L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence. Disons-le simplement, elle sort de son mandat officiel – la lutte contre l’inflation – pour défendre les intérêts du système financier envers et contre tout. Voici comment.

La BCE peut certes s’appuyer, et ne s’en prive pas, sur la montée des prix de l’énergie et des matières premières, ainsi que sur ses conséquences sur les prix à la consommation, pour brandir opportunément l’étendard de la lutte contre l’inflation, camouflant ses véritables intentions, sauvant ainsi les apparences. Mais qu’en est-il réellement ? La menace d’un relèvement de son taux, ou sa réalisation, peut elle bloquer ces hausses des prix des matières premières et les empêcher de se répandre plus largement ?

Rien n’est moins sûr. Par contre, il est certain qu’une telle mesure, assortie d’un éventuel arrêt de ses facilités à trois mois, va atteindre les banques européennes fortement dépendantes de ses liquidités. Faisant pression sur celles-ci, ce sont les Etats où elles sont installées qui sont visés par ricochet, afin qu’ils rentrent dans le rang et adoptent de nouvelles mesures d’austérité afin de diminuer leurs déficits.

La BCE n’entend pas en rester là et cherche à également stopper la mise en oeuvre de la seconde de ses mesures non conventionnelles : ses achats obligataires sur le marché secondaire. Après avoir lourdement insisté pour que le fonds de stabilité financière (EFSF) prenne son relais dans ce domaine, elle en est venue à proposer qu’il transfère dans ses livres les obligations déjà détenues par la BCE, pour un montant à ce jour de 77 milliards d’euros. Ce qui reviendrait à en faire porter la charge financière aux Etats qui garantissent le fonds. Avec comme objectif de les empêcher d’envisager une restructuration de la dette souveraine qui les atteindrait au premier chef. A ce jour, les Allemands qui seraient en première ligne s’y opposent farouchement.

La BCE n’a en effet pas cessé de faire preuve d’une grande clarté à ce propos : une restructuration de la dette grecque est hors de question, comme le serait toute mise à contribution des banques européennes si les créanciers seniors des banques irlandaises devaient l’être. Elle reste envers et contre tout cramponnée à ce que l’on pourrait appeler le plan A de résolution de la crise européenne, en dépit du fait qu’il a déjà failli dans les faits.

Complémentaire, son propre plan est de se décharger sur les Etats, en leur faisant assumer tous les faux-frais de la crise qu’elle a jusqu’à maintenant épongés. Afin de les enfermer dans une situation encore plus sans issue. La gouvernance fiscale de fer que le gouvernement allemand ne parvient pas à imposer, et que le Parlement européen est encore moins décidé à accepter, la BCE prétend l’obtenir ainsi.

Les marchés ne sont bien entendu pas en reste. Standard & Poor’s vient d’annoncer qu’elle pourrait abaisser ses notes de la Grèce et du Portugal, si les dirigeants européens se dirigeaient à l’occasion de leur prochain sommet vers un mécanisme de stabilisation financière européenne qui permettrait des restructurations de dette de ces pays. Il faut dire que l’agence de notation évalue le taux de recouvrement des détenteurs des obligations grecques à entre 30 et 50% de leur valeur initiale, ce qui donne la mesure de l’étendue du problème que devraient affronter les banques européennes qui la détiennent.

L’agence de notation Fitch intervient sur le même registre. Dans une note qu’elle vient de publier, elle avertit que 2011 pourrait être « le début de la fin » de la crise de la dette publique. Sauf si, précise-t-elle, « les objectifs des politiques menées et les attentes des marchés financiers ne sont pas satisfaits ». Ce qui pourrait alors mener à « une accentuation ou une intensification de la crise ». Les investisseurs, fait-elle valoir, veulent savoir si l’Europe est capable d’arrêter « une stratégie claire pour préserver sa stabilité financière ». Ce qui devrait se traduire par l’adoption de mesures « concrètes » et « crédibles » pour résorber la crise des déficits publics et « renforcer la gouvernance et fiscale en zone euro ».

Tout commentaire est superflu.

Dans ce contexte, quels signaux avons-nous en provenance des gouvernements ? La nouvelle autorité européenne de supervision des banques, l’EBA, vient de rendre public de premières informations à propos des futurs stress tests des banques. De tout point de vue, cela reste très flou, tant en ce qui concerne la méthodologie, les paramètres des scénarios testés ou la liste des banques qui vont l’être. Ou bien encore à propos de ce qui sera publié ou ne le sera pas. Mais tout indique que l’on s’oriente, en dépit des assurances les plus catégoriques, vers une réédition de la farce qu’a représenté la précédente édition des tests. En particulier, il semble avéré que l’exposition des banques aux obligations souveraines européennes, ainsi que le risque qui pourrait résulter d’une décote de celles-ci dans le cadre d’une opération de restructuration, ne seront pas analysés. L’analyse de leurs liquidités, autre point crucial, serait effectuée mais gardée confidentielle, indéniable signe qu’elle fait problème.

Deux explications peuvent être avancées pour expliquer cette époustouflante dérobade. En premier lieu, il n’est pas politiquement envisageable d’admettre que des restructurations puissent intervenir. En second, une telle analyse montrerait l’extrême vulnérabilité de banques présentées comme des plus florissantes. Mettant en évidence qu’il faut à tout prix – encore une fois – les protéger.

Ces stress tests sont mal nommés, puisqu’ils ne sont pas faits pour mesurer la résistance des banques à des détériorations de la situation, mais pour montrer qu’il n’y a rien à voir. On pourrait donc les appeler blind tests (tests en aveugle). Rendez-vous, pour les résultats officiels, en juin prochain ! Etape intermédiaire, le 18 mars, date à laquelle nous devrions en savoir un peu plus, une fois que les conciliabules entre l’EBA et les banques seront terminées.

Au chapitre des bonnes nouvelles – puisqu’il y en a quand même  ! – Nouriel Roubini était aujourd’hui vendredi invité à un colloque à la Banque de France, où il a été droit au but. Énumérant les différentes options envisageables pour réduite le poids de la dette publique, il a écarté la croissance – dont les effets seront modérés du fait même des mesures d’ajustement budgétaires – ainsi que la hausse du taux d’épargne, qui ne pourrait que diminuer encore la croissance. Quant à l’inflation, il l’a également écartée, pour en venir à la solution qu’il préconise comme étant la meilleure : la restructuration de la dette. En précisant que cela devait concerner non seulement les Etats, mais également les banques et les ménages. Il a conclu en affirmant que « la restructuration de la dette des Etats est un sujet qui doit être mis sur la table ».

Il n’est pas le seul à penser ainsi. Barry Eichengreen, professeur à l’université de Berkeley (Californie) a accordé une longue interview à Der Spiegel, intégralement reproduite en anglais ici. Un choix significatif pour les deux parties. Il estime que le plan A ayant échoué en Europe, il faut passer au plan B. « Le sauvetage en cours n’a jamais eu de sens. L’objectif poursuivi par l’Allemagne et la France est de protéger de l’effondrement leurs propres banques. On commence à réaliser que le rééchelonnement de la dette grecque ne mène nul part et qu’il faut impliquer les banques. Il n’y a qu’une seule solution : les renforcer ! » Il estime que 180 milliards d’euros devraient y être consacrés, rien que pour les banques allemandes et françaises, dans le cadre des restructurations de dette nécessaires. Mais il craint que cette voie ne soit pas choisie, que seules des demi-mesures soient prises, ne faisant que faire perdre du temps pour résoudre la crise.

L’actualité ne semble pas devoir lui donner tort. Le problème est que personne ne peut demander des comptes à la BCE, qui bénéficie d’une sorte de statut d’extra-territorialité. Que l’on ne peut s’empêcher de rapprocher de celui des inatteignables paradis fiscaux. Sans zones d’ombre et sans révélations qui se multiplient de tripatouillages, que serait la finance ?

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134 réflexions sur « L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc »

  1. On a trouvé Don Quichotte :
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/l-attaque-informatique-visait-le-g20-dit-francois-baroin.html
    « L’attaque informatique visait le G20, dit François Baroin »

    Franchement. Il leur ait passé quoi par la tête…??
    Les infos du G20…
    Ils vont pouvoir nous donner tous les scores de golf des participants, le nombre de bouteilles de champ achetées, le montant d’achat de lingerie fine achetée par la délégation française, le nombre de chambres louées,…

  2. l’étude des mécanismes économiques ,et de leur vie ,est passionnante .Mais sans son pendant politique , il me semble que les conclusions sont très incomplètes et inexactes.Il y a une phrase qui est adapté: »levée la tête du guidon ».
    Les modifications économiques ,dont est l’objet l’Europe de nos jours, sont le fait d’une volonté politique américaine d’adaptation ,ou plutôt une restructuration , sur son mode de fonctionnement pour atteindre des buts géopolitiques parfaitement expliqué par Zbigniew Brzezinski.La faillite des états providence européens , l’ajustement socio économique de nos sociétés ,la création d’une armée européenne jouissant d’une autonomie relative et bien d’autres éléments sont autant d’étape vers un pôle européen de fixation essentiel pour le maintien du leadership global américain sur l’eurasie.
    Pour prendre un exemple économique ,nous sommes victimes d’une opa aggressive puis d’une restructuration de la maison mère pour optimiser nos compétences en fonction de ses intérêts.cette maison mère supprime donc ce qui ne lui est pas nécessaire et adapte le reste .Soucieuse de motiver ses nouveaux employés , elle leur laisse leurs petits drapeaux et réinvente ou »modernise »leurs identités nationales à la sauce Disney land d’où la résurgence des mouvements nationaux « modernes ».
    La lecture des géostratèges américains (Zbigniew Brzezinski , aldeman etc…) est très éclairante sur les phénomènes actuels.Brzezinski évoque d’ailleurs très clairement l’utilisation des moyens nécessaires pour atteindre les objectifs dont les techniques de l’information et l’économie.l’économie n’est qu’un des moyens pour atteindre des objectifs géostratégiques .Etudier cette première sans la seconde , c’est se condamner à ne rien y comprendre.

  3. Roubini, comme son collègue, prône du haut de leur chaire et de leurs salaires à six euros, des solutions ultra-libérales, dramatiquement nuisibles puisque la « restructuration » qui doit « aussi » toucher les ménages, signifie encore des coupes claires dans les porte-monnaies déjà vidés par les banquiers.
    Ils n’ont même pas l’intelligence de proposer des solutions nouvelles pour faire passer leur propagande pro-bancaire. Et pro-domo, Roubini étant consultant financier et membre du CA de Justice Holdings, entre autres, compagnie domiciliée aux Iles Vierges…
    Encore une fois, ce sont les mêmes que Dr Doom veut faire payer.
    Je ne comprends pas bien pourquoi F. Leclerc qualifie ça de « bonne nouvelle »…Je sais bien qu’on est pas loin de BFM, mais il nous avait habitué à une tonalité critique sur les mesures, ou absence de mesure, des institutions bancaires et à description du système qui laissait penser qu’il souhaitait une restructuration fondamentale au service des peuples.

    1. C’est un malentendu  ! Roubini a parlé de la restructuration de la dette des ménages, c’est à dire de sa diminution. Son propos revient à dire qu’il faut d’une manière générale réduire les dettes, donc la sphère financière.

      1. D’accord, j’accepte le malentendu et je retire volontiers mes piques.
        Mais toujours pas l’incendiaire-pompier Roubini.
        De toute façon, le temps est fini de ces individus à CV d’expert, vivant outre-espace pour laisser ruisseler sur nous, de temps en temps, leur compréhension et leur recommandations.
        Ils ne vivent fondamentalement pas notre vie et ses difficultés, comme ses lucidités et ses objecifs. C’est nous, le peuple, qui devons décider du bien-fondé de l’architecture de nos sociétés et pas les Roubini – bien entendu encore moins les Trichet et autres manipulateurs d’opinions publiques -, avec leurs cénacles aristocratiques cooptés.

        Leur désir, qui se voudrait désir-maître – pour paraphraser Frédéric Lordon – n’est fondamentalement pas le nôtre. Et le grand tort des medias et de cantonner le réel et l’avenir dans l’orbite de ce genre d’individu qui organisent notre dépendance en attendant de fixer notre servage.

  4. Lundi 7 mars 2011 :

    Lundi matin, à quelques jours des grandes réunions politiques à Bruxelles devant se pencher sur un système de consolidation de la zone euro, l’agence de notation Moody’s Investors Service a annoncé avoir abaissé de trois crans la note souveraine de la Grèce, à B1 contre Ba1 auparavant, et prévenu qu’elle pourrait encore l’abaisser, en raison de difficultés économiques persistantes et du risque de défaut après 2013.

    1. Non non. C’est un autre.

      « «Il y a cinq ans, les automatismes se déclenchaient seulement toutes les deux secondes», se rappelle l’économiste Paul Jorion.  »

      Nous pouvons donc en déduire que soit :
      – la technique a évolué.
      – il a beaucoup perdu en perception… 😉

  5. Voici un résumé de quelques extraits du discours de Michael Moore à Madison , le 5 mars .

    Je n’ai pas eu le temps de le traduire en entier . Le texte complet et la vidéo sont sur le Huffington Post du 7 mars 11.

    http://www.huffingtonpost.com/michael-moore/america-is-not-broke_b_832006.html

    « …La nation n’est pas en faillite, mes amis . Le Wisconsin n’est pas en faillite . Cela fait partie du Grand Mensonge . C’est l’un des trois plus grands mensonges de la décennie. L’Amérique /le Wisconsin n’ont plus d’argent, l’Irak a des ADM et les Packers peuvent gagner la Super Bowl sans Brett Favre…

    Pour empêcher que le peuple ne vienne exiger un jour qu’on lui rende son pays, les riches ont fait deux choses très futées :
    1 Ils contrôlent les médias …
    2 Ils ont créé une pilule empoisonnée tout en sachant que vous ne voudriez pas la prendre . C’est leur version de la destruction mutuelle … :

    …Wall Street a lancé cette menace . Ou bien vous nous refilez 1 000 000 000 000 dollars pris chez les contribuables américains ou bien nous réduirons l’économie en miettes . Aboulez le fric ou c’est adieu l épargne, adieu les retraites, adieu les finances publiques américaines, adieu les emplois, les maisons , l’avenir …

    …vous avez réveillé le géant endormi connu sous le nom de Travailleurs des Etats-Unis d’Amérique. Maintenant la terre tremble et le sol se dérobe sous les pieds de ceux qui nous dirigent. Votre message inspire les habitants des 50 états, et ce message , c’est, C’EST A NOUS !

    Nous envoyons paître celui qui vient nous dire que l’Amérique est fauchée et brisée . C’est exactement le contraire . Nous sommes riches de notre talent, de nos idées, de notre dur labeur et …eh oui, de notre amour …l’amour et la compassion pour ceux qui , bien que ce ne soit pas de leur faute, finissent par être les plus faibles d’entre nous . Mais ils aspirent encore à la même chose que nous :
    Qu’on nous rende notre pays, qu’on nous rende notre démocratie ! Qu’on nous rende notre vrai nom, Les Etats-Unis d’Amérique et non pas la Société Etats-Unis ! Les Etats-Unis d’Amérique !

    …Comment y arriver ? Eh bien, avec un petit peu d’Egypte par-ci et un petit peu de Madison par-là . Et arrêtons-nous un instant pour nous souvenir que c’est un pauvre homme qui tenait un petit stand de fruits en Tunisie qui a donné sa vie pour que le monde entier concentre son attention sur la raison pour laquelle un gouvernement de milliardaires qui oeuvre pour les milliardaires est un affront à la liberté, à la moralité et à l’humanité .

    Merci , citoyens du Wisconsin ! Vous avez fait comprendre aux gens que c’était notre ultime chance de saisir le dernier petit fil de ce qui reste de nous en tant qu’Américains . Pendant trois semaines, vous êtes restés debout au froid, vous avez dormi à même le sol, vous êtes allés jusqu’en Illinois –tout ce qu’il fallait faire, vous l’avez fait et vous pouvez être sûrs d’une chose : Madison n’est que le début… »

    Certains accents rappellent Martin Luther King . Un bon orateur, Michael Moore !

    1. Michael Moore

      Quand je pense que, moi comprise, tout le monde pensait qu’il exagérait ! mais, les polémistes, me disais-je, ont la fonction, ô combien importante, de nous réveiller !
      Une chose est certaine, c’est qu’il était bien en dessous de la vraie réalité ( et, non de celle qui fut et qui est toujours inventée )…
      J’aime bien cet homme …

      A voir et à revoir : « Sicko » : afin de bien se rendre compte à quelle sauce assurantielle notre santé va être accomodée ! soit certaines personnes ne peuvent pas s’assurer : tant pis pour elles ! R.I.P.soit, il y a assurance, mais toujours une faille dans le contrat, qui fait que l’on ne peut payer l’opération, le traitement lourd …à temps, que l’on a perdu son travail, et que l’on n’est plus assuré …certains vont se faire soigner à Cuba : système public, et excellents médecins ! …les gros groupes d’assurance ont pignon sur rue, sont impitoyables, se payent sur la « bête », font des bénéfices faramineux …
      Pour feu-le système français de la Santé, M.Moore a les yeux de Chimène : après enquête auprès des américains ( fortunés, semblerait-il ) à Paris…et insiste sur le mot de « solidarité » !!
      Hélas, il ne pouvait guère penser que le sous-vers-rien 1) serait élu 2) serait là pour nous détruire …
      car, un brin ( dépendance ) mis dans les mains avides des assureurs , veut dire détricotage total de la Sécu, à terme ! ne vous y trompez pas ! l’hôpital public est en phase accélérée de privatisation.

  6. Je ne vois pas ce que la BCE pourrait faire dans des cas extrêmes: la faillite successive des pays de la zone sud de l’euro. La question cruciale est que si l’Espagne « tiendra la coup » ou pas. Il y a des signes que cela ne soit pas très sûr. La France aussi pose problème; sa situation budgetaire est dramatique, et de ce fait sa position politique est-elle très affaiblie; Merkel va en profiter pour imposer au gouv. francais différentes mesures, entre autres de réformer de manière drastique sa législation sociale.
    La BCE ne dispose que des outils mécaniques. Mais l’économie, qui n’est pas une science, est composée de multiples facteurs et de variables inconnues.

    1. Merkel va en profiter pour imposer au gouv. francais différentes mesures, entre autres de réformer de manière drastique sa législation sociale.

      Merkel est trés rigide certes, mais les ordres de soumission des Peuples à la ploutocratie, via les grands banquiers zuesses et consorts, viennent de plus loin …

      Je suis trés PIIGSF, quant à moi ! et pas du tout nordiste ! La qualité de vie pour l’essentiel, pas le pognon ruisselant pour qu’1% de la population le garde en tas sous son séant ! Ce serait malséant, et même malsain !
      Nos ancêtres ne se sont pas battus pour cela !
      Il y a bientôt 140 ans :
      http://www.youtube.com/watch?v=fBPKLBIP2oo

      Selon les travaux de E.Todd, la moyenne d’âge du Pays est actuellement trop élevée …mais, nous pouvons faire mentir les stats ! quel bonheur ce serait !

  7. Fitch déclasse la perspective de l’Espagne à négative.

    L’agence de notation a ramené la perspective de l’Espagne de stable à négative, tout en confirmant la note à long terme AA+.

    La perspective accolée au pays reflète pour Fitch le coût budgétaire à terme de la restructuration des caisses d’épargne.

    Selon l’agence, cette perspective illustre en outre le risque de volatilité sur les marchés dans le cas où aucune «réponse globale crédible» ne sortirait du sommet européen des 24 et 25 mars.

    http://www.agefi.fr/articles/Fitch-declasse-perspective-lEspagne-negative-1170992.html

  8. Bonjour,

    malhonnêteté, incompétence … j’ai des difficultés à y croire, je pense que tout simplement la peur, l’effroi, l’épouvante devant le gouffre qui se profile explique que les dirigeants « so cute » renacle à plonger dans l’inconnu et basculer dans un autre fonctionnement , sans doute y perderaient ils leur siége mais je crois que penser cela d’eux est un peu ridicule et mesquin à leurs encontre.

    C’est tout simplement la peur qui bloque le systéme decisionnel, il n’y a pas assez de dirigeant courageux au caractére trempé, avec une vision devant l’inéluctable, pas de capitaine pour les masses dans la tempête, bateau sans cap. En questionnant les dirigeants faudrait il aussi questionner nos institutions ?

    Cordialement

      1. Pour eux a été conçu le siège éjectable.

        sans parachute, j’espère, ni normal, ni doré ! slurrrrrp !

  9. Mardi 8 mars 2011, vers 10 heures :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,922 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,420 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,577 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,428 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,593 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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