Archives par mot-clé : EBA

OÙ L’ON VA REPARLER DES BAD BANKS ! par François Leclerc

Billet invité.

La masse des prêts douteux inscrits au bilan des banques européennes est l’un de ces grands succès dont les plus hautes autorités ne se vantent pas, et pour cause. Au choix, ces actifs toxiques sont le souvenir de la crise des subprimes ou l’effet de leur politique de déflation. Qualifiées de NPL dans le jargon – acronyme anglais de « prêts non performants » – leur valeur représente tout de même un petit millier de milliards d’euros au nominal.

Continuer la lecture de OÙ L’ON VA REPARLER DES BAD BANKS ! par François Leclerc

Partager :

LES BANQUES DE LA ZONE EURO AU SANATORIUM, par François Leclerc

Billet invité.

L’Euro Stoxx Banks Index, qui exprime les variations de la valeur en Bourse des banques de la zone euro, est au pire de sa forme. Depuis le début de l’année, il a dévissé de près de 27%, soit plus d’un quart de sa valeur. Y aurait-il un léger problème ?

Continuer la lecture de LES BANQUES DE LA ZONE EURO AU SANATORIUM, par François Leclerc

Partager :

TESTS BANCAIRES, LE RETOUR : COMEDIANTE ! TRAGEDIANTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Les résultats de la nouvelle vague de stress tests de 51 banques européennes seront dévoilés demain jeudi, mais il n’est pas nécessaire d’attendre pour annoncer une nouvelle supercherie. Très politiques, les tests menés par l’Autorité bancaire européenne (EBA) ont en effet pour fonction de rassurer les marchés, et non pas de révéler les failles qui pourraient précipiter des crises latentes.

Continuer la lecture de TESTS BANCAIRES, LE RETOUR : COMEDIANTE ! TRAGEDIANTE ! par François Leclerc

Partager :

CHAMP LIBRE A LA BANQUE DE L’OMBRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Quand ils soupèsent les risques qui pèsent sur la stabilité du système financier, les régulateurs ne se laissent pas tromper. La directrice de la régulation de l’Autorité bancaire européenne (EBA), Isabelle Vaillant, rappelle à juste titre que le « shadow banking peut potentiellement déstabiliser le système financier ». Mais d’autres considérations viennent ensuite fâcheusement freiner son élan.

Continuer la lecture de CHAMP LIBRE A LA BANQUE DE L’OMBRE ! par François Leclerc

Partager :

LA BCE A FAIT DE SON MIEUX, C’EST LÀ LE PROBLÈME ! par François Leclerc

Billet invité.

Quand la BCE fait de la politique sans le dire, cela donne les résultats dont nous avons pris connaissance hier. Malgré tous les efforts déployés, ils ne sont pas très impressionnants en raison du nombre réduit de 13 banques sur 130 examinées qui vont devoir se recapitaliser, une fois sorties du lot des 25 qui ont failli, les 12 qui ont recapitalisé en 2014 et sont donc le nez hors de l’eau. Cela aboutit à leur demander un effort très limité de moins de dix milliards d’euros. Et c’est aussi le cas des 48 milliards d’euros de surestimation par les banques de la valeur de leurs actifs détectés, qui apparaissent fort limités si l’on met en regard le volume de 22.000 milliards d’euros de total de bilan des banques analysées par la BCE.

Comment ne pas s’interroger à propos de la quasi-similitude des résultats de l’Autorité bancaire européenne (EBA), en charge des stress-tests, et de la BCE, qui a mené l’analyse des actifs bancaires (AQR) pour en mesurer le risque ? Pouvait-il en être autrement, des dissonances impliquant des justifications en entrant dans les détails ? Une telle confluence ne reflète-t-elle pas plutôt le besoin de s’épauler mutuellement, afin que chacun crédibilise le travail de l’autre ?

Continuer la lecture de LA BCE A FAIT DE SON MIEUX, C’EST LÀ LE PROBLÈME ! par François Leclerc

Partager :

À MONDE COMPLEXE, RÉPONSES RADICALES (C’EST-À-DIRE À LA RACINE), par François Leclerc

Billet invité

Effet de lassitude, la crise financière rampante a fini par rentrer dans les mœurs. Elle est aussi soigneusement escamotée, afin de pouvoir traiter plus sereinement les petites affaires du monde financier. Celui-ci est à l’offensive, notamment en ferraillant contre un projet de onze pays européens de taxe sur les transactions financières, pourtant des plus timorés. Le Medef français et des organisations professionnelles allemandes ont appelé jeudi dernier à « poursuivre le dialogue afin de partager leurs analyses et positions sur l’impact de la réglementation des marchés financiers » de cette future taxe.

Pour faire diversion dans l’opinion publique, les thèmes ne manquent pas : quand ce n’est pas l’Europe qui souffre d’un défaut de construction, c’est la France (ou tout autre pays au choix) qui vit au dessus de ses moyens, ce qui réclame des décisions courageuses afin d’opérer son redressement. De celui du monde financier, on n’en parle même plus. Certes, les banques ne sont plus exemptes de reproches, une gêne s’est bien installée, mais cela ne va pas plus loin. Elle se dissipera lentement, banalisée comme l’est la corruption du monde politique. L’impuissance à changer ce que l’on réprouve génère le rejet et la révolte… ou la résignation.

Continuer la lecture de À MONDE COMPLEXE, RÉPONSES RADICALES (C’EST-À-DIRE À LA RACINE), par François Leclerc

Partager :

L’ALLOCATION DU CAPITAL EN QUESTION, par François Leclerc

Billet invité.

Se rejoignant dans une commune appréciation de la situation, la Banque des règlements internationaux (BRI) et l’Autorité bancaire européenne (EBA) mettent en garde devant les risques d’instabilité financière. Dans son rapport annuel, la première remarque qu’en dépit du calme apparent il existe des signes d’un « retournement douloureux et très destructif », et constate qu’il est « difficile de ne pas ressentir un déconcertant décalage entre l’abondance qui prévaut sur les marchés et les développements économiques sous-jacents à l’échelle mondiale », que la seconde caractérise comme « une dislocation entre les marchés financiers et l’économie réelle ».

Apportant un éclairage européen dans son domaine, l’EBA remarque que les banques de la région n’atteignant que 4% de retour sur leurs capitaux propres (RoE) et sont particulièrement vulnérables dans un contexte de faible croissance et de poursuite du désendettement représentent 39% du volume d’actifs du système bancaire de la région. C’est le résultat direct de la politique poursuivie.

Continuer la lecture de L’ALLOCATION DU CAPITAL EN QUESTION, par François Leclerc

Partager :

UNE RÉUSSITE SUR TOUTE LA LIGNE ET POUR LONGTEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a rendu publics mardi 29 avril les scénarios de sa nouvelle vague de stress-tests des banques. À force de faire passer tant d’examens aux banques, on va finir par être convaincus qu’elles sont bien malades, alors que le but poursuivi est de faire croire le contraire (à quelques exceptions près, pour rendre crédible la démonstration) ! La Fed, la Banque d’Angleterre, la BCE, sans oublier l’EBA : toutes s’y mettent à leur manière afin de scruter les bilans bancaires et de déterminer la résistance de leurs ouailles respectives à des scénarios « négatifs » adaptés à leurs contextes respectifs.

Elles n’en ont jamais fini et élaborent des méthodologies compliquées afin de sonder les cœurs et les reins, tant il est vrai qu’un bilan bancaire n’est pas une petite affaire à expertiser. Surtout lorsque l’on en vient aux produits structurés, dont la valorisation utilise des formules mathématiques à la complexité vaine si l’on en croit les deux autorités en la matière (*). L’affaire devient franchement infernale lorsque l’on cherche à prendre en compte les effets systémiques de la déconfiture d’une banque – la contagion sur les autres – en raison de l’enchevêtrement des engagements des banques entre elles. Décidément, ce n’est pas une sinécure d’être régulateur !

Continuer la lecture de UNE RÉUSSITE SUR TOUTE LA LIGNE ET POUR LONGTEMPS, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de demain : À QUI LES PLUS BELLES
OEILLÈRES ?
par François Leclerc

Billet invité

« Nous devons trouver un équilibre entre la rigueur budgétaire et le soutien à la croissance » a une nouvelle fois préconisé François Hollande sans expliquer comment, tandis qu’Angela Merkel réaffirmait de son côté : « Ce dont nous avons besoin par dessus tout, c’est une compréhension commune en Europe – qui fait malheureusement défaut – de ce qui nous rend fort et d’où la croissance proviendra ». Autant dire que dans ces conditions, les propositions du premier – mise sur pied d’un gouvernement économique et mise en commun de ressources financières – sont a consommation intérieure, faute de réponse convaincante à la question de la seconde. Dans l’impasse, la politique française ne varie pas, qui consiste à adoucir sans y parvenir celle de l’Allemagne. Une réponse polie est attendue, le préalable d’un accord sur « les conditions d’une meilleure compétitivité » réaffirmé (porte-parole)…

François Hollande a préconisé sans plus de précisions de « remettre de la liquidité » dans un marché qui en regorge – mais ne l’utilise pas comme espéré – timide soutien à la politique que défend Mario Draghi, sans parvenir à la faire aboutir au sein du conseil des gouverneurs de la BCE devant le veto dont dispose de facto la Bundesbank. Benoît Coeuré, de la BCE, vient d’évoquer un montage financier en cours d’élaboration qui permettrait à la BCE de favoriser la titrisation de prêts aux entreprises sans en assumer le risque. Combien de souhaits peut-on formuler au génie quand il est déjà sorti de la boîte ?!

Continuer la lecture de L’actualité de demain : À QUI LES PLUS BELLES
OEILLÈRES ?
par François Leclerc

Partager :

L’actualité de la crise : PLONGÉE EN APNÉE, par François Leclerc

Billet invité

Rendus publics hier vendredi, les résultats des stress tests d’une sélection de 91 banques européennes (représentant 65 % des actifs bancaires) ont un mérite incontestable et un inconvénient criant. Instructifs et occasion d’une leçon de chose toujours bonne à prendre, ils ne permettent toujours pas d’apprécier la solidité réelle du système bancaire européen.

A la fois maître d’ouvrage et d’œuvre des tests, l’European Banking Association (EBA) s’est pourtant appliquée, avec le handicap de précédents tests ayant totalement perdu leur crédibilité en raison des banques irlandaises qui les avaient réussi pour ensuite chuter lourdement. Mais elle a répondu à une commande politique, car il était impératif que les tests soient cette fois-ci crédibles, pour l’être elle-même, sans qu’il soit question de découvrir un champ de ruines. Dans le contexte actuel, autant mettre de l’huile sur le feu.

Jamais, cependant, cet exercice n’avait été fait aussi systématiquement, levant un peu le voile sur les comptes des banques, à tel point que nombre d’entre elles ont protesté…

Voilà le résultat brut : huit banques ont officiellement failli, une (allemande) s’étant retirée de la course en contestant les critères de l’EBA.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : PLONGÉE EN APNÉE, par François Leclerc

Partager :

L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence. Disons-le simplement, elle sort de son mandat officiel – la lutte contre l’inflation – pour défendre les intérêts du système financier envers et contre tout. Voici comment.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Partager :