Le genre humain est bisexué

Le genre humain est une espèce bisexuée. Dans les espèces bisexuées supérieures (au sens biologique), des rôles reproductifs différents sont attribués aux deux sexes. Dans le genre humain, les femmes portent les enfants, les hommes, non. Ces rôles reproductifs différents impliquent des comportements différents. Chez les autres mammifères, la différence de ces comportements en fonction du sexe connaît très peu de variété. Dans le genre humain, les différentes cultures ont introduit, à partir de la différence biologique, une variété considérable dans les comportements recommandés et prescrits. De manière générale, les cultures ont exagéré la différence exigée dans les comportements à partir du donné de la différence biologique.

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Changement de paradigme (5) : et maintenant ? que vais-je faire maintenant ?, par El JEm

5ème billet invité de la série par El JEm. La première partie est ici, la seconde ici, la troisième ici, et la quatrième, ici.

Aujourd’hui, dans une grande partie du monde, et en premier lieu en Europe, le paradigme de la démocratie a été abandonné au profit de celui de la société de marché. Le problème est qu’il s’avère que ce nouveau mode d’organisation de la communauté est dramatiquement inefficace : il crée des déséquilibres immenses, fait prendre des décisions erronées (crises financière, économique, sociale, environnementale, citoyenne, etc.) et conduit à la dégradation même de la communauté. Il ne s’agit pas de dérives que l’on pourrait corriger mais bien du résultat des principes mis en œuvre : la main invisible du marché, l’autorégulation, les meilleurs créateurs de richesse, l’effet de ruissellement, etc. : tous ces principes sont erronés (cf. CP1) et ont de plus été dévoyés, c’est à dire mis au service de quelques uns (cf. CP4).

De plus, qu’elles qu’aient été les organisations politiques, nous avons vécu littéralement en dévorant les ressources naturelles : la totalité de ce que nous avons développé ainsi que nos modes de vie nécessitent des quantités prodigieuses d’énergie et de matières et tout est organisé en flux tendus, interdépendants. Si ces ressources (: pétrole[1], eau, terre arables, minerais (ex. : terres rares), etc.) deviennent insuffisantes, que se passera t il ? Et il ne s’agit pas de prix mais bien de quantités.

Aborder la pénurie de ressources vitales avec le paradigme de la société de marché, prônant la concurrence, est suicidaire.

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MISE EN DEMEURE, par Un Belge

Billet invité.

Hier, dans un échange de mails avec une amie, j’ai utilisé les mots « mise en demeure ». Rien d’agressif de ma part : nous écrivions un texte à quatre mains et ces mots ont surgi au milieu d’une phrase. Je voulais dire « injonction à prendre enfin nos responsabilités », et c’est « mise en demeure » qui est sorti. Mon amie s’est arrêtée sur l’expression, qui renvoyait pour elle à de mauvais souvenirs très concrets. Je me suis arrêté aussi, intrigué par l’apparition dans mon vocabulaire de cette expression d’huissier de justice. Décidément, me suis-je dit, la crise fait des ravages, jusque dans ma façon d’écrire.

Le soir même, intrigué, j’ai ressorti mon Dictionnaire Historique de la Langue Française. Je savais que dans ce cas précis, « demeure » ne signifie pas « maison », mais « le fait de demeurer, de rester un certain temps là où on se trouve ». Par exemple, « Il y a péril en la demeure » ne signifie pas « Il est dangereux de rester dans cette maison », mais « Si rien ne change, on va douiller ». Dans le dictionnaire, j’apprends que l’expression «  Mettre en demeure » signifie exactement « Mettre dans une situation où l’on est responsable de son retard ».  Nous y voilà…

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