Archives par mot-clé : démocratie directe

La démocratie directe en Californie au temps du Coronavirus

Vous vous souvenez du RIC (Référendum d’initiative citoyenne) proposé par les Gilets jaunes ? Je vous avais signalé à l’époque que cela existait depuis longtemps en Californie, et quand je dis « longtemps », je veux dire vraiment longtemps.

Wikipédia :

Il y a trois formes de démocratie directe dans le système électoral californien : l’initiative, le référendum obligatoire et le référendum optionnel. Les référendums obligatoires ont été introduits dans la Constitution californienne en 1856. L’initiative et le référendum optionnel (ou facultatif) furent introduits en 1911.

Les pouvoirs locaux ont par ailleurs une grande autonomie, au niveau des villes, des comtés, et même des unincorporated areas : des communautés sans direction, si ce n’est celle du comté.

La Californie constitue-t-elle donc un exemple sur le plan de la démocratie directe et de la délocalisation des pouvoirs (séparons un instant la question de la concentration de la richesse) ? Je dirais oui personnellement : en ce qui me concerne j’ai vécu d’ailleurs très agréablement douze ans en Californie et très désagréablement quelques semaines seulement au Texas.

Mais n’y a-t-il aucun inconvénient ?

Voyez la capture d’écran faite ce matin. À gauche : la Californie reconfine en raison de la deuxième vague. À droite,  le comté d’Orange vote la réouverture des écoles sans masque. Orange est sur la carte, le comté immédiatement au Sud de celui de Los Angeles, le plus atteint par la pandémie.

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Au-delà de la démocratie représentative et du referendum : la démocratie continue, par Mathieu Van Vyve

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La vie publique dans nos démocraties européennes est largement régie par les partis politiques, qui contrôlent le gouvernement et le parlement. Ces partis politiques sont en général en nombre limité (de 2 à 5 d’une certaine importance). La question principale posée à l’électeur est celle du choix de l’un de ces partis politiques, ce qui détermine le rapport de force entre eux.

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L’irréaliste utopie, ou bien la très réaliste extinction de l’espèce ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Sans doute est-il maintenant évident pour (presque) tout le monde, que la démocratie représentative est arrivée au terme de son évolution, qu’elle en est au stade de l’autodestruction à grands coups de Trump et de vagues marines.

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Réflexions pour un mouvement néodémocratique (XVII) – De quoi l’avenir devrait-il être fait ?, par Francis Arness

Billet invité.

Esquissons les mesures assurant d’abord la stabilisation de la situation économique, puis le grand tournant. Partons des propositions développées par Paul Jorion dans Misère de la pensée économique [1] ainsi que dans l’ensemble des contributions au blog (particulièrement dans le cadre du projet d’Encyclopédie au XXIème siècle [2]).

Pour stabiliser la situation économique et éviter tout effondrement à court ou moyen terme, il faut :

1. Au niveau européen : régler le problème de l’euro, mutualiser les dettes à l’échelle européenne après avoir organisé un défaut généralisé. Cela ouvrira à une restructuration qui conduira à une refonte de l’architecture de la monnaie unique et à sa transformation en un espace financier, bancaire et fiscal unique (euro numérique, comme le propose Pierre Sarton du Jonchay [3]), avec tout ce que cela comporte d’« euthanasie du rentier ».

2. Au niveau mondial : encadrer strictement les banques par leur nationalisation dans la perspective d’une finance remise au service de la communauté, ce qui implique en particulier la ré-interdiction de la spéculation, mais aussi la création d’une chambre de compensation multilatérale planétaire fondée sur le bancor en étayant ce système sur le réel par la monnaie numérique [4].

3. Au niveau local et plus général, créer des espaces économiques autonomes par rapport aux Etats-Unis – et cela vaut en premier lieu pour l’Europe [5].

4. Dans ce cadre, en Europe (et ailleurs), refonder le partage des richesses.

5. La mise en place d’une chambre de compensation multilatérale planétaire fondée sur le bancor, signifiant automatiquement la fin de la libre circulation des capitaux et la disparition des paradis fiscaux.

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