Étiquette : « Dix-sept portraits de femmes »

  • « Dix-sept portraits de femmes » XI. Les femmes qui courent en bord de mer

    Le samedi ou le dimanche matin je descends ma rue, je tourne à gauche dans Union, puis, arrivé à Fillmore, je tourne à droite et je la descends, je traverse Lombard, puis tourne à gauche dans Chestnut, jusqu’à ce que j’arrive (à hauteur de Baker) au Palais des Beaux-Arts, situé au milieu de son parc.…

  • « Dix-sept portraits de femmes » X. La femme qu’on me soupçonne de vouloir baiser

    J’ai une nouvelle collaboratrice, une informaticienne, sur un contrat à durée déterminée. L’agence m’avait fait parvenir deux curriculum vitae. L’un ne semblait pas correspondre au profil du poste vu les qualifications exigées : le gars était plutôt un spécialiste de la quincaillerie informatique : du hardware, que du logiciel, l’autre semblait convenir. Je me suis…

  • « Dix-sept portraits de femmes » IX. La femme dans l’ascenseur

    L’ascenseur s’arrête au huitième et deux inconnus montent, un homme et une femme. Tous les deux dans les vingt-cinq ans. Le type dit à la fille, « Ah ! Il est temps de rentrer à la maison ! Vous avez des projets pour ce soir ? » Elle l’ignore, et choisit de se tourner plutôt…

  • « Dix-sept portraits de femmes » VIII. La femme qui se dévoile, elle et son mari

    Ann fut elle aussi pour moi une « passante », mais pas au sens d’à peine entrevue, puisque comme pour l’épouse diaphane de mon patron, nous avons échangé un nombre considérable de mots pour le très peu de temps que nous avons passé face à face, ou plutôt côte à côte : dans une automobile pour Ann…

  • « Dix-sept portraits de femmes » VII. L’épouse diaphane du patron

    En mai 1998, je me suis décroché un vrai boulot, j’habitais toujours Laguna Beach mais je travaillais à Los Angeles. Le matin j’enfourchais le pick-up truck jaune que la Providence (sous la forme humaine de Monsieur David Lederman) me prêtait charitablement, et je couvrais les 19,15 km me séparant de la gare d’Irvine, empruntant le…

  • « Dix-sept portraits de femmes » VI. Y a pas à tergiverser : c’est bien le printemps !

    Le Starbucks à Union et Laguna est en général comble dans la matinée du dimanche. Bon prince, je me place sagement dans la file. Devant moi un couple de yuppies qui se tiennent enlacés : vingt-deux, vingt-trois ans l’un et l’autre. Lui en short et en T-shirt : vraiment pas assez chaudement habillé pour les douze-treize degrés…

  • « Dix-sept portraits de femmes » V. Les passantes

    Ce cinquième chapitre a été publié ici l’été dernier. Je tâtais le terrain : je voulais voir ce que vous en pensiez. Vous ne m’avez pas découragé. Au contraire. Merci ! Quand on est assis dans un restaurant, à moins que l’on n’ait le regard fixé sur la porte, ce sont les gens qui entrent qui vous…

  • « Dix-sept portraits de femmes » IV. La mère de l’auteur

    Il y a un mois et demi, ma mère est morte. Deux semaines plus tôt je l’avais vue pour la dernière fois, impuissante, dans sa chambre de réanimation à l’hôpital Chubert à Vannes. Et donc ce matin-là où j’ai appris la nouvelle, je tentais d’épuiser mon corps en escaladant et en dégringolant les folles rues…

  • « Dix-sept portraits de femmes » III. Les deux fautifs

    L’action se déroule à San Francisco et j’oblige le lecteur à se représenter des rues qui lui sont probablement inconnues, des quartiers dont le nom n’évoque rien pour lui sinon peut-être pour les avoir déjà rencontrés chez Jack London, Kerouac ou Philip K. Dick : « Les filles peintes et insolentes du Sud de Market Street », écrivait…

  • « Dix-sept portraits de femmes » II. La femme invisible

    Et à l’arrêt du bus il y a une deuxième femme. Et là, c’est beaucoup plus difficile à raconter car il s’agit d’un aveuglement et décrire un aveuglement c’est comme répondre à la question du maître de bonne composition : « Mais explique donc mieux, mon enfant, ce que tu ne comprends pas ! ». Cela fait six…

  • « Dix-sept portraits de femmes » I. La femme qui a d’autres opinions politiques que les miennes

    Le matin, je me lève vers six heures. Mon appartement est situé à Pacific Heights, le quartier qu’habitent à San Francisco les gens qui, comme moi, travaillent dans la finance. Il y a eu, il y a une dizaine d’années, un film qui portait ce nom : qui s’appelait « Pacific Heights ». Il avait été mis en…

  • « Dix-sept portraits de femmes » (2003) – En feuilleton

    Vous me faites l’honneur de juger favorablement mes talents de romancier. C’est le cas pour Mes vacances à Morro Bay (Fayard 2019). Vous aviez bien réagi également quand j’ai publié ici l’année dernière Les passantes, l’un des chapitres de Dix-sept portraits de femmes, le récit que j’avais écrit en 2003, immédiatement avant Mes vacances à…

  • Les passantes

     Un extrait de mon roman (inédit) Dix-sept portraits de femmes : Quand on est assis dans un restaurant, à moins qu’on n’ait le regard fixé sur la porte, ce sont les gens qui entrent qui vous aperçoivent avant que vous ne les voyiez vous–même. Ce sont donc eux qui ont le loisir de poser…