Archives par mot-clé : dérégulation

Réunions de Washington : ILS LAISSENT À TRUMP L’INITIATIVE, par François Leclerc

Billet invité.

Première contorsion d’une série qui s’annonce, le communiqué de l’assemblée de printemps du FMI passe à la trappe sa rituelle dénonciation du protectionnisme pour lui substituer une mise garde contre des mesures de « repli économique ». Selon Augustin Carnets, le président du Comité monétaire et financier du FMI, « le mot protectionnisme est ambigu  ». Sa dénonciation est en réalité rejetée par l’administration Trump. Avec la nouvelle formulation, les apparences sont sauves et l’unanimité sans gloire prévaut.

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LE MÉCANISME DE LA DÉRÉGULATION FINANCIÈRE SE PRÉCISE, par François Leclerc

Billet invité.

Entre la remise en cause de la régulation financière annoncée par Donald Trump et les futures négociations relatives au Brexit, il va y avoir beaucoup de grain à moudre. Les deux vont être d’excellents prétextes que les banques européennes ne vont pas manquer de saisir pour revenir en arrière.

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Trends – Tendances, Comment échouer quand toutes les décisions dépendent pourtant de vous ?, le 30 juin 2016

Jacques De Larosière publie chez Odile Jacob ses mémoires sous le titre 50 années de crises financières.

Ce n’est pas tomber dans le sensationnalisme qu’appeler De Larosière une superstar de la finance. Qui d’autre que lui peut se prévaloir en effet d’un palmarès « en or » comme le sien : directeur du Trésor en France (1974 – 1978), directeur du Fonds monétaire international (1978 – 1987), gouverneur de la Banque de France (1987 – 1993), enfin directeur de la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (1993 – 1998) ?

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DÉRÉGULATION FINANCIÈRE, EN ARRIÈRE TOUTE ! par François Leclerc

Billet invité.

On n’oubliera pas le mois de décembre 2014 : le virage est engagé, la priorité est désormais donnée à la libération du marché et à la suppression des entraves réglementaires qui se sont multipliées ! Des deux côtés de l’Atlantique, les banques ont fini par avoir gain de cause et obtenu simultanément l’abandon des réformes sur le sujet emblématique et très sensible de la séparation de certaines de leurs activités spéculatives sur fonds propres.

En dépit de l’opposition farouche d’un large secteur des élus démocrates, Barack Obama a obtenu au forcing le vote par le Congrès d’un amendement à la loi Dodd-Frank de 2010 qui abrogeait cette disposition, en particulier pour les Credit default swaps (CDS). Préludant à son abandon, la reculade sur ce même dossier du nouveau commissaire européen aux affaires financières, Jonathan Hill, n’est pas passée inaperçue dans les milieux bancaires qui ont salué avec un grand soupir de soulagement cette éclaircie.

Sous le titre « La pause, enfin ? » l’éditorial de l’hebdomadaire financier français l’AGEFI mérite à cet égard d’être cité : « les banques sont assainies, leur supervision contrôlée et la stabilité financière consolidée. Mais le trop-plein de régulation, l’instabilité de son cadre même, ont sérieusement mis à mal le financement de l’économie, en faisant fi d’un principe de base. Il existe des fondamentaux dans l’équilibre économique des banques : à trop renforcer leur niveau de capital, on met en danger leurs métiers essentiels que sont le crédit ou la tenue de marché ».

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Comment remplacer la dictature de la cupidité financière par la démocratie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

La justice française a fait son travail

Le texte du jugement en première instance de Jérôme Kerviel est un monument d’intelligence et de clairvoyance judiciaire. La Justice française connaît toutes les subtilités de la fourberie systémique qui a invité le courtier à la faute. Les juges ont mené leurs investigations à la plus extrême limite des faits et de la réalité. La Justice a prononcé le seul jugement que les lois de la République lui permettaient de prononcer dans le cadre juridique et technique mondialisé où s’est inscrit notre pays, la France.

Notre État de droit est fondé sur le postulat de la bonne foi. Rien ne peut être reproché à qui que ce soit tant que des faits avérés ne viennent pas contredire la définition du bien commun inscrite dans la loi des Français. L’hypothèse de la bonne foi est l’affirmation que toute intention est bonne tant qu’il est impossible de montrer le contraire dans les actes qui l’expriment. Les actes de Jérôme Kerviel ont été explicitement délictueux. À l’inverse aucun acte visible répréhensible n’a été commis par les dirigeants de la Société Générale, par les acteurs de marché, par les autorités de contrôle ou par les contreparties financières des opérations litigieuses.

Toute la duplicité du système de cupidité financière se trouve dans l’asymétrie de droit et de pouvoir entre la personne physique et la personne morale. Seules les intentions des courtiers sont visibles puisqu’il leur faut prendre position avec un minimum de publicité à l’achat ou à la vente sur un produit identifié. Les personnes morales posées comme simples intermédiaires collecteurs d’intentions ne sont que la titrisation communiste des intérêts privés qu’elles fédèrent. Or le communisme réduit le commun à sa virtualité.

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