Archives par mot-clé : franc suisse

LE PIEGE DIABOLIQUE DE DEXIA, par Marc Le Son

Billet invité.

Les crédits toxiques aux collectivités publiques ont pu exister parce qu’ils comportaient des leurres destinés à tromper leurs signataires. À la lumière de ce qui apparaît aujourd’hui, peuvent-ils encore bénéficier de la complaisance des uns et de l’indifférence des autres pour refuser de voir enfin l’énormité du scandale ?

Continuer la lecture de LE PIEGE DIABOLIQUE DE DEXIA, par Marc Le Son

Partager :

Réalité intellectuelle et morale de la toxicité financière, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

J’ai opportunément réalisé ce matin en écoutant France Culture que la bombe financière des emprunts toxiques des collectivités locales françaises a explosé avec la dévaluation de l’euro en franc suisse.

Le relèvement des taux d’intérêt spéculativement indexés sur la parité euro-franc suisse va créer un gouffre financier dans les comptes 2015 des collectivités concernées. La perte nette en trésorerie sur les comptes publics français va se chiffrer à plusieurs milliards d’euro. Pour ne pas se déclarer en cessation de paiement, de très nombreuses collectivités vont devoir suspendre purement et simplement des services publics qui sont au coeur de leur raison d’être.

Continuer la lecture de Réalité intellectuelle et morale de la toxicité financière, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager :

Dévaluation de l’euro contre franc suisse, le système craque, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

La Banque Nationale Suisse (BNS) a provoqué un séisme en abandonnant sa politique de stabilisation du franc suisse par rapport à l’euro. Pour le moment, la dévaluation de l’euro est de l’ordre de 20%. Les conséquences sont cataclysmiques pour ce qui reste d’activités économiques non financières en Suisse. Et pour le secteur financier, la réévaluation du franc signifie que le prix des actifs détenus sur l’étranger est tellement douteux qu’il est devenu impossible de ne pas en reconnaître la dépréciation dans les bilans comptables en monnaie suisse.

Les banquiers, et spécialement les suisses, sont rationnellement prudents. Pour montrer qu’on gagne de l’argent et que le capital financier détenu par les actionnaires augmente, il faut que le prix des actifs gérés augmente. Mais une banque ne peut pas comptabiliser une augmentation du prix de ses actifs si la réalité sous-jacente n’est pas crédible ; si l’augmentation constatée de la richesse déposée dans la banque peut être mise en doute. Or c’est peu dire que le doute est massif !

Depuis que la BNS avait garanti une parité de l’euro déposé en Suisse à 1,2 francs, les actifs des banques suisses ont explosé en euro. Comme le franc suisse a brutalement été réévalué de 20%, cela signifie que tous les actifs en euro accumulés dans les banques suisses étaient surévalués d’au moins 20%. Et pour cause : la croissance est nulle dans la zone euro ; le chômage monte inexorablement ; les États sont de plus en plus illiquides et les sociétés nationales se désintègrent jusque dans la vieille République Française.

Continuer la lecture de Dévaluation de l’euro contre franc suisse, le système craque, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager :

QUAND UNE BANQUE CENTRALE CÈDE… par François Leclerc

Billet invité.

« La maman et la putain », le nom du film culte de Jean Eustache, conviendrait au mieux au comportement de financiers recherchant à la fois la sécurité et le rendement. Sur la corde raide, ceux-ci trouvent refuge là où ils le peuvent – le marché de l’or et obligataire, les facilités de dépôts des banques centrales ou les monnaies fortes du Forex (le marché monétaire) – tout en manifestent parallèlement un grand appétit au risque dans d’autres compartiments de l’activité financière, les plus sophistiqués de préférence.

Le franc suisse vient d’en faire les frais. Après s’y être épuisée. la Banque nationale suisse (BNS) a jeté l’éponge sans crier gare et abandonné un taux plancher fixé il y a trois ans, car il devenait impossible à faire respecter. C’était cela ou continuer à amasser à son bilan des masses d’euros à la valeur allant s’effriter en raison des mesures à venir de la BCE. La hausse du franc suisse était bridée, et elle a immédiatement explosé.

Continuer la lecture de QUAND UNE BANQUE CENTRALE CÈDE… par François Leclerc

Partager :

Franc suisse : Est-ce à nous de régler la note de ceux qui recherchent « une bonne affaire » et ne la trouvent pas ?, par Michel Leis

Billet invité.

A la marge de l’importante variation du cours du franc suisse liée à la décision de la banque centrale helvétique de supprimer son taux plancher face à l’Euro, on apprend qu’un certain nombre de crédits immobiliers en Pologne (entre 20 et 40%  selon les sources) sont rédigés en Francs Suisses ou indexés sur le cours du Franc Suisse. C’est probablement la partie émergée de l’iceberg, je soupçonne que d’autres pays sont aussi impactés, en particulier dans les anciens pays du bloc de l’Est.

De deux choses l’une :

Ou ces personnes qui ont souscrit ces crédits l’on fait en connaissance de cause, faisant ainsi un pari sur l’avenir. On voit aujourd’hui les conséquences et c’est une piqure de rappel de plus : ces paris sont une forme de spéculation qui devrait être interdite, comme toute spéculation.

Ou ces personnes ont souscrits un crédit sur la base d’un argumentaire soigneusement préparée par les banques dans lequel les clients ont vu leur intérêt immédiat sans être en mesure d’apprécier les implications d’un tel engagement. En ce cas, on ne peut parler de consentement éclairé qui devrait être la base de tout contrat.

Continuer la lecture de Franc suisse : Est-ce à nous de régler la note de ceux qui recherchent « une bonne affaire » et ne la trouvent pas ?, par Michel Leis

Partager :