Archives par mot-clé : Financial Times

Brexit : ça bouge…

Plus que bouger, et cela ne vous étonnera pas : cela tangue et cela roule.

Un grand organe de presse britannique suggère que la voie à suivre est la constitution d’un gouvernement d’union face au Premier ministre Conservateur, Boris Johnson. Le dirigeant du Parti travailliste, M. Jeremy Corbyn, en serait le Premier ministre (« et réservons pour plus tard la question de savoir s’il devrait rester au pouvoir à titre permanent »). Ce gouvernement appellerait à un Second referendum sur les relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne.

Quel est cet organe de presse ? Je vous le donne en mille ! Et comme je vous le donne en mille, vous aurez déjà deviné : il s’agit du quotidien pour qui en temps ordinaire ni le Parti travailliste, ni M. Corbyn, ne sont vraiment sa tasse de thé, c’est le moins qu’on puisse dire ! Mais nous ne sommes plus en temps ordinaire et il s’agit bien du Financial Times.

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De nouveaux renforts inattendus !

Quel est le nom du journal dont la rédaction qualifie M. Boris Johnson, Premier ministre britannique, de « charlatan, démagogue, aspirant-dictateur, despote », de « chef sans scrupules », parle pour ses actions de « vandalisme constitutionnel », appelle le parlement à lui refuser la confiance, tance certains parlementaires Conservateurs rebelles et Libéraux-Démocrates pour penser qu’un gouvernement d’union nationale dirigé par M. Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, constituerait un plus grand danger qu’un gouvernement sous la houlette de Boris Johnson ?

Est-ce Le drapeau rouge ? Ou peut-être La voix du Peuple ? Non, c’est le Financial Times !

Quelle époque ! Et pendant ce temps-là, M. Donald Trump dit à ses partisans d’enfreindre les lois si elles s’opposent à sa volonté. Qu’ils ne craignent rien : il leur accordera la grâce présidentielle.

Les temps sont durs pour la démocratie ! Heureusement que la Business Roundtable et le Financial Times ont désormais rejoint le vrai peuple, contre les démagogues !

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QUAND LE FINANCIAL TIMES PERD SES NERFS, par François Leclerc

Billet invité.

Quand la City n’est pas contente, elle le fait savoir. Les éditoriaux du Financial Times sont un de ses relais. Celui de ce matin tire à boulets rouges sur la contribution du FMI qui a dernièrement fait jaser, employant un ton qui n’est pas celui auquel les financiers nous ont accoutumé, tout du moins lorsqu’ils s’expriment publiquement.

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« Alors que la Cour suprême des États-Unis s’efforce de subordonner la constitution à la volonté des ploutocrates… »

Alors que la Cour suprême des États-Unis s’efforce de subordonner la constitution à la volonté des ploutocrates…

Voilà des mots bien durs exprimés aujourd’hui et qui ont dû déclencher les sirènes au QG de la NSA (National Security Agency) et ranger pour de bon leur auteur dans la catégorie des « complices objectifs du terrorisme », au cas où il ne s’y trouvait déjà.

L’identité de ce terroriste (du moins en puissance) ?

Martin Wolf, le chroniqueur vedette du Financial Times, dans son plus récent billet : Why inequality is such a drag on economies : pourquoi les inégalités constituent un tel boulet pour les économies.

Quand je vous disais qu’on observe comme un frémissement…

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PIKETTY : LE FINANCIAL TIMES PASSE À L’OFFENSIVE !

« Les découvertes de Piketty mises en cause par des erreurs » affirme ce soir le Financial Times.

Piketty 2

Je n’ai pas pu m’empêcher bien entendu d’ajouter mon grain de sel :

Piketty 1

« Ah ! quelle surprise ! Le Financial Times a mis en évidence que contrairement aux affirmations de Piketty – en dépit du fait qu’elles n’aient jamais été contestées au cours des quinze dernières années – les riches sont en réalité pauvres, et les pauvres, en réalité riches. Les preuves, nous affirme-t-on, seront bientôt rendues publiques ! »

P.S. : J’avais initialement écrit que l’article n’apportait aucune preuve de ses allégations, ce qui est vrai, il renvoie néanmoins à un autre article où les données sont analysées. Piketty répond ensuite à ces objections.

Les critiques les plus sérieuses de Chris Giles du Financial Times sont 1) la concentration des richesses est étale, voire légèrement à la baisse entre 2000 et 2010 et non à la hausse comme l’affirme Piketty ; 2) les données manquent pour comparer l’évolution de la concentration des richesses pour les 10% les plus riches en Europe et aux États-Unis (bien que ce soit possible pour les 1%, en raison de l’absence de données aux États-Unis entre 1870 et 1960).

Il s’agit de points mineurs par rapport à la thèse globale du livre. Il est évidemment gênant que de simples erreurs de transcription des données interviennent dans les tableaux et les graphiques, même si elles sont sans impact significatif sur les tendances mises en évidence ; il est gênant aussi que des bourdes soient commises comme de créer une moyenne européenne en attribuant exactement le même poids à la Suède qu’au Royaume-Uni et à la France.

En ayant laissé passer des « fautes d’inattention » en nombre non négligeable, Piketty s’est exposé à ce que quelqu’un qui « cherche la petite bête » parce qu’il a l’intention d’écrire un article dont le titre sera : « Les découvertes de Piketty mises en cause par des erreurs », découvre suffisamment de ces erreurs pour que son texte ne soit pas ridicule et ne puisse pas être simplement ignoré.

Toutes les leçons du GIEC n’ont manifestement pas été apprises ! Mettre l’ensemble de ses données à la disposition du public est admirable car tous n’ont pas ce courage, mais il faut alors qu’elles soient irréprochables (ce qui n’exige pas un effort surhumain) sinon on tend les verges pour se faire battre.

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