Archives par mot-clé : Donald Trump

Un (gaspation !) « Socialiste » succédera-t-il à Trump ?

Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que les périodes de crise se caractérisent par des fluctuations de vaste amplitude où l’on passe aisément d’un extrême à l’autre.

Mais là, on serait quand même sacrément surpris. À moins que la recette ne soit là : « Donnez-nous un Trump, qu’on aie vraiment envie du socialisme ensuite ! »

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Et comment va Trump ?

Trump va bien – toujours égal à lui-même. Au point que William Barr, son ministre de la Justice, en plus de son toutou, s’énerve : les tweets de Trump « rendent impossible que je fasse mon boulot ».

Si Trump énerve même ses toutous, c’est quand même mauvais signe.  Trump répond qu’il a bien le droit d’interférer dans le fonctionnement de la justice puisqu’il est le président (c’est vrai : si on ne pouvait même pas faire ça quand on est président !). [Je vous raconterai une autre fois de quoi il s’agit : de la peine de Roger Stone – mais comme il s’agit là selon moi {vous êtes au courant} d’une histoire d’espionnage, cela mérite un billet distinct].

Nouvelle réjouissante quand même, l’adversaire probable de Trump à la présidentielle [eh oui, je crois secrètement {même si c’est la mort dans l’âme} que les Démocrates préféreront un vrai milliardaire à un socialiste variété Front populaire], Mike Bloomberg, a choisi de répondre à Trump autrement que ses collègues Démocrates (pratiquant depuis 2016 l’indignation BCBG), en adoptant son style à lui de l’insulte grossière :

Beaucoup de gens à New York se marrent derrière ton dos et te considèrent comme un clown aboyeur de carnaval. Ils savent que tu as hérité d’une fortune et que tu l’as dilapidée dans des deals stupides par ton incompétence.

Ouille ! Bloomberg (ou quelqu’un dans son équipe) connaît les hantises de Trump (certaines depuis qu’il est gosse) :

1° qu’on rie derrière son dos
2° … en raillant sa stupidité
3° et qu’on révèle que lui – le soi-disant self-made-man – a aujourd’hui moins d’argent que ce que son père lui avait légué [par évasion fiscale et autres combines foireuses essentiellement].

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Parti Démocrate : 6 semaines plus tard…

Ce sont des captures d’écran de RealClear Politics, un site spécialisé dans l’agrégation de sondages.

1er Janvier 12 février
Biden 28,3 % Sanders 23,6 %
Sanders 19,1 % Biden 19,2 %
Warren 15,1 % Bloomberg 14,2 %
Buttigieg 8,3 % Warren 12,4 %
Bloomberg 4,8 % Buttigieg 10,6 %

Six semaines plus tard, Biden plonge (plombé pour avoir fait capoter la stratégie Démocrate d’impeachment avec sa casserole ukrainienne) ; Sanders fait mieux que se maintenir ; Bloomberg grimpe (il arrose le câble de clips présentant Trump comme le « génie stable » qu’il est en vérité), un exemple :

Qui les Démocrates préféreront-ils à l’arrivée, Bernie Sanders, le socialiste variété Front populaire, ou Mike Bloomerg, un vrai milliardaire ?

(Ne comptez plus sur moi pour faire des pronostics en matière de politique américaine : chat échaudé craint l’eau froide !)

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États-Unis : La rosée et l’écume

La tribune libre  ce soir de Marie « Masha » Yovanovitch, ancienne ambassadrice des États-Unis en Ukraine, évincée à la suite des manigances de l’extrême-droite US (fièrement entraînée par le président), nous rappelle que les immigrants se partagent en deux camps : celles et ceux qui rêvent à la pensée d’un nouvel idéal auquel elles ou ils s’identifient (Fiona Hill, le père d’Alexander Vindman, les parents de Yovanovitch), et ceux dont les yeux miroitent à la pensée d’une myriade de nouveaux pigeons à plumer (Friedrich Trump Sr., grand-père du président, taulier maquereau de son état).

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The Washington Post : George Conway : Je crois le président, et en lui, le 5 février 2020

George Conway: I believe the president, and in the president

© The Washington Post

George Conway est avocat. Il est par ailleurs l’époux de Kellyanne Conway, conseillère à la Maison-Blanche.

Je crois le président, et en lui.

Je crois que le Sénat a raison d’acquitter le président. Je crois qu’un procès équitable est un procès sans témoins, et que le procès était donc équitable. Je crois que la Chambre a été injuste parce qu’elle a rassemblé des preuves contre lui. Je crois que si le président fait quelque chose qui, selon lui, va lui permettre d’être réélu, c’est dans l’intérêt du public et ne peut pas être le genre de chose qui entraîne une mise en accusation.

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Quel Démocrate affrontera Trump le 3 novembre ?, par Alexis Toulet

La conséquence essentielle – et évidente, certes – de l’acquittement de Donald Trump, est que c’est le peuple américain qui devra décider de le remplacer  en novembre de cette année. Ou pas.

C’est-à-dire que l’attractivité et la cohérence de la personne et du projet qui seront choisis par les Démocrates pour les représenter à l’élection présidentielle sont maintenant LE sujet s’il s’agit d’espérer juguler les risques à la paix mondiale et à la lutte contre le réchauffement climatique que fait courir le président Trump.

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Trump acquitté

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Les Sénateurs américains ont acquitté Trump dans son procès de destitution, d’impeachment. Une parodie de procès puisqu’ils avaient dans un premier temps refusé l’audition de témoins.

Les contrepouvoirs ont cessé de jouer leur rôle aux États-Unis : les sénateurs attachés au Parti Républicain ont fait prévaloir leur désir d’être réélus sur le serment qu’ils ont prêté de défendre la constitution de leur nation. Avec ce qui constituera un précédent, la faillite est consommée d’un certain type de démocratie à dérive oligarchique.

Le pouvoir russe qui n’espérait sans doute guère plus en interférant avec l’élection présidentielle de 2016 que de provoquer la zizanie aux États-Unis a remporté une victoire d’une ampleur inédite dans l’histoire : il s’exerce maintenant conjointement directement à Moscou et par personne interposée à Washington.

Un ennemi mortel de l’environnement reste au pouvoir.

Ne me dites pas : « Ça n’a aucune importance ! » ou alors ajoutez « … pas plus qu’à leur époque, Néron ou Caligula ! »

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Ce que je vais faire maintenant, le 1er février 2020 – Retranscription

Retranscription de Ce que je vais faire maintenant, le 1er février 2020. Ouvert aux commentaires. Bonjour, nous sommes le samedi…

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Ah la la ! Dure journée pour moi !

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Déjà qu’il y a le Brexit ce soir à minuit, et le risque est très grand que les sénateurs américains rejettent tout à l’heure la proposition d’appeler des témoins à la barre, ouvrant toute grande la porte à une exonération de Trump au Sénat.

Enfin, on verra : il reste près de neuf heures jusqu’à minuit, et on ne sait jamais, un quelconque sens moral survit peut-être chez une poignée de sénateurs Républicains, il ne faut jamais désespérer.

C’est que j’avais besoin d’une sortie par le haut pour l’Europe, plutôt qu’une sortie par le bas, et qu’il fallait que dégage au plus vite un ennemi juré de l’environnement.

Bon, j’aurai fait ce que j’ai pu sur le Brexit et sur Trump. J’étais assez isolé vous me direz, mais j’ai quand même pu défendre mon point de vue dans un nombre considérable de conférences, de vidéos et de tribunes dans des quotidiens et des magazines.

D’une certaine manière, tenter de sauver le genre humain avec Trump et le Brexit dans les pattes, ça devient encore plus intéressant : un VRAI challenge !

Et vous me connaissez – et je l’ai déjà annoncé – si j’échoue à sauver le genre humain, j’espère qu’au dernier jour de la dernière femme ou du dernier homme, le projet de robots nous survivant soit suffisamment avancé pour qu’ils puissent le terminer tout seuls. Et là aussi, j’ai déjà fait plus qu’une part de colibri, et je continue d’y travailler à l’heure même où je vous parle !

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Le temps qu’il fait le 26 janvier 2020 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 janvier 2020. Ma vidéo d’aujourd’hui s’appellera : « Le temps qu’il fait le 26…

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La dernière cartouche d’Alan Dershowitz

Quand M. Alan Dershowitz, dans sa défense hier de Trump au Sénat, a déclaré que si un président américain raisonnait de la manière suivante

« Je veux être élu. Je pense que je suis un grand président. Je pense que je suis le plus grand président qu’il y ait jamais eu. Et si je ne suis pas élu, l’intérêt national en serait grandement affecté », [les actes qu’il poserait en conséquence] ne pourraient constituer un délit débouchant sur une destitution [« an impeachable offense »]

certains, aux États-Unis, ont poussé de hauts cris, croyant entendre là autre chose qu’un avocat ayant épuisé ses dernières cartouches, et disant n’importe quoi en matière d’arguments plutôt que se résigner à se taire.

Bien entendu, le Sénat américain pourrait toujours exonérer M. Trump, mais dans ce cas-là, chers Amis, coupons tous liens avec une nation déjà en très petite forme aujourd’hui, et tombant alors en vrille.

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