Archives par mot-clé : Donald Trump

2 documents US + Le Brexit idéal, le 17 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de 2 documents US + Le Brexit idéal, le 17 octobre 2019

Bonjour, nous sommes le jeudi 17 octobre 2019 et j’ai deux documents à vous montrer. Le premier, je vous le montrerai, je l’imprimerai. Vous pourrez le voir, il sera en annexe, sur mon blog, à cette petite vidéo. Je vous le montre là. Vous avez peut-être déjà reconnu  la signature. Je vais vous le lire. Je vais commencer par vous lire ça. J’ai un autre document dont on parlera après.

Ça dit la chose suivante : « Travaillons à un bon accord ! Tu ne veux pas être responsable du massacre de milliers de gens, et moi je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais. Je t’ai déjà donné un petit échantillon en rapport avec l’affaire du Pasteur Brunson » (je vous dirai de qui il s’agit).

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Trump, le candidat manchou ?

Lindsey Graham pense-t-il désormais que Trump est un candidat manchou ?

Paul Jorion, Le jour où Agatha Christie disparut… et attendit qu’on la retrouve, Le Monde , le 8 août 2019

N.B. Je dis que la procédure de l’impeachment a été mise au point en Angleterre en 1367, en réalité, c’est en 1376. Je fais allusion par ailleurs au 25e article de la Constitution américaine, il s’agit en réalité de 25e amendement.

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2 documents US + Le Brexit idéal

La lettre de Trump à Erdogan
Laurence Tribe & Joshua Matz, « To End a Presidency. The Power of Impeachment » (2018)

N.B. Le président américain impeached en 1868 est Andrew Johnson.

N.B. Mme Pelosi a rectifié : M. Trump n’a pas dit d’elle (comme la presse l’avait d’abord cru) qu’elle était une politicienne « de troisième catégorie » (third rate), mais « de troisième classe d’école primaire » (third grade).

N.B. M. Trump a dit à l’ensemble de la délégation Démocrate : « Il y a des communistes impliqués [en Syrie], ce que vous les gars aimez peut-être » (there are communists involved [in Syria] and you guys might like that).

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Syrie : Trump en général calamiteux

Comme je vous le signalais le 11, il y a cinq jours, si le soutien à Trump du côté Républicain se lézarde ce n’est ni parce qu’il est un tyran (ça ne les dérange pas, ça convient plutôt à la plupart), ni parce qu’il est un homme d’affaires véreux (une qualité qui se trouve dans les gènes du Parti), mais c’est parce qu’il est un général calamiteux.

Trump s’est dit : « Si je me débarrasse des Kurdes, bonne affaire : une ‘guerre tribale’ (son expression) en moins ! » Manque de pot, comme Trump renversait l’alliance US avec les Kurdes, ceux-ci – pas tout à fait suicidaires – ont fait la même chose en se mettant d’accord avec Bachar el-Assad. Résultat : les troupes russes ont remplacé les troupes américaines dans le Nord de la Syrie . Et ça, ça ne plaît pas aux élus Républicains.

Du coup, une résolution bipartite Démocrates et Républicains sera votée aujourd’hui à la Chambre et au Sénat, qui s’oppose au retrait des troupes US du Nord-Est de la Syrie, exige du Président turc Erdogan qu’il mette fin immédiatement aux opérations militaires, réclame un retour du soutien US aux populations kurdes et demande que les États-Unis définissent une politique claire en vue d’une « défaite durable de Daesh ».

Trump pourra toujours mettre son veto. Mais ce serait face à une résolution qui sera probablement votée à l’unanimité par les élus Républicains. Il ne serait plus question cette fois seulement de « lézardes » dans leur soutien à Trump, général de pacotille. Je vous tiens au courant.

16 octobre, 21h45 : « La Chambre a adopté une résolution lors d’un vote à une écrasante majorité bipartite qui a fustigé la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie – une décision annoncée le 6 octobre qui a trouvé peu de défenseurs sur la Colline du Capitole. Le vote a été de 354 voix contre 60 ».

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Mes prophéties US : le point

I. Ce seront les Républicains qui auront la peau de Donald Trump

Mme Fiona Hill, ex-conseillère de M. Trump sur les affaires russes, a révélé lors de sa déposition avant-hier devant la Commission du Congrès sur les questions de renseignement, que l’archi-conservateur John Bolton, lui aussi ex-conseiller de Trump (avril 2018 – septembre 2019), lui avait demandé de contacter le conseiller juridique du National Security Council pour lui dire « Je n’ai rien à voir avec le trafic de dealers que Rudy et Mulvaney concoctent ».

« Rudy » est Rudolph Giuliani, ancien maire de New York et avocat de Trump, à qui Trump avait confié une mission en Ukraine parallèle à celle officielle du corps diplomatique, visant essentiellement à obtenir des informations compromettantes sur Joe Biden, Vice-président d’Obama et candidat à la primaire présidentielle Démocrate, et son fils Hunter Biden, « homme d’affaires » en Ukraine, et à étayer l’hypothèse (jusqu’ici sans fondement) que c’est l’Ukraine et non la Russie qui avait interféré avec la présidentielle de 2016.

Bolton aurait également confié à Hill que « Giuliani est une grenade à main qui fera sauter tout le monde ».

Mick Mulvaney est Chef de cabinet de Trump à la Maison-Blanche. Il a remplacé le général John Kelly en janvier 2019.

II. « Elizabeth Warren, Présidente ! »

Lors du débat télévisé hier entre l’ensemble des candidats à la primaire Démocrate, c’est Mme Warren qui a pris tous les coups, confirmant que ce n’est plus M. Joe Biden, plombé par les « affaires » ukrainiennes de son fils Hunter, qui est considéré comme le vainqueur probable, mais elle.

J’ai parlé de Mme Warren ici pour la première fois il y a dix ans, le 15 août 2009. J’écrivais alors :

… cela me fait très plaisir de découvrir que quelqu’un ayant l’autorité de parler avec un grand drapeau derrière elle, Mme Elizabeth Warren, la présidente du TARP Congressional Oversight Panel, dit exactement la même chose que moi.

Mme Warren n’était pas une étrangère pour moi : le livre qu’elle avait co-écrit avec Teresa Sullivan et Jay Lawrence Westbrook, The Fragile Middle Class. Americans in Debt (Yale University Press 2000) était l’une de mes sources pour La crise du capitalisme américain (décembre 2006) où j’annonçais la crise des subprimes.

Mon premier billet intitulé « Elizabeth Warren For President » date du 12 novembre 2013 (il y en aurait d’autres). J’y écrivais entre autres :

Si Elizabeth Warren devait naviguer avec succès entre les balles et devenir en 2016 présidente, elle rejoindrait dans l’histoire son éminente prédécesseur : Eleanor Roosevelt (1884 – 1962), symbole des États-Unis à visage humain tels que nous les aimons beaucoup (les autres, honnêtement, nous les exécrons !).
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Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Trump lâché par ses troupes, le 11 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 11 octobre 2019. J’avais l’intention de vous parler du Brexit. J’avais préparé quelque chose mais ça peut attendre, il y a des choses plus importantes. Il y a quelqu’un qui m’écrit ce matin pour me dire que je devrais parler du fait que Mme Sylvie Goulard n’a pas été nommée commissaire européen. Et là, je me gratte la tête quand je vois ça et je réponds à cette personne que « Vous avez vraiment l’impression que je parle de ce genre de choses d’habitude ? » [rires].

Non, il se passe des choses plus importantes. Il y a une guerre. M. Lindsey Graham, c’est un inconditionnel de M. Trump, il avait eu des mots très peu aimables pour lui pendant la campagne électorale mais après, c’était un loyal de chez loyaux, quelqu’un qui donnait raison systématiquement à M. Trump absolument sur tout et, sur cette décision de M. Trump de retirer des troupes américaines du nord de la Syrie permettant à la Turquie de lancer une offensive dont font essentiellement jusqu’ici les frais les Kurdes qui se trouvent dans la région, on a posé la question hier à M. Graham de ce qu’il en pensait et il a dit : « Jamais même M. Obama n’a fait des choses de cet ordre-là » et le reporter lui dit : « Est-ce que ce sera le Vietnam des États-Unis, durant la présidence Trump ? » et M. Lindsey Graham lui dit : « Non, non, c’est bien pire que le Vietnam ! ». C’est dire que des craquements se font entendre du côté des Républicains, d’autant plus qu’il s’agit, comme je vous le disais, de vraiment quelqu’un dont on pouvait supposer qu’il faisait partie du dernier carré quoi qu’il arrive.

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« Ambitions financières personnelles » et politique américaine en Ukraine

Mme Marie L. Yovanovitch était ambassadrice des États-Unis en Ukraine d’août 2016 à mai 2019. La presse américaine d’extrême-droite a mené campagne pour son renvoi. Il lui a été enjoint de quitter l’Ukraine « par le premier avion ». La raison qui lui a été donnée par son supérieur : qu’elle avait « perdu la confiance » du Président, il l’a cependant rassurée que par ailleurs elle « n’avait rien fait de mal ».

Le Congrès avait convoqué l’ex-ambassadrice en Ukraine pour une audition vendredi 11 octobre. Dans la nuit du 10 au 11, le ministère des Affaires étrangères (State Department) lui a intimé par un coup de fil de ne pas se rendre à la convocation. Une injonction qu’elle a ignorée. Elle a déposé à huis clos pendant près de dix heures. (Nul doute que ceux qui l’ont entendue ont appris certaines choses qu’ils ignoraient jusque-là).

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Syrie : L’« incomparable sagesse » de Trump toujours aux manettes !

J’écrivais mardi dernier, le 8, dans « Union sacrée contre Trump », à propos de la décision du Président de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie :

Que sa décision bénéficie essentiellement à Daesh, à Bachar el-Assad et à l’allié de celui-ci, Poutine, ne semble pas l’avoir effleuré. À moins bien sûr qu’il s’agisse précisément là du but de la manoeuvre…

Depuis, les Kurdes se sont cherché et ont trouvé un autre allié : Bachar el-Assad, dont les troupes sont entrées dans les principales villes du Rojava.

M. Poutine doit être ravi du tour des événements. Continuer la lecture de Syrie : L’« incomparable sagesse » de Trump toujours aux manettes !

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La chute de la météorite Trump, Tome I : Un objet populiste mal identifié Paru !

Vous pouvez acheter La chute de la météorite Trump, Tome I immédiatement ici chez l’éditeur.

Si vous préférez l’acheter en librairie, il y sera dans quinze jours. Dans ce cas-là (puisque les exemplaires sont désormais essentiellement imprimés à la demande), je vous conseille de passer commande dès aujourd’hui.

Pour un exemplaire de presse, écrivez-moi ici.

Publié le 2019-10-12
Editeur : éditions du Croquant
Nombre de pages : 225
Prix : 20 €

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La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019

Bonjour, nous sommes le mercredi 9 octobre 2019. Il faut que j’aille très vite : je suis dans une chambre d’hôtel. Ça va prendre des heures à télécharger mais il faut que je vous parle quand même de ce qui s’est passé pour nous dans la soirée, c’est-à-dire une lettre de la Maison-Blanche disant qu’elle refusait dorénavant de coopérer d’aucune manière avec la procédure d’impeachment qui est lancée donc par le Congrès. 

Tout ça est relativement logique. Il y a quelques journaux qui parlent de « crise constitutionnelle ». Non, l’impeachment, c’est effectivement quelque chose que le Congrès, c’est-à-dire le législatif, peut lancer contre l’exécutif. C’est un contre-pouvoir. Des choses du même ordre se sont passées durant le Watergate. Donc, une lettre de 8 pages disant que la « pseudo-procédure d’impeachment » est simplement une manière de remettre en question la légitimité de l’élection de M. Trump. Donc, voilà l’argument authentiquement populiste que l’élection présidentielle a décidé d’un président, que « le peuple a choisi » et les représentants… du peuple seraient, eux, illégitimes. C’est un argument classique. C’est ce que l’on trouve aussi en ce moment en Angleterre, au Royaume-Uni, avec M. Johnson. 

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La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

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Le Grand retournement : quelques chiffres

La réaction du public n’avait pas été immédiate à la révélation par un lanceur d’alerte du chantage exercé par Trump sur l’Ukraine, l’aide militaire US étant subordonnée par lui à l’obtention de données compromettantes sur son rival Démocrate à la présidentielle de 2020, Joe Biden et sur Hunter Biden son fils. Mon sentiment – que je vous avais communiqué – est qu’il était encore possible d’émettre des doutes sur la véracité des informations, même si Trump s’était empressé de faire circuler une retranscription de sa conversation avec le président ukrainien, convaincu que tout s’était passé « le mieux du monde ». Mon sentiment est aussi que tout doute avait été dissipé quand Trump – en remettant une couche comme à son habitude – avait déclaré, dans une vidéo rapidement devenue virale, qu’il demandait également à la Chine de découvrir des informations compromettantes sur Biden.

Pas plus que la carte n’est le pays, un sondage comme celui-ci ne montre que l’opinion de 1.007 adultes « représentatifs ». Il révèle en tout cas des tendances puisqu’il peut être comparé aux sondages précédents du même institut.

Donc 58% des Américains approuvent désormais la procédure d’impeachment, contre 38% qui la désapprouvent. 49% sur ces 58% approuvent l’éventualité d’une destitution effective de Trump.

L’évolution entre juillet – quand une majorité s’opposait à l’impeachment – et aujourd’hui est due à un glissement de 20% à 25% parmi l’ensemble des électeurs, y compris ceux se disant Républicains et ceux s’affirmant indépendants : 3 Républicains sur 10 sont maintenant en faveur de l’impeachment, alors qu’ils n’étaient qu’1 sur 10 en juillet. Les indépendants, avec 57% en faveur de l’impeachment sont dans la moyenne nationale, un gain de 21% pour eux par rapport à juillet.

Sur la question de savoir si Trump respecte les principes éthiques qui conviennent à l’exercice du pouvoir, 60% des Américains disent Non (contre 35% affirmant Oui). La même question posée à propos de son rival Démocrate Joe Biden révèle que 38% considèrent que Biden ne respecterait pas les principes éthiques qui conviennent à l’exercice du pouvoir (contre 47% qui considèrent que Oui). Soit une marge de 22% en faveur de Biden sur cette question d’une incapacité éventuelle à respecter les principes éthiques en matière de gouvernement,

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Union sacrée contre Trump

Malgré le très mauvais climat entre Démocrates et Républicains, l’union sacrée s’est faite aujourd’hui devant la décision de Trump de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie, permettant à la Turquie d’y lancer une offensive qui balaierait les troupes kurdes, pourtant qualifiées d’alliées dans le combat contre Daesh.

Il faut dire que la justification de sa décision par Trump ce matin dans un tweet était du plus haut pittoresque :

Il est temps pour nous de nous extraire de ces Guerres Sans Fin ridicules, beaucoup d’entre elles étant tribales, et ramener nos soldats à la maison. NOUS NOUS BATTRONS LÀ OÙ C’EST DE NOTRE INTÉRÊT, ET NOUS LUTTERONS UNIQUEMENT POUR GAGNER.

Que sa décision bénéficie essentiellement à Daesh, à Bachar el-Assad et à l’allié de celui-ci, Poutine, ne semble pas l’avoir effleuré. À moins bien sûr qu’il s’agisse précisément là du but de la manoeuvre…

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