vont paradoxalement en faire mûrir les conditions, dans des conditions plus difficiles que la précédente, car aux risques endogènes du système financier s’ajoutent désormais les risques exogènes de la crise économique qui en est la conséquence.

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LE MONDE : La finance sans couverture, lundi 16 – mardi 17 septembre 2013

La finance sans couverture

Le secteur de l’intermédiation, la mise en relation des prêteurs et emprunteurs potentiels, reprend du poil de la bête, nul ne l’ignore, au prix d’une considérable fragilisation du système monétaire. Dans le cadre du Quantitative easing, la Federal Reserve injecte mensuellement dans le système financier 85 milliards de dollars imprimés à la demande, en rachetant sur le marché des capitaux des instruments de dette américains : bons du Trésor et Mortgage-Backed Securities adossées à des prêts immobiliers. De son côté, la Banque centrale européenne a injecté, avec le LTRO, en raison du trou qui d’était creusé, un millier de milliards d’euros créés là aussi pour la circonstance, tirant d’affaire pour un temps les banques commerciales de la zone euro. Depuis 2008, ce sont 10 « trillions » de dollars que les banques centrales des pays du G7 ont injectés dans le système financier mondial.

La fragilité de ces solutions du désespoir est apparue crûment au mois de juin quand M. Bernanke, à la tête de la Fed, a signalé que la perfusion ne pourrait durer toujours, provoquant une hausse immédiate des taux d’intérêt et un effondrement concomitant du marché obligataire, et de manière inattendue, du marché boursier, révélant la bulle qui sous-tend celui-ci par ailleurs. Les répercussions les plus vives furent ressenties dans les pays émergents où les dollars de pacotille ont pris l’habitude de se réfugier, fuyant le rendement déprimé de la devise américaine en métropole, pour aller drainer la richesse nouvellement créée au sein des BRICS.

Il apparut rapidement que la véritable raison pour laquelle M. Bernanke avait annoncé un ralentissement du Quantitative easing, était sans rapport avec la justification qu’il avait avancée en termes de « jeunes pousses » dans la sphère économique : la vraie raison réside dans la méthode par laquelle 4 milliards de dollars sont injectés quotidiennement, à savoir par l’achat sur le marché des capitaux d’obligations, créant une grave pénurie de celles-ci.

Un réel besoin de ces instruments de dette existe dans d’autres secteurs dans leur rôle d’instruments de crédit, par ailleurs toute tentative de réduire la fragilité du système financier exige aussi que davantage en soit disponible.

Un instrument de dette d’État de bonne qualité, comme une obligation de notation AAA, est apprécié pour sa liquidité : la facilité de le revendre en raison d’une demande importante, et bénéficie donc d’un statut privilégié pour jouer le rôle de collatéral : de garantie mise en gage.

La pénurie d’obligations pouvant jouer le rôle de collatéral est si aiguë aujourd’hui que certains pays adoptent des approches « non-conventionnelles », telle l’Australie qui envisage d’émettre des obligations AAA pour servir de collatéral, alors même qu’elle n’a aucun besoin d’emprunter davantage.

Dans la situation économique délicate que nous connaissons, l’exigence de collatéral lors d’un emprunt se généralise en réponse au doute existant quant à la capacité de l’emprunteur à rembourser. C’est là le premier facteur de pression sur le marché des instruments de dette.

Un second facteur découle de règles récentes relatives aux réserves en fonds propres des établissements financiers. Ainsi les vingt-huit banques systémiques sur la liste établie du Conseil de stabilité financière devront constituer selon les accords Bâle II des réserves supplémentaires de 1 à 2,5 % sur leur capital de type Tranche 1. Plus généralement, les actifs classés au bilan comme « disponibles à la vente » verront leurs provisions augmentées s’ils contiennent des pertes non-réalisées. D’autres mesures visent, dans une perspective de réduction du risque, à « delevieriser » les banques : augmenter la proportion de leurs fonds propres par rapport à leur endettement.

Autre facteur encore : le marché du « repo » (pensions livrées), marché au montant de 5,3 mille milliards d’euros, qui permet d’obtenir de l’argent liquide ou des prêts à court terme en ayant mis en gage un instrument de dette. Comme l’opération peut être répétée, les acteurs constituent des chaînes potentiellement longues de « ré-hypothèque » fragilisant le système financier puisque l’impossibilité de rembourser par l’un des emprunteurs se répercutera automatiquement en amont de la chaîne. Autre risque du marché repo : la dépréciation de l’instrument de dette débouchant sur des « appels de marge », l’exigence de collatéral supplémentaire par le prêteur, se répercutant tout au long de la chaîne.

C’est sur le marché du repo que la pénurie d’obligations à mettre en gage se fait aujourd’hui la plus sentir. De nouvelles règles visant à contrôler la longueur des chaînes de ré-hypothèque (de longueur moyenne 2,2, contre 3 avant la crise) exigera que les banques trouvent 136 milliards d’euros supplémentaires en fonds propres.

Il existe bien entendu une réponse à cette situation en passe de devenir inextricable : réduire le volume du risque nécessitant du collatéral en couverture.  Voici deux méthodes : interdire les instruments financiers pour lesquels la communauté des ingénieurs financiers sait pertinemment que le risque n’est en réalité pas calculable, les Collateralized Debt Obligations (CDO) et les CDO synthétiques étant des candidats tout désignés. Interdire aussi la création délibérée de risque par de simples paris sur les variations de prix, tels que les positions nues sur Credit-default Swaps (CDS) les permettent, paris qui étaient explicitement interdits par la loi jusqu’en 1885, date à laquelle la « privatisation des profits, socialisation des pertes » fut délibérément instaurée, à la grande satisfaction des milieux financiers qui la réclamaient à cor et à cri et qui n’ont pas eu à s’en plaindre depuis.

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L’actualité de demain : INTOLÉRABLE ACHARNEMENT CONTRE LES BANQUES ! par François Leclerc

Billet invité.

Offrant un bien triste spectacle, l’industrie financière se bat le dos au mur afin de limiter la casse. Pas celle de l’économie réelle, largement acquise, mais celle qui l’attend, déjà entamée, une baisse du rendement de ses fonds propres (RoE) l’atteint dans ses œuvres. Dans un univers volatile fait d’une multiplicité de transactions à faible marge, un rien suffit. Une étude du cabinet Roland Berger portant sur 100 banques européennes vient de pronostiquer que le temps des rendements mirifiques à 17% est révolu et qu’elles vont se contenter d’atteindre la barre des 10% dans le meilleur des cas, une aumône !

Voilà qui pourrait expliquer le lobbying d’enfer des milieux financiers européens, qui veulent réduire à la fois l’assiette et les taux de la taxe sur les transactions financières européenne (TTF) d’un projet jugé « excessif » par le ministre français Pierre Moscovici lui-même. Sur les transactions boursières, par exemple, elles demandent que le taux soit ramené de 0,1% à 0,01 %. Avec comme principal argument que « la rentabilité de la plupart de ces opérations se situe bien en deçà du coût de la taxe qui leur serait appliquée » (Association française des marchés financiers). Ce serait le cas sur le marché des « repo » (6.000 milliards d’euros), sur lequel les banques se financent à courte échéance et qui serait atteint gravement, selon elles, sur lequel la taxe est désormais à leur demande de 0,01% au lieu de 0,05%. Quand au trading à haute fréquence (THF), il serait laminé étant donné la faiblesse des marges qui y sont réalisées, les gains résultant d’énormes volumes de transactions. Ce monde serait-il donc si fragile ? Ne tiendrait-il que grâce aux talents qui le portent à bout de bras, et à son agitation brownienne perpétuelle dont il fait son miel ?

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L’actualité de demain : FRAGILITÉS FINANCIÈRES INTRINSÈQUES, par François Leclerc

Billet invité

Lorsque l’on s’aventure dans les sous-sols du système financier, l’inventaire de ses fragilités intrinsèques n’a pas de fin… et les solutions pour y remédier restent à inventer. La réflexion sur les banques systémiques, dont une liste a été dressée, assujetties faute de mieux à un ratio de fonds propres plus élevé, en est un exemple ; un autre est la rareté potentielle du collatéral, ces actifs apportés en garantie d’une transaction, aboutissant à une périlleuse sophistication de leur gestion. À défaut de savoir bien évaluer le risque, il faut le contenir, car il n’est plus possible de l’évacuer comme la titrisation permettait de le faire, pensant ainsi le diluer et le rendre inoffensif (il n’en a rien été).

La Fed de New York a ouvert à ce propos un nouveau dossier en se penchant sur le marché des repo (pour sale and repurchase agreement, accord de vente et de rachat de collatéral), là où les banques viennent chercher leurs financements intraday (opérations initiées et dénouées au cours d’une même journée). Ce marché de 2.000 milliards de dollars aux seuls États-Unis associe côté emprunteur les banques, et côté prêteur les fonds monétaires, les assurances, les sociétés d’investissement et les entreprises. Des banques appelées agents tripartites – du fait qu’elles jouent un rôle de tiers, de garant entre l’emprunteur et le prêteur – sont chargées d’opérer le déroulement et la compensation des opérations entre ces emprunteurs et ces prêteurs. Aux États-Unis, ce sont pour l’essentiel JPMorgan et Bank of New York Mellon qui assurent ce rôle.

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L’actualité de demain : CE RISQUE COMBATTU ET RECHERCHÉ A LA FOIS, par François Leclerc

Billet invité

Que se passe-t-il dans les sous-sols de la finance, là où les analystes financiers sont aussi impuissants à anticiper les événements que les sismologues les séismes ? Deux phénomènes parfaitement contradictoires y sont enregistrés. D’un côté le rendement des activités financières diminue, notamment en raison des contraintes réglementaires qui pèsent sur elles ; de l’autre, les investisseurs s’autorisent à nouveau des audaces pour contenir cette baisse. D’où les embellies boursières – dans un contexte de récession – la stabilisation du marché obligataire européen, et le retour enregistré sur le marché des High yields, autrement dit les Junk bonds.

Tout tourne autour du risque, la raison d’être même de la spéculation. Il faudrait d’une main le maitriser et de l’autre aller à sa rencontre, car sans risque, il n’y a pas de gros profits ! Or, en dépit des résistances farouches, les régulateurs tracent leur sillon, même s’il est peu profond. Le dilemme est connu : faut-il réguler, pour sécuriser, ou laisser faire pour sortir de la crise grâce au retour des affaires ? On suit à ce propos les échos de la bataille homérique – loin d’être terminée – au sujet de la définition des fonds propres des établissements bancaires, de leur ratio par rapport aux actifs et de la détention d’un coussin de liquidités, dans le cadre de Bâle III.

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L’actualité de demain : NE NOUS PRÉPARERAIENT-ILS PAS LE COUP D’APRÈS ? par François Leclerc

Billet invité.

Il n’est pas de problème que le monde financier ne puisse régler. Prenez la véritable tragédie qui s’annonce et que représente la pénurie de collatéral de qualité qui, en raison des nouvelles régulations qui se préparent, va devoir être apporté en garantie des transactions sur les produits dérivés dans les chambres de compensation. Pas de panique ! la solution a été trouvée pour y remédier ! La technique a pour nom collateral transformation, ce qui se passe de traduction mais pas de commentaire.

Les banques développent un nouveau business afin de proposer un service inédit aux investisseurs en panne de collatéral de qualité : moyennant rémunération, elles vont leur en fournir en échange de collatéral recalé par la régulation. Mais quel risque prennent-elles ou font-elles prendre à ceux qui vont hériter de la mauvaise part, direz-vous ? Tout est prévu, une décote va être appliquée sur ce collatéral de moindre qualité, c’est à dire plus risqué. Et là tout est sous contrôle, puisqu’elles vont utiliser leurs modèles internes de calcul de risque, qui ont comme chacun sait fait leurs preuves (en le sous-estimant). Mieux, elle ne vont pas nécessairement conserver ce collatéral de moindre qualité, se contentant alors d’être des intermédiaires entre ces mêmes investisseurs et les fonds de pension qui cherchent à améliorer leur rendement en contrepartie d’une rémunération, car leur équilibre est menacé par la baisse des taux. Merveilleux ! cela s’appelle faire d’une pierre deux coups !

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L’actualité de demain : OÙ CELA VA-T-IL CÉDER LA PROCHAINE FOIS ?, par François Leclerc

Billet invité.

La bourse est en plein boom sur toutes les grandes places financières, ce qui ne va pas sans naturellement susciter quelques inquiétudes, en raison d’une situation économique nettement moins florissante. Certes, il y a toujours des analystes pour parler de rebond et de rattrapage, en raison des importantes baisses enregistrées sur les marchés d’action, et d’autres qui veulent croire que les marchés, toujours aussi clairvoyants, voient poindre une reprise que les statistiques ne laissent pas présager. Mais d’autres conviennent que la masse des liquidités présentes sur le marché n’y est pas pour rien. Ce qui a d’ailleurs suscité une alerte, passée inaperçue, de l’Institute of International Finance, qui s’est inquiété d’une absence d’anticipation… par rapport à un resserrement de la politique monétaire des banques centrales qui fait l’objet de rumeurs de marché.

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L’actualité de la crise : VOYAGE AU CENTRE DE LA PLANÈTE FINANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Tandis qu’en surface le marché interbancaire semble s’apaiser et que les fonds monétaires américains reviennent faire leur marché en Europe après s’être évanouis, certains s’installent déjà dans cette accalmie en oubliant que la BCE, qui en est à l’origine, a elle-même tracé les limites de ce qu’elle pouvait faire. Mais le système financier est ainsi fait que ce qui règne en haut ne répond pas toujours à ce qui se développe par en-dessous. Une petite exploration n’est pas de trop.

Par les temps qui courent, on s’arrache le collatéral (les actifs apportés en garantie) et les banques raclent les fonds de tiroir ! Les banques centrales l’amassent en contrepartie de leurs prêts aux banques, les investisseurs privés en réclament pour souscrire aux émissions obligataires, tandis que les régulateurs exigent que prochainement les banques en disposent suffisamment pour faire face à un coup de tabac. Mais le tout n’est pas seulement d’en avoir en quantité suffisante, mais aussi qu’il soit considéré de qualité adéquate pour remplir sa fonction de garantie, ce qui suppose d’en apprécier la valeur potentielle et donc le risque qu’elle recèle. Or cette perception a changé du fait de la crise, la donne a été bouleversée.

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